Série américaine de 90 épisodes de 45’ et 4 de 90’ diffusée entre le 23 janvier 1983 et le 8 mars 1987 sur NBC. Diffusion française : TF1 à partir du 1er juillet 1984.

 

Avec George Peppard (John « Hannibal » Smith), Mister T (Rosco Baracus, dit « Barracuda »), Dirk Benedict (Templeton Peck, dit « Le Futé »), Dwight Schultz (H. M. Murdock, dit « Looping »). Et avec Melinda Culea (Amy Amanda Allen, dite « Triple A » - saisons 1 et 2), Marla Haesley (Tawnia Baker - saisons 2 et 3), Eddie Velez (Frankie « Dishpan » Santana - saison 5), Robert Vaughn (Général Hunt Stockwell - saison 5), William (Bill) Lucking (Colonel Lynch - saisons 1 et 3), Lance LeGault (Colonel Roderick Decker - saisons 2 à 4), Carl Franklin (Capitaine Crane - saisons 2 à 4), Charles Napier (Colonel Briggs - saison 3), Jack Ging (Général Harlan « Bull » Fullbright - saison 4), Judith Ledford (Carla - saison 5).

 

 

A voir aussi : Le dossier Agence Tous Risques

 

Le guide des épisodes (en cours) :

saison 1  -  saison 2  -  saison 3  -  saison 4  -  saison 5

 

Saison 5

(1986-1987)

 

La saison du lifting : à nouveau concept, nouveau générique, nouvel arrangement de la musique, nouvelle image. La collaboration des studios Disney pour l’enregistrement du son prélude à leur future implication dans Les Cent vies de Black Jack Savage. Cannell et Lupo ne signent qu’un épisode chacun et aucun nouveau scénariste n’est engagé. Les histoires sont souvent parodiques, comme « The Say Uncle Affair » qui souligne l’influence de l’espionnage Sixties ou « Match au sommet » qui reprend l’idée d’un long-métrage de John Huston. On peut regretter le manque d’originalité des scénarios mais on notera la volonté de revenir aux sources du concept avec plusieurs épisodes centrés sur la vie privée des héros et l’origine de leur vie de fugitifs. Le drapeau américain est mis en exergue par un générique toujours aussi explosif, soulignant la nature « patriotique » de l’Agence et de ses missions, souvent à l’étranger.

 

Robert Vaughn et Judith Ledford, deux nouvelles recrues

Eddie Velez, alias Frankie Santana, nouveau membre de l'équipe

 

 

5.1. Dishpan Man (Un Témoin capital)

NBC, 26 septembre 1986 - TF1, 7 avril 1988

Scénario : Stephen J. Cannell. Réalisation : Tony Mordente.

Avec Robert Vaughn (Général Stockwell), Eddie Velez (Frankie Santana), Sandy McPeak (Curtis), David A. Hess (Ben Al Fradeen), Fernando Escando (Colonel Morales), Judith Ledford (Carla, l'assistante de Stockwell), Stanley Brock (le producteur Rubinick), Marc Tubert (le pilote), Hector Jaime Mercado (le co-pilote), Andrew Divoff, John Durbin (Ramon Soulay), Richard Whitaker (Able Three), Patrice Chanel (journaliste), Thomas Stoviak (infirmier), Douglas Johnson (infirmier), Houchang Touzie (Akim), Frank Moon (docteur), Robert Gallo (contrôleur), Kally Lynn Pushkin (Melinda), Teru Mophie (Margaret).

Le Général Stockwell enlève Hannibal, légèrement blessé durant un tournage alors qu’il réalisait une cascade préparée par Frankie Santana, et menace de le livrer à la justice si l'Agence ne libère pas un avion détourné par des pirates de l'air dans un aéroport espagnol. Mais il offre aussi d'aider l'équipe à retrouver le seul homme capable de les laver des accusations qui pèsent sur eux : l’un des passagers de l’avion en effet est l’ex-Capitaine Curtis, que tout le monde croyait mort au Vietnam et qui est le seul homme encore en vie capable de confirmer l’innocence de l’Agence dans le crime pour lequel on les poursuit depuis la guerre. L’occasion est trop belle et toute l’équipe accepte la mission. Il faut bien sûr endormir Barracuda pour le parachuter au-dessus de l’Espagne mais c’est un détail. Une fois là-bas, avec le concours en effets spéciaux de Frankie, l’Agence parvient à libérer les otages et à ramener Curtis vivant. Mais, coup de théâtre : au lieu d’innocenter l’Agence, il déclare avoir vu Hannibal et ses amis assassiner le Colonel Morrison ! Stockwell les fait alors mettre aux arrêts, bien loin de leur accorder la réhabilitation rêvée. Tous ? Non : Looping est parti faire des courses et est laissé derrière…

