Un article de Thierry LE PEUT

publié dans ASS 42 (automne 2014)

 

 

En 1999, La Ligue des gentlemen extraordinaires, comic book britannique d’Alan Moore et Kevin O’Neill, réunit Allan Quatermain, le Dr Jekyll et Mr Hyde, le capitaine Nemo et l’homme invisible, soit quelques-unes des figures les plus cultes de la littérature (et du cinéma). Quelques années plus tard, en 2003, Stephen Norrington réalise une adaptation cinéma qui, en plus de ces quatre icônes, convoque Tom Sawyer, Mina Harker (de Dracula) et Dorian Gray. Dix ans s’écoulent encore (voire onze), et voilà que Showtime produit, en partenariat avec la chaîne anglaise Sky Atlantic, une série qui réunit Dorian Gray, Frankenstein (et sa créature), Mina Harker, Abraham Van Helsing et un Vampire sans nom. Son titre, Penny Dreadful, fait référence à des publications populaires du 19e siècle qui contaient des histoires de crimes et de créatures démoniaques en forçant le côté sensationnel. A l’origine du show, le scénariste John Logan et le réalisateur (ici producteur) Sam Mendes, qui ont collaboré sur Skyfall, la dernière aventure en date de James Bond.

 

Penny Dreadful est un projet sacrément alléchant, et c’est ainsi que la presse l’a accueilli. Scénariste de tous les épisodes, John Logan garde le contrôle de l’histoire et tient à plonger sa plume dans le sang et la brume gothiques qui restent associés aux classiques de la littérature qu’il a décidé de revisiter. Le format de la mini-série – huit épisodes racontant une longue histoire – rapproche le projet d’un long film plutôt que d’une série, ce qui plaît au scénariste.

 

« C’est une chose à laquelle je pensais depuis longtemps. Je lisais beaucoup de poésie romantique, en particulier Wordsworth, et cela m’a conduit à Byron, Shelley et Keats, et finalement à une relecture du Frankenstein de Mary Shelley, que je n’avais pas lu depuis que j’étais gamin, et j’ai été tout simplement bouleversé par la puissance et l’émotion qui s’en dégageaient. Alors je me suis mis à penser à tout ça, et aux thèmes avec lesquels jouait Mary Shelley. Quand vous lisez le double récit de Frankenstein, la question qui se pose est : Qui est le monstre, Victor Frankenstein ou la créature qu’il a créée ? La dualité contenue dans cette question m’intéressait. Alors j’ai réfléchi à différentes déclinaisons de ces questions. J’ai lu Dracula à peu près au même moment, puis j’ai étudié la littérature gothique. J’ai été frappé de découvrir que, dans la période de 1890 à 1900, il y eut un véritable paroxysme de cette littérature – Dracula, L’Homme invisible, Le Portrait de Dorian Gray, Le Chien des Baskerville, L’Ile du Docteur Moreau, La Guerre des Mondes, tous dans un intervalle de dix ans. Tous les écrivains s’inspiraient les uns les autres. J’ai trouvé ça vraiment fascinant. Cela m’a rappelé la seconde génération des films d’horreur d’Universal, quand Universal a commencé soudain à faire se rencontrer et s’opposer le Loup-Garou, la Momie, Dracula et Frankenstein, et je me suis dit que ce serait une chose vraiment intéressante à prolonger. » (1)

 

Logan confesse une affection particulière pour les monstres en raison… de son homosexualité. « Ayant grandi dans la peau d’un homosexuel, avant que ce ne soit socialement accepté comme ça peut être le cas aujourd’hui, je savais ce que c’était que de se sentir différent des autres, d’avoir un secret et d’en être effrayé, même si je savais que c’était justement cette différence qui faisait de moi ce que j’étais. Je pense que tous les personnages sont aux prises avec un sentiment de ce genre, le sentiment d’être particulier. Peuvent-ils trouver la paix avec cette chose qui les stigmatise comme des étrangers par rapport à leur famille et aux gens qu’ils aiment ? C’était un questionnement très personnel pour moi, c’est pourquoi je tenais tellement à tout écrire moi-même. » (2) La série s’inscrirait, selon Logan, dans une tradition actuelle de « réaction gay à la littérature d’horreur » (3).

