Guide réalisé par Thierry Le Peut

 

 

 

 

Avec Barry Newman (Anthony J. Petrocelli),

Susan Howard (Maggie Petrocelli), Albert Salmi (Pete Ritter).

Développé pour la télévision par E. Jack Neuman

d'après des personnages créés par Sidney J. Furie et Harold Buchman

 

Pilot

Night Games

 

NBC, samedi 16 mars 1974

Produit par Edward K. Milkis, Thomas L. Miller

Directeur de la photographie Howard Schwartz, ASC

Ecrit par E. Jack Neuman

d’après des personnages créés par Sidney J. Furie et Harold Buchman

Réalisé par Don Taylor

 

Barry Newman et Stefanie Powers

 

Clayton Nikell, l’avocat de Pauline Hannigan, demande à Petrocelli d’assurer la défense de sa cliente, accusée du meurtre de son mari. Il préfère ne pas s’en charger lui-même car la notoriété de son cabinet pourrait, pense-t-il, attirer trop de lumière sur l’affaire et nuire à sa cliente. D’emblée, l’enquête du shérif Dutch Armbreck apparaît à Petrocelli comme incomplète et ses conclusions infondées. Selon le shérif, Pauline et Dale Hannigan se sont disputés parce que l’homme avait trop bu et que la femme refusait de remplir ses devoirs conjugaux ; il l’aurait frappée, elle aurait réagi en saisissant une raquette et en le frappant à son tour, si fort qu’il aurait basculé du balcon du premier étage et se serait tué en tombant. Le juge Ambrose ayant refusé la libération sous caution, Pauline Hannigan est placée en détention provisoire en attendant le procès, présidé par le juge Medford et au cours duquel Petrocelli affrontera le D.A. Martinez.

Les premières audiences permettent de démontrer la fragilité des conclusions de l’enquête, ainsi qu’une liaison entre Hannigan et Jenny Kenedisis, antérieure au mariage de Dale avec Pauline mais qui met en lumière la jalousie de l’actuelle Mrs Bart Kenedisis envers Pauline. Le nom de Thelma Lattimer ressort également de l’enquête menée par Pete Toley. Lorsque Petrocelli veut parler à cette hôtesse de l’air aux charmes insolents, il apprend que le D.A. l’a déjà citée comme témoin et lui a ordonné de ne pas répondre aux questions de la défense. Il entend donc son récit au tribunal, où Thelma raconte avec une fierté assumée qu’elle a eu une liaison avec Dale Hannigan au cours de l’un de ses voyages à Chicago. Sur la base d’informations recueillies par Pete, Petrocelli essaie de lui faire admettre qu’elle a voulu extorquer de l’argent à Hannigan en menaçant de révéler leur liaison à son épouse, mais doit y renoncer.

Entre-temps, un motard inconnu a provoqué sur la route un accident qui a envoyé Petrocelli et son épouse Maggie dans le décor, provoquant la fausse couche de Maggie. Ce motard, Pete le retrouve bientôt : il s’appelle D.D. Franklin et est le petit ami de Thelma Lattimer. Fou de rage en se trouvant en sa présence, Petrocelli ne peut se retenir de se jeter sur lui, et Pete doit les séparer.

Ces découvertes donnent corps cependant à la version que Petrocelli conte au jury lors de sa plaidoirie finale. La nuit du meurtre de Dale Hannigan, Pauline avait pris un somnifère qui l’a empêchée d’entendre ce qui s’est passé durant son sommeil. C’est après avoir été réveillée par des bruits qu’elle s’est levée et a trouvé son mari mort. Auparavant, Thelma Lattimer et D.D. Franklin ont fait irruption dans la maison et ont extorqué de l’argent à Dale ; celui-ci a refusé cependant d’être humilié par le couple arrogant et, au cours de la dispute, Franklin l’a frappé. L’homme et la femme s’étaient déjà enfuis lorsque Pauline s’est levée. Il n’existe pas de preuve de cette version des faits, mais il n’en existe pas davantage de celle du D.A., et Petrocelli obtient l’acquittement de sa cliente sur la base du doute raisonnable.

 

Stefanie Powers
Ralph Meeker
Luke Askew

 

William Prince
Henry Darrow
Jon Cypher

 

Robert Emhardt
Joanna Cameron
Dennis Patrick

 

Avec Barry Newman (Arthur J. Petrocelli), Susan Howard (Maggie Petrocelli), Albert Salmi (Pete Toley). Avec (dans l’ordre alphabétique) Luke Askew (D.D. Franklin), Joanna Cameron (Thelma Lattimer), Anjanette Comer (Jenny Kenedisis), Jon Cypher (Dale Hannigan), Henry Darrow (D.A. Jaimie Martinez), Ralph Meeker (Dutch Armbreck), Stefanie Powers (Pauline Hannigan), William Prince (Clayton Nickell). Et avec Robert Emhardt (Judge Ambrose), William Hansen (Dr Ciovica), Richard D. Hurst (Bart Kenedisis), Dennis Patrick (Judge Medford), Ernst Neumann (Clete Shephard), Larry Thor (court reporter), Peter Forster (jury foreman), Evans Thornton (Judge Baker), Ron Quay (bailiff), Michael Alexander (Assistant D.A.), Steve Eastin (Airline official), Kathy Sweatman (Hannah).

 

La séquence d’ouverture, comportant les guest stars et les crédits photo / scénario / réalisation, est absente de la version DVD éditée par VEI (mais disponible sur You Tube grâce à Lee Goldberg), où elle est remplacée par le générique de la saison 1. Il s'agit d'une version courte de 70', amputée de plusieurs scènes. 

Dernier acte : Petrocelli commence sa plaidoirie finale par ces mots adressés au jury : « Mesdames et messieurs, je vous demande de vous caler dans vos sièges, de prendre votre respiration et de vous détendre, car je vais vous raconter une histoire. Il était une fois… » Ainsi commence un flashback présentant la version de Petrocelli de la nuit du meurtre. On a vu précédemment deux autres versions de cette nuit : celle de Pauline Hannigan puis celle du D.A. Martinez. Le même procédé sera repris dans tous les épisodes, présentant plusieurs visions contradictoires des mêmes événements.

 

Susan Howard et Barry Newman

 

 

Saison 1

1974 - 1975

 

1.01  The Golden Cage

 

NBC, 11 septembre 1974

Produit par Leonard Katzman

Scénario : Dan Ullman, histoire de Leonard Bercovici

Réalisé par Joseph Pevney

 

Barry Newman et Morgan Woodward

 

Nancy Holbrook, l’épouse du riche et puissant Arthur Holbrook, arrête sa voiture (italienne) devant le mobile home des Petrocelli à trois heures du matin, implorant l’aide de l’avocat. Elle a quitté brusquement la maison de son mari et demande à Petrocelli de l’aider à divorcer d’un homme autoritaire et possessif qui la traite comme un bien et non comme une personne. Mrs Holbrook cependant ne tarde pas à être arrêtée pour le meurtre d’Alvin Day, l’un des employés de son mari, qu’elle aurait abattu avant de quitter la maison, alors qu’il tentait de la retenir. Devant le tribunal, l’avocat de Holbrook, Alex Mayberry, témoigne qu’il l’a vue tirer. Le mari, lui, convoque Petrocelli pour menacer de le briser s’il ne renonce pas à défendre sa femme. Peu de temps après, Maggie reçoit au mobile home la visite de deux hommes qui, sans la toucher, la terrorisent ; aussitôt après leur départ, elle est arrêtée par le Lt Cayle qui l’accuse de prostitution. Furieux de ce coup monté et de la terreur causée à Maggie, Petrocelli provoque publiquement Cayle dans un bar, et sort victorieux de leur bagarre.

Le combat est cependant autrement plus complexe au tribunal. Petrocelli réussit pourtant à démontrer que tant Mayberry que Cayle ont menti et que Nancy Holbrook est le bouc émissaire désigné pour endosser un homicide commis en fait par Mayberry, qui en voulant obéir à Holbrook qui lui criait de retenir sa femme a voulu tirer sur elle et a abattu Alvin Day. En se sauvant, Nancy a bien entendu un coup de feu mais elle ignorait la mort d’Alvin jusqu’au moment de son arrestation…

 

Joseph Campanella
William Windom

 

Rosemary Forsyth
Roger Schuster

 

Morgan Woodward
Albert Salmi

 

Avec Joseph Campanella (Arthur Holbrook), Rosemary Forsyth (Nancy Holbrook), Morgan Woodward (Lt Cayle), William Windom (Alex Mayberry) et Rose Marie (Thelma), Hayes Stewart (General), Roger Schuster (District Attorney), Earl Smith (Jamie), Lance Gordon (Frank), Robert E. Tindall (Judge #1), Earl Bagley (Judge #2), Fred Stromsoe (Alvin Day), Thad Hall (bailiff), Joe Rainer (gate guard), Toni Edmiston (Turnkey), Tiny Wells (bar patron), Dusty Allen (bar patron).

 

 

1.02  Music to Die By

 

NBC, 18 septembre 1974

Produit par Lou Morheim

Ecrit par Oliver Crawford

Réalisé par Paul Stanley

 

Susan Howard et Barry Newman

 

Le chanteur Country Boy White engage Petrocelli après le meurtre de Fred Morrow, un homme avec lequel le chanteur avait eu des mots devant un groupe de fans. Il a été tué dans la chambre du motel Desert Palms, où il avait donné rendez-vous à Country Boy. Le Detective Ponce, au sourire d’autant plus dangereux qu’il paraît avenant, a déjà posé des questions au chanteur. Petrocelli est furieux en apprenant que ce dernier lui a caché des informations : Morrow en effet voulait lui parler de Jake Wiley, un ancien chauffeur de Country Boy dont il venait de partager la cellule en prison, où Wiley purge une peine pour un délit de fuite et la mort du cycliste renversé à l’époque. Mais Country Boy a aussi caché qu’il s’était bien rendu à l’hôtel ; il prétend avoir frappé à la porte de Morrow sans succès et être parti sans l’avoir vu. Pourtant, Ponce l’arrête en déclarant que ses empreintes ont été retrouvées à l’intérieur de la chambre. L’explication, Country Boy la trouve lui-même en y réfléchissant derrière les barreaux : pour accéder à la porte, il a dû déplacer le chariot portant le repas de Morrow, qu’un serveur avait laissé devant la porte. Ce chariot a été retrouvé dans la chambre.