Cet épisode et les deux suivants forment un triptyque qui repose sur le crime dont furent accusés les membres de l'Agence tous risques et qui fit d'eux des hors-la-loi. Il pose aussi les bases d'une nouvelle formule qui, hélas, n'aura pas vraiment eu le temps de faire ses preuves. Sandy McPeak a été le chef de James Farentino dans Tonnerre de Feu.

 

5.2. Trial By Fire (Condamnation)

NBC, 3 octobre 1986 - TF1, 8 avril 1988

Scénario : Tom Blomquist. Réalisation : Les Sheldon.

Avec Robert Vaughn (Stockwell), Eddie Velez (Frankie Santana), Lance LeGault (Colonel Decker), David Ackroyd (Major Laskov), Byrne Piven (Benjamin Conway), Sandy McPeak (Josh Curtis), J.A. Preston (le Juge), Dana Lee (Chun Van Quyet), Robert Darnell (le Général), Judith Ledford (Carla), Adam Gregor (Marco Benton), Richard Newton (Sawyer), Tiiu Leek (la journaliste du teaser), Rod Britt (garde), Lisa Mordente (hôtesse), Guy Christopher (Colonel Morrison).

Hannibal, Peck et Barracuda passent en cour martiale à la prison militaire de Fort Owen. Ils sont accusés du meurtre du Colonel Morrison en 1971. Le Major Laskov arrive au fort pour mener l’accusation et le Général de Fort Owen lui rappelle combien la condamnation de l’Agence Tous Risques est importante pour l’image de l’armée. Sollicité par Frankie Santana, le grand avocat Benjamin Conway a accepté d’assurer la défense des accusés, bien qu’il soit pessimiste sur ses chances de leur obtenir un acquittement. Ils risquent le peloton d’exécution. Laskov fait témoigner certains hommes qui ont eu affaire à eux, quand bien même leur honnêteté est sujette à caution, comme Marco Benton, et appelle aussi le Colonel Decker qui déclare qu’il croit les accusés capables de ce dont on les accuse. L’hypothèse est plus plausible encore lorsque l’on apprend, devant la cour martiale, que Morrison travaillait secrètement pour l’ennemi.

Libre, Looping s’allie avec Frankie, malgré sa méfiance à son égard, afin de retrouver un témoin clé, Chun Van Quyet, qui était le contact de Morrison côté communiste et qui tient aujourd’hui un restaurant à Los Angeles. Lorsque l’on apprend que Curtis a été renversé par une voiture, et tué, Quyet reste le seul témoin des faits en 1971. Ils amènent Quyet devant la cour. Mais, nouveau coup de théâtre, Quyet déclare n’être pas en mesure d’innocenter les accusés ; en revanche, il affirme que Morrison se méfiait d’eux parce qu’il les craignait, en raison notamment de leur patriotisme. L’effort de Looping et Frankie se retourne donc une nouvelle fois contre Hannibal, Peck et Barracuda. Au terme de ses délibérations, la cour martiale les déclare coupables de meurtre et les condamne à être exécutés…

Dwight Schultz, Judith Ledford et Robert Vaughn

 

5.3. Firing Line (Exécution)

NBC, 10 octobre 1986 - TF1, 11 avril 1988

Scénario : Frank Lupo. Réalisation : Michael O'Herlihy.

Avec Robert Vaughn (Stockwell), Eddie Velez (Frankie Santana), Frank McCarthy (Capitaine Underwood), Judith Ledford (Carla), Rodney Saulsberry (Sgt Reger), John Durbin (Ramon Soulay), Dan Tullis (soldat Nelson), Andrew Divoff, Tiiu Leek (la journaliste du teaser), Katherine Heard (infirmière), Dan Woren (sergent), Tony Ciccone (infirmier), Alison Rinehart (la fille en bikini), Bill Dyer (Père Stellini). Et avec Charles Picerni (un homme du Général – non crédité).

