work in progress

Guide réalisé par Thierry Le Peut

 

 

 

 

Avec James Arness (Marshal Matt Dillon).

Et avec Dennis Weaver (Chester Goode), Milburn Stone (Doc Adams), Amanda Blake (Kitty).

 

 

La période 30 minutes : saison 1  -  saisons 2 à 6

La période 50 minutes noir et blanc : saisons 7 à 11

La période 50 minutes couleur : saisons 12 à 15  -  saisons 16 à 20

 

Saison 1

(1955-1956)

 

1.01  Matt Gets It

 

CBS, 10 septembre 1955

Adaptation : Charles Marquis Warren, histoire de John Meston

Produit et réalisé par Charles Marquis Warren

 

John Wayne présente la série au public

Amanda Blake et James Arness

 

Un shérif du Texas, Jim Hill, se présente au marshal Matt Dillon à Dodge City, Kansas. Il recherche Dan Grat, qui a tué un homme désarmé. Même si Grat ignorait, au moment où il a dégainé, que l’autre n’était pas armé, il doit répondre de ce crime devant la loi. Ce soir-là, au Lady Gay Saloon, un homme vient trouver Matt à une table où il prend une bière avec Kitty. Il veut le prévenir à l’avance qu’il décline toute responsabilité si d’aventure quelqu’un lui cherche querelle et se fait tuer : il dit en effet ne vouloir qu’une chose, qu’on le laisse tranquille, mais il sait par expérience que ce n’est pas toujours le cas et comme il est bon tireur ce sont les autres qui y restent. Matt comprend qu’il a affaire à Dan Grat, ce que confirme l’intéressé. N’ayant aucune raison de l’arrêter à Dodge City, Matt l’avertit de la présence du shérif qui, lui, a le droit de procéder à son arrestation.

C’est ce que Hill cherche à faire dès que Grat quitte le saloon. Grat refuse de se rendre et prévient le shérif qu’il dégainera si l’homme de loi tire son arme. Hill est bientôt abattu. Matt, alors, veut à son tour arrêter Grat, qui le défie de la même façon. Plus rapide que le marshal, Hill l’atteint de deux balles.

Vivant, Matt est soigné par le Doc. Pendant ce temps, Grat reste en ville, faisant au moins une victime tout en clamant toujours qu’il veut juste qu’on le laisse tranquille. Remis sur pied, Matt est conscient qu’il n’est pas encore assez solide pour affronter une seconde fois Hill. Aussi décide-t-il d’attendre, rongeant son frein. Quand enfin il se sent suffisamment fort, il se rend à l’hôtel Dodge House où Grat a pris une chambre, et lui demande de se rendre. Grat procède comme à son habitude : il refuse, discute, cherche à s’avancer suffisamment près de l’adversaire pour être sûr de ne pas le manquer. Conscient de sa méthode, Matt se tient à bonne distance et attend, pour dégainer, d’être en état de légitime défense…

 

Paul Richards

 

Dennis Weaver (à droite)

 

Robert Anderson

 

Avec Paul Richards (Dan Grat), Robert Anderson (Jim Hill), Malcolm Atterbury (Bird), Howard Culver (hotel clerk). Et, pour introduire la série : John Wayne (lui-même).

 

C’est un Matt Dillon jeune que découvre ce soir-là le public américain sur son écran de télévision. Et vulnérable. Cette première histoire montre en effet le marshal abattu par un tireur plus rapide que lui. Rétabli, le marshal se montre prudent, conscient de son infériorité. Face à lui, Grat est un homme qui joue l’innocence et prétend ne dégainer qu’en état de légitime défense mais que l’on sent anxieux de démontrer son habileté. Un homme, aussi, qui semble jouer avec la mort autant qu’avec ses adversaires, constatant à chaque nouvel homme abattu qu’il a de nouveau gagné. Jusqu’à la fois suivante. Ce que le dénouement révèle, c’est sa vulnérabilité dès lors qu’on ne l’autorise pas à procéder d’une manière invariable : il veut en effet que son adversaire s’approche assez près de lui pour être certain de ne pas manquer son coup. Bon tireur, donc, mais pas infaillible. Incertain de sa force, le marshal Dillon utilise son cerveau pour pallier l’éventuelle lenteur de son bras.

Le trio d’acolytes est en place : Chester Goode, l’adjoint pas très futé (en apparence), au parler lent, dévoué au marshal qu’il admire et respecte ; Kitty, la fille du saloon, heureuse de s’asseoir au côté du marshal ; et Doc, qui soigne et s’inquiète de son patient.

John Wayne introduit la série dans une courte séquence liminaire, présentant ce western comme un programme adulte et honnête et affirmant que seul James Arness pouvait incarner le marshal Matt Dillon. Wayne avait décliné le rôle. Puis une autre séquence introduit le marshal en mode « Dillon par lui-même » : James Arness se tient au milieu des tombes du cimetière, surplombant la ville qu’il décrit comme une « Gomorrhe des plaines », et présente son rôle, qui est d’empêcher que le cimetière ne soit trop peuplé ! Cette séquence du cimetière est reprise au début d’une partie des épisodes de cette saison, filmée différemment et assortie d’un commentaire off différent à chaque fois, en lien plus ou moins explicite avec l’histoire de la semaine.

 

 

1.02  Hot Spell

 

CBS, 17 septembre 1955

Histoire et adaptation : E. Jack Neuman

Produit et réalisé par Charles Marquis Warren

 

Grosse chaleur et justice expéditive

James Arness et John Dehner

 

Il fait chaud à Dodge City et les esprits s’échauffent aussi. Matt Dillon intervient pour empêcher la pendaison de Cope Borden, accusé par le fermier Rance Bradley d’avoir volé un cheval. Matt place Borden en cellule le temps de vérifier son histoire en télégraphiant au shérif de Yuma, où il prétend avoir acheté le cheval qu’il monte et dont la marque est identique à celle de Bradley. Quand la réponse du shérif confirme l’histoire de Borden, Matt le relâche, bien qu’à contre-cœur car l’homme ne lui plaît pas, il a déjà été recherché et a une réputation de tueur. Borden, au lieu de quitter prudemment la ville, décide de traîner au saloon, où se trouve justement Rance Bradley. Borden y joue aux cartes avec un étranger qu’il surprend à tricher et qu’il tue. L’autre a dégainé le premier, Borden est donc en état de légitime défense mais il se trouve que l’homme était Jason Bradley, le neveu de Rance, et ce dernier défie ensuite Borden au milieu de la rue. Matt intervient de nouveau, empêchant Bradley de sortir son arme et emmenant Borden dans son bureau. Mais cette fois Rance Bradley refuse d’abandonner la partie et il veut forcer le marshal à lui livrer Borden. Plusieurs hommes prennent son parti et commencent à tirer sur le bureau du marshal. Matt se refuse à tirer sur eux mais il refuse tout autant de laisser lyncher Borden. Jouant le tout pour le tout, il sort du bureau en tenant fermement son fusil et met les habitants au défi d’entrer prendre Borden. Sa détermination refroidit l’ardeur de Bradley qui range son arme et s’excuse, réalisant qu’il est allé trop loin. Borden, lui, semble s’être beaucoup amusé à observer tout cela, habitué à ce genre de réaction partout où il passe. Mais le marshal exige cette fois qu’il quitte la ville…

 

John Dehner

 

James Westerfield

 

Marvin Bryan

 

Avec John Dehner (Cope Borden), James Westerfield (Rance Bradley), Marvin Bryan (Jason Bradley).