Lorsque deux faux policiers tentent de s’en prendre à lui, Petrocelli comprend que quelqu’un cherche à l’évincer. Il pourrait s’agir de Slate, chargé de gérer l’image du chanteur, et qui a déjà engagé un avocat célèbre pour remplacer Petrocelli. Mais ce dernier, en creusant davantage, met en lumière une vérité plus ancienne : le crime dont Wiley s’est accusé alors que le cycliste avait été renversé par Country Boy n’a pas été commis par ce dernier non plus ; Country Boy a bien renversé le cycliste mais ne l’a pas tué. C’est un autre homme qui l’a fait, pour protéger le chanteur, parce que le cycliste avait parfaitement vu qui l’avait heurté et laissé blessé sur la route. Le même homme qui, aujourd’hui, a tué Morrow pour l’empêcher de nuire au chanteur. Un homme qui était présent lors de la querelle entre Country Boy et Morrow : Cas Turner, responsable de la sécurité du chanteur…

 

Rick Nelson

 

David Huddleston

 

Bobbi Jordan

 

Avec Rick Nelson (Boy White), David Huddleston (Detective Ponce), David Doyle (Cas Turner) et Jeremy Slate (Stacy) et Bobbi Jordan (Millie), Sandy Kenyon (Morrow), Britt Leach (Wiley), Don Starr (Judge), Norman Stone (waiter), Henry Kendrick (prosecutor), Jess E. Riggle (Sgt Terry), Fred Stromsoe (Sheriff), Richard Jacome (bailiff #1), Raul R. Gomez (bailiff #2), Bow Richards (traffic cop), Alfred G. Bosnos (phony cop).

 

Petrocelli parle avec « Mamma » au téléphone et lui demande de saluer « Papa ». Mamma fait livrer des tomates, des cookies et un troisième paquet dont je n’ai pas compris ce qu’il contenait (un fromage italien ?)… mais qui fait fuir Maggie et Pete.

Le meurtre est commis en ombres chinoises derrière la fenêtre et le rideau de la chambre de Morrow ; on reconnaît d’emblée la silhouette du meurtrier.

Petrocelli est qualifié d’avocat minable, « ambulance chaser », par Slate.

 

 

1.03  By Reason of Madness

 

NBC, 25 septembre 1974

Produit par Leonard Katzman

Ecrit par William Kelley

Réalisé par James Sheldon

 

Barry Newman et Lynda Day George

 

Petrocelli arrive chez Victoria Ann Richardson à six heures du matin, répondant à son appel. Elle est visiblement en proie à une grande agitation intérieure qui la fait osciller entre larmes et rires tandis qu’elle tient des propos incohérents au sujet de son mari Edgar. C’est seulement en tirant les rideaux de la pièce que Petrocelli découvre le corps ensanglanté d’Edgar gisant au sol. L’assistant du D.A. Barney Majors n’a aucun doute : Mrs Richardson est coupable du meurtre de son mari et mérite la peine capitale. Petrocelli envisage tout d’abord de plaider non coupable mais, Vickie s’accusant elle-même du crime, il décide de plaider la démence passagère. Il sollicite pour cela l’avis d’expert du Dr Herb Shoate. Lors des audiences devant le juge, Majors fait venir Helen Knox, présentée comme la maîtresse de Richardson ; elle prétend même être sa femme, contrat de mariage à l’appui. Le document a trois ans mais paraît légal. Helen Knox déclare qu’elle voulait révéler à Vickie que son mari était bigame. Selon Majors, c’est après avoir surpris une conversation téléphonique entre Edgar et Helen que Vickie aurait tué son mari. Petrocelli veut alors démontrer devant la Cour que sa cliente était dans un état de trouble extrême à cause d’événements traumatisants de son passé réveillés le soir du meurtre par un récital auquel elle avait assisté avec son mari. Un trouble si puissant qu’elle aurait un moment perdu le contact avec la réalité et assassiné son mari en croyant s’en prendre à un autre homme…

 

John Vernon
James McEachin

 

Rory Calhoun
Lynda Day George

 

Loretta Swit
Rudy Bond

 

Avec Lynda Day George (Vickie Richardson), James McEachin (Dr Herb Shoate), Rory Calhoun (Edgar Richardson), John Vernon (Barney Majors), Loretta Swit (Ella Knox) et Rudy Bond (Dr Starnberg), Riley Hill (Judge Medford), Ann Edwards (Marianne Gaddis), Hector LeDesma (George Cantrell), Raul R. Gomez (clerk).

 

 

1.04  Edge of Evil

 

NBC, 2 octobre 1974

Produit par Leonard Katzman

Scénario : Dan Ullman, histoire de Mel Goldberg

Réalisé par Irving J. Moore

 

Glenn Corbett et William Shatner

Barry Newman et Susan Howard

 

Adam North, directeur d’une société de construction, est accusé du meurtre de Robert Warren, un politicien, ami de Petrocelli. North demande à celui-ci de le défendre, plaçant l’avocat dans une position délicate. D’abord réticent, Petrocelli décide de le représenter. North prétend avoir été victime d’un coup monté : il est effectivement venu trouver Warren à son hôtel et ils ont eu une discussion vive parce que North accusait Warren de le faire chanter, menaçant de lui refuser un permis de construire s’il ne versait pas un pot de vin important. Quelqu’un, que North n’a pas vu, a tiré sur Warren et jeté son arme dans les mains de North avant de s’enfuir ; la femme de Warren, Eleanor, a vu North avec l’arme du crime, ainsi que plusieurs témoins qui l’ont empêché de s’enfuir. Bien qu’en butte à l’hostilité des collaborateurs de Warren, et embarrassé par son amitié pour Eleanor aussi bien que pour Robert, Petrocelli croit à l’histoire de North et se met à chercher qui avait intérêt à empêcher les deux hommes de parler…

 

William Shatner
Dana Elcar

 

Lynn Carlin
Glenn Corbett

 

Susan Oliver
M. Paull & Harrison Ford

 

Avec William Shatner (Adam North), Lynn Carlin (Audrey North), Glenn Corbett (Robert Warren), Susan Oliver (Eleanor Warren), Dana Elcar (Prosecutor Daley), Morgan Paull (Dan Carter) et Harrison Ford (Tom Brannigan), Robert E. Hardy (Judge Wannamaker), Ron Chapman (Lacy), Doug Dudley (newscaster), Kit Kendrick (girl), John William Johnson (bench judge).

 

L’affaire repose sur un meurtre totalement invraisemblable (une main tenant un revolver apparaît au coin d’un mur et abat Warren puis jette l’arme dans les mains de North, sans que le tireur soit vu !) et n’a d’intérêt (relatif) que de mettre Petrocelli dans une position moralement ambiguë et difficile.

Dana Elcar campe un procureur bonhomme qui ne voit pas comment Petrocelli pourrait l’empêcher d’obtenir une condamnation, mais n’en conçoit pour autant aucune arrogance.

Harrison Ford est l’un des jeunes collaborateurs de Warren ; son rôle est très secondaire.

Selon le gimmick de la série, la scène du meurtre est revue plusieurs fois, de plusieurs points de vue. On appréciera le regard vicieux que la version d’Eleanor attribue à William Shatner, tout à fait à l’image d’un scénario caricatural.

 

 

1.05  A Life for a Life

 

NBC, 9 octobre 1974

Produit par Leonard Katzman

Ecrit par William D. Gordon & James Doherty

Réalisé par Allen Reisner

 

Barry Newman et Susan Howard

John Anderson et Albert Salmi

 

Edgar Dorsey est accusé d’avoir mis le feu au Congress Hotel parce que le gérant, Wheaton, lui avait refusé une chambre au prétexte que, ayant voyagé en moto toute la journée à travers le désert et s’étant présenté couvert de crasse, il avait l’air d’un hippie ou d’un vagabond. L’un des locataires de l’hôtel est mort dans l’incendie. Le procureur Forbes lui remet lui-même la carte de Petrocelli, que le jeune homme engage donc pour le défendre. Edgar clame son innocence même s’il reconnaît avoir été furieux contre Wheaton, auquel il a souhaité, dans sa colère, que son hôtel brûle avec lui. Petrocelli trouve un témoin, Arlene Johnson, pouvant certifier que son client a quitté la rue avec sa moto sans avoir eu le temps de déclencher un incendie, mais Arlene Johnson est terrifiée et ne veut pas témoigner, même dans une simple audience préliminaire : il apparaît bientôt qu’elle est un témoin protégé par le FBI, en l’occurrence l’agent spécial Lyle Holcomb, et la mettre en lumière pourrait compromettre sa sécurité. Petrocelli apprend cependant que le client décédé, Herbert Schleicher, venait de recevoir 1500 $ qu’il conservait avec lui dans sa chambre. En creusant un peu, il découvre que Wheaton a contracté des dettes de jeu. Il bâtit alors une autre version des faits, indémontrable mais suffisante pour désigner à la cour un autre suspect, aussi plausible que son client : selon lui, Wheaton pourrait avoir volé et tué Schleicher avant même l’arrivée de Dorsey dans l’hôtel, puis tiré profit des menaces de Dorsey, proférées devant témoins, pour déclencher un incendie couvrant son crime et faire porter les soupçons sur l’étranger dont l’apparence seule constituait un délit à ses yeux…

 

Geoffrey Deuel
Walter Brooke

 

John Anderson
Sharon Farrell

 

Henry Jones
Felice Orlandi

 

Avec Geoffrey Deuel (Edgar Dorsey), John Anderson (Joshua Forbes), Henry Jones (Wheaton), Sharon Farrell (Arlene Johnson) et Felice Orlandi (Lyle Holcomb), Walter Brooke (Arthur Martin), Paul C. Thomas (Sgt Macklin), Peter O’Crotty (Judge), Ron Chapman (bus driver), Eugene F. Coriell (Herbert Schleicher), Gary ‘Mike’ Casper (trooper), Sherry Goldberg (Lillian), Aram M. Chorebanian (Dr Jordan).