Le peloton d'exécution pour Barracuda, Hannibal et le Futé

Father Murdock essaie désespérément d'apporter le salut à ses amis

Hannibal, Peck et Barracuda sont gardés dans une prison militaire sur une île au large des côtes californiennes, d’où il est impossible de s’évader. Ils doivent être exécutés ce samedi à huit heures du matin. Looping réussit à s’échapper de l’hôpital des vétérans et à contacter Frankie. Tous deux neutralisent deux hommes que le Général a envoyés après eux et les ramènent jusqu’à l’avion du Général, que Looping veut obliger à intervenir pour sauver ses amis. Ils sont malheureusement gazés et se réveillent dans une ruelle. Ils jouent alors une autre carte : le Père Stellini est attendu sur l’île pour recueillir les dernières paroles des condamnés. Looping prend donc sa place.

En arrivant sur l’île, il croise le Général Stockwell qui vient de rendre visite aux prisonniers pour leur faire une proposition : travailler pour lui en effectuant des missions spéciales, dans le plus grand secret. Il ne leur propose cependant aucun moyen d’évasion, comptant sur leur ingéniosité pour régler ce détail. Looping arrive jusqu’à ses amis… mais pas plus loin : le Capitaine Underwood le démasque en effet et le fait raccompagner à son bateau. Le vrai Père Stellini en effet est revenu à lui et fait à son tour son arrivée : dans la soutane, toutefois, ce n’est pas le Père mais Frankie, qui complète donc la tentative de Looping en donnant aux condamnés des poches de faux sang puis en remplaçant, à l’armurerie, les balles du peloton d’exécution par des balles à blanc.

Hannibal, Peck et Barracuda sont donc bien exécutés à l’heure prévue. Mais leurs corps disparaissent ensuite de la morgue de la prison et sont rapatriés sur le continent par les hommes du Général. Celui-ci apprend aux ressuscités que c’est très certainement Josh Curtis qui a assassiné le Colonel Morrison au Vietnam, pour couvrir son trafic d’armes ; il a ensuite été tué par son associé, Ramon Soulay, qui s’apprête à quitter le pays. L’Agence neutralise le Général pour rouler à vive allure jusqu’à Soulay, qu’elle n’a aucun mal à capturer.

Hannibal et ses amis s’installent alors dans la somptueuse résidence que leur propose Stockwell en Virginie. Frankie les accompagne puisque, ayant aidé l’Agence à disparaître mystérieusement, il est désormais recherché. Et Looping les rejoint bien vite, porteur d’une heureuse nouvelle : il est officiellement déclaré sain d’esprit et rendu à la vie civile !

Le gag du chien de Looping est repris dans l’épilogue : mais cette fois ce n’est pas un chien invisible que Looping (officiellement guéri, rappelons-le) introduit dans la maison, c’est une meute de chiens bien réels !

Hannibal à Soulay qui s’étonne qu’ils soient bien vivants alors qu’on les a exécutés le matin même : « C’est vrai, mais c’était pour rire ! ».

Robert Vaughn et Dwight Schultz

 

5.4. Quarterback Sneak (Match au sommet)

NBC, 17 octobre 1986 - TF1, 12 avril 1988

Scénario : Paul Bernbaum. Réalisation : Craig R. Baxley.

Avec Robert Vaughn (Stockwell), Eddie Velez (Frankie Santana), Judith Ledford (Carla), Bo Brundin (Strasser), Lyman Ward (Eisler), Ray Reinhardt (Brecht), Joe Namath (T. J. Bryant), Alan Autry (Mike ‘The Hammer’ Horn), Jim Brown (Steamroller), Judy Geeson (Marlena Strasser), John Matuszak (Davey Miller), Anna Rapagna (Maggie), Peter Frankland (Garde #2), Frank Holms (Agent), Michele Hart (Reporter), Marlon McGamn (Susan), Raymond Elmendorf (Garde #1), Robert Anton (Garde), Sven-Ole Thorsen (Rolf), George Fisher (Garde #3).

Le Dr Strasser, un scientifique est-allemand, souhaite passer à l’Ouest. Il apporterait avec lui la formule d’un produit dangereux qu’il a baptisé Victoire, mais il refuse de partir sans sa femme, constamment surveillée. Stockwell demande à l’Agence de partir en Allemagne de l’Est, Hannibal se faisant passer pour le propriétaire d’une équipe de football mettant au défi l’équipe est-allemande supervisée par Eisler et Brecht. Barracuda recrute d’anciennes connaissances pour constituer l’équipe autour de lui, le but n’étant pas de disputer réellement un match mais simplement d’entrer à l’Est. Malheureusement, le match doit bien avoir lieu pour permettre à l’équipe de libérer la femme de Strasser…

Une parodie de A Nous la victoire de John Huston (avec Sylvester Stallone), mais aussi des machinations de Mission Impossible au-delà du Rideau de fer. Looping, obsédé par les caleçons, se déguise en agent secret de la guere froide (imperméable et chapeau) et se baptise… N° 6. Il cherche d’ailleurs à contacter le N° 1 par téléphone.