 

La défense de la loi met ici le marshal en porte-à-faux avec ses administrés, en la personne de Rance Bradley. « Quel genre d’homme de loi êtes-vous pour interférer comme ça avec la justice ? », lui dit Bradley quand il s’oppose à la pendaison de Borden, qui est le traitement appliqué couramment aux voleurs de chevaux. Tout au long de l’épisode, Dillon est mal à l’aise avec ses propres actions, déchiré entre un sentiment de justice qui lui fait donner raison à Bradley et son interprétation stricte de la loi qui l’oblige à défendre Borden, qu’il n’aime pas. John Dehner, lui, confère à Borden un côté sympathique par sa nonchalance et son humour, qui contrastent avec l’arrogance agressive du tueur de l’épisode précédent. Il est curieux, cependant, de voir que les deux premiers épisodes de la série mettent le héros dans une position inconfortable, comme s’il avait du mal à trouver ses marques, et certains y ont vu un signe extra-fictionnel, le temps nécessaire à James Arness pour chausser les bottes du marshal Dillon et aux producteurs et scénaristes pour trouver la bonne tonalité.

Borden à Matt Dillon après avoir rencontré la ravissante Kitty : « Your girl ? » Matt ne répond pas et la question visiblement le contrarie.

 

 

1.05  Obie Tater

 

CBS, 15 octobre 1955

Adaptation : Charles Marquis Warren, histoire de John Meston

Produit et réalisé par Charles Marquis Warren

 

Milburn Stone et James Arness

Royal Dano et Dennis Weaver

 

Obie Tater est un fermier. C’est un homme sans problème, qui vit seul, ne veut ni ne fait de mal à personne. Un jour, deux hommes, Mitch et Quade, s’arrêtent chez lui et il leur offre l’hospitalité sans se poser de questions. Mais les deux étrangers ne font pas que passer : ils ont entendu les histoires que l’on raconte à Dodge au sujet d’Obie Tater, qui serait arrivé de Californie les poches pleines de l’or trouvé là-bas. Ce trésor doit être caché quelque part et peu importe qu’Obie prétende être pauvre et avoir investi tout ce qu’il possédait dans cette ferme. Peu importe qu’il dise que les habitants de Dodge n’ont jamais pu se défaire de ces histoires fausses qu’on raconte à son sujet. Ils passent une corde autour de lui et le traînent derrière un cheval jusqu’à ce qu’il soit à demi-mort.

Trois semaines plus tard, Obie se présente devant le marshal Dillon. Il lui a fallu ce temps pour se remettre et venir voir Doc Adams. Il raconte au marshal ce qui lui est arrivé et Matt et Chester font avec lui le tour des bars et des salles de jeu de la ville pour voir si les deux étrangers ne s’y trouvent pas. Au Long Branch, Obie reste soudain figé sur place : il est tombé amoureux au premier regard d’Ella Mills, une nouvelle fille du saloon. Elle accepte de prendre un verre avec lui et il ne faut pas longtemps avant que le marshal n’apprenne qu’Obie a épousé la fille. Il l’aime et il prend mal les soupçons du marshal : comment se fait-il que cette fille, nouvelle en ville, ait évoqué la Californie dès le premier soir, et qu’elle ait demandé à Obie s’il allait mieux, alors que tout le monde ignorait ce qui lui était arrivé ?

Quelque temps plus tard, Matt et Chester passent à la ferme d’Obie pour voir si tout va bien. Ella les salue sur le pas de la porte mais ne les fait pas entrer et elle déclare qu’Obie est absent. Soupçonneux, Matt décide d’inspecter la grange. Obie les y accueille avec un fusil. Il avoue au marshal qu’il s’est bien trompé et qu’Ella est bel et bien complice des deux étrangers. Elle refuse désormais de cuisiner pour lui et l’a même chassé de sa propre maison tant qu’il ne dit pas où il a caché sa fortune. Mitch et Quade ne tardent pas à se montrer, pointant leurs armes sur Matt, Chester et Obie. Cette fois, ils passent la corde autour du cou d’Obie et annoncent qu’ils vont le pendre jusqu’à ce qu’il parle. Ella, cependant, s’interpose, persuadée qu’Obie n’a réellement pas d’or caché ; elle tente de prendre l’arme de Mitch et un coup part, tuant la jeune femme. Matt abat l’homme et tient son complice en respect. Obie, en pleurant sur sa femme perdue, avoue alors qu’il a bien une petite fortune cachée dans un tonneau. Tout cela en valait-il la peine ? Les bandits n’ont pas eu l’argent mais Obie semble n’avoir pas droit non plus au bonheur…

 

Royal Dano

 

Par Conway & Jon Shepodd

 

Kathy Adams

 

Avec Royal Dano (Obie Tater), Kathy Adams (Ella Mills), Jon Shepodd (Mitch), Pat Conway (Quade).

 

Où l’on entend Matt chantonner en nettoyant son arme. Chester semble sceptique sur ses qualités de chanteur…

 

 

1.06  Night Incident / Night Visitor

 

CBS, 29 octobre 1955

Histoire et adaptation : Charles Marquis Warren

Produit et réalisé par Charles Marquis Warren

 

Peter Votrian et James Arness

 

Mrs Wyatt vient trouver le marshal pour lui demander un service : elle voudrait qu’il explique à son garçon, Timmy, combien il est mal de mentir. Timmy, qui admire profondément le marshal, raconte une curieuse histoire d’homme tombé du ciel qui attaquerait des gens pour les dévaliser. Matt accepte de parler à l’enfant. Celui-ci serait prêt à lui prouver qu’il ne ment pas mais seulement si le marshal jure de ne pas dire ensuite à ses parents ce qu’il lui aura montré. Matt refuse, puis se ravise et donne sa parole. Ce soir-là, à la nuit tombée, Timmy le conduit à l’écart de la ville et le fait entrer dans une maison où l’attend une petite Indienne, White Fawn, avec qui il aime venir jouer. C’est au cours de ces escapades nocturnes qu’il a été témoin de ce qu’il a raconté ensuite et qui lui vaut une réputation de menteur. Matt constate que White Fawn existe bien et qu’elle vit là avec un couple qui ne tarde pas à revenir au foyer. Le marshal et le garçon s’éclipsent alors, pour ne pas être vus par les deux adultes qui comptent de l’argent qu’ils ont ramené avec eux.

Pas de quoi justifier une intervention du marshal mais au moins Matt sait que le petit Timmy a dit la vérité sur cette partie de l’histoire. Il s’intéresse à l’homme vu dans la maison quand il l’aperçoit en ville, dans le magasin de Cal Ross. L’homme se nomme Hinton et, aux dires de Ross, est un client honnête.

Voulant vérifier le reste de l’histoire de Timmy, Matt retourne sur les chemins avec le garçon et la petite Indienne. Les enfants le conduisent à l’endroit où Timmy dit avoir vu l’homme tombant du ciel : il s’agit en fait de Hinton qui, perché dans un arbre, attend le passage d’un voyageur isolé pour lui sauter dessus et le détrousser. Matt joue donc les cavaliers avinés et se présente comme une proie facile. Il est effectivement attaqué et découvre la vérité sur cette étrange famille…

 

Peter Votrian
Jeanne Bates

 

Robert Foulk
Anne Warren & P. Votrian

 

Amzie Strickland
Lou Vernon

 

Avec Peter Votrian (Timmy [Wyatt], Robert Foulk ([Edward] Hinton), Amzie Strickland (Mrs [Lennie] Hinton), Anne Warren (White Fawn), Lance Warren (Maggie [Wyatt]), Jeanne Bates (Mrs Wyatt), Lou Vernon (Cal Ross).