 

Le mobil home est placé dans un endroit verdoyant. Les murs de la maison sont posés à même le sol.

Une fois encore, Petrocelli caresse les fesses de son épouse au bureau ; à quoi elle répond : « Des promesses, toujours des promesses. »

 

 

1.06  Death in High Places

 

NBC, 23 octobre 1974

Produit par Leonard Katzman

Ecrit par Leo Pipkin

Réalisé par Richard Donner

 

Belinda Montgomery

Gregory Sierra et Cameron Mitchell

 

Un avion de Kelly Ait Service dans lequel a pris place Sam Horton explose en vol peu après son décollage. La fille de Horton, Barbara, engage Petrocelli pour la défendre de l’accusation de meurtre dont elle fait l’objet, arrêtée par le shérif Bates. Le procureur Fox explique à l’avocat la version de la police : Barbara, en conflit avec son père, aurait placé une grenade dans son attaché-case, de manière à ce qu’elle explose à l’ouverture de l’objet. Elle aurait subtilisé cette grenade dans la vitrine où Frank Kelly, le directeur de Kelly Air Service, gardait des reliques de la Seconde Guerre mondiale. L’ouverture d’un coffre déposé par Horton dans une banque indique que Barbara hérite d’une jolie somme d’argent, ce qui conforte la théorie de l’accusation. Petrocelli enquête dans l’entourage des Horton ainsi qu’à l’aérodrome. La version qu’il en retire est que l’avion a été piégé non par Barbara mais par le mécanicien Bobby Gains, qui voulait tuer non Sam Horton – dont il ignorait qu’il volerait ce jour-là – mais le pilote de l’avion, Smiley, qui avait une liaison avec sa femme. C’est dans le tribunal qu’il faut maintenant faire éclater la vérité…

 

Harold Gould

 

Joe Mantell

 

Barney Phillips

 

Avec Belinda Montgomery (Barbara Horton), Harold Gould (Haskell Fox), Cameron Mitchell (Sheriff Bates) et Gregory Sierra (Rudolph Chavez), Joe Mantell (Jess Carson), Barney Phillips (Frank Kelly), Dick Alexander (Bobby Gains), Richard Elman (Sam Horton), Arnold Jeffers (Judge Clement), Barbara Haley (Judge Reese), Henry M. Kendrick (Elmore Samuels), Fred Ashley (Potter), Stephen T. Blood (Al Smiley), Al Bosnos (houseman), Bob Bickston (Marshall), Suzan Woods (Mrs Gains), Charles Young (paramedic), Fred Stromsoe (tennis pro), Carlos Jacome (deputy).

 

L’idée de la grenade dans l’attaché-case est aussi farfelue que le tueur invisible de 1.04.

 

 

1.07  The Double Negative

 

NBC, 30 octobre 1974

Produit par Leonard Katzman

Ecrit par Robert C. Dennis

Réalisé par Herb Wallenstein

 

David Huddleston et Barry Newman

Susan Howard et Albert Salmi

 

Le Colonel Fletcher engage Petrocelli pour défendre son fils Billy, arrêté pour le meurtre du photographe Tom Onslow. Billy a été appréhendé alors qu’il fouillait le local du photographe dont le cadavre gisait dans la pièce à côté. Il prétend qu’il suivait un plan établi par son père pour contrecarrer un chantage exercé par Onslow sur les Fletcher. Petrocelli constate des variations dans son récit des événements et, surtout, doit résister à l’ingérence autoritaire du Colonel, qui traite tous ses interlocuteurs comme des subordonnés. Ce que cherchait Billy chez le photographe refait vite surface : un film pornographique dont la vedette est Renate, la jeune femme de Billy, dont il est très amoureux et que méprise le Colonel. Renate explique à l’avocat qu’elle a tourné ce film cinq ans plus tôt, à 19 ans, alors qu’elle avait un grand besoin d’argent. Pour empêcher le scandale d’éclabousser sa réputation, le Colonel a dressé le plan au cours duquel son fils a été arrêté. Durant les audiences, toutefois, Petrocelli met au jour une vérité plus gênante encore : le film est en fait très récent et a été tourné par Onslow lui-même, avec le concours volontaire de Renate, dans le but de faire chanter le Colonel et de lui soutirer de l’argent…

 

Fritz Weaver

 

Michael Burns

 

Lisa Farringer

 

Avec Fritz Weaver (Colonel William Fletcher), David Huddleston (Lieutenant Ponce), Michael Burns (Billy Fletcher) et Lisa Farringer (Renate Fletcher), Gene Tyburn (Tom Onslow), Ron Foster (Babb), Steve Eastin (Officer Granger), Dick Armstrong (Dr Thomas), Jack F. Calvin (Judge), Carolyn Reed (Isabel Clark), Jimmie Wright (Mack), Moe Mosley (Dr Clemens), Lowell E. Gleason (bailiff).

 

 

1.08  Mirror, Mirror on the Wall…

 

NBC, 6 novembre 1974

Produit par Leonard Katzman

Ecrit par Leonard Katzman

Réalisé par Irving J. Moore

 

Avec Stefanie Powers...

... et Stefanie Powers

 

Jean Carter est arrêtée pour le meurtre de son petit ami Allan Bell. Plusieurs témoins l’ont vue quitter l’appartement de Bell après avoir entendu un coup de feu. Elle prétend avoir bien vu Bell ce jour-là mais dans l’après-midi et non dans la soirée comme l’affirment les témoins. Une arme lui appartenant a été trouvée près du corps, sans que des empreintes claires aient pu y être relevées. La théorie du procureur Fox est que Jean a tué son ami après que celui-ci eut rompu avec elle et qu’ils se furent disputés.

Une surprise de taille attend Petrocelli lorsqu’il découvre que Jean a une sœur, Ellen, sa jumelle. Il est tentant de penser que c’est Ellen que les témoins ont vue quitter le lieu du crime, et Petrocelli se sert d’elle pour semer le doute dans l’esprit des témoins comme des jurés. Il se rend compte, à ce moment-là, que c’est précisément là-dessus que comptait Jean. Car c’est bien cette dernière qui est retournée chez Bell le soir de leur dispute, mais vêtue et coiffée comme sa sœur, avec laquelle la comparaison, constante, a toujours été au détriment de Jean. Abusé, Bell n’a pas dissimulé l’ennui que lui inspirait Jean et la préférence qu’il avait pour sa sœur ; furieuse, Jean a révélé la supercherie, ils se sont battus et elle lui a tiré dessus. Petrocelli persuade sa cliente de plaider coupable d’homicide involontaire, faute de quoi la Justice se tournera vers Ellen en l’accusant du meurtre…

 

Harold Gould

 

William Bramley

 

Erica Hagen

 

Avec Stefanie Powers (Jean & Ellen Carter), Harold Gould (Haskell Fox) et William Bramley (Milt Daniels), Erica Hagen (Shirley), Kurt Grayson (Allan Bell), Arnold Jeffers (Judge Uhlman), Gene Earle (Mr Peterson), Gary ‘Mike’ Casper (Sgt Roger Morton), Terry Thure (Tom), Lowell Gleason (bailiff).

 

Branle-bas de combat chez les Petrocelli lorsque Mamma téléphone pour annoncer sa visite en fin de semaine. Ce n’est que dans l’épilogue qu’elle annule sa venue (la pauvre doit s’occuper de tante Rose, qui est malade).

 

 

1.09  An Act of Love

 

NBC, 13 novembre 1974

Produit par Leonard Katzman

Ecrit par Leonard Katzman

Réalisé par Paul Stanley

 

Barry Newman as Anthony J. Petrocelli

Susan Howard et Barry Newman

 

Frank Donato, le jeune fils de commerçants italiens, est vu fuyant la maison de Niki James au petit matin. Le témoin, le laitier, trouve ensuite la jeune femme morte chez elle et Donato est arrêté. Sa mère éplorée demande à Petrocelli – en qui placer sa confiance sinon en un avocat italien ? – de s’occuper de l’affaire. Frank raconte à l’avocat qu’à la suite d’une dispute avec son père il a fait la tournée des bars et qu’il était déjà bien parti quand Niki James l’a abordé. Il l’a accompagnée chez elle, elle lui a fait du charme, a passé un coup de téléphone et a brusquement changé d’attitude, au point de lui griffer la joue. Il s’est nettoyé dans la salle de bain puis s’est effondré sur le lit, trop ivre pour rester éveillé. Quand il a retrouvé ses esprits, il s’est levé, vacillant, s’est ouvert la main en brisant une lampe et a découvert Niki morte au pied du lit. Il ne se souvient pas de ce qui s’est passé mais il est certain de ne pas l’avoir tuée. Il a paniqué et s’est enfui.

La version du D.A. est évidemment différente, faisant de Frank le meurtrier. Petrocelli enquête dans l’entourage du garçon et rencontre le père de Niki James, le sénateur Samuel Robert James ; celui-ci a beau poser en homme peu vindicatif, il n’en est pas moins convaincu de la culpabilité de Frank Donato et veut le voir condamné. Un détective privé qu’il avait engagé pour surveiller sa fille, Dan Crawford, a passé la nuit posté devant la maison de Niki et peut affirmer que personne d’autre que Frank n’y est entré ou n’en est sorti. Pete Ritter met le doigt sur une information dérangeante, cependant : un témoin affirme que Niki James se prostituait. Petrocelli se compose peu à peu une image de la jeune femme et de sa situation, à partir de laquelle il présente à la Cour une version plausible des événements, impliquant Sam James ou son épouse Annette, qui auraient très bien pu s’introduire dans la maison par la porte de derrière, à l’insu de Crawford, et tuer Niki au cours d’une altercation pendant que Frank était inconscient.