Mister T avec John Matuszak

Mister T entouré de (de gauche à droite) John Matuszak, Joe Namath, Jim Brown et Alan Autry

 

5.5. The Theory of Revolution (Théorie de la révolution)

NBC, 24 octobre 1986 - TF1, 13 avril 1988

Scénario : Steven L. Sears et Burt Pearl. Réalisation : Sidney Hayers.

Avec Robert Vaughn (Stockwell), Eddie Velez (Frankie Santana), Judith Ledford (Carla), Castulo Guerra (Martien, en VF Martineau), Alejandro Rey (Commandant), Tasia Valenza (Bonita Gallegos), Pepe Serna (Tomas Jefferson), Vladimir Skomarovsky (Anatoly Terensky), Geno Silva (Chico Alvarez), Peter Brown (Burke), Blake Conway (le petit frère de Bonita), Carlos Cervantes (un soldat de Martien), Damon Clark (agent américain), Charles Howerton (agent américain).

Trois agents de la CIA sont faits prisonniers puis séquestrés dans l’île de San Marcos par le dictateur Alexandre Martien. L’Agence est chargée de délivrer les agents et de détruire un bateau bourré de matériel sophistiqué avant qu’il ne soit utilisé par Martien ou par ses alliés russes. Un sous-marin emmène l’équipe à proximité de l’île. Dès leur arrivée, Hannibal et ses amis sont témoins d’un raid des hommes du dictateur dans un village et Frankie ne peut s’empêcher de voler au secours d’une paysanne, Bonita, ce qui joue en leur faveur quand ils tombent aux mains des rebelles en lutte contre la dictature. Le Futé est envoyé en mission dans le but d’être capturé et emprisonné avec les agents américains ; il porte sur lui un émetteur dont le signal permet à Hannibal et Barracuda d’envoyer une roquette sur la prison et de faire évader le Futé et les agents. Martien, cependant, fait arrêter des villageois et veut en pendre plusieurs pour l’exemple, dont Bonita et Tomas Jefferson. L’Agence décide donc de mettre de nouveau sa vie en jeu pour sauver les paysans. Et, tant qu’à faire, autant mettre hors d’état de nuire le dictateur lui-même…

Mister T et Eddie Velez (Barracuda et Frankie)

 

5.6. The Say Uncle Affair (Une vieille amitié)

NBC, 31 octobre 1986 - TF1, 14 avril 1988

Scénario : Terry D. Nelson. Réalisation : Michael O'Herlihy.

Avec Robert Vaughn (Stockwell), Eddie Velez (Frankie Santana), Judith Ledford (Carla), David McCallum (Ivan Trigorin), Toni Attell (Reynolds), James Saito (Kwai Li), Eric Goldner (Borofsky), Debra Sandlund (guide des studios), Robert Covarobins (officier cubain), Wendy Gordon (présentatrice télé), David Gamburg (garde russe), Jon Pare (Assistant Réalisateur), April Wayne (Lydia), Pearl Huang (serveuse chinoise).

Eddie Velez face à Robert Vaughn et George Peppard

Stockwell est kidnappé par une vieille connaissance de l'époque de la guerre froide, Ivan Trigorin, et son assistante Carla demande à l'Agence de le retrouver dans les 36 heures sinon toutes ses opérations seront annulées - y compris son marché avec l'Agence Tous Risques. Ivan, officiellement professeur de psychologie à Oxford, travaille en fait pour les Chinois qui veulent récupérer un avion soviétique volé et caché par l’Agence. Hannibal et son équipe s’introduisent dans le Consulat chinois à la recherche d’informations, sans succès. En tentant d’approcher Trigorin après l’une de ses conférences, Frankie est mis au tapis par le bonhomme. L’Agence découvre tout de même que Stockwell est probablement gardé dans un hôpital psychiatrique. Quelques appareils et un sens certain de la mise en scène permettent de simuler un tremblement de terre qui oblige Trigorin et le Chinois Kwai Li à évacuer le Général. Hannibal se hisse alors à bord de l’hélicoptère où ont pris place les trois hommes et persuade Trigorin qu’il peut le conduire à l’avion soviétique, qu’il a caché… dans les studios de cinéma !