 

La séquence d’introduction pose l’ambiance de l’épisode : le visage terrifié d’un enfant, deux grandes ombres aux mains avides qui se dessinent sur le mur au-dessus de lui, se passant quelque chose. La séquence épouse le point de vue de l’enfant et le rôle du marshal sera d’entrer dans son univers pour dénouer la part de réel et la part d’imaginaire.

Anne et Lance Warren sont sœurs.

Amanda Blake est absente et non créditée.

 

 

 

1.09  The Hunter

 

CBS, 26 novembre 1955

Histoire et adaptation : John Dunkel

Produit et réalisé par Charles Marquis Warren

 

James Arness et Richard Gilden

James Arness et Amanda Blake

 

Le chasseur de bisons Jase Murdock est en ville. Il achète du matériel dans la boutique de Cal Ross en vue d’une expédition. Ross lui déconseille d’aller vers le Sud, où se trouvent les derniers bisons, car ces territoires ont été donnés aux Indiens par traité et il est interdit d’y chasser. Mais Murdock n’est pas homme à écouter les mises en garde ni les conseils et sa réponse ne varie pas : un éclat de rire vif qui sonne lui-même comme une mise en garde. C’est ainsi qu’il répond au marshal Dillon venu lui parler et qu’il méprise : des années plus tôt, alors que Matt n’était pas encore marshal, Murdock lui a flanqué une correction dont il se souvient encore. Matt ne l’en met pas moins en garde contre une descente vers le Sud et le tient à l’œil. S’il s’obstine à tenter cette expédition, il trouvera le marshal sur son chemin. Matt suit la trace de Murdock et de son écorcheur indien Golden Calf après leur départ de Dodge City. Il ne tarde pas à essuyer les coups de feu de Murdock, qui le prend pour cible tout en se tenant à l’abri des rochers. Matt est contraint de courir d’un abri à l’autre pour s’approcher petit à petit de l’endroit où se tient Murdock. Les coups de feu s’arrêtent brusquement et le marshal n’aperçoit plus que la carabine du chasseur posée sur un rocher. Est-ce un piège ? Matt réalise que non quand il rejoint enfin l’endroit et qu’il découvre Murdock étendu sur le sol, un poignard enfoncé dans le corps. Golden Calf l’a tué pour l’empêcher de tuer le marshal, et peut-être aussi d’aller chasser les bisons sur les terres indiennes. Au marshal qui le questionne et l’informe qu’il doit le ramener avec lui pour répondre de son acte, Golden Calf avoue qu’il est le fils de Jase Murdock…

 

Peter Whitney

 

Richard Gilden

 

Lou Vernon

 

Avec Peter Whitney (Jase Murdock), Richard Gilden (Golden Calf), Lou Vernon (Cal Ross), Robert Keene (Dude).

 

L’évocation de l’extinction des bisons place l’épisode au milieu des années 1880, ce qui coïncide avec les dates inscrites sur les pierres tombales dans la séquence d’ouverture de plusieurs épisodes de la première saison (1882-1883 notamment).

L’épisode est dominé par la figure de Jase Murdock, le chasseur de bisons, un homme tout d’une pièce, les épaules couvertes d’une fourrure de bison, qui ne reconnaît aucune loi que sa volonté et qui ne craint personne. Sa marque distinctive est son rire, qui prend sa source dans son torse puissant et s’arrête aussi brusquement qu’il a commencé, créant un malaise chez celui qui l’entend. Plus qu’une invitation à la bonne humeur, ce rire est une mise en garde : tiens-toi sur tes gardes, étranger, si tu chatouilles Jase Murdock.

La mention de la correction infligée à Matt des années plus tôt agit comme sa blessure dans le tout premier épisode : elle le rend vulnérable et le marshal reconnaît lui-même, en parlant avec Kitty, que Murdock l’a presque tué ce jour-là ; il semble ressentir encore la douleur (la peur ?) profondément imprimée dans sa mémoire. Il n’en est pas moins déterminé à se dresser sur la route de Murdock pour l’empêcher de transgresser la loi.

 

 

1.13  Reed Survives

 

CBS, 31 décembre 1955

Histoire et adaptation : Les Crutchfield

Produit et réalisé par Charles Marquis Warren

 

James Arness et John Carradine

 

Lucy Hunt, une fille de saloon qui a épousé le fermier Ephraim Hunt, vient un soir dire au marshal que son mari veut la tuer. L’aimable Ephraim, ce fermier simple et honnête que tous connaissent, serait en privé un être méchant et cruel. Matt a quelque peine à y croire mais il rend visite au fermier et tente de se faire une idée lui-même. Il ne voit rien d’inquiétant. Il se méfie en revanche de Booth Rider, le jeune employé de la ferme, à qui il conseille de quitter la région. Son intuition n’est pas mauvaise mais Booth est lui-même une victime : ensorcelé par Lucy qui connaît l’art de séduire les hommes et qui prétend que le vieux fermier veut les tuer tous les deux, il tue Ephraim. Le fermier pousse son dernier soupir dans les bras du marshal. Celui-ci ne poursuit pas Booth Rider ; il attend patiemment le moment où le meurtrier reviendra chercher ce que la veuve lui a promis. Prévenu du retour de Booth, Matt se rend à la ferme avec Chester et confronte le jeune tueur. Il le blesse. Booth ne fait pas mystère d’avoir tué Ephraim et il raconte comment Lucy s’est moquée de lui quand il est revenu. Elle n’a jamais été amoureuse de lui et son idée était que Booth soit traqué et tué par le marshal. Quand elle a ri de lui, Booth a appliqué son propre châtiment à Lucy : il l’a étranglée…

 

Lola Albright

 

John Carradine

 

James Drury

 

Avec John Carradine (Ephraim Hunt), Lola Albright (Lucy Hunt), James Drury (Booth Rider), Virginia Chapman (gypsy).

 

Ephraim Hunt : « I admire you, Marshal. You have such implicit faith in the law. »

Créditée au générique, Virginia Chapman (épouse de James Arness) n’apparaît pas. On la voit en revanche dans l’épisode 1.28, sans qu’elle soit créditée. Hypothèse : la scène présente en 1.28 aurait en fait été tournée pour le 1.13.

 

 

1.16  Reward for Matt

 

CBS, 28 janvier 1956

Adaptation : David Victor et Herbert Little, Jr, histoire de John Meston

Produit et réalisé par Charles Marquis Warren

 

Dennis Weaver, James Arness et John G. Lee

Helen Wallace et Amanda Blake

 

Matt est contraint d’abattre le fermier Jeremiah Stoner qui a tué un homesteader et refuse de se rendre à la justice. La veuve, Sarah Stoner, jure au marshal qu’elle tirera vengeance de lui. Elle fait placarder en ville des affiches promettant une récompense de 1000 $ à qui tuera Matt Dillon. De quoi intéresser nombre de gens, résidents ou non, comme Day Barrett qui avertit Matt qu’il touchera un jour cette prime. En attendant que Barrett choisisse son heure, d’autres essaient : un tireur invisible fait un joli trou dans la vitre de Doc, à quelques centimètres du dos du marshal, puis un jeune homme poussant son cheval dans la rue principale de Dodge ouvre à son tour le feu sur Matt, qui doit l’abattre. Le jeune homme, avant de mourir, dit combien il est désolé : son père a été tué et sa mère et sa sœur meurent de faim, aussi la prime l’a-t-elle rendu fou. Kitty se rend chez la veuve Stoner pour tenter de la raisonner, en vain. Matt, lui, est contraint d’assommer Barrett qui s’est enfin décidé à tenter sa chance, mais en tirant Barrett a tué un client du Long Branch.