C’est suffisant pour accorder à Frank le bénéfice du doute et le faire libérer. Et l’occasion pour les Donato père et fils de chercher un moyen de communiquer et de mieux se comprendre…

 

John David Carson
Simon Scott
Christina Hart

 

John Marley
Claudette Nevins
Don Starr

 

Angela Clarke
Alan Oppenheimer
Martin Braddock (à gauche)

 

Avec John Marley (Vito Donato), Simon Scott (Senator Sam James), Claudette Nevins (Annette James), John David Carson (Frank Donato) et Alan Oppenheimer (Assistant D.A. Joe Davis), Christina Hart (Niki James), Angela Clarke (Mrs Donato), Martin Braddock (Dan Crawford), Kenneth Dobbs (milkman), Douglas R. Aseron (Butler), Don Starr (Judge), Sandy Rosenthal (coroner), Joe Rainer (Sergeant Munson), Paul C. Thomas (Walter Watson), David Geoffrey Morgan (bailiff).

 

Les relations des enfants à leur père sont au centre de l’intrigue : celles de Frank Donato avec son père, un Italien rude qui ne sait pas exprimer ses sentiments ni montrer son amour – comme le père de Petrocelli, dit ce dernier à Frank -, celles de Niki James avec son père, un homme de pouvoir également avare de démonstrations d’amour, dont sa fille a désespérément besoin.

 

 

1.10  A Very Lonely Lady

 

NBC, 27 novembre 1974

Produit par Leonard Katzman

Ecrit par Robert Stull

Réalisé par Vincent McEveety

 

Barry Newman avec Lou Gossett

Barry Newman avec Lucille Benson

 

Petrocelli est commis d’office à la défense d’un jeune homme, Albert Deigh, accusé du meurtre de Marnie Jean Underwood, l’épouse d’un entrepreneur. Deigh, qui parcourt le pays en faisant du stop, n’a aucune ligne de défense. Il a effectivement été pris en stop par la victime et a couché avec elle dans un motel avant de repartir, en abandonnant son sac à dos dans la voiture de Marnie Jean. Aux yeux du procureur Olson, l’affaire est entendue : Albert, vagabond, a profité de l’opportunité de tirer profit de sa rencontre avec Marnie Jean, épouse délaissée connue pour ses nombreuses infidélités, mais leur rencontre a mal tourné et il l’a tuée dans un accès de colère avant de s’enfuir. Petrocelli charge Peter de creuser dans l’entourage de la victime. Le mari, J.C. Underwood, stérile, ne pouvait donner à sa femme l’enfant qu’elle désirait ardemment ; son associé Wayne Jakoby était l’un des amants de l’épouse. C’est à partir de là que Petrocelli bâtit un autre récit qu’il présente au jury : celui d’un amant éconduit qui, furieux de se voir préférer un jeune vagabond, et ivre de surcroît, les a suivis jusqu’au motel où ils s’étaient arrêtés et, le jeune homme étant parti, s’est jeté sur la femme pour finalement la tuer. Ce récit est-il moins plausible que celui du procureur ?

 

Lou Gossett
Russell Wiggins

 

Jack Ging
Arlene Martell

 

John Milford
Mike Casper

 

Avec Lou Gossett (Kurt Olson, D.A.), Jack Ging (Wayne Jacoby), Russell Wiggins (Albert Deigh) et Arlene Martell (Marnie Jane Underwood), Lucille Benson (Angie Crawford), John Milford (J.C. Underwood), Robb Townshende (Percy Austin), Doug Dudley (police officer), Mike Casper (Sheriff Tom Madden), Bernice Smith (Mrs Landis), Don Starr (Judge Watson), Lowell Gleason (clerk), Kimo Owens (workman), Rick Schieffer (T.V. Announcer).

 

L’épisode peut-être le moins caricatural jusqu’ici, qui présente un crime vraisemblable et accorde une attention plus grande à la psychologie des personnages. Touchée par la stérilité à laquelle était affrontée la victime, Maggie évoque la perte de son bébé (dans l’épisode pilote).

La scène où Maggie dépose Petrocelli devant le Palais de Justice et lui réclame un baiser avant qu’il ne s’éloigne est aussi utilisée dans l’épisode 1.21.

 

 

1.11  Counterploy

 

NBC, 4 décembre 1974

Produit par Leonard Katzman

Ecrit par Edward J. Lakso

Réalisé par James Sheldon

 

Richard Jaeckel et Barry Newman

 

Pete demande à Petrocelli d’aider John Delman, un jeune policier arrêté pour le meurtre d’Ed Lester, l’amant de sa femme Susan. Il a été surpris penché au-dessus du corps, tenant encore l’arme du crime, son arme de service, par un agent de sécurité qui effectuait sa ronde. Le crime a eu lieu dans la maison des Delman. La version de John : il a reçu à son travail un appel anonyme d’un homme affirmant que sa femme était en ce moment même en compagnie de son amant, chez eux. Quand il est arrivé, il a découvert le corps de Lester, a vu une silhouette s’enfuir derrière la maison, lui a crié de s’arrêter, a tiré une balle qui s’est logée dans le pied d’une lampe, mais l’intrus s’est enfui. Ensuite est arrivé le vigile, qui l’a trouvé près du corps. John ne bénéficie pas du soutien de ses collègues, au grand dam de Pete ; son supérieur, le Sgt Sanford, le croit coupable et le rapport balistique est formel : Lester a été tué avec la même arme que celle qui a tiré dans la lampe, c’est-à-dire celle de John.

Questionnée par Petrocelli, Susan Delman tient le même discours : elle est sûre que son mari a tué Ed. Pourtant, elle admet ne pas l’avoir vu tirer. Elle a entendu le coup de feu en rentrant chez elle, a découvert John près du corps et s’est sauvée pour courir à la rencontre du vigile qui arrivait justement à ce moment-là. Petrocelli rencontre également la petite amie de Lester, Wendy Burton, qui affirme, elle, que Lester avait une relation d’affaire avec Susan, nullement une liaison. En quittant le bar où travaille Wendy, Petrocelli essuie plusieurs coups de feu et sauve sa vie en s’enfuyant au volant de son camion. Le lendemain, Pete lui apprend que Wendy Burton a disparu après sa visite. Petrocelli cherche alors quelle pouvait être l’affaire qui liait Lester et Susan Delman et il découvre qu’une troisième personne y est partie prenante : Arnold Cole, administrateur des biens de John, hérités de son père. John et Susan étaient en désaccord sur l’utilisation de cet argent : John voulait l’investir dans une fondation caritative, tandis que Susan aurait voulu en profiter pleinement. Quant à Cole, il aurait perdu la charge d’administrateur de cette petite fortune si John l’avait investie dans une fondation. C’est sur cette base que Petrocelli présente au Juge Maitland une version du meurtre qui apporte un éclairage nouveau sur les événements…

 

Richard Jaeckel
Hayden Rorke

 

Ben Masters
Michele Conaway

 

Gaye Huston Paull
Steve Eastin

 

Avec Richard Jaeckel (Sergeant Sanford), Hayden Rorke (Arnold Cole) et Ben Masters (John Delman), Michele Conaway (Susan Delman), Gaye Huston Paull (Wendy Burton), Ron Foster (D.A. Harrow), Arnold Jeffers (Judge [George] Maitland), Stephen T. Blood (Ed Lester), Steve Eastin (Miller), Bonnie Klein (Ginny), Lowell Gleason (court clerk).

 

Comme dans l’épisode précédent, Petrocelli évite le procès en présentant in extremis devant le Juge une version contradictoire, appuyée sur quelques faits. Rien pourtant n’est prouvé et on a peine à croire que la foi d’un avocat suffise à faire abandonner un dossier qui, un moment plus tôt, était considéré comme accablant pour l’accusé.

Le scénario présente des faits et quelques péripéties mais l’ensemble manque de corps et de cœur. Les acteurs jouent leur partition mais leur colère, leur émotion semblent, précisément, jouées et rarement ressenties.

 

 

1.12  A Covenant with Evil

 

NBC, 18 décembre 1974

Produit par Leonard Katzman

Scénario : Bob Green & Bill Harley et William Kelley, histoire de Bob Green & Bill Harley

Réalisé par James Sheldon

 

Charles Martin Smith avec Susan Howard et Barry Newman

 

Frankie Toyer, un jeune garçon qui a l’âge mental d’un enfant de dix ans, est accusé du meurtre de Beth Williams, l’une des locataires d’une résidence où Frankie effectuait de menus travaux. Le gérant, Clyde Ledbetter, l’a surpris penché sur la jeune femme et Frankie s’est enfui en entendant les sirènes de police. Pour le Detective Ponce, l’affaire est limpide : Ledbetter affirme qu’il a vu Frankie étrangler Beth Williams, et c’est le couteau de Frankie que l’on retrouve à proximité de la voiture lacérée de la victime. Surtout, Frankie lui-même déclare qu’il a effectivement tué la jeune femme, en la secouant trop fort.