 

 

En choisissant d’installer l’action dans le Londres victorien de la fin du 19e siècle, Logan ne songe pas seulement au « pic » de littérature gothique qu’il a constaté à cette époque. Il est sensible aussi à la révolution industrielle qui bouleverse le monde durant tout le siècle et qui culmine à cette époque, induisant une incertitude, une angoisse qui donnent davantage de force au contenu fantastique de l’histoire. Le premier épisode baigne en outre dans la terreur générée en 1888 par les crimes de Jack l’Eventreur, jamais arrêté. Cette angoisse au seuil d’un monde nouveau, dans une atmosphère marquée par des horreurs encore actuelles, crée selon l’auteur une similitude avec notre époque. (4)

 

Penny Dreadful est aussi (série oblige ?) une histoire de famille. Dans le premier épisode, l’homme d’affaires Sir Malcolm Murray cherche à réunir autour de lui un groupe de personnes capables de l’aider à retrouver sa fille, Mina Murray Harker, tombée sous la coupe d’un vampire qu’il traque dans tout Londres. Mais plutôt que de raconter simplement l’union de ces personnalités très dissemblables dans la poursuite d’un but commun, Logan s’intéresse au parcours particulier de chacune d’elles. Ethan Chandler, l’Américain tourmenté par un sombre secret ; Victor Frankenstein, le savant hanté par ses erreurs et poursuivi par la créature qu’il a créée ; Vanessa Ives, jeune femme medium intimement liée à la famille de Sir Malcolm et elle-même dévorée par des forces profondément destructrices ; chacun occupe le devant de la scène à un moment ou à un autre, et il faut y ajouter le jeune dandy Dorian Gray, revenu de tout et poussé à rechercher de nouvelles expériences, des plaisirs inédits et volontiers interdits, qui n’appartient pas au groupe mais gravite autour de certains de ses membres et sert, à un moment, de catalyseur aux forces que Vanessa Ives essaie désespérément de contenir. C’est la rencontre de ces personnalités qui constitue le cœur de la série, tous étant amenés à partager leur douleur et leurs désirs ou du moins à composer avec ceux des autres.

 

Les deux personnages principaux de cette aventure sont, de l’aveu de Logan, Vanessa Ives et Ethan Chandler, interprétés par Eva Green et Josh Hartnett. C’est-à-dire les deux personnages originaux créés par le scénariste. C’est Vanessa Ives qui, dit-il, a constitué le point de départ du scénario. C’est pourquoi elle retient davantage l’attention que n’importe lequel des autres personnages, ceux-ci gravitant autour d’elle et se retrouvant à son chevet lorsqu’elle doit, dans l’avant-dernier épisode, lutter contre les forces qui ont pris possession d’elle. Mais c’est Ethan Chandler qui sert de porte d’entrée au récit : en tant qu’Américain, sorte de Buffalo Bill amené à Londres par un Wild West Show, Ethan est étranger à la ville et à la problématique des autres personnages. Il est engagé par Sir Malcolm en raison de ses talents de tireur, comme simple mercenaire.

 

 

« Graduellement », explique le scénariste, « à mesure que la saison avance, les liens entre eux deviennent plus forts, mais plutôt à la manière d’une famille irlandaise extrêmement dysfonctionnelle. » (5) En plaçant deux personnages originaux au centre de cette famille dont Sir Malcolm est le « père » plus ou moins incestueux, manipulateur et tourmenté, Logan veut offrir au public une histoire elle-même originale et non une simple variation sur des figures iconiques connues de tous. La volonté de jouer avec celles-ci est cependant présente dans le show, mais Logan veut les intégrer à une narration nouvelle, les fondre dans une problématique qu’il a inventée.