Sarah Stoner finit par revenir en ville et proposer un marché à Dillon : elle retirera la promesse de récompense s’il quitte la ville ! La veuve est cependant ébranlée par les propos d’une pauvre femme venue elle aussi voir le shérif : c’est la mère de Jake Reeves, le jeune homme abattu par le marshal en pleine rue. Elle cherche son fils, poussé à la folie par la misère qui étreint la famille depuis la mort du père. Ce dernier était le homesteader tué par… Stoner. Toujours fière, mais honteuse, Sarah Stoner retire l’offre de récompense et rentre chez elle pleurer son mari et méditer sur sa propre responsabilité…

 

Helen Wallace
Jean Inness

 

Val DuFour
J. Arness & D. Weaver

 

Paul Newlan
John G. Lee

 

Avec Val DuFour (Day Barrett), Helen Wallace (Mrs Stoner), Paul Newlan (Mr Stoner), Jean Inness (Mrs Reeves), John G. Lee (young farmer [Jake Reeves]).

 

Pour rappeler peut-être que l’orthographe était une notion variable, le nom de Dillon sur les affiches est orthographié Dillion.

Première apparition de l’écriteau « G. Adams, M.D., Surgeon and General Pract. » au bas de l’escalier qui mène au cabinet de Doc.

Le barman du Long Branch s’appelle déjà Sam, joué ici par Bert Rumsey (non crédité au générique).

 

 

1.23  Indian Scout

 

CBS, 31 mars 1956

Histoire et adaptation de John Dunkel

Produit et réalisé par Charles Marquis Warren

 

DeForrest Kelley (de dos), James Arness et Eduard Franz (l'homme au fusil)

 

Les habitants de Dodge City contemplent, désolés, le retour de 23 soldats morts dans une embuscade tendue par les Comanches. Un seul a survécu : l’éclaireur Amos Cartwright. C’est suffisant pour que le frère de l’une des victimes, Will Bailey, l’accuse d’avoir délibérément conduit le détachement dans l’embuscade et jure de le tuer. Alerté par Chester, Matt parle à Bailey pour l’en dissuader mais l’homme ne dissimule pas sa détermination. Entre alors au saloon Amos Cartwright, le fusil en avant. Il est venu affronter en personne celui qui veut le tuer. Matt s’interpose et fait sortir Amos. Quelques heures plus tard, celui-ci tue Bailey avec un couteau et s’enfuit de la ville. Matt et Chester suivent sa trace dès le lendemain et le retrouvent. Amos a l’intention de rejoindre les Comanches, avec lesquels il a vécu et dont il a épousé l’une des femmes ; c’est la mort de celle-ci qui l’a décidé à partir et à devenir éclaireur. A Matt, qui l’interroge, il déclare qu’il n’a pas délibérément conduit le détachement à la mort mais, au fond, c’est tout comme : il savait que les Comanches avaient tendu une embuscade et n’a pas prévenu les soldats, ne voulant pas être responsable du massacre de ses amis comanches. Il a préféré abandonner le détachement et le laisser aller seul à la mort. Il ne compte pas repartir avec Matt, qui est, lui, déterminé à le ramener. L’arrivée d’un groupe de Comanches l’en empêche. Ils ne les ont pas vus encore mais c’est bien l’endroit où ils se cachent dans les buissons qui retient leur attention. Amos alors s’avance vers eux. Il a reconnu à leur tête le frère de sa femme indienne, Buffalo Tongue, et c’est lui qui s’avance à sa rencontre. A Amos qui le salue il répond en plaçant une flèche sur son arc et en la tirant sur Amos. Il le laisse et repart avec les Comanches. Matt pense qu’Amos savait ce qui allait se passer. En s’avançant à la rencontre des Comanches, Amos leur a sauvé la vie…

 

Eduard Franz

 

DeForrest Kelley

 

Pat Hogan

 

Avec Eduard Franz (Amos Cartwright), DeForrest Kelley (Will Bailey), William Vaughn (Twitchell), Tommy Hart (Clay), Pat Hogan (Buffalo Tongue).

 

Le personnage de l’éclaireur indien domine cet épisode, partagé entre deux cultures dont l’impossible conciliation fait de lui un déraciné où qu’il aille.

 

 

1.27  Cooter

 

CBS, 19 mai 1956

Produit par Charles Marquis Warren

Adaptation : Sam Peckinpah, histoire de John Meston

Réalisé par Robert Stevenson

 

Strother Martin et Vinton Hayworth

Amanda Blake et Milburn Stone

 

A Dodge, Cooter Smith est considéré comme un brave garçon qui n’a pas toute sa tête et dont on se moque volontiers mais qui ne ferait de mal à personne. Il s’est pris d’admiration pour un joueur de passage, Ben Sissle, auquel, ce soir-là, il apporte un verre à la table du Long Branch où il joue avec deux hommes, Pate et un jeune homme. Ce dernier a perdu plus de 300 $ et est d’humeur méfiante et maussade. Persuadé d’avoir enfin vu Sissle tricher, il exige de récupérer toute sa mise. Sissle refuse, le jeune homme dégaine, Pate dégaine à son tour et le tue. Légitime défense, clame-t-il avec le soutien de Sissle en prenant la salle à témoin. Quand le marshal Dillon rentre à Dodge le lendemain matin, Kitty lui raconte ce qui s’est passé ; ce n’est pas Pate que la victime menaçait mais Sissle. Matt met en garde ce dernier, qu’il cerne vite : Sissle est un lâche qui paye un homme pour le protéger, Pate en l’occurrence, si d’aventure quelqu’un s’en prend à lui. Matt demande à Pate de quitter la ville. Alors qu’ils sont tous les trois dans la chambre de Pate au Dodge House, Sissle ordonne à Pate de tuer le marshal. Matt est prêt à dégainer, Pate a la main près de la crosse de son revolver, il hésite et finalement renonce, préférant quitter la ville. Sissle est furieux, considérant l’incident comme une humiliation personnelle.

En apprenant que Cooter se promène avec une arme, Matt s’inquiète. Il comprend ce qui se prépare quand Cooter lui apprend que c’est Sissle qui lui a donné cette arme. Cooter est fier de travailler pour M. Sissle. Ce soir-là, au Long Branch, Sissle raconte au marshal que Cooter a l’intention de le tuer ; il serait en colère après le marshal parce que celui-ci aurait déclaré qu’il allait confisquer son arme. Arrive Cooter, qui se dirige vers eux. Il regarde très sérieusement le marshal et déclare qu’il va le tuer. Mais il a à peine approché sa main de son arme que déjà Matt tient la sienne en main. Cooter, alors, change d’attitude et demande à Sissle s’il a bien joué son rôle. Dans son esprit, ce n’était qu’une plaisanterie, il a fait exactement ce que lui a demandé M. Sissle. Celui-ci ne rit pas du tout. Et quand Matt explique à Cooter que Sissle s’est servi de lui et que son intention était de forcer le marshal à le tuer, dans l’espoir que Dillon réagirait très mal et renoncerait peut-être à son étoile, Cooter ne supporte pas l’idée que Sissle se soit moqué de lui. Il menace alors Sissle de le tuer, et sort effectivement son arme. Matt ne peut l’empêcher de s’en servir. Et alors que Sissle gît sur la terre battue, Cooter ne réalise pas la portée de son geste. Il dépose l’arme auprès du corps et déclare à Sissle qu’il ne travaillera plus pour lui désormais. Puis il s’en va, triste, sous le regard de tous. Matt sait qu’il n’ira pas loin, et il pense qu’on en a assez fait à Cooter Smith pour une journée…

 

Strother Martin

 

V. Hayworth & B. King

 

Robert Vaughn

 

Avec Strother Martin (Cooter [Smith]), Vinton Hayworth ([Ben] Sissle), Brett King (Pate), Robert Vaughn (Kid).