Robert Vaughn retrouve ici David McCallum, son complice dans Des Agents très spéciaux, avec lequel il avait déjà réuni le duo originel dans le téléfilm Le Retour des Agents très spéciaux en 1983. Le titre français ne rend pas l'allusion présente dans le titre original : l'Uncle était l'organisation à laquelle appartenaient Solo et Kuryakin dans la série des années soixante, et les titres de tous les épisodes se terminaient par le mot 'Affair'. Le montage reprend deux gimmicks de la série Des Agents très spéciaux : le panoramique filé entre les séquences (et son effet sonore) et l’effet de flou de chaque fin d’acte.

Robert Vaughn et David McCallum : the Men from UNCLE reunited

David McCallum et James Saito face à George Peppard

 

5.7. Alive At Five (Mort sur ordonnance)

NBC, 7 novembre 1986 - TF1, 15 avril 1988

Scénario : Bill Nuss. Réalisation : Craig R. Baxley.

Avec Robert Vaughn (Stockwell), Eddie Velez (Frankie Santana), Valerie Wildman (Sally Vogel), Richard Romanus (Tommy Tedesco), Red West (Brooks), Linden Chiles (Notting), Dennis Fimple (Cates), Paul Sylvan (Brick Peterson), Lora Staley (la journaliste d’UBS News), Robert Miano (Stark), Mike Lally (le réalisateur), Parker Whitman (Chef Larry Watkins), Hope North (Nadia), Jim McIntyre (adjoint), Dick Durock (gorille de Tedesco – non crédité).

Alors que Futé essaie de quitter l'équipe, ne supportant plus d’être assujetti à la volonté de Stockwell, l’Agence est chargée de récupérer Sally Vogel, une journaliste d’UBS News qui s’est introduite incognito dans le repaire du gangster Tommy Tedesco en devenant sa petite amie. Après l’avoir sauvée en simulant un incendie et en se faisant passer pour des pompiers, l’Agence apprend d’elle que Tedesco a engagé un tueur pour supprimer Brick Peterson, le nouveau chef du syndicat des camionneurs. En attendant, le van de Barracuda étant immobilisé, il faut trouver un moyen de quitter la vallée que Tedesco tient sous son emprise, police comprise. Le shérif Brooks fait arroser de balles la maison du fermier Cates chez lequel l’Agence cherche à téléphoner et l’équipe s’enfuit dans le vieux camion du bonhomme. Peu de temps après, ils tombent aux mains de Tedesco, mais pour un moment seulement : une fois maîtrisé, le gangster leur fournit un excellent laisser-passer qui leur permet d’arriver jusqu’au meeting de Brick Peterson afin d’arrêter le tueur engagé par Tedesco avant qu’il n’accomplisse son forfait…

Les fans de Cannell n’auront pas laissé échapper le clin d’oeil : Richard Romanus campait déjà le gangster Tommy Tedesco dans le pilote de Timide et sans complexe, six ans plus tôt. Dennis Fimple fut l'un des acteurs réguliers des premiers épisodes de Matt Houston.

Valerie Wildman, Richard Romanus et Linden Chiles (au premier plan)

 

5.8. Family Reunion (Réunion de famille)

NBC, 14 novembre 1986 - TF1, 18 avril 1988

Scénario : Steven L. Sears. Réalisation : James Darren.

Avec Robert Vaughn (Stockwell), Eddie Velez (Frankie Santana), Jeff Corey (A.J. Bancroft), Terri Treas (Evelyn Bronson, la fausse Ellen Bancroft), Beau Billingslea (Owens), Anna Rapagna (Kendall, l’assistante de Stockwell), Claire Kirkconnell (Ellen Bancroft), John Carter (Jacob Edwards), Lou Felder (Ted, le président de la commission), Cory McClendon (Sœur Margaret), Joe Faust (Capitaine).