Petrocelli décide de défendre le garçon après l’avoir trouvé endormi dans sa maison en construction. Frankie a entendu parler de l’avocat et s’est instinctivement tourné vers lui pour chercher protection. Petrocelli rencontre l’ancien petit ami de la victime, Paul Cooper, un cascadeur qui joue les cow-boys pour touristes et qui, à ses yeux, est un suspect possible. Il parle aussi au Dr Vernon, pour qui Beth travaillait en tant que secrétaire, et qui était plus qu’un patron pour elle aux dires de Cooper. Vernon s’en défend et affirme qu’il n’avait qu’une relation professionnelle avec Beth. Quant à la voiture lacérée, l’avocat se demande surtout ce que l’auteur des dégradations y cherchait pour avoir ainsi lacéré tout l’intérieur du véhicule. C’est la rencontre fortuite d’une cliente du Dr Vernon, Millie Conway, qui lui apporte la réponse. Beth avait pris des documents prouvant que Vernon avait vendu le bébé de Millie Conway, que celle-ci lui avait cédé avant de revenir sur sa parole, voulant récupérer son enfant. Lors de l’audience devant le Juge Maitland, Petrocelli démontre par ailleurs que Ledbetter n’a pas réellement vu Frankie étrangler la victime : il l’a simplement trouvé penché sur elle alors que Frankie venait de la porter sur son lit après l’avoir trouvée étendue sans connaissance sur le sol. Frankie était persuadé de l’avoir tuée en voulant la ranimer, alors qu’elle était déjà morte, agressée et étranglée par quelqu’un d’autre…

 

Arthur Malet
Charles Martin Smith

 

Paul Carr
Julie Cobb

 

Dean Harens
Arnold Jeffers

 

Avec Charles Martin Smith (Frankie [Toyer]), David Huddleston (Lieutenant Ponce), Robyn Millan (Beth Williams) et Dean Harens (Dr Oscar Vernon), Arthur Malet (Clyde Ledbetter), Julie Cobb (Millie Conway), Paul Carr (Paul Cooper), Dean Bradley (Bentley), Mary Tiffany (nurse-receptionist), Ian O’Connell (Police officer Bracker), Arnold Jeffers (Juge), Lowell Gleason (clerk), Kimo Owens (Deputy John Wilson).

 

Susan Howard

David Huddleston as Lieutenant Ponce (à droite)

 

 

1.13  The Sleep of Reason

 

NBC, 15 janvier 1975

Produit par Leonard Katzman

Ecrit par William Kelley

Réalisé par Irving J. Moore

 

Christopher Connelly et Pamela Franklin

 

Joan Barth, une étudiante de la Faculté de Médecine, demande à Petrocelli de défendre son ami Willie Flanders, un étudiant qui a abattu un professeur, Beale, au beau milieu d’un cours, devant une centaine de témoins. Beale venait d’exclure Willie qui l’avait taxé d’incompétence parce qu’il refusait d’accorder du crédit à un livre écrit par un autre professeur, Mark Logan. Logan est un professeur admiré tant par Willie que par Joan et son livre, traitant d’hypnose, a essuyé une véhémente critique de la part de Beale. Le meurtre de ce dernier par Willie ne peut être mis en doute et le Lt Ponce voit mal comment Petrocelli pourrait empêcher la condamnation de son client. Mais Petrocelli comprend à sa première visite en prison que cette affaire est peu commune : car Willie prétend n’avoir absolument aucun souvenir de son geste. Il s’est « réveillé », en quelque sorte, avec en main le revolver du Pr Logan, que la secrétaire de celui-ci l’a vu prendre dans le bureau de l’enseignant, mais il est incapable de dire ce qu’il a fait entre le moment où il a quitté le cours et celui de son « réveil ». La dernière chose dont il se souvienne est d’avoir appelé le bureau de Logan pour lui parler, sur le conseil de Joan.

Cet appel n’a laissé aucune trace. Logan étant absent de son bureau, c’est un répondeur qui a pris l’appel et aucun message n’a été laissé. Mais à entendre parler d’hypnose Petrocelli finit par penser que c’est ce qui est arrivé à Willie. Il en est d’autant plus convaincu qu’il a vu ce que l’hypnose pouvait faire sur Pete Ritter, lors d’un numéro d’Annabelle Tracy dans un bar de la ville. L’état d’hypnose peut générer une amnésie durable qui explique l’absence totale de souvenirs de Willie. Ponce a en outre appris à Petrocelli que le revolver utilisé pour tuer Beale était chargé de balles à blanc. La seule balle réelle était celle qui a tué Beale. Petrocelli pense donc que l’intention de la personne qui a hypnotisé Willie n’était pas d’aller jusqu’au meurtre mais de faire une sorte de démonstration publique que la manipulation d’un esprit sous hypnose était possible. C’est ce que prétend Logan dans son livre et ce que contestait Beale. Mais cette personne, en chargeant le revolver de balles à blanc, a négligé de retirer la balle qui se trouvait encore dans la chambre de l’arme. La balle qui a tué Beale…

 

Logan Ramsey

 

Albert Stratton

 

Francine York

 

Avec Christopher Connelly (Willie Flanders), David Huddleston (Lieutenant Ponce), Albert Stratton (Professor [Mark] Logan), Pamela Franklin (Joan Barth) et Logan Ramsey (Professor Beale), Francine York (Annabelle Tracy), Lowell Gleason (Ed Bright, deputy D.A.), Alberta R. Eacret (Secretary [Mrs McCormick]), Jack Calvin (Judge), Richard C. Jacome (bailiff), Fred Stromsoe (Levatatee).

 

L’hypnose a fourni au moins un épisode à une multitude de séries. Le propos ici n’est évidemment pas de savoir si une telle utilisation de l’hypnose est possible puisqu’il s’agit d’un cliché que se passent les scénaristes depuis des décennies, propice à des situations dramatiques plus ou moins intenses et convaincantes. Le scénario de William Kelley joue avec ce cliché et en propose une variation ni originale ni particulièrement marquante, mais efficiente. On notera que Petrocelli parvient à démontrer l’innocence de son client… et qu’il s’engage à assurer la défense de la personne qui l’a hypnotisé, et dont l’intention n’était pas de tuer ! Ce procès-là, en revanche, la série ne le montrera pas.

Le Lt Ponce fait une déclaration à Petrocelli : il avoue qu’il l’aime bien ! A force d’apparaître dans la série, Ponce devait bien finir par devenir ouvertement sympathique.

Cette fois, pour ne pas alimenter l’horodateur, Petrocelli place sur son pare-brise un écriteau « Official Vehicle ».

 

 

1.14  A Fallen Idol

 

NBC, 22 janvier 1975

Produit par Leonard Katzman

Ecrit par Leonard Katzman

Réalisé par Herb Wallerstein

 

Barry Newman et Don Stroud

 

Tony est heureux de revoir Frankie Copa, un copain d’enfance devenu boxeur professionnel, de passage à San Remo. Il se rend au gymnase de Cochise Street pour le saluer mais se heurte à son manager, Morrie Ryder, un homme peu commode qui n’aime pas que l’on interrompe l’entraînement de son poulain. Petrocelli parle un instant avec T.J. Farlow, la compagne de Frankie, et invite le couple à dîner au restaurant ce soir-là. Frankie ne se montrera pas et quand elle finira par arriver T.J. demandera l’aide légale de Tony : Frankie en effet a été arrêté pour avoir battu presque à mort Morrie Ryder. Frankie raconte à l’avocat qu’il a trouvé Morrie dans cet état mais quand le directeur de la salle, Ernie Saddler, et plusieurs boxeurs sont entrés dans les vestiaires, ce qu’ils ont vu c’est Frankie tenant Morrie en sang. Malheureusement, c’est de meurtre que Frankie se retrouve accusé lorsque Morrie meurt à l’hôpital. Tony reçoit bientôt la visite d’Arthur Handler, qui lui annonce qu’il va reprendre l’affaire ; il travaille pour la compagnie qui détient le contrat de Frankie, compagnie plus ou moins mafieuse selon Tony, qui entend bien continuer d’assurer la défense de Frankie. Handler lui envoie donc deux gorilles qui utilisent des arguments moins doux que les siens. Sans davantage de succès. Frankie apprend à son avocat que Morrie organisait des combats où il se battait sous un autre nom et les profits étaient partagés entre le manager et lui, sans que la compagnie en sache rien. Du moins jusqu’à ce qu’elle l’apprenne et réclame sa part. Charlie Bobo, un ancien boxeur devenu simple employé au Cochise Street Gym, a surpris la conversation de Morrie avec Handler à ce sujet, et Morrie, le découvrant là ensuite, s’est mis à le frapper. Bobo n’a pas supporté, il a rendu les coups, sans intention de tuer…

 

Lou Gossett
Richard Ward
Paul C. Thomas

 

Susan Strasberg
George O. Petrie
Steve Eastin

 

Don Stroud
Ben Hammer
Chuck Hicks

 

Avec Lou Gossett (Kurt Olson, D.A.), Susan Strasberg (T.J. Farlow), Don Stroud (Frankie Copa), Richard Ward (Charlie Bobo) et George O. Petrie (Morrie Ryder), Ben Hammer (Arthur Handler), Paul C. Thomas (Ernie Saddler), Lassie Ahern (Martha), Don Starr (Judge), Fred Stromsoe (Ed), Chuck Hicks (Tom), Steve Eastin (policeman), Guy Guadagnino (fighter), Marty Brinton (Sergeant).

 

Peu de flashbacks dans cet épisode, qui s’intéresse davantage aux personnages, notamment au couple que forment le boxeur Frankie Copa et T.J. Farlow, uni par un amour compliqué. Don Stroud joue Frankie comme un boxeur naïf et gentil mais pas très futé, qui ne voit pas d’autre vie que celle qu’il mène, se battant de ville en ville sans rien maîtriser sinon l’art de la boxe. A ses côtés, T.J. est une femme aimante qui accepte les choses comme elles sont même si elle rêve d’autre chose. A la fin de l’épisode, Tony et Maggie écoutent avec une certaine amertume Frankie évoquer la suite de sa vie devant T.J., déçue mais résignée. Commentaire de Petrocelli en s’éloignant : « On peut pleurer pour eux mais on ne peut pas vivre leur vie à leur place. » Le personnage de Charlie Bobo, jadis capable de briller sur le ring, aujourd’hui chargé des tâches les plus méprisées, objet de remontrances et traité comme moins que rien, est une projection d’un avenir possible de Frankie.