 

Fable sur la lâcheté d’un homme qui se sert de la naïveté d’un simple d’esprit pour servir ses desseins criminels. Vinton Hayworth (qui sera le Magistrat Galindo dans Zorro en 1958) est parfait dans le rôle du lâche, joueur, tricheur, manipulateur et dangereux. Strother Martin également dans celui du simple d’esprit, dont l’apparente innocuité n’empêche pas la possibilité d’une violence soudaine. Serviable, servile même, Cooter est profondément blessé quand il pense que l’on se moque de lui, c’est le ressort dramatique sur lequel repose la fable, où le méchant est puni, mais le gentil aussi.

Robert Vaughn apparaît dans le rôle du joueur abattu par Pate autour de la table de poker. Il était au tout début de sa carrière ; on le reverra dans un seul épisode de la série, « Romeo » en 1957 (3.09), un premier rôle cette fois. Strother Martin était déjà apparu dans l’épisode 1.14 et participera à neuf autres épisodes de la série, dans des rôles différents, entre 1957 et 1974.

 

 

1.28  The Killer

 

CBS, 26 mai 1956

Produit par Charles Marquis Warren

Adaptation de John Dunkel, histoire de John Meston

Réalisé par Robert Stevenson

 

David Chapman et Charles Bronson

James Arness, Amanda Blake et Dabbs Greer

 

Deux hommes parlent autour d’un feu. L’un d’eux est très méfiant, il n’ose se détendre et l’autre se moque de cette inquiétude. Un instant plus tard, sous le prétexte de secouer sa couverture, le deuxième homme sort son revolver et tire sur le premier. Le premier coup a sans doute été fatal mais il en tire deux encore.

Le lendemain, Matt et Chester trouvent le corps du mort. De retour en ville, ils se rendent au Long Branch. Matt intervient pour faire cesser une querelle entre un jeune homme, Jesse Hill, et un étranger qui l’a provoqué et a visiblement décidé de le tuer. L’étranger s’appelle Crego, c’est le meurtrier de la veille. Matt l’oblige à s’asseoir à une table mais Crego jure qu’il n’oubliera pas Jesse. Peu de temps après, un homme est abattu par Crego, qui l’a poussé à sortir son arme avant de le blesser à la main, de tirer dans ses deux genoux et finalement dans son ventre. Doc est consterné par une manière aussi cruelle d’agir. Matt, en entendant ce récit, comprend que Crego est un homme dangereux, qui aime tuer. Quand Doc lui apprend que la victime était un ami de Jesse Hill et que ce dernier est devenu fou furieux après cette exécution, Matt se rend très vite dans la rue mais trop tard : il n’a que le temps de voir Crego pousser Jesse à dégainer et le tuer, lui aussi, en prétextant la légitime défense.

Plus tôt, Matt avait provoqué Crego dans le magasin de Jonas après qu’il eut ennuyé Kitty et menacé de la frapper. Matt s’était interposé et avait mis Crego au défi de dégainer son arme en face de lui, l’accusant d’être un lâche qui ne s’en prenait qu’aux femmes et aux enfants. Crego avait tourné casaque. Matt, cette fois, ne veut pas attendre qu’il tue à nouveau. Il résout donc de le provoquer encore, sans le laisser se défiler. Il va le trouver au Long Branch et le met au défi de le rejoindre dans la rue, en annonçant clairement son intention de le tuer. Crego proteste, retire même son ceinturon et jure qu’il est prêt à quitter la ville. Matt ne s’en dit pas moins décidé à l’affronter dans la rue. Lorsqu’il lui tourne le dos, Crego saisit vivement son revolver. Chester crie pour avertir le marshal qui dégaine et tire le premier. Crego ne tuera plus personne…

 

Charles Bronson

 

James Nusser

 

Virginia Chapman

 

Avec Charles Bronson (Crego), David Chapman (Jesse [Hill]), James Nusser (man), Dabbs Greer (Jonas). Et avec Virginia Chapman (gypsy – non créditée).

 

Variation sur le premier épisode, « Matt Gets It », où le marshal est affronté aussi à un tueur. Dans les deux cas, ce dernier ne dégaine que quand il pense avoir toutes les chances de son côté.

Dans le magasin de Jonas, Kitty dit à Matt qu’elle ne l’a jamais vu provoquer un homme de cette façon. C’est tout de même ce qu’il a fait, déjà, dans le premier épisode de la série, afin de forcer un autre tueur à dégainer face à lui.

La scène avec la gitane est déconnectée du reste de l’épisode. Elle est là, simplement, lorsque Matt et Chester passent dans la rue et elle invite Chester à s’asseoir à sa table, où elle lit la bonne aventure. Matt rappelle Chester à l’ordre et il n’est plus question de la gitane. L’actrice, Virginia Chapman, est la femme de James Arness ; elle n’est pas créditée au générique mais l’était à celui de l’épisode 1.13, bien qu’elle n’apparaisse pas dans l’épisode. On peut donc penser que la scène avait été tournée pour l’épisode 1.13 et finalement écartée.

 

 

1.29  Doc’s Revenge

 

CBS, 9 juin 1956

Produit par Charles Marquis Warren

Histoire et adaptation de John Dunkel

Réalisé par Ted Post

 

Dennis Weaver et Milburn Stone

 

Chester est avec Doc dans la rue quand ce dernier change brusquement de visage à la vue de trois hommes qui viennent de s’arrêter devant le Long Branch. Les traits tirés par la haine, il déclare à Chester, inquiet, qu’il va tuer un homme. Il remonte dans son cabinet prendre une vieille arme et la charger avant de se rendre au saloon. Prévenu par Chester, Matt trouve Doc le revolver en main, déclarant à un étranger qu’il va le tuer, qu’il accepte ou non de sortir avec lui dans la rue. Le voyant déterminé, Matt s’interpose. Les étrangers ne font aucune histoire pour répondre à ses questions et semblent de toute bonne foi : Clem Maddow, son frère George et leur associé Ben Bartlett ne font que passer en ville et sont tout prêts à repartir le soir même pour éviter les histoires, dès qu’ils auront réglé leurs affaires. Clem, celui que défiait Doc, déclare qu’il n’a rien fait à ce dernier mais qu’il connaît les raisons que peut avoir Doc de le haïr. Matt sermonne Doc, qui rebrousse chemin. On ne le voit plus pendant plusieurs heures. Ce soir-là, Clem est abattu dans la rue. Il a reçu une balle dans le dos mais vit encore. George Maddow déclare qu’on l’a assommé mais qu’il n’a pas vu qui. Ben Bartlett accuse Doc d’avoir mis sa menace à exécution. Doc, qui vient avec sa sacoche, attiré par le coup de feu, déclare qu’il n’en est pas l’auteur et Matt ne peut croire de toute façon qu’il ait tiré dans le dos de qui que ce soit. Clem est transporté chez le médecin qui le soigne. Ce faisant, d’ailleurs, il sent disparaître la haine qu’il éprouvait pour cet homme. Matt, qui a son idée, confronte les deux compagnons de Maddow et ne tarde pas à pousser le coupable à se démasquer. En restant avec le docteur et le blessé, Matt apprend enfin ce qui motivait la haine de Doc. Helen, une femme qu’il a aimée, lui préféra Clem mais celui-ci l’abandonna enceinte et elle mourut en mettant l’enfant au monde. Doc a nourri la haine de cet homme durant des années et elle s’est brusquement réveillée lorsqu’il s’est trouvé en sa présence. Clem pourtant n’est apparemment pas un mauvais gars et il est plein de remords de ce qui s’est passé…

 

Chris Alcaide

 

Ainslie Pryor

 

Harry Bartell

 

Avec Chris Alcaide (Clem Maddow), Ainslie Pryor (George Maddow), Harry Bartell (Ben Bartlett), Bert Rumsey (bartender).