 

John Logan et Sam Mendes ont démarché plusieurs networks pour vendre leur projet. C’est finalement Showtime qui l’a retenu, offrant sans doute à Logan davantage de liberté dans l’écriture de la série. La présence de Sam Mendes à la caméra était envisagée mais le calendrier de tournage ne le permit pas. Pour réaliser les deux premiers épisodes (quatre réalisateurs se succèdent sur les huit épisodes, chacun en tournant deux à la suite), on a donc fait appel à l’Espagnol Juan Antonio Bayona, qui signa L’Orphelinat en 2007 et de The Impossible en 2012 et qui doit réaliser le deuxième volet de World War Z en 2015. Un CV sonnant comme la garantie que le réalisateur saurait imprimer à la série un visuel sombre et glauque parfaitement adapté à l’histoire. Le casting révèle les ambitions de la production, avec pour têtes d’affiche l’ex-James Bond Timothy Dalton, Eva Green (qui fut aussi une James Bond Girl dans Casino Royale) et Josh Hartnett. Logan a confié qu’il avait dès le départ eu en tête Eva Green, et écrit pour elle le personnage de Vanessa Ives. Rory Kinnear et Helen McCrory, qui avaient travaillé sur Skyfall, trouvent également leur place dans Penny Dreadful, le premier dans la peau de la créature de Frankenstein, la seconde dans celle de Madame Kali, une voyante affrontée à une Eva Green possédée dans une mémorable séance de spiritisme du deuxième épisode. Le tournage, initialement prévu à Londres, fut déplacé en Irlande, officiellement en raison de l’indisponibilité d’une surface de studios suffisante dans la capitale britannique. L’équipe s’installa donc dans les studios Ardmore de Bray, ainsi que dans les environs de Dublin, entre octobre 2013 et février 2014. Montrant sa volonté de promouvoir activement la série, Showtime ouvrit pour la première fois un blog dédié à sa production, offrant un regard sur différents aspects du tournage. (6)

Diffusée entre mai et juin 2014, Penny Dreadful a attiré près de 870.000 spectateurs le premier soir, près de 860.000 le dernier, et tourné autour de 700.000 entre-deux. C’est moins que Homeland ou Ray Donovan mais autant que la saison 2 de Masters of Sex et mieux que la saison 6 de Nurse Jackie, et les chiffres n’incluent pas le visionnage sur Showtime On Demand, qui fait mieux, semble-t-il, que doubler le score (7). Dès le 4 juin, trois jours après la diffusion de l’épisode 4, Showtime annonçait la commande d’une seconde saison.

 

 

Maintenant qu’elle est disponible en totalité, Penny Dreadful montre toutes ses qualités comme ses limites. Certes, la reconstitution du Londres victorien post-Jack l’Eventreur est l’un des charmes de la série, surtout lorsqu’il est associé à la réunion des figures iconiques que l’on a largement citées. L’atmosphère, en outre, est indéniablement sombre et trouble ; Penny Dreadful se veut un exemple d’horreur psychosexuelle, avec tout ce que cela suppose de lecture gay et incestueuse. Le cadre extérieur agit donc comme le reflet des ténèbres intérieures des personnages, et John Logan a veillé à ce que chacun des protagonistes soit touché par cette problématique. Il y a si bien veillé, cependant, que le résultat paraît surchargé de cette ambiguïté qui prend très vite toute la place au détriment de l’intrigue. La série semble ainsi hésiter entre une histoire unique développée sur huit épisodes et un découpage plus compartimenté, où chaque épisode est l’occasion d’approfondir un personnage. De là le sentiment que l’action principale ne progresse pas : installée dans le premier épisode, elle est résolue dans le dernier sans qu’on l’ait vue beaucoup avancer dans l’intervalle. John Logan s’intéresse en effet bien davantage à la psyché de ses héros maudits qu’à l’intrigue elle-même, si bien que la série a des allures de collage de morceaux disparates. On sait que la figure de Frankenstein a occupé une place centrale dans la genèse du show : est-ce là la raison du caractère « monstrueux » de la série, qui offre un patchwork surprenant là où l’on attendait une histoire épique ?