 

 

1.15  Once Upon a Victim

 

NBC, 29 janvier 1975

Produit par Leonard Katzman

Adaptation : Leonard Katzman et Stanley Roberts, histoire de Stanley Roberts

Réalisé par Herschel Daugherty

 

John Dehner, Barry Newman, Albert Salmi et Susan Howard

 

Le Dr Leo Stegner, dont les méthodes sont contestées par des gens qui voudraient faire fermer sa clinique, est découvert par Lois Phillips à côté du cadavre de sa mère, le scalpel du crime à la main. Stegner a sa version, qui implique qu’il venait lui-même de découvrir Rita Phillips morte après qu’elle l’eut convoqué chez elle, mais les preuves sont contre lui et l’une de ses infirmières, Angela Damon, demande à Petrocelli de le défendre. Il vient d’enquêter sur sa clinique à la demande de Floyd Lathrop, chef de file des opposants à Stegner, et n’a rien découvert d’illégal, aussi Angela se dit-elle qu’il est bien placé pour défendre le médecin. Le fait que Rita Phillips était la principale source de financement de la clinique et que celle-ci soit désormais menacée ne plaide pas en faveur de la culpabilité de Stegner mais le D.A. Sam Markland pense qu’il s’est disputé avec Rita parce qu’elle voulait cesser de le subventionner. Petrocelli s’intéresse très vite au Dr Gil Clayton, qui travaille à la clinique et sort avec Lois Phillips ; Clayton a un alibi : il assistait à une pièce de théâtre dans laquelle jouait Lois au moment du meurtre. Petrocelli envoie cependant Maggie parler à Virginia Halima, professeur de danse du ventre, qui occupait le siège voisin de celui de Clayton lors du spectacle, et elle en revient avec une information intéressante : Clayton aurait quitté la salle durant un petit moment. Or, il ne faut que quelques minutes pour aller chez Rita Phillips et en revenir. Clayton ambitionnerait-il de prendre la direction de la clinique en évinçant Stegner et en épousant Lois Phillips ?

 

John Dehner
Jonathan Lippe
Barbara Rhoades

 

Renne Jarrett
Alan Fudge
Fred Ashley

 

Della Reese
Jack Collins
Gene Earle

 

Avec John Dehner (Dr Leo Stegner), Renne Jarrett (Lois Phillips), Della Reese (Angela Damon), Jonathan Lippe (Dr Gil Clayton) et Alan Fudge (Sam Murkland), Barbara Rhoades (Virginia Halima), Jack Collins (Floyd Lathrop), Fred Ashley (James Mantley), Gene Earle (Herb Pipkin), Moe Mosley (Charlie), Don Starr (Judge), Bernice Smith (Rita Phillips), Richard Jacome (police officer), Lowell Gleason (bailiff).

 

Maggie découvre les joies de la danse du ventre. Bon, il est clair qu’elle a encore du travail avant d’égaler Virginia Halima mais en tout cas elle semble déjà aimer ça !

 

 

1.16  The Kidnapping

 

NBC, 5 février 1975

Produit par Leonard Katzman

Ecrit par Robert C. Dennis

Réalisé par Gunnar Hellstrom

 

Barry Newman et Kim Darby

 

Donna McCaslin demande l’aide de Petrocelli. Elle est la belle-fille du puissant Sénateur Linville McCaslin et elle veut récupérer la garde de son petit garçon Jody, qui vit avec son grand-père. Elle vient d’enlever le petit garçon, qu’elle cache. Mais c’est un autre chef d’accusation que donnent les deux policiers qui surgissent arme au poing pour l’arrêter : elle est accusée de meurtre ! En enlevant Jody, en effet, elle a tué la secrétaire de McCaslin, Angela Gilmartin, retrouvée morte dans la piscine du Sénateur. C’est du moins ce dont l’accuse le D.A. Waller car Donna affirme qu’elle a juste donné un coup sans gravité à Angela afin de pouvoir s’enfuir avec son fils. Petrocelli constate vite en tout cas qu’il ne fait pas bon marcher sur les plates-bandes du Sénateur, car deux gaillards agressifs usent bientôt du poing pour lui faire dire où se trouve l’enfant, ce qu’il ignore puisque Donna refuse de le dire. Il n’y a guère à attendre d’Alec, le fils du Sénateur, qui n’a jamais été capable de s’opposer à son père et a laissé Donna s’éloigner sans mot dire tandis que le Sénateur s’entichait de son petit-fils. « Je ne suis pas son fils », déclare Alec, « mais le père de son petit-fils. » C’est Maggie qui réussit à retrouver l’enfant, caché parmi les enfants d’une amie de Donna, Rafaela Garcia, mais Donna tient à le garder caché de peur que le Sénateur le reprenne. Lors d’une audience, Petrocelli a la désagréable surprise d’apprendre un élément que sa cliente lui avait dissimulé : lorsqu’elle est partie en laissant son enfant chez le Sénateur, elle a empoché dix mille dollars de celui-ci, le prix de son garçon. Elle n’a cependant jamais dépensé l’argent et elle sait aujourd’hui qu’elle ne peut vivre sans don fils, qui d’ailleurs souhaite lui aussi vivre avec sa mère. Témoin de sa peine au tribunal, le Sénateur laisse l’émotion le gagner et promet à sa belle-fille qu’il ne tentera plus de lui prendre Jody. Elle accepte alors qu’il vienne témoigner de ce qu’il a vu le soir de l’enlèvement : Donna n’a effectivement pas tué Angela, celle-ci est tombée accidentellement dans la piscine et s’est heurté la tête, comme a pu le voir l’enfant alors qu’il s’enfuyait avec sa mère…

 

Gene Evans
Todd Lookinland
Fred Ashley

 

Kim Darby
Lenore Stevens
Dick Davalos

 

Frank Stell (aka F. Ashmore)
Patricia Blair
Albert Salmi & Susan Howard

 

Avec Gene Evans (Senator Linville McCaslin), Kim Darby (Donna) et Frank Stell (Alec McCaslin), Dick Davalos (D.A. Charles Waller), Todd Lookinland (Jody), Lenore Stevens (Rafaela), Patricia Blair (Angela Gilmartin), Arnold Jeffers (Judge), Dan Roth (policeman), Neil Summers (Lorne), Fred Ashley (Bridger), Hal Hundley (man).

 

 

1.17  A Lonely Victim

 

NBC, 19 février 1975

Produit par Leonard Katzman

Ecrit par Leonard Katzman

Réalisé par Irving J. Moore

 

Bobby Eilbacher et Anjanette Comer

 

Le petit Billy Thorpe vient trouver Petrocelli dans son bureau. C’est le Lt Ponce qui l’envoie : sa mère, Mary Thorpe, a été arrêtée pour le meurtre de son amant, un homme marié, Raymond Walker, perpétré chez elle au moyen d’un tisonnier qu’elle tenait en main quand des voisins l’ont découverte penchée sur le corps. Mary raconte à l’avocat qu’elle était la maîtresse de Ray depuis trois ans et qu’elle avait rompu avec lui car cette relation n’allait nulle part, Ray n’ayant visiblement pas l’intention de divorcer de sa femme Ellen ; il est venu chez elle pour en parler parce qu’il refusait sa décision, elle l’a laissé quelques instants pour se rendre dans la salle de bains en espérant qu’à son retour il serait parti mais en ressortant elle l’a trouvé mort dans son salon et les voisins sont arrivés à sa porte alors qu’elle venait de ramasser le tisonnier. Rien malheureusement ne vient confirmer son histoire et le Lt Ponce recueille une autre version qui laisse penser que c’est elle qui refusait la rupture et qu’elle a tué Walker dans un accès de colère. Maggie et Tony s’occupent du petit Billy quelques heures avant de le déposer chez son oncle Joe, ouvrier employé par la société de construction Carson – Walker. Selon Joe, Walker se servait de Mary. L’avocat parle aussi aux associés, Perry Brooks et Carson, dans l’idée que la mort de Walker pourrait être liée à ses affaires. Il rend visite à la veuve, Ellen, qui connaissait la liaison de son mari et en éprouvait de l’amertume. Il lui faudra fouiller davantage pour mettre au jour des éléments susceptibles de fournir une autre version plausible du meurtre de Ray Walker…

 

Bobby Eilbacher
David Huddleston
Donald Dubbins

 

Anjanette Comer
Simon Scott
Aram Chorebanian

 

Madlyn Rhue
Fred Beir
Arnold Jeffers

 

Avec Anjanette Comer (Mary Thorpe), David Huddleston (Lieutenant [John Clifford] Ponce), Madlyn Rhue (Ellen Walker), Simon Scott (Carson), Fred Beir (Raymond Walker) et Donald Dubbins (Joseph Bear), Bobby Eilbacher (Billy Thorpe), Mark Goddard (Perry Brooks), Arnold Jeffers (Judge), Lowell Gleason (D.A. Bright), Richard Elman (Dexter Tindle), Aram Chorebanian (Mark Briggs), Blanche Rubin (neighbor), Carlos Jacome (court clerk).

 

Petrocelli et les horodateurs : une première fois, il a déjà placé sur son pare-brise un carton « Batterie à plat » (« Dead battery ») quand il avise une pervenche ; il retire aussitôt son carton et met ostensiblement de la monnaie dans la machine ; une seconde fois, il enveloppe l’horodateur dans une housse pour faire croire qu’il est hors-service.

Petrocelli et Ponce : « Ponce, you are an old softy » (« Ponce, vous êtes un vieux tendre »), parce que le Lieutenant a été ému par le sort de Mary Thorpe au point de recommander Petrocelli au petit Billy.

En discutant en extérieurs, dans une scène en plan large post-synchronisée, Maggie et Tony évoquent Virginia Halima, la danseuse du ventre de l’épisode 1.15, « Once Upon a Victim ».

Tony parle avec sa « Mamma » au téléphone quand Billy Thorpe arrive à son bureau ; il passe le bonjour à Papa et à « the girl ».