 

Les sidekicks du héros, aussi bons bougres soient-ils (même avec un sale caractère comme celui de Doc), sont parfois capables d’un comportement qu’on ne leur prêterait pas. C’est ici le Doc qui le démontre, en exprimant une haine et une rage de tuer que ses amis n’auraient pas soupçonnée en lui. La nature inoffensive et coopérative de l’homme qui motive cette haine ajoutent à l’intérêt de ce scénario qui lève un coin de voile sur le passé du Doc.

 

 

1.33  Prairie Happy

 

CBS, 7 juillet 1956

Produit par Charles Marquis Warren

Adaptation de David Victor et Herbert Little, Jr, histoire de John Meston

Réalisé par Ted Post

 

Dabbs Greer, Robert Ellenstein et J. Arness

Robert Ellenstein et Anne Barton

 

En rentrant à Dodge City, Matt et Chester rencontrent un fermier qui a chargé ses bagages sur son chariot et s’en va. Il prétend que les Pawnees sont sur le sentier de la guerre et qu’ils attaqueront le lendemain matin. Matt est surpris de cette annonce et il l’est plus encore quand, arrivé à Dodge City, il constate que la ville est elle-même en proie à la peur : des fermiers viennent des environs pour se réfugier dans la ville tandis que les citadins s’arment et se préparent au combat. Jonas, le boutiquier, presse le marshal d’établir un plan de défense. L’agitation empêche les hommes de réfléchir et Matt se heurte à la colère quand il tente de raisonner les habitants. D’où vient donc cette rumeur au sujet des Pawnees, que Matt tient pour dénuée de fondement ? Nul ne le sait. L’attention de Matt est cependant attirée par un vieil homme, Tewksbury, qui a vécu parmi les Pawnees et presse les hommes de partir en guerre contre eux avant qu’ils n’attaquent. Il prédit la souffrance et la mort, entre deux verres de whisky.

Cette nuit-là, la ferme de Danvers est incendiée et deux de ses employés sont tués par le feu. Des flèches pawnees sont retrouvées sur place. Jonas et un groupe d’agités reprochent de nouveau au marshal son inaction mais il apparaît bientôt que le feu a été allumé par Tewksbury : Chester le voit raviver les flammes alors que les hommes s’énervent et s’agitent. Matt poursuit l’homme et l’arrête. Le vent de la colère tourne alors : si Tewksbury est responsable de la rumeur et de l’incendie, qu’il soit pendu ! Nul besoin de procès, en dépit de ce que dit le marshal !

Une femme arrive bientôt en ville, une Indienne. Elle se dirige vers le bureau du marshal, auquel elle se présente comme la fille de Tewksbury, Quiet One. Elle est venue voir le vieil homme. Il a quitté les Pawnees parce qu’il ne parvenait pas à les dresser contre les Blancs ; il a ensuite tenté de dresser les Blancs contre les Pawnees. Tewksbury n’est plus à sa place ni chez les uns ni chez les autres. Il est en proie à la peur et au dépit. Quiet One est venue lui apporter le repos, grâce à la « médecine » qu’elle transporte avec elle. Matt la laisse entrer dans la cellule. Le repos que la médecine apporte bientôt à Tewksbury est celui dont on ne revient pas. Et c’est le corps de son père que Quiet One emporte avec elle en quittant la ville, sous le regard des habitants de Dodge City…

 

Robert Ellenstein

 

Anne Barton

 

B. Holland & T. McVey

 

Avec Robert Ellenstein (Tewksbury), Dabbs Greer (Jonas), Anne Barton (Quiet One), Wilfrid Knapp (Botkin), Tyler McVey (father), Bruce Holland (boy), Jack Holland (Danvers), Roy Engle (citizen).

 

 

1.34  Chester’s Mail Order Bride

 

CBS, 14 juillet 1956

Produit par Charles Marquis Warren

Histoire et adaptation de David Victor et Herbert Little, Jr

Réalisé par Robert Stevenson

 

Dennis Weaver et Mary Carver

 

Tout le monde a remarqué combien Chester est préoccupé ces derniers temps mais personne ne sait pourquoi. Jusqu’à ce que Nate, au saloon, s’amuse à ses dépens en subtilisant la photographie qu’il vient de montrer à Sam le barman : elle représente une ravissante jeune femme qui semble être la source de l’inquiétude et de l’agitation de Chester. Celui-ci avoue à Matt qu’il a échangé des lettres avec cette jeune femme de Philadelphie, après avoir lu une annonce dans un magazine. Et elle vient de lui écrire qu’elle arrivait bientôt à Dodge City. En fait, il est presque temps d’aller l’accueillir à la gare. Le souci de Chester, outre la peur de rencontrer réellement cette personne, est qu’il n’a pas été tout à fait honnête avec elle : quand ils ont échangé leurs photos, ce n’est pas la sienne qu’il a envoyée mais celle… de Matt. Ce dernier accepte d’aller accueillir Ann à la gare mais ensuite il laissera Chester se charger des explications ! Quand il rencontre la jeune femme, cependant, il découvre qu’elle aussi a envoyé une autre photo : celle de sa sœur, plus jolie qu’elle !

Une fois le malentendu éclairci, malgré un premier contact délicat, Chester et Ann découvrent qu’ils s’entendent bien et prennent plaisir à se revoir. Ils font même des projets de vie commune et le mariage évoqué dans leurs lettres est bientôt confirmé. Une fête de fiançailles est organisée au Dodge House. C’est alors qu’un homme nommé Brady arrive de Philadelphie : il est chargé par la famille d’Ann de ramener la jeune femme à la maison. Il apparaît qu’elle a là-bas des gens qui l’aiment et que son projet de mariage dans l’Ouest s’est bâti sur une vision romantique façonnée par les magazines. Chester, aidé par Matt, prend conscience que le mariage dans ces conditions n’est pas souhaitable, et Ann en convient elle aussi…

 

Mary Carver

 

Joel Ashley

 

Russ Thorson

 

Avec Mary Carver (Ann), Joel Ashley (Linus *), Russ Thorson (Brady), William Hamel (customer), Bert Rumsey (Sam). * Linus au générique de fin mais il est appelé Nate durant tout l’épisode.

 

Mary Carver, âgée de trente-deux ans à l’époque, incarne un personnage qui en affirme dix-sept. Vingt-cinq ans plus tard, elle deviendra la mère d’A.J. et Rick Simon dans Simon & Simon.

 

 

1.35  The Guitar

 

CBS, 9 juin 1956

Produit par Charles Marquis Warren

Adaptation de Sam Peckinpah, histoire de John Meston

Réalisé par Harry Horner

 

Aaron Spelling et Jacques Aubuchon

La ballade du pendu

 

Avant de quitter la ville pour la journée, le marshal rappelle à l’ordre deux cow-boys tapageurs, Short et Tyler, qui semblent s’être pris d’amitié pour un chétif joueur de guitare de passage à Dodge City avec son âne et ont entrepris de faire le tour des bars de la ville avec lui. L’homme en effet est du Texas, comme eux. Mais leur visage change quand ils apprennent qu’il a fait partie de l’armée du Nord. Des habitants préviennent Chester, après le départ du marshal, qu’ils ont prévu de continuer leur tournée des bars avec le guitariste puis de le pendre purement et simplement. Quand ils entrent finalement au Long Branch en faisant entrer aussi l’âne de Weed Pindle, la situation ne tarde pas à dégénérer. Leur projet se révèle bien réel et ce que le naïf et crédule Weed prenait pour une farce risque de tourner au drame. Short et Tyler sortent leurs armes pour menacer quiconque tenterait de les arrêter, menaçant également Doc quand il s’indigne. Chester, qui s’est éclipsé, revient avec un fusil et met les deux trublions en joue. Son attitude rend courage à deux habitants qui pointent aussi leurs armes, forçant les farceurs à quitter le bar. Weed est alors invité à jouer de la guitare pour détendre tout le monde ; invité aussi à rester en ville, il confie ses habitudes de solitude et préfère décliner l’offre. La vraie vie, pour lui, est d’être toujours sur les chemins avec son âne. Les clients mettent donc de l’argent dans sa poche pour le payer de sa musique et lui souhaiter bonne route. Mais Short et Tyler n’ont pas dit leur dernier mot : Weed découvre son âne tout peinturluré et les deux auteurs de cette nouvelle farce brisent la guitare à laquelle il tient tant. C’est le moment où Matt rentre à Dodge. Informé de la situation, il administre une correction à Short et Tyler et les chasse de la ville. Ils attendent, pourtant, le départ de Weed Pindle afin de le surprendre sur la route, hors de la ville, pour le pendre comme ils l’ont promis.

Doc vient constater la mort au pied de l’arbre où a eu lieu cette rencontre. Matt est là, ainsi que Chester et plusieurs habitants. Mais ce n’est pas Weed Pindle qui est pendu, et tout le monde jure qu’il était encore en ville quand la pendaison a eu lieu, si l’on en croit l’estimation de Doc. Les pendus sont Short et Tyler. Matt n’a guère de peine à comprendre que ce sont les habitants de Dodge qui ont commis ce crime, pour punir les trublions et sauver Weed Pindle. Sans preuve, il ne peut cependant arrêter personne…

 

Aaron Spelling
Bill Hale

 

Jacques Aubuchon
D. Weaver & Joseph Mell

 

Charles Gray (à droite)
D. Weaver, M. Stone & D. Grey

 

Avec Aaron Spelling (Weed Pindle), Jacques Aubuchon (Short), Charles Gray (Tyler), Duane Grey (Delmer), Bill Hale (Tom), Joseph Mell (Pence).

 

C’est la conclusion de l’épisode qui en fait l’originalité. Au spectateur de porter un jugement moral s’il le souhaite. Dillon, lui, se contente, sans grande conviction dirait-on, de rappeler aux habitants de Dodge que la loi s’applique à tous et qu’il devra arrêter le coupable… s’il en trouve un.

La carrière d’acteur d’Aaron Spelling s’est limitée aux années 1950, même s’il fera ensuite quelques apparitions dans certaines séries produites par ses soins, comme L’Homme à la Rolls et Beverly Hills. Sa carrière de producteur commence en 1959 avec Zane Grey Theater  et Johnny Ringo.

Le Lady Gay Saloon, vu dans le premier épisode, est de nouveau visible ici.

 

 

1.36  Cara

 

CBS, 28 juillet 1956

Produit par Charles Marquis Warren

Adaptation de David Victor et Herbert Little, Jr, histoire de John Meston

Réalisé par Robert Stevenson

 

Un vieil amour de Matt passe à Dodge...

... et Miss Kitty en est visiblement contrariée.

 

Matt apprend par Doc qu’une femme prénommée Cara souhaite le voir au Dodge House. Le Doc est intervenu pour panser son poignet après une tentative de suicide qu’il ne juge pas très convaincante. La présence de Cara à Dodoge City laisse Matt perplexe : il a connu Cara autrefois à Yuma et n’attend visiblement rien de bon de cette nouvelle rencontre. Cara, cependant, dit vouloir rester quelque temps en ville et sollicite l’aide de Matt pour se faire embaucher au Long Branch. Kitty se fait tirer la jambe mais accepte de rendre ce service à Matt. Bientôt, une visite du Sheriff Benson apprend à Matt que Jack Tolliver, recherché pour des attaques de banques et plusieurs meutres, a une complice dont le signalement correspond à Cara. Celle-ci semble contrariée quand Matt prétend devoir quitter la ville un jour ou deux et elle lui demande s’il ne pourrait pas attendre un peu avant de partir. Il pense qu’elle attend Tolliver la semaine suivante et qu’elle préférerait qu’il soit absent de la ville à ce moment-là plutôt que maintenant. Quand Kitty emprunte vingt dollars à Matt de la part de Cara, le marshal charge Chester de surveiller Cara. Chester la voit acheter un billet de train pour St. Louis et Matt la questionne à ce sujet. Elle reconnaît que Tolliver est dans le train : c’est pour lui qu’elle a acheté ce billet. Elle met cependant Matt au défi de le trouver au milieu de tous les passagers. En embarquant dans le train avec Chester, Matt sert le plan de Cara et il le sait : il ne doute pas que Tolliver ne soit pas du tout passager du train mais que ce soit au contraire une ruse destinée à envoyer le marshal ailleurs pour que Tolliver puisse attaquer tranquillement la banque de Sam Botkin. Aussi Matt et Chester descendent-ils du train une dizaine de miles plus loin afin de revenir sans être vus et d’attendre à l’intérieur de la banque jusqu’à la nuit. Ils sont alors prêts à recevoir Tolliver quand il s’introduit effectivement dans la banque avec un complice. Tolliver utilise Cara comme bouclier et n’hésite pas à lui tirer dans le dos quand elle cherche à lui échapper. Il est alors abattu par Matt…

 

Jorja Curtright

 

Charles Webster

 

J. Curtright & D. Odney

 

Avec Jorja Curtright (Cara), Charles Webster (Sheriff Benson), Douglas Odney ([Jack] Tolliver), Wilfrid Knapp (Mr [Sam] Botkin), Howard Culver (Mr Uzzel).

 

 

1.37  Mr and Mrs Amber

 

CBS, 4 août 1956

Produit par Charles Marquis Warren

Adaptation de David Victor et Herbert Little, Jr, histoire de John Meston

Réalisé par Ted Post

 

Gloria McGhee et Paul Richards

 

Neal Amber, un homesteader, confie son désespoir au marshal Dillon. Malgré ses efforts incessants, il ne parvient pas à faire fructifier la terre que lui a donnée le frère de sa femme, le fermier Peak Fletcher. Ce dernier est un homme rude, qui puise dans sa foi en Dieu et le travail une confiance inébranlable et cruelle. Il ne cesse de dénoncer l’incapacité des Amber à produire de quoi vivre et refuse de les aider en quoi que ce soit. En se rendant chez eux, Matt et Chester constatent à quel point Amber est épuisé et sa femme désespérée. Eprouvés par un labeur vain, sans le sou, ils ne voient plus le moyen de s’en sortir. Matt a payé un sac de graines que le marchand Jonas a surpris Amber à voler dans son magasin, ému par la détresse du fermier, mais Neal Amber n’a plus même la force de les semer. Sa femme pense qu’il n’est tout simplement pas fait pour travailler la terre, bien qu’il s’obstine à lui prouver, et plus encore peut-être à Peak Fletcher, qu’il peut y arriver. Peak et son fils Simon désapprouvent l’aide que le marshal leur apporte. Un nouvel incident se produit bientôt, quand Simon affirme avoir surpris Mrs Amber à voler un veau. Elle prétend qu’elle l’a trouvé dans la grange et qu’elle était encore à le regarder, surprise, quand Simon a surgi en pointant sur elle un doigt accusateur. Bientôt, les Fletcher viennent trouver le marshal en signalant la disparition soudaine de Mrs Amber. Matt se rend à la ferme avec Chester ; ce dernier découvre la femme morte à proximité de la maison. Neal Amber dit l’avoir tuée. Elle était à bout, elle ne pouvait en supporter davantage.

Matt emmène Neal Amber. Les Fletcher réclament un châtiment. Alors qu’ils sont revenus parler au marshal, Neal s’empare d’un fusil qu’il brandit devant eux ; Simon dégaine son revolver, les deux hommes se blessent mutuellement. Le jeune homme succombe dans les bras de son père mais il confirme ce dont Amber l’accuse : c’est lui qui a placé le veau dans la grange. Il voulait porter le coup fatal aux Amber, celui qui leur ferait abandonner leur terre. Amber succombe à son tour, en révélant lui aussi un secret au marshal à qui il fait jurer le silence : il a bien tiré sur sa femme mais elle était déjà morte. Elle s’est donné la mort elle-même…

 

Ainslie Pryor

 

Bing Russell

 

Dabbs Greer

 

Avec Paul Richards (Neal Amber), Ainslie Pryor (Peak Fletcher), Gloria McGhee (Mrs Amber), Dabbs Greer (Jonas), Bing Russell (Simon Fletcher).

 

La situation des Amber est suffisamment désespérée pour fournir un bon postulat à l’épisode, qui se perd un peu dans les péripéties liées à la haine implacable des Fletcher. La conséquence de ces péripéties est que le drame du couple poussé au désespoir n’est traité qu’en surface, perdant de son acuité dans un dénouement poussif, inutilement mélodramatique.

 

 

1.38  Unknown Grave

 

CBS, 18 août 1956

Produit par Charles Marquis Warren

Histoire et adaptation de David Victor et Herbert Little, Jr

Réalisé par Ted Post

 

2 h 10 à Dodge City

William Hopper face à Amanda Blake

 

Dans une diligence qui file vers Dodge City, un jeune homme a les mains enchaînées. En face de lui, un shérif tient son revolver dans une main et a l’autre main contre son cœur. « Mauvais moment pour une crise cardiaque », dit le jeune prisonnier, le sourire aux lèvres. Le shérif Darcy ne veut pas laisser la victoire à la douleur qui opprime sa poitrine : il conduira son prisonnier jusqu’à Dodge City, comme il s’y est engagé, et lui fera prendre le train du lendemain.

Le marshal Dillon est avec Mrs Randolph, une mère à la recherche de son fils. Hélas, ce dernier gît maintenant dans une tombe anonyme sur Boot Hill. Lorsque le shérif Darcy entre brusquement dans le bureau en poussant son prisonnier, la douleur de Mrs Randolph se reporte instinctivement sur ce derneir : il est jeune, comme l’était son fils, et il lui paraît victime de la brutalité du shérif. Celui-ci explique la situation au marshal Dillon : il faut garder le prisonnier, Blackie, jusqu’au lendemain, mais toute sa bande est en route pour Dodge City. C’est dans une chambre du Dodge House que Matt surveillera le prisonnier jusqu’au matin. Mais la première attaque ne viendra pas des bandits : elle sera perpétrée par Mrs Randolph, qui tentera maladroitement de faire évader le garçon. La mère endeuillée une fois maîtrisée, Matt attend le matin. La bande de Blackie arrive en ville mais nul ne lui dit où se trouve le prisonnier.

Quand arrive le matin, Matt et Chester entreprennent de sortir dans Front Street et d’aller jusqu’à la gare, où attend déjà le train. Les bandits sont là. La première victime sera Blackie lui-même, abattu par l’un de ses complices. Matt recevra lui aussi une balle, mais les bandits seront maîtrisés. Et Mrs Randolph, témoin de la fusillade, éprouvera le remords de s’être trompée, et présentera des excuses au marshal blessé…

 

Ron Hagerthy

 

Helen Kleeb

 

Than Wyenn

 

Avec Ron Hagerthy (Blackie), Helen Kleeb (Mrs Randolph), William Hopper (Tasker), Than Wyenn ([Sheriff] Darcy), Joe Scudero (Munro), Boyd Stockman (stage driver).

 

Un an après la diffusion de cet épisode sortira le film 3 h 10 pour Yuma, de Delmer Daves, sur une histoire d’Elmore Leonard adaptée par Halsted Welles. Le scénario est en gros le même : deux hommes, le gentil et le méchant, attendant dans une chambre d’hôtel l’heure du train dans lequel ils devront embarquer malgré la présence des complices du méchant.

 

 

1.39  Alarm at Pleasant Valley

 

CBS, 25 août 1956

Produit par Charles Marquis Warren

Histoire et adaptation de John Dunkel

Réalisé par Ted Post

 

Une famille effrayée : les Fraser

et deux voyageurs : Chester et Matt

 

Matt et Chester font route vers Dodge City quand une fumée noire les détourne de leur chemin. C’est une ferme qui a brûlé et les corps des fermiers gisent dans les herbes, tués par les Kiowas. Un détachement de tuniques bleues arrive bientôt : trop tard, hélas, constate le Lieutenant, à qui Matt laisse des couvertures pour y enterrer les morts. Le détachement recherche un groupe de rebelles kiowas qui parcourt la région. A peu de distance de là, Matt et Chester avisent d’autres fermiers en train de charger leur chariot. Sam Fraser, effrayé par la présence d’Indiens dans les parages, ne veut pas risquer la vie de son épouse Alice, enceinte. Contre l’avis de sa mère et de son frère, il a décidé de partir. Matt essaie de les en dissuader, arguant du fait qu’ils auront à lutter ailleurs autant qu’ici et qu’il est dommage d’abandonner une bonne terre comme la leur alors que les troubles actuels sont exceptionnels et temporaires. Mais Sam ne se laisse pas convaincre. Il ne parcourra guère que quelques centaines de mètres, cependant, avant que l’apparition des Kiowas ne l’oblige à rebrousser chemin. Matt et Chester aident les Fraser à décharger leur chariot pour se faire une barricade de leurs biens, puis ils attendent l’attaque des Indiens, qui sont perchés dans les collines. Matt propose de mettre le feu au chariot dans l’espoir que la fumée donne l’alerte aux soldats. Mais les Kiowas n’attendront pas la venue de l’armée pour lancer leur attaque…

 

Lew Brown
Dan Blocker

 

Helen Wallace
Bill White, Jr & J. Arness

 

Dorothy Schuyler
James Arness

 

Avec Lew Brown (Sam Fraser), Helen Wallace (Ma Fraser), Dorothy Schuyler (Alice Fraser), Bill White Jr (Tad Fraser), Dan Blocker (Lieutenant).

 

Le scénario est très simple. Une menace, une honnête famille de homesteaders, la peur. Les Indiens ne sont pas caractérisés : ils sont là, puis ils attaquent d’une façon si dénuée de bon sens qu’ils s’offrent comme des canards en bois dans une fête foraine, et au milieu de tout cela Dan Blocker (qui deviendra Hoss Cartwright dans Bonanza trois ans plus tard) conduit un détachement de tuniques bleues qui arrive systématiquement après la bataille. Le nom de la vallée qui accueille ces incidents est savoureusement ironique : Pleasant Valley.

Un épisode sans Kitty, sans Doc, et sans Dodge City.

 

 

Tag(s) : #Guide d'épisodes, #Guide d'épisodes 1950s

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