De fait, le scénariste accorde beaucoup d’importance à Victor Frankenstein et à ses créatures – car il y en a deux, la première traitée sur le mode émouvant, la seconde sur le mode horrifique. On n’entrera pas dans le détail de cette double création pour ne pas déflorer la surprise qui clôt l’épisode 2, d’autant que c’est autre chose qui nous intéresse ici. Logan en effet développe chacun de ses personnages en grande partien indépendamment des autres. Ce qui vaut pour Frankenstein et sa créature vaut pour Ethan Chandler, Dorian Gray et Vanessa Ives. Tous ces personnages se rencontrent et interagissent et pourtant chacun demeure irrémédiablement isolé. Chacun possède ses tourments propres, qu’il transporte avec lui et qui se croisent effectivement dans la série mais qui n’en constituent pas moins autant d’histoires indépendantes qui échouent à composer une trame fédératrice. Penny Dreadful donne ainsi l’impression d’une galerie de monstres qui se côtoient sans parvenir à intégrer la même histoire, d’où le sentiment que l’action principale ne progresse pas, parce qu’elle est constamment retardée par des « épisodes » qui ne transcendent que rarement leur nature de digressions, et cela génère une frustration qui demeure en dépit de l’intérêt particulier de chacune de ces digressions.

 

On comprend bien, cela dit, que cette incapacité des personnages à se rencontrer vraiment est inhérente à leur nature maudite. Les démons et les peurs que chacun combat en lui-même les empêchent tous d’accorder leur confiance et les poussent à se défier les uns des autres, d’autant que chacun pourrait constituer un danger pour les autres. Ainsi Victor Frankenstein est-il, conformément au roman de Mary Shelley, un homme dévoré par le remords et la culpabilité, qui tient à garder sa créature dans l’ombre alors même qu’elle s’en prend aux gens auxquels il tient. De même, Ethan Chandler garde secret le tourment qui le ronge car il en est lui-même terrifié et n’a aucun contrôle sur lui. La même raison pousse Vanessa Ives à se détourner de Dorian Gray qui la courtise, parce qu’elle sent que le plaisir trouvé en sa compagnie pourrait libérer les forces qu’elle combat en son sein. Mais John Logan choisit d’éloigner encore plus ces personnages en les liant à des personnes étrangères à leur groupe plutôt qu’en développant une véritable interaction entre eux. Il suggère une romance entre Ethan Chandler et Vanessa Ives mais jette le premier dans les bras d’une prostituée et la seconde dans ceux de Dorian Gray. Le scénario de Penny Dreadful est ainsi fondé sur une force centrifuge qui multiplie les directions au lieu de faire converger les personnages.

 

La frustration franchit encore un palier lorsque certaines des figures empruntées à la littérature se révèlent sous-employées. C’est le cas de Dorian Gray, qui ne transcende à aucun moment l’image fade d’un dandy blasé dont l’ennui se communique au spectateur. Les différentes rencontres que le scénario planifie entre Gray et d’autres personnages sont décevantes car elles ne débouchent sur rien d’autre que des scènes isolées, sans écho dans la suite de l’intrigue. La scène qu’il partage avec la prostituée Brona Croft, comme celle qui l’unit à Ethan Chandler, ne débouchant sur aucun développement dans le récit, elles apparaissent, du coup, comme purement gratuites. Elles sont l’occasion d’interludes sulfureux, soit, mais le soufre pour lui-même est toujours moins captivant que le soufre employé à dessein, dans un projet global où il trouve sa juste place. En définitive, les personnages de Croft et Gray n’ont pas de réelle utilité dans la série ; ils ne sont là que pour différer la véritable interaction souhaitée, celle de Vanessa Ives avec Ethan Chandler. Car, si l’intrigue amoureuse qui rapproche Vanessa Ives de Dorian Gray donne lieu, elle, à un développement majeur qui occupe tout l’épisode 7, le même développement eût été possible dans le cadre d’une relation entre Chandler et Ives, qui eût resserré l’action autour des protagonistes et trouvé ample matière à explorer tant la psyché de Vanessa Ives que celle de l’Américain. Bien sûr, Brona Croft n’eût pas été là pour remplir l’office qui est le sien dans l’ultime épisode, mais ce n’était là qu’une objection mineure.

Si l’on s’en tient à Dorian Gray lui-même, indépendamment de son rôle dans l’histoire, force est de reconnaître qu’il est également décevant en tant que personnage isolé. Il est tout simplement trop terne, à mille lieues des tourments intérieurs du personnage d’Oscar Wilde. On est en outre partagé sur le choix de John Logan de ne pas révéler dès la première saison le secret de Gray, dont le rapport aux images reste bien ambigu pour qui n’a pas lu le roman de Wilde. On peut dire la même chose du « secret » d’Ethan Chandler, qui au fond n’en est jamais un puisque le scénario se montre assez clair dès le premier épisode. Rapportée à ce secret, la première saison de Penny Dreadful prend tout entière la forme d’une parenthèse entre deux pleines lunes, ce qui n’est pas forcément très satisfaisant. Et là encore, on regrette que Logan n’ait pas rapproché Chandler d’Ives, le retour de la pleine lune coïncidant avec la nouvelle possession spectaculaire d’Ives avant le dénouement de la saison.

 

La plus grande frustration vient pourtant du personnage de Van Helsing. Figure centrale du mythe de Dracula, celui-ci est utilisé sans véritable nécessité par Logan – pour être sacrifié en une scène si expéditive qu’elle laisse le spectateur (ce fut du moins mon cas, chacun étant libre de sa propre réaction) pantois, et frustré. A quoi bon convoquer un tel personnage, et qui plus est sous les traits de David Warner, acteur lui-même iconique aux yeux de l’amateur de séries B (voire Z), si c’est pour lui infliger pareil traitement ?

 

Ce sont là les réserves que l’on émettra sur une série qui, évidemment, en provoquant le buzz autour de la réunion de telles figures, s’offrait elle-même à la critique. On ne voudrait pas, toutefois, en taire les qualités et laisser penser que Penny Dreadful n’est qu’une bouillie grotesque - comme l’a écrit un contributeur du magazine Chro, dont l’avis n’engage évidemment que lui-même, comme la chronique que vous lisez présentement (8). L’épisode consacré plus spécifiquement à l’histoire de Vanessa Ives (épisode 5, « Closer than sisters ») est un moment indéniablement fort de la série, qui retrouve l’inspiration littéraire par le recours au journal intime et qui, surtout, se présente comme une histoire dans l’histoire parfaitement maîtrisée, touchante et terrifiante à la fois. C’est là l’exemple de ce que l’on aurait aimé trouver dans l’ensemble de la série, et que l’on regrette d’avoir manqué lorsque se referme la première saison.

 

On attendra donc avec curiosité et intérêt la deuxième saison, dans l’espoir qu’elle corrige le schéma aléatoire de la première série. Et à condition qu’elle trouve quoi faire de Dorian Gray…

Thierry LE PEUT

 

Notes

 

1. Propos recueillis par Sam Thielman dans « Penny Dreadful Creator John Logan explains why he loves monsters », 27 juin 2014, http:// www.adweek.com / news / television / penny-dreadful-creator-john-logan-explains -why-he-loves-monsters-158656. Tous les titres cités par John Logan ont été publiés entre 1890 (Le Portrait de Dorian Gray, révisé en 1891 par Oscar Wilde) et 1901 (Le Chien des Baskerville).

2. in op. cit., note 1. Chacun aura noté que le scénario de Skyfall fait déjà un usage prononcé de la thématique gay au travers du tandem formé par James Bond et le bad guy Raoul Silva qu’incarne Javier Bardem, notamment dans une scène délicieuse d’ambiguïté entre un Daniel Craig ligoté sur une chaise et un Javier Bardem sensuel et vampirique.

3. « gay response to horror literature », ibid.

4. On pourra lire avec intérêt l’entretien donné par John Logan à Christina Radish, « John Logan talks Penny Dreadful, exploring sexuality and planning the series well into the future », http://collider.com / john – logan – penny – dreadful -interview/.

5. Propos recueillis par Christina Radish in op. cit., note 4.

6. http://blog.penny-dreadful.com/

7. Source : Wikipedia.

8. « Partant d’un concept audacieux et surprenant, le scénariste star John Logan se perd dans une bouillie grotesque où surnage à peine une arche séduisante. La reconstitution soignée et le cast assez juste n’arrivent pas à empêcher le ridicule de l’ensemble, et l’ennui finit par l’emporter. » Dixit Arnaud Boissel in Chro n°8, août-septembre 2014, p. 92.

 

 

Penny Dreadful
Tag(s) : #Dossiers

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