Maggie à Tony : « You know why I love you ? Because you care, you really care. »

 

 

1.18  The Outsiders

 

NBC, 26 février 1975

Produit par Leonard Katzman

Ecrit par Leonard Katzman & Thomas L. Miller

Réalisé par Irving J. Moore

 

Lucille Benson et Mitch Vogel

 

Un jeune homme de vingt ans, Ron Field, est arrêté pour le meurtre d’un commerçant, Andrew Sloan. Il a été arrêté par des citoyens qui l’ont poursuivi en le voyant quitter les lieux du crime. Sa mère Lucille demande l’aide de Petrocelli, bien qu’elle n’ait pas d’argent pour le payer. Les Field sont des saisonniers (« croppers »), qui n’ont de biens que ce qu’ils transportent dans leur vieux camion. Ils n’avaient même pas prévu de s’arrêter à San Remo, mais une panne de leur camion les a forcés à camper au bord d’une route et Lucille a envoyé Ron chercher un sirop pour apaiser la toux de son mari Calvin. Il a fait de l’auto-stop pour se rendre en ville et a poussé la porte, déjà ouverte, du magasin de M. Sloan ; il l’a trouvé vide, a glissé sur le sol et s’est brusquement trouvé en face du corps sans vie de Sloan, une main souillée du sang qui avait coulé sur le sol. Il s’est enfui et a été arrêté. Comme il avait ramassé la paire de ciseaux avec laquelle le crime avait été commis, ses empreintes y ont été relevées.

C’est là le récit de Ron lui-même et sa mère le croit sans réserve car elle sait, intimement, que son fils est incapable de faire du mal à qui que ce soit. Mais le Lt Ponce apprend à Petrocelli qu’un témoin a vu le gamin entrer dans la boutique non en poussant simplement la porte ouverte mais en forçant l’entrée ; ce témoin, un garagiste travaillant à deux cents mètres de la boutique, a aussitôt appelé la police et donné l’alerte. De plus, Ron n’ayant aucun argent sur lui, comment comptait-il acheter le sirop qu’il était venu chercher ? Le garçon répond à Petrocelli avec une innocence qui convainc l’avocat : il aurait supplié, simplement.

Pete découvre cependant que la mort de Sloan arrange bien du monde. Sa veuve, qui raconte à Petrocelli combien son mari était gentil et généreux avec tout le monde, au point de se faire avoir par un certain nombre de clients qui ne payaient pas, a déjà vendu la boutique. Sloan était le seul commerçant de la rue à refuser obstinément de vendre à un promoteur, empêchant tous les autres de réaliser un profit sur lequel ils comptaient. Pete découvre aussi que le fils de l’un des voisins, David Mitchell, revenu sept mois plus tôt vivre avec son père Cyrus après une cure de désintoxication, est toujours secrètement accro à la drogue et qu’Andrew Sloan lui procurait de quoi tenir le coup, pensant l’aider…

 

Mitch Vogel
Gene Earle & W. Bramley

 

Mark Hamill
Hayes Stewart

 

Marion Ross
Fred Ashley

 

Avec Mitch Vogel (Ron Field), David Huddleston (Lieutenant Ponce), Lucille Benson (Lucille Field), Mark Hamill (David Mitchell) et Marion Ross (Mary Sloan), William Bramley (Cyrus Mitchell), Lowell Gleason (Ed Bright), Arnold Jeffers (Judge), Fred Ashley (Ben Fowler), Charles Young (Paul Glass), Gene Earle (Clyde Martin), Hayes Stewart (Andrew Sloan), Jack Owens (Calvin Field), Melissa Womer (Rita Field), Sherry Hummer (Sissy Field), Frank O’Hair (Buster Field), Richard C. Jacome (guard), John Tacoma (Charlie).

 

L’affaire Ron Field reprend les mêmes éléments que les précédents scénarios de Leonard Katzman (le « coupable » n’a aucune preuve de son innocence, on l’a surpris à côté de la victime et / ou il a laissé ses empreintes sur l’arme du crime, Petrocelli présente à la cour une histoire alternative qui désigne un autre coupable, lequel avoue ou pas mais le client de l’avocat est de route façon libéré) et l’intérêt n’est pas tant dans l’enquête, qui suit un schéma récurrent, que dans les personnages que l’affaire permet d’introduire. Les Field semblent tout droit sortis des Raisons de la colère, parcourant les Etats-Unis pour vendre leur main d’œuvre dans les champs en se déplaçant dans un vieux camion où sont entassés quelques affaires, Pa, Ma et leurs quatre enfants (sur un total de sept qu’ils ont élevés). Lucille Benson est touchante en mère Courage qui agit et avance sans jamais se plaindre, prenant ce qui est donné, demandant sans supplier, s’occupant de sa famille avec amour et tendresse, le cœur pétri de bons sentiments et plein d’une confiance inébranlable en son garçon. Ron Field, lui, est prêt à supplier et s’il ne montre aucune once de méchanceté il souffre de la vie qui est la leur, de l’indifférence des gens à leur égard, de la misère quotidienne qui les prive de presque tout – sinon de cette vie de famille qui est tout pour Lucille. On laissera au public américain le soin d’apprécier l’accent à couper au couteau de Lucille Benson, et l’on ne niera pas que la peinture des Field joue sur la corde sensible en forçant peut-être le trait jusqu’à la caricature. Et pourtant, la main tendue sans réserve, et avec une compassion évidente, par Tony et Maggie témoigne du souci « social » de la série. Qu’il soit sincère ou calculé (de la part des producteurs) est un autre débat.

Maggie, en invitant les Field à dîner, dit qu’elle vient du Texas et c’est un barbecue texan qu’elle va leur préparer.

 

Lucille Benson et Susan Howard

 

 

1.19  Vengeance in White

 

NBC, 5 mars 1975

Produit par Leonard Katzman

Ecrit par Robert Stull

Réalisé par Leonard Katzman

 

Michael Anderson, Jr et Brenda Scott

 

Bonnie Wakely, la femme de l’évangéliste Nathaniel Wakely, est arrêtée pour le meurtre de Phillip Armor, leur manager. Il a été tué dans sa chambre d’hôtel à l’aide d’un coupe-papier, sur lequel on a relevé les empreintes de Bonnie. Une femme de chambre a vu celle-ci arriver dans la chambre d’Armor et en repartir, vêtue d’un ample manteau blanc à capuchon. Elle, cependant, prétend être innocente et son mari en est persuadé également. Engagé pour la défendre, Petrocelli découvre que l’évangélisme est un commerce où la foi sincère ne trouve pas forcément son compte. Nathaniel l’a constaté à ses dépens quand Armor a refusé de le laisser « souffler » quelque temps, menaçant de le remplacer par Glenn Hiller s’il faisait mine de prendre des vacances pour réfléchir sur sa foi. L’arrestation de Bonnie perturbe profondément Nathaniel, en proie au doute, ce qui contribue à lui gagner la sympathie de Tony et de Maggie. Ceux-ci s’intéressent à Glenn Hiller et à sa femme Joan qui, cantonnés dans l’ombre du charismatique Nathaniel, se réjouissent peut-être secrètement de ses soucis en espérant occuper enfin le premier plan. Joan en effet est persuadée que son mari a les qualités d’un évangéliste sincère. Et, comme Petrocelli en apporte la preuve devant la cour, elle aussi s’est rendue dans la chambre d’Armor le soir du meurtre, vêtue comme Bonnie Wakely d’un ample manteau blanc…

 

Elinor Donahue
Francesca Jarvis

 

Michael Bell
Gene Earle

 

Ken Swofford
David Huddleston

 

Avec Michael Anderson, Jr (Nathaniel Wakely), David Huddleston (Lieutenant Ponce), Brenda Scott (Bonnie Wakely), Ken Swofford (Phillip Armor), Elinor Donahue (Joan Hiller), Michael Bell (Glenn Hiller) et Francesca Jarvis (Aggie Crane), Gene Earle (Ted Atchison), Joe Rainer (D.A. Ames), Don Starr (Judge).

 

Fidèle à son habitude, Petrocelli défend sa cliente en présentant à la cour une version alternative du meurtre. Cette fois, le véritable coupable passe aux aveux durant son interrogatoire.

Tony et Maggie (et Pete, incidemment) refont la peinture du bureau, remplaçant le jaune par du vert. Même si, à la fin de l’épisode, Maggie se demande si finalement le jaune n’était pas plus lumineux…

 

 

1.20  Four the Hard Way

 

NBC, 13 mars 1975

Produit par Leonard Katzman

Ecrit par William Kelley

Réalisé par Joseph Pevney

 

Paul Brinegar, Eddie Firestone et Shug Fisher

 

Petrocelli reçoit à son bureau trois visiteurs insolites : trois authentiques cow-boys, ou qui en ont en tout cas l’allure et le parler. Patch Dressler, Cy Bissell et Toot Gannon sont venus lui demander de défendre leur ami Clate Dobie, accusé du meurtre de Joe Tuttle, le mari de sa belle-fille Juno. Clate a été trouvé près du corps de Tuttle par Juno et les invités de la fête d’anniversaire qui se déroulait ce soir-là chez les Tuttle, où Clate venait de se disputer avec Joe. Affirmant qu’il avait trouvé Joe sur le sol et n’était pas responsable de son état, il s’est enfui devant les visages effrayés des témoins et s’est réfugié dans la montagne, avec son cheval. C’est là que les trois cow-boys emmènent Petrocelli, dont le postérieur se souviendra plusieurs jours durant de cette excursion à dos de cheval. Toujours est-il que Petrocelli accepte de s’occuper de l’affaire, croyant en la sincérité de Clate.