Avec Jeff Corey (au centre)

A.J. Bancroft, un génie de la finance qui a fui le pays pour échapper aux conséquences de ses activités frauduleuses, est prêt à livrer à Stockwell des informations de nature à démasquer des politiciens véreux en échange de retrouvailles avec sa fille Ellen, qu’il n’a pas vue depuis vingt ans. Il exige que sa protection soit confiée à l’Agence Tous Risques. Celle-ci prend donc livraison de Bancroft et se met à la recherche de sa fille. Mais celle que Frankie et Barracuda ramènent de l’appartement d’Ellen Bancroft est en réalité Evelyn Bronson, engagée par un nommé Owens pour tuer Bancroft. Hannibal fait échouer ce plan et Evelyn accepte d’aider à prendre Owens, qui avoue avoir été engagé par Jacob Edwards, un homme influent qui s’apprête à devenir le conseiller financier du Président des Etats-Unis. Le retour de Bancroft peut mettre au jour la complicité ancienne d’Edwards avec Bancroft et ruiner ses ambitions politiques. L’Agence réussit néanmoins à récupérer la vraie Ellen Bancroft. Ses sentiments sont mitigés à l’égard de son père. Mais Murdock a lui-même un problème épineux qui met à l’épreuve sa loyauté et son amitié envers le Futé : Bancroft en effet lui a confié être le père du Futé, mais il tient à le lui annoncer lui-même. Murdock a bien du mal à ne rien dire. Lorsque Bancroft, très malade, meurt brusquement, Murdock se sent délié de sa promesse de silence mais le Futé lui en veut de n’avoir rien dit. Et Owens et ses hommes ont tôt fait de retrouver leurs traces…

Un épisode d’une rare intensité dramatique pour Murdock et le Futé, dont l’amitié est mise à l’épreuve.

James Darren, partenaire de William Shatner dans Hooker, était l'un des héros d'Au Coeur du Temps dans les années soixante. A noter que "Réunion de famille" était déjà le titre français de l'épisode 4.21.

 

5.9. The Crystal Skull (Le Crâne de cristal)

NBC, 28 novembre 1986 - TF1, 20 avril 1988

Scénario : Bill Nuss. Réalisation : Michael O'Herlihy.

Avec Robert Vaughn (Stockwell), Eddie Velez (Frankie Santana), Sam Hiona (Chef Walekino), Manu Tupou (Chef Sikahama), Art Tizon (Kolou), Rochelle Ahsana (Leesa), Jack Verbois (McVee), Barry Pierce (mercenaire australien), Peter Iacangelo (Frère Francisco), Jeffrey Alan Chandler (Frère Marino), Aki Aleong (le chef des trafiquants), Charles Hyman (le trafiquant au fouet), Jennifer Green (Australienne), Richard Herkert (indigène #1), Titus Napoleon (indigène #2).

Eddie Velez (Frankie) et Dirk Benedict (Futé) : l'habit fait-il le moine ?

Alors qu'ils essaient de ramener à Stockwell un crâne de cristal aux orbites incrustées de rubis qui doit être remis par le Président des Etats-Unis à un roi du Moyen-Orient au cours d’un diner officiel, le Futé, Looping et Frankie doivent sauter en parachute au-dessus d’une île peuplée d’indigènes primitifs. La descente de Looping avec un fusil mitrailleur et le crâne en cristal fait sensation et persuade la tribu qu’il est un dieu venu du ciel. Des moines établis dans un monastère prétendent cependant le contraire et Looping doit se soumettre à l’épreuve du feu afin de prouver qu’il est un dieu : il marche donc sur des pierres chauffées au rouge, épreuve qu’il passe avec brio grâce à un onguent préparé par Frankie. Mais les moines sont en réalité des trafiquants qui font travailler les indigènes de l’île voisine comme des esclaves dans une mine de diamants. Quand ils s’emparent du crâne en cristal, l’Agence n’a d’autre choix que de leur faire une petite guerre pour le récupérer, Hannibal et Barracuda ayant entre-temps rejoint leurs amis par la voie des eaux. Et ce n’est rien encore car des mercenaires australiens qui ont poursuivi l’Agence depuis le bush débarquent à leur tour, bien décidés à remettre la main sur le crâne que l’Agence leur a volé…

Aki Aleong, que l’on voit dans de nombreuses séries, dont Kung Fu, est aussi l’âme damnée de Nathan Bates dans V: la série.

Looping, Barracuda et Hannibal mettent Leesa (Rochelle Ahsana) à l'abri

Dwight Schultz, George Peppard et Jack Verbois

 

5.10. The Spy Who Mugged Me (Lame de fond)

NBC, 12 décembre 1986 - TF1, 21 avril 1988

Scénario : Paul Bernbaum. Réalisation : Michael O'Herlihy.

Avec Robert Vaughn (Stockwell), Eddie Velez (Frankie Santana), Karen Kopins (Dominique Conré), Roy Dotrice (Charles Jourdan), Kai Wulff (Krueger), Marianne Marks (Miss Trench / Able 10), Professeur Toru Tanaka (Frobe), Maurice Marsac (Frédéric), Nick Faltas (Kamal), Ronan O'Casey (Ambassadeur Moore), Marius Mazmamian (le croupier), Bill Dyer (Douglas), Elias Jacobs (Col. Safir), Jean Lubin (employé), Robin Sims (enseigne Maxwell), Renata Scott (comtesse), Ron Barker (capitaine).

Stockwell soupçonne Charles Jourdan d’être le Jaguar, un terroriste des plus dangereux. L’Agence doit découvrir qui est la cible du prochain attentat programmé sous le nom de code « Lame de fond ». Pour cela, Hannibal et compagnie se rendent à Monte-Carlo où Jourdan est directeur d’un hôtel et Looping se fait passer pour un riche playboy qui essaie de séduire Dominique, la compagne de Jourdan, sous le nom de Ross, Logan Ross. C’est sous ce nom qu’opérait un précédent agent de Stockwell, tué par une bombe à l’instigation de Jourdan. Le retour de Ross met évidemment ce dernier sur ses gardes et l’Agence essaie de glaner des informations pendant que Jourdan a les yeux tournés vers Ross. Ils parviennent ainsi à empêcher l’assassinat de l’ambassadeur Moore pendant un opéra, et ne tardent pas à neutraliser Jourdan. Mais ils découvrent alors que celui-ci n’est pas le Jaguar et qu’un autre assassinat est sur le point d’être commis…

Le titre original parodie celui d'un James Bond, The Spy Who Loved Me (L'Espion qui m'aimait). Il deviendra The Spy Who Shagged Me (L'Espion qui m'a tirée) au cinéma, pour l'un des films mettant en scène Austin Powers. Karen Kopins était l'une des actrices choisies pour incarner les nouvelles Drôles de dames. Elle sera l'une des petites amies de Bobby dans Dallas. Roy Dotrice, acteur britannique, est le père de la Bête dans La Belle et la Bête.

 

5.11. The Point of No Return (Le Point de non retour)

NBC, 19 décembre 1986 - TF1, 19 avril 1988

Scénario : Burt Pearl. Réalisation : Robert Bralver.

Avec Robert Vaughn (Stockwell), Eddie Velez (Frankie Santana), Judith Ledford (Carla), Rosalind Chao (Alice Heath), Soon-Teck Oh (Byron Chin), Dustin Nguyen (Bobby), Nancy Kwan (Lin Wu), Clive Rosengren (le conducteur de pousse-pousse), Dale Ishimoto (Fong), Shelly Desai (Rajiv), Bob Kino (Luk Toy), Pamela Kwong (Iris), Nathan Jung (Chi), Tau Logo (Chang).

Avec Dustin Nguyen (à droite)

Hannibal est porté disparu à Hong Kong où il recherchait seul un stock de plutonium volé. Ses compagnons obligent Stockwell à les emmener avec eux dans sa mission de recherche, dont l’objectif principal est de retrouver le Colonel pour les membres de l’Agence mais de mettre la main sur le plutonium pour le Général. Sur place, ils entrent en contact avec Alice Heath, qui était l’agent de liaison d’Hannibal, mais également avec un conducteur de pousse-pousse, Bobby, qui porte au cou la plaque militaire d’Hannibal. Bobby affirme que le Colonel l’a lui a confiée en disant n’avoir confiance en personne, pas même Alice. Celle-ci en effet se révèle complice de Byron Chin et Lin Wu, qui s’apprêtent à vendre le plutonium. En se servant d’elle, Stockwell et l’Agence parviennent à retrouver Hannibal en vie puis à remonter jusqu’au plutonium…

Dustin Nguyen sera l'un des jeunes flics de 21 Jump Street.

 

5.12. The Grey Team (La Guerre des étoiles)

NBC, 30 décembre 1986 - TF1, 22 avril 1988

Scénario : Tom Blomquist. Réalisation : Michael O'Herlihy.

Avec Robert Vaughn (Stockwell), Eddie Velez (Frankie Santana), Moya Kordick (Paula Anderson), Lew Ayres (Bernie Greene), Tony Steedman (Sarnoff), Michael Shannon (Randy Anderson), John McLiam (George Nemchek), Paula Victor (Iris Vosburgh), Lynn Longos (Olga), Nick Angotti (agent du FBI), Paul Petersen (l’intervieweur), Eddie Quillan (vieil homme), Roger Harris (membre du personnel), Leigh Kilton (Erica), Allan Graf (l’autre agent du FBI), Bob Orrison (conducteur de bus).

Ayant surpris une conversation téléphonique dans laquelle son père promettait de remettre à un agent soviétique des documents secret défense concernant la Guerre des Etoiles, Paula Anderson, une adolescente, s’enfuit de chez elle en emportant l’attaché-case de son père contenant les documents en question. Poursuivie par deux hommes en voiture, elle se réfugie chez un retraité qu’elle connaît, Bernie Greene, qui cesse de douter de son histoire quand les deux hommes essaient de s’introduire chez lui. Ils réussissent à s’enfuir grâce à l’intervention de Barracuda et Frankie qui interceptent les deux hommes, en fait deux agents du FBI. Stockwell a en effet chargé l’Agence de retrouver Paula ; son père n’est pas un traître comme elle le pense mais un agent chargé de tendre un piège à Sarnoff, responsable du KGB. Bernie emmène Paula à la maison de retraite de Silver Creek afin de demander l’aide de son vieil ami George Nemchek, un homme plein de ressources. Quand Barracuda et Frankie se présentent en demandant Bernie, ils sont accueillis par une armée de retraités qui les assaillent. Pendant ce temps, Looping se fait passer pour un scientifique travaillant sur la Guerre des Etoiles et s’arrange pour être enlevé par la belle Olga, agente du KGB et titulaire d’un doctorat…

Cet épisode était sans doute prévu pour être le dernier. Looping y porte un tee-shirt sur lequel est écrit 'Fini' (fini), alors que dans l'épisode 5.13 il porte l'inscription 'Almost Fini' (presque fini). L’épilogue a d’ailleurs toutes les apparences d’une conclusion à l’aventure de l’Agence, où les héros se demandent ce qu’ils pourront faire une fois qu’ils auront obtenu le pardon.

16’47’’ : un cinéma projette Marrakech Express, produced by J. Ashley et directed by M. O’Herlihy.

 

5.13. Without Reservations (Soirée de détente)

NBC, 8 mars 1987 - TF1, 25 avril 1988

Scénario : Bill Nuss. Réalisation : John Peter Kousakis.

Avec Robert Vaughn (Stockwell), Eddie Velez (Frankie Santana), Marc Alaimo (Angelo), Edward Bell (Steven Dorian), Terrence O'Connor (Robin Dorian, VF Fabienne), Mills Watson (Lou Canter), Bobby DiCicco (Joey Baroni), Ely Pouget (Gina Cucino), Alfred Dennis (Sal Cucino), Lonny Chapman (Tommy Henderson), Chuck Walling (Attorney General Liebster), Hope Marie Carlton (Dawn, VF Daisy).

Le Futé et Frankie dînent à la Villa Cucina, un petit restaurant italien de Washington tenu par Sal et sa fille Gina, où Looping travaille comme serveur. Looping remarque que l’un des clients, Joey, porte un 357 Magnum sous son veston, aussi demande-t-il au Futé et à Frankie de l’aider à neutraliser Joey et son copain Angelo. Mais leur intervention tourne mal à cause de la présence d’un troisième homme, Lou Canter, assis à une autre table, qui tire une balle sur le Futé. Les trois hommes attendent l’Attorney General Liebster, qui vient d’inculper des gangsters pour lesquels ils travaillent, dans l’intention de le tuer. Looping réussit à prévenir Barracuda en écrivant « HELP » avec des anchois sur la pizza que Barracuda est venu chercher. Hannibal et Barracuda arrivent alors en renfort. Leur première tentative pour prendre le contrôle de la situation échoue à cause d’une autre complicité inattendue : celle du policier Tommy Henderson. Et l’heure de l’arrivée de Liebster approche inexorablement…

La séquence pré-générique est extraite de l’épisode 1.07, « Aventures dans les collines », avec une scène ajoutée, celle où Frankie monte dans l’avion (c’est pourquoi le numéro de l’avion n’apparaît plus en lettres rouges près de la porte mais en petites lettres noires, et différent du précédent numéro).

L’intrigue est, en gros, identique à l’épisode « Monty viendra à minuit » de Starsky et Hutch (saison 1).

 

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