Le problème est que l’arme du crime est bientôt identifiée : il s’agit du Bowie knife de Clate, retrouvé dans la selle qu’il a emportée en s’enfuyant. Clate avait réuni ses maigres biens, décidé à quitter la maison où il occupait une chambre, à cause de sa dispute avec Joe. Il avait auparavant laissé une note à l’attention de sa fille, dans laquelle il écrivait que s’il restait plus longtemps sous le même toit que Joe… il finirait par le tuer. Il n’en faut pas davantage au D.A. Scholfield pour l’accuser de meurtre au premier degré. Petrocelli, cependant, acquiert bientôt la certitude que quelqu’un d’autre était passé dans la pièce où a eu lieu le meurtre, quelques minutes avant que Clate n’y bute sur le corps de Tuttle, entraînant dans sa chute un lot de bouteilles dont le fracas allait attirer l’attention des invités. L’avocat est donc en mesure de présenter au jury une version alternative du crime…

 

Strother Martin
Francesca Jarvis

 

William Bryant
John Crawford

 

Lina Raymond
Gloria LeRoy

 

Avec Strother Martin (Clate Dobie), Paul Brinegar (Patch Dressler), Eddie Firestone (Cy Bissell), Shug Fisher (Toot Gannon) et William Bryant (Brian Schofield), Lina Raymond (Juno Tuttle), Gloria LeRoy (Zazu O’Brien), John Crawford (Joe Tuttle), Francesca Jarvis (Agnes Macklin), Joe Rainer (Ron Weed), Rusty Lee (Murphy), Riley Hill (Judge Roy Parker), Doug Dudley (P.A. Announcer), Chuck M. Mulkern (jury foreman).

 

Un épisode au ton de comédie. L’intrigue criminelle elle-même reprend les conventions de la série (le client de Petrocelli a été retrouvé près du cadavre, l’arme du crime lui appartient et les circonstances sont contre lui) et ce sont les quatre avatars de cow-boys qui constituent l’attraction principale du show. On retrouve dans le rôle quatre habitués du western : Strother Martin, Shug Fisher et Eddie Firestone que l’on a vus dans plusieurs épisodes de Gunsmoke (notamment) et Paul Brinegar qui était Wishbone dans Rawhide. L’escapade de Petrocelli à dos de cheval dans le décor d’Arizona où furent filmés tant de westerns (dont certains épisodes de Gunsmoke et Bonanza) est une autre originalité notable de l’épisode ! D’ailleurs, pour son malheur (car il n’a pas apprécié du tout la cohabitation avec le cheval), ses quatre « amis » lui offrent une selle pour le remercier de ses services, et annoncent qu’ils vont bientôt lui apporter… un cheval.

 

 

1.21  Death in Small Doses

 

NBC, 27 mars 1975

Produit par Lou Morheim

Ecrit par Al Reynolds & John Dawson

Réalisé par Don Taylor

 

Barry Newman et George O'Hanlon, Jr

 

Petrocelli prend en charge la défense de Lewis Baldwin, un jeune homme accusé du meurtre de l’infirmière particulière de son grand-père, le riche George Baldwin. Ce dernier, propriétaire d’un ranch, est devenu impotent et son petit-fils a engagé Lucille Bates pour s’occuper de lui. L’infirmière s’est d’abord montrée compétente puis elle a vite abattu ses cartes, séduisant le petit-fils et négligeant peu à peu sa charge en provoquant ouvertement le « gamin », faisant venir au ranch son amant Archie LaSalle, qui s’est moqué de Lewis quand le jeune homme a tenté de reprendre le contrôle de la situation. On a finalement retrouvé l’infirmière morte, une seringue plantée à la base du cou, mais le grand-père également, mort dans son lit. Lewis Baldwin, qui a été arrêté en plein désert après s’être enfui du ranch, dit à Petrocelli qu’il a paniqué après avoir découvert le corps de Lucille Bates, et il semblait sincèrement ignorer la mort de son grand-père. Pour le D.A. Melvin Pollack, Lewis Baldwin est l’assassin. Petrocelli questionne le régisseur du ranch, Martin Granger, qui admirait George Baldwin et ne cache pas son mépris pour le petit-fils, plus préoccupé de lectures que du travail du ranch, faible de surcroît. Une nuit, un tireur caché dans l’ombre tire plusieurs coups de feu en direction de Petrocelli et de Maggie. L’amant, Archie, semble peu affecté par l’affaire, y compris la mort de sa maîtresse. Petrocelli s’interroge sur les seize minutes écoulées entre le moment où Granger dit avoir découvert George Baldwin mort et le moment où il a prévenu la police. Le régisseur dit s’être simplement recueilli auprès du corps de son patron, pour encaisser le coup, mais Petrocelli en doute ; il pense que le pilulier journalier de Baldwin a été manipulé et que Granger a modifié la scène de crime avant de prévenir la police. A lui de faire éclater la vérité au sein du tribunal…

 

Stephen Elliott
Elizabeth MacRae

 

Robert Mandan
Paul Shenar

 

George O'Hanlon, Jr
Fred Ashley

 

Avec Stephen Elliott (Martin Granger), Robert Mandan (Sheriff Arnheit) et Michael Baseleon (Melvin Pollack), Paul Shenar (Archie LaSalle), George O’Hanlon, Jr (Lewis Baldwin), Elizabeth MacRae (Lucille Bates), Torin Thatcher (George Baldwin), Fred Ashley (Patrick O’Mahoney), Arnold Jeffers (Judge Seton), Tony Moreno (Flavio Verdicchio), Lowell Gleason (bailiff), Melvin Todd (motel manager), Cody Diamond (guard).

 

Un épisode tourné en début de saison, avant que Leonard Katzman ne prenne les rênes de la production. Le premier récit des faits par Lewis Baldwin est particulièrement long, ne présentant pas seulement le crime mais l’enchaînement de circonstances qui l’a précédé, depuis l’engagement de l’infirmière. Plusieurs scènes ont été doublées en post-synchronisation et la correspondance entre le dialogue et les mouvements des lèvres n’est pas toujours excellente (Petrocelli parlant avec Pete et Maggie devant le Palais de Justice, Petrocelli parlant avec Pollack en extérieurs puis dans les lavabos du Palais de Justice).

La scène où Maggie dépose Petrocelli devant le Palais de Justice et lui réclame un baiser avant qu’il ne s’éloigne est aussi utilisée dans l’épisode 1.10.

 

 

1.22  A Night of Terror

 

NBC, 2 avril 1975

Produit par Leonard Katzman

Ecrit par William Kelley

Réalisé par Bernard McEveety

 

Lois Nettleton et Barry Newman

 

Mrs Brancussi, une femme discrète et simple, engage Petrocelli pour défendre sa fille, accusée de meurtre. Il s’agit de Gloria Kane, connue comme la petite amie du gangster Leo Roman, et la victime est précisément ce dernier. Pour le procureur, Sam Murkland, l’affaire est claire : Gloria et Leo se sont disputés au cours d’un dîner chez Roman, elle est rentrée chez elle, il l’a suivie, a insisté pour qu’elle lui ouvre, est finalement entré de force, elle l’attendait avec un revolver et l’a tué. Gloria, cependant, affirme n’avoir pas tiré. Elle a presque perdu connaissance quand Leo a forcé sa porte violemment ; ils ont tous les deux roulé à terre, elle tenait bien une arme à ce moment-là, pour se défendre éventuellement, et la balle qui a tué Leo est bien sortie de cette arme, pourtant elle n’a pas tiré. Leo, dit-elle, pensait qu’il y avait un contrat sur sa tête. C’est pourquoi Petrocelli rend visite à Augie Briola, un autre gangster, pour lui demander si ce contrat venait de lui. Audacieuse approche, qui vaut à Petrocelli une certaine admiration mais aussi, peu de temps après, un avertissement destiné à lui faire prendre conscience que Briola ne veut pas être embarrassé par la publicité qu’il pourrait lui faire en défendant Gloria. Entre-temps, Petrocelli a découvert que Gloria recevait de l’argent de la pègre depuis treize ans ; elle avoue qu’en effet elle « travaillait » pour Augie Briola, et sa relation avec Leo était, au début du moins, une mission commandée. Autre révélation, dont Gloria cette fois n’avait pas connaissance : un témoin a assisté au meurtre de Leo Roman. Mais il ne déposera pas devant un tribunal : Fred Kistler est cambrioleur, il se trouvait chez Gloria, personne ne l’a vu mais lui a tout vu. Il confirme que Gloria n’a pas tiré, mais il n’en dit pas plus. La vérité viendra d’une autre source encore : un voisin, Robert Miller, qui témoigne que l’ascenseur par lequel le liftier Erik Frost a fait monter Leo Roman jusqu’à l’appartement de Gloria Kane ce soir-là a tardé à redescendre…

 

Lois Nettleton
W.L. Le Gault
Med Flory

 

Morgan Woodward
Alan Fudge
Jim Boles

 

Peter Mark Richman
Joseph Mell
Claudia Bryar

 

Avec Lois Nettleton (Gloria), Peter Mark Richman (Leo Roman), Morgan Woodward (Augie Briola), W.L. Le Gault (Fred Kistler) et Alan Fudge (Sam Murkland), Joseph Mell (Erik Frost), Claudia Bryar (Mrs Brancussi), Med Flory (Robert Miller), Jim Boles (Judge), Walker Edmiston (court clerk), Katharine Holcomb (Sue), Sandy Rosenthal (Einhorn), Evans Thornton (Judge Baker), Michael Alexander (Assistant D.A.).

 

Entre la première séquence (le meurtre) et la suivante est placée une scène de tribunal où le juge propose à Petrocelli de décider lui-même la peine de son client ; il propose 100 $, le juge suggère 50. Cette scène a déjà été utilisée dans le téléfilm pilote.

Le gag de l’horodateur revient deux fois : la première, Petrocelli dépose sur son pare-brise un papier disant que son camion est un véhicule officiel en mission ; la seconde, il est prêt à mettre une pièce mais voit que l’horodateur lui accorde du temps, payé par le précédent utilisateur : sa pièce finira cependant dans un horodateur voisin, au grand dam du policier qui s’apprêtait à dresser une contravention au véhicule garé là.

L’appartement de Gloria Kane ressemble beaucoup à un appartement souvent vu dans Mannix.

 

 

Tag(s) : #Guide d'épisodes, #Guide d'épisodes 1970s

Partager cet article

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :