Guide réalisé par Thierry Le Peut

 

Saison 3

(1986-1987)

 

3.01  Deirdre (Deirdre)

CBS, 27 septembre 1986

Musique de Ron Ramin

Ecrit par Herman Miller

Réalisé par Ray Danton

Automne précoce à New York. Mike Hammer est engagé par Mae-Marie Corrigan pour retrouver sa sœur Deirdre. Aucune disparition n’a été signalée mais Mae-Marie est persuadée qu’il est arrivé quelque chose à Deirdre. Mike l’accompagne dans l’appartement de Deirdre, effectivement vide. Il est immédiatement fasciné par les photos en noir et blanc de Deirdre qui ornent les murs. Moins par le petit ami de Mae-Marie, Augie Vincent, qui débarque sans invitation en soupçonnant Mae-Marie de fricoter avec d’autres hommes. L’occasion pour Mike de constater le caractère de la jeune femme, qui ne s’en laisse pas conter et rive le clou à Augie devant les deux gorilles qui l’accompagnent.

Mike remet à Pat Chambers une éponge qu’il a trouvée dans la cuisine : elle est rouge mais de quoi ? L’analyse confirmera que c’est bien de sang qu’elle a été imbibée, comme si elle avait servi à nettoyer une scène de crime. Mike rend aussi visite au Révérend Blessing, un évangéliste dans l’église duquel Deirdre semble avoir travaillé comme bénévole, sans laisser toutefois de souvenir particulier. Elle aurait cessé de venir quelques semaines plus tôt. Un corps est bientôt découvert par la police : son visage est bien celui de la photo de Deirdre que Mae-Marie a donnée à Mike.

Qui a assassiné Deirdre, et pourquoi ? Retourné dans son appartement, un soir, Mike y surprend un homme qui parvient à s’enfuir. Il a démonté l’écran de la télé, révélant, à l’intérieur, une caméra. Sont-ce les ébats de Deirdre qui ont été filmés ? Et de qui d’autre ? Mike retrouve le visiteur nocturne, Howard Rosenwall. Il cherchait à récupérer une cassette mais n’a rien trouvé dans la caméra. L’affaire, un chantage classique à la cassette compromettante, semble avoir été orchestrée par Norma, la petite amie d’Howard. Norma, introuvable. Norma, qui semble avoir exercé sur Deirdre une influence telle que les deux jeunes femmes sont le portrait l’une de l’autre, tant Norma a façonné Deirdre à son image.

Quand Mike aperçoit Deirdre à l’entrée de son immeuble, pour la perdre aussitôt, et quand la police déclare que les empreintes du corps retrouvé sont celles de Norma, la vérité se fait jour : Deirdre n’est pas morte, on l’a confondue avec Norma. Howard, à son tour, est assassiné. Mike retourne voir le Révérend, persuadé qu’il tient là son meurtrier, et l’homme avoue, devant le détective, avoir fait éliminer Howard et être à la recherche d’une cassette le montrant sous un jour qu’il tient à garder secret. Ce faisant, il se livre à la police car Mike porte un micro.

Pourtant l’affaire n’est pas terminée. Car s’il a reconnu avoir tué Howard, Blessing n’a pas confessé le meurtre de Norma. C’est dans l’appartement de Deirdre que Mike va achever de lever le voile sur le sort de la troublante et mystérieuse Deirdre…

Avec Leslie Wing (Mae-Marie Corrigan), Peter Iacangelo (Howard Rosenwall), John S. Ragin (Reverend Nelson Blessing), Michael Delano (Augie Vincent). Et avec Lee Benton (Jenny [la barmaid du Lite ‘n’ Easy]), Charles Quertermous (Charlie), Mel Johnson, Jr (Amos) et Steven Barr (Brian), Jeannie Marie Austin (Sara Rose), Joseph Disante (plainclothesman).

Une petite apparition seulement pour Barrington, sur le toit où l’on a retrouvé le corps. La scène du toit est filmée à New York.

Don Stroud à New York pour la scène du toit dans l'épisode 3.01

 

3.02  Dead Pigeon (Mort d’un ripou)

CBS, 4 octobre 1986

Musique de John Davis

Ecrit par Fred Freiberger

Réalisé par Bruce Kessler

Mike s’offre un dîner au Fabio’s mais son plaisir est gâché par l’arrivée d’Eddie Forbes, un flic des Stups travaillant sous couverture et que le détective voit embarqué par trois gars au faciès patibulaire qui ont visiblement des intentions malveillantes à son égard. Il se dévoue donc pour lui porter secours et le tirer des mains des trois gaillards sous prétexte d’une dispute, avant de le laisser, à la demande de Forbes lui-même. Peu de temps après, Mike est arrêté par le Sgt Cramer. On l’accuse du meurtre de Forbes. Aucun témoin, semble-t-il, n’a vu ce dernier vivant après qu’il eut été emmené par Mike. Libéré sous caution, le détective entend prouver son innocence. En visitant l’appartement de Forbes, il y trouve Sheila Forbes, à l’origine de sa mésentente durable avec Eddie : ce dernier l’a piquée à Mike. Soudain, plusieurs projectiles traversent l’une des vitres de l’appartement. Personne n’est blessé et Mike voit le tireur s’enfuir, sur le toit d’en face. Apprenant de Velda que Peggy Ryan, une femme flic, a tenté de le joindre, il se rend chez elle et la trouve ivre, visiblement tourmentée. Alors qu’elle s’apprête à lui dire ce qu’elle sait, elle est abattue en pleine rue, d’une balle dans le dos : le même tireur. Cette fois, fort heureusement, des témoins peuvent innocenter Mike, au grand désarroi de Barrington qui se faisait une joie de crucifier le détective. Un troisième flic est bientôt retrouvé mort : Tom Crandall, l’équipier de Peggy Ryan. Entre-temps, Mike a découvert que le conseiller Lloyd Carmody, présent au Fabio’s le soir du meurtre d’Eddie, pourrait témoigner qu’il a vu Forbes en vie après le départ de Mike… mais il refuse de se présenter devant le juge. La compagnie chaude et sensuelle de Sheila apporte quelque réconfort à Mike Hammer mais, le matin venu, les affaires reprennent : un homme tire plusieurs balles à travers la porte de l’appartement de Mike et manque de peu le détective. Lancé à sa poursuite, Mike reconnaît le tireur qu’il a déjà aperçu deux fois, mais il constate aussi que l’homme fait son possible pour être suivi, voulant de toute évidence l’attirer dans un traquenard. On ne la fait pas ainsi à Mike Hammer. Au terme de ce parcours semé de cadavres, il apparaît que quelqu’un a donné le coup de pouce initial à ce jeu de mort en détruisant la couverture d’Eddie Forbes. Qui donc avait intérêt à le voir disparaître ?…

Avec Randi Brooks (Sheila Forbes), Robin Curtis (Peggy Ryan), Elaine Wilkes (Nancy Holden), Christopher Stone (Lloyd Carmody), Jennifer Rhodes (Carlie Jameson), John Mahon (Sgt Cramer). Et avec Suzanne Von Schaack (Bella), Rick Goldman (Eddie Forbes), Ora Rubens (secretary) et Ken Snell (Thomas Crandall), Tom McGreevey (Judge Calley), Paul Roache (first cop), Kevin McDermott (jailor), Larry Grant (Victor Ross) et The Face.

The Face apparaît au Fabio’s, dans la première scène. Elle se lève d’une table, dévisage Hammer et lui sourit, avant de quitter le restaurant.

Plusieurs scènes filmées à New York, avec notamment les Tours Jumelles en perspective.

 

The Face, un Visage énigmatique et si troublant

 

3.03  Golden Lady (Menue monnaie)

CBS, 11 octobre 1986

Musique de Doug Timm

Ecrit par Duke Sandefur

Réalisé par Ray Danton

C’est l’affaire d’une demi-heure : un petit tour au siège du syndicat des dockers et ce sera tout. C’est du moins ce que pense Mike Hammer en acceptant de travailler pour Ruth Bailer, une charmante veuve qui ne veut rien d’autre que les 2200 $ de pension que le syndicat refuse de verser après la mort de son mari Sam, agressé dans la rue et tué pour quelques malheureux billets qu’il avait sur lui. Et ça ne rapportera pas grand-chose à Hammer : il n’a pas l’intention de prendre l’argent de cette vieille dame. Seulement voilà : les deux hommes qu’il surprend à détruire les dossiers du syndicat lui font bien vite perdre son optimisme. Kate Wilkins va peut-être l’aider à en retrouver un morceau : elle lui apprend que l’argent du syndicat a été détourné par Victor Panicetti, un homme important selon Lawrence D. Barrington, un mafieux pour Mike Hammer, qui ne s’intéresse qu’aux 2200 $ de Ruth Bailer. Kate travaille pour la riche Mildred Hofsteder qui possède la société gérant le fonds de pension des dockers, et qui veut elle aussi récupérer tout cet argent. Un autre joueur entre dans la danse en la personne de James Vernon, un requin des affaires, dont le rôle reste encore à déterminer. En attendant, Hammer arrive juste à temps pour empêcher deux tueurs de refroidir la pauvre Ruth, qui vient de retrouver des documents rangés par Sam dans leur sous-sol. Tueurs qui pourraient bien avoir assassiné Sam Bailer, et documents que Hammer remet à Kate Wilkins et qui prouvent le détournement de l’argent du syndicat des dockers. Tout le monde semble content, à commencer par Mildred Hofsteder. Pourtant, quelqu’un tente de tuer Kate Wilkins, sauvée in extremis par Hammer, et Panicetti lui aussi passe de vie à trépas. C’est que le véritable auteur du détournement ne souhaite évidemment pas que la vérité soit faite sur le devenir des millions volés dans les poches des travailleurs, et il reste un dernier acte à jouer à Mike Hammer pour rétablir la vérité. Et rendre à Ruth Bailer les 2200 dollars de la pension de Sam…

Avec Shelley Smith (Kate Wilkins), Gary Wood (James Vernon), Paul Kent (Victor Panacetti), Julianna McCarthy (Ruth Bailer) et Nina Foch (Mildred Hofsteder). Et avec Lee Benton (Jenny), Michael Rider (Pope), Larry Marko (McMullen), David Carlile (Sam) et Craig Chudy (Blake), George Fisher (Gris), Jophery Brown (Carlson), Ray O’Connor (street vendor), Terence Ford (Reuben), Dennis Madalone (deckhand), Michael Sands (Simpson), Ronnie Carol (Kern & Warrick), Mello Alexandria (doorman), Alecia Rae (Alecia), Lisa Penny (wake woman at door), Larry Grant (ice cream vendor), Tara McKinney (wake server) et The Face.

La conscience sociale de Mike Hammer est aux premières loges de cet épisode où le privé prend des coups et donne de son temps pour rendre à une pauvre veuve les 2200 dollars de la pension de son défunt mari. Il finit par les lui verser sous la forme de pièces prises dans la collection privée d’une milliardaire. Des pièces qui valent infiniment plus que la valeur affichée. « Il y a peut-être un peu de justice dans ce monde, après tout », conclut le privé.

Plusieurs scènes filmées à New York.

 

Mike – Velda, what’s our fee these days ?

Velda – It’s usually twenty dollars an hour.

 

Kate Wilkins - Is he always like that ?

Velda – You should see him when he’s upset !

 

Kate – Mike, you don’t understand what is going on here, believe me.

Mike – Why should I ?

 

The Face apparaît sur un bateau qui file sur l’Hudson sous les yeux d’un Hammer médusé, sirène en monokini bleu qui le dévisage avec ardeur avant de disparaître, au milieu de l’épisode.

 

 

3.04  Mike’s Baby (Le bébé de Mike)

CBS, 18 octobre 1986

Musique de John Davis

Ecrit par B.W. Sandefur

Réalisé par Bruce Kessler

La voiture de Mike tombe en rade au milieu d’une allée. Un coup de pouce du destin, peut-être : car c’est ce qui lui permet de découvrir un bébé dans une poubelle et de l’emmener aussitôt à l’hôpital où il est pris en charge par le – séduisant – Dr Bosnowski. L’enfant est sauvé et Mike retourne sur les lieux pour tenter de trouver la mère avec le concours de Pat Chambers et d’une patrouille de police : étant donné que le bébé était empoisonné à la strychnine, la vie de la mère est certainement en danger aussi. Mike et Pat arrêtent trois hommes sur place, dont un certain Claxton, et ils retrouvent, au milieu d’une légion de camés, le corps de la mère. Trop tard, hélas. Son nom : Veronica Burnett, fille de George Burnett, un milliardaire aux gants blancs – littéralement, car il craint l’exposition aux microbes. Mike est convoqué chez le bonhomme, qui ne se confond pas en remerciements : sa fille a quitté son giron et le paternel l’a reniée, aussi ne veut-il pas entendre parler du bébé. Il considère néanmoins qu’il doit montrer à Hammer sa reconnaissance et, il le sait, tout homme a son prix qu’il se fait fort de deviner rien qu’en le voyant. Mike accepte son chèque, qu’il lui demande de remplir à l’ordre de l’hôpital. Le drame servira au moins à quelqu’un.

Qu’il le veuille ou non, Mike est mêlé à la vie des Burnett, pas si réjouissante, en tout cas sous tous rapports. La seule à s’inquiéter réellement de l’avenir du bébé semble être la sœur aînée de Veronica, Lisa, dont le fiancé Kenny fut auparavant celui de Veronica. Que faut-il conclure de la présence de Kenny dans le bowling de Toni Cordell, que Hammer soupçonne d’être mêlée à la mort de Veronica ? Tout en se posant des questions, Mike doit éviter quelques pruneaux tirés par Claxton et ses complices, de retour dans la rue, ce qui lui permet de revoir le Dr Bosnowski, qu’il n’a pas tardé, d’ailleurs, à voir en dehors du travail. A ses risques et périls : car elle finit entre les sales pattes de Claxton venu terminer Hammer dans son propre appartement. Tant pis pour Claxton, refroidi aussi sec par Hammer, sans blesser le bon docteur, qui ne lui en tient pas rigueur. Il reste que le fond de l’affaire demeure un mystère : s’il est clair à présent que Claxton a été embauché pour assassiner Veronica, il est tout aussi clair que ce n’est pas par Toni Cordell, que le bon Claxton a étalée pour le compte avant de rendre visite à Hammer. Le nom du commanditaire se confond sans nul doute avec celui du père de « Bébé Mike » (c’est le nom que le Dr Bosnowski a donné à l’enfant sauvé des ordures, une attention délicate qui est allée droit au cœur de Hammer), qu’il s’agit donc de trouver, et de confondre. Le finale aura lieu dans la très belle maison de George Burnett à Long Island et il faudra que Mike se mouille encore. Beaucoup…

Avec Robyn Douglass (Dr Bosnowski), Michael David Simms (Joe Atamian), Stephanie Blackmore (Amanda Burnett), Kimberly Beck (Lisa Burnett), David Winn (Kenny Sanderson) et Anjanette Comer () et Cornel Wilde (George Burnett). Et avec Stephen Anthony Henry (Claxton), Babbie Green (Pearson) et John Oldach (Peters), Clifford R. Happy (Warren), Carl Ciarfalio (Reed), Carrie Leigh Carmichael (nurse), John Durbin (Druggie) et The Face.

Une façon originale de donner un enfant à Mike, même le temps d’un épisode. Le scénario est sans temps mort, alerte et touchant, ce qui en fait un excellent moment passé en compagnie du privé cynique – mais tendre – de New York. Et le Dr Bosnowski, en plus d’être bien jolie, est une femme qui lui convient parfaitement : prise en otage par un tueur patibulaire sur lequel Hammer tire alors qu’il la tient encore devant lui, elle se relève en réclamant un café et sans aucun grief à l’encontre du privé. Secouée, quand même, mais maîtresse d’elle-même et… so sexy dans une chemise d’homme !

The Face apparaît dans un rêve de Mike, comme un moment de réconfort après une rétrospective des événements de la journée.

 

 

3.05  To Kill a Friend (Des diams et des dégâts)

CBS, 5 novembre 1986

Musique de Ron Ramin

Ecrit par B.W. Sandefur

Réalisé par Don Weis

Pour fêter dignement le 10e anniversaire de mariage de Pat et Linda Chambers, qui organisent une fête au Lite ‘N’ Easy, Mike demande à Philly de l’accompagner chez le joaillier Murchason pour acheter un diamant. Mais ils se retrouvent sous le feu d’une équipe de braqueurs qui blessent Mike et tirent sur Philly. Celui-ci est transporté à l’hôpital dans un état grave et Mike fait une affaire personnelle de retrouver les responsables, qui ont filé avec des pierres d’une valeur de quatre millions. Ils sont vite identifiés : ce sont les frères Baxter, déjà connus de la police. Les recherches d’Ozzie permettent à Mike de les retrouver mais au terme de la fusillade deux d’entre eux s’échappent, le troisième restant sur le carreau. Mike reçoit un coup de main de Johnny Moretti, grand ami de Philly lui aussi, et d’Audrey Rothmore, enquêtrice pour une société qui retrouve les biens volés. Philly, hélas, ne tarde pas à mourir à l’hôpital et la détermination de Mike n’en est que plus forte. Quand Rothmore parvient à retrouver la plus grande partie des diamants, il la soupçonne d’être de mèche avec les voleurs. Comme il soupçonne Lizetta Warren, la contrôleuse judiciaire de Conrad Baxter, qui est aussi sa maîtresse, semble-t-il. Il n’aura pas le temps d’en apprendre plus : elle est abattue en pleine rue par les Baxter qui visent aussi (ou surtout ?) Mike. Celui-ci en abat un et poursuit le dernier, Conrad, jusque dans un entrepôt. Mais l’ultime règlement de comptes ne signe pas la fin de l’affaire. Il reste encore à découvrir qui a véritablement monté le coup…

Avec Gail Rae Carlson (Linda), Robert Miranda (Johnny Moretti), Danny Goldman (Ozzie), Meg Wittner (Audrey Rothmore), Charles Bouvier (John Murchason) et Sydney Lassick (Philly Brock). Et avec Anna Nicholas (Lizetta), John Calkins (Conrad), Julie Rhodes (Wanda), Lee Benton (Jenny), Georgie Paul (Vera) et Clarke Coleman (Barnie), Lisa Pescia (Mary), Rebecca Wood (reporter), Ron Shelby (security guard), Maria Roosakos (screaming woman), Jon Epstein (Sam), Frank Arno (Lace) et The Face.

Ozzie porte la moustache.

The Face est sur un escalator descendant tandis que Mike monte (30’).

Mike revoit en rêve quelques moments passés avec Philly (d’épisodes antérieurs).

Le nom complet de Philly : Phillip Granville Brock.

Pas de scènes tournées à New York (autres que des plans de transition).

 

Hammer – Ouch ! I thought nurses were angels of mercy. Where is the mercy ?

Nurse – Down the hall in intensive care.

 

3.06  Mistress for the Prosecution (Chantage à l’accusation)

CBS, 12 novembre 1986

Musique de Doug Timm

Ecrit par Arthur Ginsberg

Réalisé par Bruce Kessler

Un événement incroyable se produit : Lawrence Barrington appelle Mike Hammer à l’aide. Il a rencontré une femme ravissante la veille lors du dîner annuel du club des avocats (Lawyers’ Club), il l’a emmenée chez lui… puis il s’est réveillé avec une gueule de bois, sans aucun souvenir de la nuit mais avec dans son salon des polaroids le montrant au lit avec une femme et un homme inconnus. Plus un message sans ambiguïté le menaçant de chantage. C’est pourquoi il a besoin que Hammer fasse la lumière sur cet incident qui pourrait ruiner sa vie. Passé le moment (réjouissant) de la mise au parfum, Mike se met en quête des deux protagonistes inconnus des photos, et de la femme du dîner. Cette dernière se révèle bien surprenante : il s’agit en fait d’un homme, Jerry Jason, que Mike a à peine le temps de retrouver que déjà il est abattu en pleine rue par un tireur posté sur un toit d’immeuble. Puis c’est le cadavre d’une femme que Barrington découvre dans sa propre chambre. Hammer persuade le procureur de l’aider à déplacer le corps, qu’il emmène à la morgue. Mais il est clair que quelqu’un est prêt à tout pour griller le procureur. Barrington a deux suspects en tête : Bernard Rockland, le chef d’une milice néo-nazie, Avenging Arms, qui se révèle un sale type mais une fausse piste ; et l’avocate Val Kearney, contre laquelle Barrington doit plaider dans une affaire impliquant Ross Davis. Un autre sale type avec lequel Hammer fait le coup de poing dans les couloirs du Palais de Justice…

Avec Lauren Koslow (Val Kearney), Brett Hadley (Stanford Cole), Robert Miranda (Johnny Moretti), Radames Pera (Bernard Rockland). Et avec Leilia Goldoni (Judge Mancuso), Michael Ennis (Nick Corey), Susan D. Moore (Danielle Rose), Julian Deyer (Sumner Tweed), Curtiss Marlowe (Lucas), Jean Palmerton (Ellie Tweed), Molly Fontaine (Stephanie) et Tina Staley (Christy), Wayne Smith (Marilyn), Lisa Fuller (Ondine), Lelise Folse (secretary), Carol Connors (reporter), Caren Lane (receptionist), Allan Graf (Ross), Eugene Collier (security guard) et The Face.

Le rapprochement de Hammer et Barrington dans des circonstances improbables à fort potentiel sulfureux et comique (et comique parce que sulfureux) justifie à lui seul de voir cet épisode assorti de dialogues savoureux (ce qui n’est pas inhabituel dans la série mais prend un relief supplémentaire du fait qu’ils s’échangent entre ces deux-là).

Le titre original est une référence à Witness for Prosecution (Témoin à charge), le film de Billy Wilder avec Charles Laughton et Marlene Dietrich (1957).

The Face apparaît dans les couloirs du Palais de Justice (19’).

Dans une agence de sosies, Hammer : « I’m not Philip Marlowe. »

Plus tard, Pat appelle Mike Sherlock et il l’appelle Watson.

Le plan du tueur sur le toit qui s’enfuit après avoir tiré est extrait de l’épisode 3.02.

 

Barrington – Something serious has happened to me. It’s a very traumatic situation, it could change my entire life.

Hammer – You finally had puberty.

 

Barrington – There are plenty of people who’d love to get me. You see, a prosecutor is like the Lone Ranger. He comes riding into town, fighting violently for justice and he leaves behind him a trail of [??] who’d like nothing better than to shoot him in the back with his own silver bullet.

Hammer – Maybe you should wear a mask ?

 

 

3.07  Harlem Nocturne (Harlem Nocturne)

CBS, 26 novembre 1986

Musique de Ron Ramin

Adaptation : Howard Berk, histoire de Ray Danton & Ed Scharlach

Réalisé par Ray Danton

Ce soir-là, Mike Hammer se prépare à un rendez-vous romantique quand une montagne entre dans son bureau. ‘Bubba’ Crown vient d’arriver en ville et il veut retrouver sa femme Bess Irwin. Il sait qu’elle a travaillé au Dixie Wells… mais c’était il y a huit ans. Entre-temps, il a été absent « pour affaires ». Mike l’accompagne au Dixie Wells ; Dixie est mort mais Hot Mama Vibes pourrait savoir quelque chose. Le temps de déclencher une bagarre au Dixie et de se sauver avant l’arrivée de la police, Mike se retrouve à prendre un verre avec Hot Mama qui se souvient de Bess Irwin mais ne saurait dire où elle se trouve aujourd’hui. Avant de partir, Mike croise Digger Love qui, le lendemain, vient le trouver à son bureau. Lui sait où trouver Bess Irwin et il emmène Hammer au pont de la 145e. Hammer voit une femme en rouge mais quand il s’en approche elle semble apeurée et s’enfuit ; et ce n’est pas Bess, pas la bonne couleur de peau. De retour à la voiture de Digger Love, Mike découvre celui-ci mort : la gorge tranchée. Pas le temps de se poser davantage de questions : Mike reçoit un coup sur la tête et s’évanouit après avoir vu le visage de la femme en rouge penché sur lui. A son réveil, plus de femme en rouge, c’est Pat Chambers qui est à son chevet, avec une info : Digger Love fut le complice de ‘Bubba’ huit ans plus tôt dans l’attaque d’un fourgon blindé qui a valu à ‘Bubba’ quelques années de prison. De là à penser que ‘Bubba’ a suivi Hammer et tué Digger, il n’y a qu’un petit pas. L’intéressé s’en défend, pourtant, et prétend tout ignorer de Digger Love. Il semble sincère. Mike, de toute façon, continue son enquête, qui le mène au sein de Gold Dust Records dont le patron Ruben Washington s’inquiète de l’agitation que le détective pourrait créer ; il a été en affaires avec Digger Love et a connu Bess Irwin lorsqu’elle se prostituait et que Digger était son maquereau. Washington a aussi une charmante secrétaire, la femme en rouge, que Hammer voit assise auprès de Delia Marvel durant une session d’enregistrement d’une chanson de Sweet Billy Marvel, une star aveugle. Et cette choriste, sur le plateau : Bess Irwin elle-même, à en juger par la photo que Mike a empruntée chez Hot Mama. Elle le nie, pourtant, et en la voyant ‘Bubba’ est formel : ce n’est pas Bess. Hot Mama n’en dira pas plus sur la photo : quelqu’un l’a fait taire à jamais. Idem pour Ruben Washington, que Mike trouve refroidi dans son studio. Quant à la femme en rouge, elle n’était sur le pont que parce que Delia Marvel le lui avait demandé. Delia Marvel. Serait-elle la clé de cette histoire semée de cadavres ? C’est ce que Hammer compte découvrir en se rendant chez les Marvel, accompagné de ‘Bubba’…

Avec Samm-Art Williams (Malachi Ezechiel George Washington Jay Crown, aka Bubba), Lynn Whitfield (Delia Marvel), Ernie Hudson (Digger Love), Marguerite DeLain (Peaches), Leonard Lightfoot (Ruben Washington) et Isabel Sanford (Hot Mama Vibes) et George Benson (Sweet Billy Marvel). Et avec Jeannie Marie Austin (Lady In Red), Jim Mapp (man ‘Pinky’), Cheryl Francis Harrington (Bess), Troy Curvey, Jr (bartender) et Andre ‘Rosey’ Brown (video security guard), Josephine Over (Maria), Steve Vandeman (policeman) et The Face.

Un épisode à l’atmosphère énigmatique et musicale, avec le dramaturge Samm-Art Williams, le guitariste de jazz George Benson et Isabel Sanford rendue célèbre par les sitcoms All in the Family et The Jeffersons.

Quelques scènes tournées à New York, dont la rencontre de Hammer avec la Lady in Red sur le pont de la 145th.

The Face prend un ascenseur alors que Mike patiente dans une salle d’attente (24’).

Hammer (après un numéro de Barrington) – Is he still seeing this shrink ?

 

Barrington – Hammer ! You know something ? You’re like a plague, bubonic plague. You incubate for a while then you spread your disease to some far corner of the city. No one knows where you’re gonna strike next. Today you’re mashing innocent girls in Downtown Manhattan, tomorrow it could be the West Side, no one knows, and everyone’s scared, and the only thing to do is to lock you up in a test tube with iron bars.

Hammer – That’s one of your best speeches, Larry. Send me a copy.

Barrington – Stay off the streets !

 

3.08  Murder in the Cards (Meurtre à la carte)

CBS, 3 décembre 1986

Musique de Dennis McCarthy

Ecrit par S.S. Schweitzer & Jay Bernstein

Réalisé par Don Weis

De retour à New York après une affaire qu’il préférerait oublier, Mike rêve de repos à la maison. Mais Hilary vient lui rappeler qu’ils avaient prévu de sortir. Comme elle s’intéresse à ce qu’il a fait ces derniers jours, il se met à lui raconter sa dernière enquête, dont le récit se poursuit au cours de leur soirée au Lite N Easy, au cinéma et retour à la maison. Tout a commencé par un braquage : quatre bandits portant des masques d’Halloween ont abattu un agent de sécurité et filé avec quatre millions que l’on chargeait dans un fourgon blindé, s’enfuyant au volant d’une camionnette portant un logo qui a permis à la police d’arrêter Charley Danvers à peu de distance du braquage. Il conduisait une camionnette identique et pourtant il affirmait n’être pour rien dans le braquage. Charley, le fils d’un ami de Vietnam de Hammer, était en liberté sur parole. Hammer se mit en quête d’éléments pour le disculper. Il commença par trouver l’artiste qui avait copié à la perfection le logo de sa camionnette, Oscar Merlin, qui – moyennant un soupçon d’intimidation – lui donna le nom de Tommy Hartley, que Hammer retrouva dans un tripot. L’homme lui donna quelques infos avant d’être abattu en pleine rue. Les quatre braqueurs, dit-il, ne se connaissaient pas car ils portaient des masques durant tout le coup réalisé ensemble. Mais chacun était reparti avec une demi-carte à jouer qui devait leur permettre de se reconnaître au moment de faire le partage du butin. Hammer décida donc de se faire passer pour Tommy Hartley et de se rendre dans les montagnes, où les quatre hommes avaient rendez-vous avec le cerveau du coup. Puisqu’ils ne connaissaient pas le visage l’un de l’autre, autant tenter le coup. Louant un bungalow à Indian Hills Lodge, Hammer repéra bientôt deux des acolytes, Mickey Gross et Mitchell, et le troisième, Dennis Rork, le propriétaire des lieux. Restait à démasquer le cinquième homme, celui qui devait les payer…

Avec Kitty Holcomb (Donna Rork), Jack Carter (Dennis Rork), Brett Halsey (George Forrest), Chuck Lindsly (Mitchell ? Hartley ?), Tony Young (Mickey Gross), E. Danny Murphy (Tommy Hartley ? Mitchell ?) et Arte Johnson (Oscar [Merlin]). Et avec Cynthia Leake (Francine), Joey Sagal (Charley Danvers), Penelope Jane Reed (Hilary), Gary Watkins (Norton) et Gina Ehren (Hilda) et The Face.

L’originalité de l’épisode est le procédé du récit enchâssé : l’enquête est montée en parallèle avec la soirée de Hammer qui en fait le récit à Hilary, laquelle se comporte en auditrice curieuse de tout (surtout des rapports de Mike avec les femmes qu’il a rencontrées et spécialement Donna) et impatiente d’entendre la suite de l’histoire, au point qu’ils doivent quitter le cinéma sans voir la fin du Pont de la rivière Kwaï.

 

Hilary – Who was she ?

Hammer – I’ve been trying to figure that out for years.

(Au sujet de The Face qui, dans le récit de Hammer, vient d’apparaître dans un tripot et de disparaître derrière une fumée bien mystérieuse, 16’).

 

Hilary – Who’s Betsy ?

Hammer – My gun.

 

19’57’’ : le plan que Mike est censé voir depuis un hélicoptère est celui qui ouvre le générique de La Conquête de l’Ouest (The Macahans), le survol d’un flanc de colline hérissé de conifères avec d’autres collines et une vallée en arrière-plan. Un clin d’œil à Kitty Holcomb, qui jouait l’une des filles Macahan ?

 

3.09  Requiem for Billy (Requiem pour Billy)

CBS, 10 décembre 1986

Musique de Ron Ramin

Ecrit par Herman Miller

Réalisé par Sig Neufeld

Albert Tesman apporte à Mike Hammer le couteau suisse qu’il offrit quelques années plus tôt à Billy Wayne, un gamin dont il fut le référent dans un programme du NYPD. Billy est mort après avoir reçu plusieurs balles. Il n’avait que vingt ans. Mike veut savoir comment c’est arrivé et se met en quête de réponses. Il parle à un ami de Billy, Frankie Dumont, qui l’envoie vers Leo Raffle, un avocat qui affirme ne connaître ni Frankie ni Billy. Mike se rend ensuite chez la mère de Billy, sur le palier de laquelle il porte secours à Tesman rudement tabassé par deux gorilles. Ceux-ci se sauvent dans une limousine à la vitre de laquelle le détective aperçoit un homme qui se révèle être Dutch Graber, l’un des gros bonnets de New York. Tesman est à l’hôpital et Mike est persuadé qu’il en sait plus qu’il ne dit. Tout comme Raffle, un sale type qui bat sa secrétaire – et peut-être maîtresse – Mindy. En allant parler à Graber, Mike ne récolte que quelques contusions dues à une sortie un peu brutale entre les mains des gorilles du mafieux. Mais il pense aussi avoir une meilleure idée de ce qui est arrivé à Billy. Le gosse s’est retrouvé embarqué dans un mauvais coup quand un collaborateur de Graber a décidé de lui voler un sac de biffetons. Billy a été le pigeon idéal et Graber ne sait pas, maintenant qu’il est mort, où chercher son pognon. Dumont aurait peut-être pu aider – mais Mike le retrouve pendu chez lui. Tesman, lui, sort de l’hôpital et Emily Wayne apprend au détective ce que Billy lui-même ignorait, et que Tesman n’a su qu’après sa mort : il était le père du gamin. Un secret bien gardé par Emily, qui savait combien Tesman était incapable d’assumer ses responsabilités. Aujourd’hui, le pauvre vieux n’a que ses yeux pour pleurer, et alors que Mike réussit à le convaincre de collaborer avec lui pour coincer Graber, voilà qu’un coup sur la tête empêche le privé d’empêcher le vieux bonhomme de se faire enlever. Hammer se rend chez Graber, mais le mafieux n’est apparemment pour rien dans le rapt. Alors Hammer suit la piste Raffle, qu’il retrouve, grâce à Mindy, dans un cimetière de voitures où, effectivement, il retient prisonnier Tesman. C’est là qu’on a transporté et écrasé la voiture dans laquelle Billy a été tué. Dans le coffre se trouve toujours le sac de biffetons, que Raffle et ses gorilles ont l’intention d’empocher. Mais Graber arrive lui aussi et Mike et Tesman se retrouvent au milieu d’un règlement de comptes. Et Hammer n’a pas l’intention de laisser l’affaire se terminer sans avoir réglé les siens, en souvenir de Billy…

Avec Bill Macy (Albert Tesman), Byron Webster (Dutch Graver) et Barbara Bosson (Mrs Wayne), Martha Smith (Mindy) et Lyle Waggoner (Leo [Raffle]). Et avec Frances Bay (female patient), Michael Shaner (Frankie Dumont), Joe Tornatore (Pushie) et John C. Cooke (Billy Wayne), Julienne Davis (nurse), Marvyn Byrkett (Diego), William Zipp (Red), James Edward Thomas (Nate), D. Richard Halpern (bus boy) et The Face.

Où l’on constate que Pat Chambers est un redoutable adversaire sur le tatami, où Mike le voit s’entraîner avec un collègue policier.

The Face apparaît dans un hôtel, où elle disparaît dans un ascenseur avant que Mike puisse l’arrêter (22’).

Hammer (à Pat, au sujet de Barrington) – Keep him away from the coffee machine. His entire life needs to be decaffeinated.

 

3.10  Little Miss Murder (Une boucle blonde)

CBS, 7 janvier 1987

Musique de Ron Ramin

Adaptation : Ed Scharlach, histoire de Ed Scharlach & Jay Bernstein

Réalisé par John Herzfeld

Kim Farris n’a que seize ans mais elle semble savoir ce qu’elle veut. En l’occurrence, elle est venue jusqu’à New York pour engager Mike Hammer afin de retrouver son père Harry car il a manqué son anniversaire et elle sait qu’il lui est arrivé quelque chose. Harry paye la scolarité de sa fille dans une école privée du Vermont et il a une société de consulting à New York. En fait de société, Mike rencontre une secrétaire, Dorrie Watkins, qui prend les messages pour Farris mais ne l’a jamais vu. Parmi ces messages, plusieurs appels d’un certain Joey Grillo, un nom qui fait réagir immédiatement Pat Chambers. Mais c’est un Grillo mort que découvre Mike dans un appartement mis sens dessus dessous, et bientôt le cousin de Joey est assassiné lui aussi, dans un ascenseur. Ces deux morts semblent liées au braquage de la banque San Remo et Harry, qui n’a pas plus de société de consulting que Mike Hammer de château à Long Island, a sans doute participé à ce coup. Il était le chauffeur du van qui a filé juste sous le nez du député Andrew Lasker, actuellement en pleine campagne de réélection. Lasker n’est guère utile à Hammer car les braqueurs portaient des masques et du van il n’a vu que l’arrière qui filait à vive allure, tout comme sa femme Fran, qui est aussi sa directrice de campagne. Mike arrive tout de même à retrouver le van de Harry, embarqué par la fourrière, mais il est à peine monté dedans pour une inspection discrète que quelqu’un l’y enferme avant d’y mettre le feu. Dans l’urgence, Mike ne songe qu’à mettre le contact et faire plonger le véhicule dans la baie – en espérant réussir ensuite à s’en extirper. Tout ce qu’il rapporte de cette expédition, c’est une mèche de cheveux blonds dans un sachet en plastique, preuve de l’amour que Harry Farris porte à sa fille Kim. Bientôt, cependant, Farris lui-même se présente à Hammer. Il a appris la présence de sa fille à New York et voudrait arrêter de se cacher. En attendant, s’exposer ne lui porte pas chance car le meurtrier de Grillo et de son cousin, qui vient aussi de refroidir la pauvre Dorrie avant qu’elle ait eu la joie de sortir avec Hammer, s’invite dans le bureau de Mike et envoie un pruneau dans Harry. Celui-ci s’en sort mais Mike l’a à peine transporté à l’hôpital qu’il apprend que Kim a été enlevée. Sa piste le mène jusqu’à Lasker de nouveau, tout surpris de découvrir ce que sa femme lui a caché, puis sur un vieux rafiot où le tueur garde Kim. Peut-on espérer que dans un monde si noir une gentille fille de seize ans puisse enfin être serrée dans les bras de son papa ? Seulement si Mike Hammer la tire des griffes du gros méchant tueur…

Avec Tricia O’Neil (Fran Lasker), Jonna Lee (Kim Farris), Madison Mason (Andrew Lasker), Edward Edwards (Stu Norris), Danny Goldman (Ozzie), Tony Munafo (le tueur) et Jeff Conaway (Harry Farris). Et avec Tony Maggio (Sy Martin), Terry Davis (Dorrie), Lee Benton (Jenny), Barry Lynch (Joey Grillo) et Kurek Ashley (police guard), Tammy Kaitz (paramedic), Linda Franklin (hotel clerk), Valerie Greco (newscaster) et The Face.

Hammer (off) – New York is the city of eight million faces. (7’) Un instant plus tard, alors qu’il dit qu’on peut croiser des visages qu’on ne reverra jamais, il y en a aussi qu’on ne cesse de revoir, celui de The Face apparaît derrière la grille de l’ascenseur qui emmène Hammer vers l’un des étages d’un immeuble.

 

Dorrie - Not too many people wear hats these days. Too bad. I like them.

 

3.11  Kill John Doe (Trou de mémoire)

CBS, 21 janvier 1987

Musique de Doug Timm

Ecrit par Howard Berk

Réalisé par Marc Daniels

Un homme se présente au bureau de Mike Hammer, attiré par l’inscription sur sa fenêtre, qu’il a aperçue depuis la rue. Il ignore qui il est et comment il est arrivé là. Sorti avec Hammer, il reconnaît l’hôtel dont il est sorti, à deux pas du bureau du détective, mais l’employé questionné par Mike ne le reconnaît pas. Il appelle en revanche au téléphone un trio de Russes, dont une femme, qui occupe une chambre donnant sur la rue, et très intéressé par la vue de Mike et de son client au dehors. En attendant, Mike emmène son client, qu’il a baptisé John Doe faute de mieux, au Police Plaza afin de voir s’il n’y a pas moyen de dégoter des informations sur lui. Sa description entrée dans un ordinateur ne donne rien mais elle attire l’attention d’agents du gouvernement, dans un autre lieu. Peu de temps après, dans la rue, les trois Russes tentent d’enlever John Doe, avant d’être mis en fuite par l’arrivée d’une voiture de police. Et Mike apprend, de retour à son bureau, que le Gouvernement interroge les gens à son sujet, notamment son proprio Monroe qui, pris de peur, lui demande de vider les lieux dès le 1er du mois prochain !

Peu à peu, cependant, des bribes de sa vie affleurent à la mémoire de John Doe, qui permettent à Mike de retrouver sa femme Lisa Miller, sa fille Amy et leur chien Bruno. Mais les espions les retrouvent aussi et Mike ne peut les empêcher d’enlever Robert – le vrai nom de John Doe. Mike rencontre alors l’agent spécial Ted Sharpe qui lui apprend que Robert est un honnête citoyen qui a offert son concours au Gouvernement pour jouer les agents doubles. Hélas, il a été percé à jour et soumis à un interrogatoire assorti de Penthotal, ce qui a causé sa perte de mémoire. Il ne faut pas beaucoup de temps à Mike pour être enlevé à son tour par le trio de Russes qui le laisse en compagnie d’une bombe. Passé le quart d’heure explosif, Sharpe lui apprend que la prétendue famille de Robert Miller est un leurre pour parfaire sa couverture. Bien que Sharpe lui demande de rester en dehors de la suite des événements, Hammer comprend que les agents n’ont aucune intention d’empêcher les Russes d’emmener Robert, qui a probablement la tête farcie de fausses informations que le Gouvernement veut faire passer à l’ennemi. Et le bon cœur du privé ne peut se résoudre à abandonner Robert à son sort, dût-il forcer la main de son propre Gouvernement…

Avec Tony Dow (Robert Miller), Eddie Barth (Mr Monroe), Malgosia Keach (Natasha Karinsky), Jacklyn Zeman (Amy Miller) et Bo Hopkins (Ted Sharpe). Et avec Marilyn Staley (Angela Bonelli), Christopher Janczar (Alexei), Erik Fredericksen (Fitzgerald), Brad Gorman (operator) et Suzanne Dunn (Annie), Jerry Prell (Boyce), Drake Johnson (cop #1), Juliet Sorci (Amy), Dan Sturdivant (cop #2), Ivan Ivanov (Georgi), Eric Cord (doorman), Robert Louis Cameron (first Fed) et The Face.

Hammer – Pat, I’d like you to meet John Doe.

Pat Chambers – Yeah. And I’m Sergeant Friday.

 

Mike aperçoit The Face montant dans un taxi (28’).

Le temps d’une péripétie (acte 3), Pat Chambers endosse l’imper et le chapeau de Hammer. Les espions s’y laissent tromper, ainsi que Barrington. « We have an identity crisis », s’amuse Hammer.

 

3.12  Elegy for a Tramp (L’éloge d’une prostituée)

CBS, 28 janvier 1987

Musique de Ron Ramin

Ecrit par B.W. Sandefur

Réalisé par Jon Andersen

Claudia Christian est la troublante Cassie Conroy

Par une nuit d’orage, Mike est réveillé par un appel de Cassie Conroy, une vieille amie devenue star de cinéma. Elle est en pleurs et a besoin de quelqu’un à qui parler. Quand il arrive devant son immeuble, c’est elle qui vient à sa rencontre : en chute libre, depuis le sommet de la tour où elle vivait, s’écrasant sur une voiture en stationnement. La police conclut au suicide mais Mike a du mal à avaler cette version. Manny, le Great Mandrell, hier magicien, aujourd’hui vieil homme solitaire, dont Cassie fut l’assistante et qu’il aimait comme sa fille, n’y croit pas non plus. Elle aimait trop la vie. Même déni du côté de l’ex-mari et ex-footballeur Brad Stirling, qui veut engager Mike pour découvrir la vérité. Mike repousse son argent mais accepte son aide. Il n’en fera pas grand usage, hélas, car Brad s’effondre peu de temps après dans ses bras, une balle dans la poitrine. Et les coups commencent à tomber, comme les hommes : un gorille prend Hammer par surprise et le laisse sans connaissance – Mike aura sa revanche -, Manny Mandrell se suicide (apparemment) en ouvrant le gaz. Mike n’aime pas l’agent de Cassie, Tony Belzer, qui se servait de Cassie pour s’en mettre plein les poches en l’exploitant autant que son image, mais l’homme ne semble pas pour autant être un meurtrier. Nathan Bacchus, peut-être, un gangster, patron du gorille ? Mais Bacchus n’avait peut-être pas non plus de raison suffisante de tuer Cassie. Celle-ci a laissé un journal, cependant, qui pourrait bien contenir la réponse aux questions que se pose Hammer. Quand il met la main dessus, le désespoir de Cassie s’explique : quelqu’un se servait d’elle pour faire chanter des hommes influents dans le lit desquels il la poussait. Belzer est prêt à tout pour récupérer le journal et empêcher son contenu de devenir public, mais il n’est pas le seul…

Avec Theodore Bikel (Russell Garringer), Claudia Christian (Cassie Conroy), Foster Brooks (Manny the Great Mandrell), Marisa Roebuck (Giselle Lyman / Dorothy Haynes), Brett Porter (Brad Stirling) et Bernie Kopell (Tony Belzer). Et avec Robert Evan Collins (Bacchus), David Morgan (Fuller), Cynthea Psaros (Elizabeth) et Dan Peterson (young leading man), Robert Del Sesto (Lester), Ron Trice (towel man), Robert Axelrod (Carson), Margo Mottur (reporter #1), Roger Dauer (reporter #2), George Santopietro (reporter #3), Noele de Saint Gall (reporter #4), Walt Beaver (funeral director), Miguel Marcott (waiter), Dick Durock (bouncer) et The Face.

Mike Hammer est capable de tuer, c’est un fait. Il ne s’embarrasse pas de compassion pour les ordures et la fin de cet épisode prouve qu’il est prêt à les regarder mourir, quand bien même il pourrait les aider. L’histoire s’achève donc par une chute du même balcon dont est tombée la star au début de l’épisode, et qui remet les comptes à zéro. Sous l’œil satisfait du privé.

The Face monte à l’arrière d’une limousine avec chauffeur (19’).

Garringer – Very macho, Mr Hammer. Embarrassing and messy, but macho. (Après qu’il a envoyé valser Dick Durock en plein restaurant.)

 

3.13  Body Shot (Le boxeur fêlé)

CBS, 4 février 1987

Musique de Doug Timm

Adaptation : Samm-Art Williams, histoire de Ray Danton & Samm-Art Williams

Réalisé par David Jackson

Susan, la sœur du boxeur Sonny Timmons qui est un ami de Mike Hammer, est inquiète pour lui : il est sujet à des black-outs mais refuse de l’admettre et elle craint que sa santé ne soit pas bonne, à quelques jours d’un match très important contre Sugar Boy Henderson. Questionné par Mike, Sonny affirme en effet que tout va bien, aussi le détective s’adresse-t-il au médecin qui a certifié sa bonne santé, le Dr Stoner. Peu de temps après, le bon docteur est poussé sous les roues d’un camion alors qu’il attend au bord d’un trottoir. Puis c’est l’entraîneur de Sonny, Booker, qui a le cou brisé. Cette fois, le meurtre ne fait aucun doute et Mike y voit la confirmation que quelque chose ne tourne pas rond. Il passe des heures à visionner une cassette des combats de Sonny, que Booker voulait lui faire voir, et il finit par découvrir ce qui cloche : à plusieurs reprises Sonny aurait pu aller au tapis parce qu’il baissait sa garde, or ses adversaires n’ont jamais saisi l’opportunité de l’étendre. Pourquoi, sinon parce que les matches étaient truqués ? Sonny, bien sûr, ne veut pas l’entendre, et son manager Darlene Baxter non plus. Mais l’enquête de Mike inquiète visiblement, puisqu’il est victime d’une tentative de meurtre. Il finit par monter sur le ring lors d’un entraînement pour prouver à Sonny que même lui est capable de le surprendre. Sonny accepte alors de se laisser examiner par le Dr Morales, que Mike a consulté, mais il ne se présente pas au rendez-vous. Son petit garçon, Robby, a été enlevé. Il n’en dit rien à Mike mais Susan a des soupçons et Mike ne tarde pas à retrouver le gamin, tandis que Sonny monte sur le ring et affronte Sugar Boy. Mike doit faire le coup de poing avec un colosse qui lui avoue bientôt qu’il a tué Booker pour Darlene Baxter et Rodney Meyer, qui ont tous deux parié sur Sugar Boy Henderson. Ce soir, le match ne sera pas truqué et Sonny doit aller au tapis…

Avec Larry Wilcox (Sonny Timmons), Louise Mandrell (Darlene Baxter), Robert Miranda (Johnny Moretti), Theodore Wilson (Booker), William Frankfather (Longstan), Ken Phillips (Rodney Meyer) et Genie Francis (Susan Timmons). Et avec Lee Benton (Jenny), Ryan McWhorter (Robby), Professor Toru Tanaka (Carswell), Rocky Giordani (Tony Katella), Nick Savage (Sugar Boy Henderson), Geoffrey Rivas (Dr Morales), David A. Penhale (Dr Stoner) et Shawn Lieber (waiter), Frederick Long (bartender), Donald Hamilton (referee), Clay Hodges (trainer) et The Face.

Un cliché parmi d’autres : celui du copain boxeur. Mike monte sur le ring le temps d’une scène – mais il donne et reçoit des coups de toute façon, qu’il s’agisse de boxe ou d’autre chose.

Pat mentionne sa femme Linda (lors de sa première apparition).

The Face monte dans un ascenseur à quelques mètres d’un Hammer toujours saisi sur le vif (8’).

La télévision du bureau de Mike est en noir et blanc. Le goût du rétro, sans doute.

 

3.14  Who Killed Sister Lorna (Qui a tué Sœur Lorna ?)

CBS, 11 février 1987

Musique de Ron Ramin

Ecrit par Judy Burns

Réalisé par Frank Beascoechea

Sœur Amelia engage Mike Hammer pour retrouver Sœur Lorna, qui devait prononcer ses vœux et qui a disparu depuis deux jours, juste après que Sœur Amelia l’eut vue se disputer avec un homme devant l’école religieuse où elles travaillent. La Mère Supérieure, Sœur Paula, reproche à Sœur Amelia sa démarche mais Amelia n’en accompagne pas moins le détective, anxieuse de découvrir ce qui est arrivé à Lorna. La tante de celle-ci, Dorothy, leur apprend que Lorna a été mariée à un nommé Donnie Novak. Pat Chambers donne à Mike une adresse pour le trouver mais c’est le corps de Sœur Lorna que Mike et Amelia découvrent. Après les funérailles, Sœur Amelia surprend un homme en train de fouiller les affaires de Lorna. Mike, lui, retrouve Donnie Novak qui semble prêt à lui parler ; mais il est abattu par un tireur situé à une longue distance. Pat Chambers fournit cependant à Mike le motif de cette affaire : 400.000 $ jamais retrouvés à la suite d’un braquage auquel Novak a participé. Deux de ses complices ont fait de la prison, dont Jack Cooley avec lequel Mike a une confrontation après qu’il a tenté d’enlever Sœur Amelia. Il lui fait avouer ce que cherchait l’homme qui fouillait les affaires de Lorna : une clé que lui avait donnée Donnie et qu’elle avait cachée dans l’une des poupées avec lesquelles elle amuse les enfants de l’école. Mike et Amelia retrouvent cette clé, qui les mène aux 400.000 $, que deux malfrats leur subtilisent aussitôt. Mais Mike a une idée de l’identité de l’homme qui est derrière ces morts et ces ennuis, le troisième complice de Donnie Novak…

Avec Karen Valentine (Sœur Amelia), Barbara Billingsley (Sœur Paula), Anthony DeLongis (Jack Cooley) et Jared Martin (Ray Novak) et Cathryn Damon (Tante Dorothy). Et avec Maria Richwine (Sister Lorna), Lee Benton (Jenny), Martin West (Tom Casey) et Alan Stock (Donnie Novak) et Ben Hoag (Dougie), Krista Murphy (Jennifer), Mario Roberts (Arnie Jarvis), Dick Butler (heavy), Justin Darby (little boy), Susan Guzman (little girl) et The Face.

Comme l’histoire de boxeur, « the one with a nun » est un passage obligé de la plupart des séries de détectives, pour peu qu’elles durent assez longtemps pour croiser les voies du Seigneur. Cet exemple est joliment écrit par Judy Burns qui agrémente des situations classiques de dialogues délicieux dont elle fait profiter le triangle Mike-Pat-Barrington.

The Face est au volant d’une voiture qui s’arrête à un feu près de celle de Mike (15’). Echange de regards, elle toujours aguichante, lui ébaubi, avec Sœur Amelia entre les deux. Originalité : la vue de la nonne fait faire à The Face une grimace de dépit.

 

Hammer – Do nuns ever talk about men ?

Sister Amelia – Well, Sister Mary Frances and I are in agreement that Tom Cruise was blessed by the Good Lord, yes…

 

Aunt Dorothy – Mister Hammer… I don’t mean to appear forward but, uh, many of the private investigators I’ve read about have given their guns names. Have you ?

Hammer (en dévoilant son arme dans le holster) – Aunt Dorothy, I’d like you to meet Betsy.

(Tante Dorothy et Sœur Amelia échangent un regard gêné, prude pour l’une, plutôt coquin pour l’autre.)

 

Pat Chambers (à Barrington qui s’étonne de voir Hammer avec une nonne) – It’s right, Larry. The man found God. I can’t believe it myself.

Barrington – Special Prosecutor Lawrence D. Barrington at your service, Sister. I feel in need to warn you that this man’s soul is long beyond redemption. I mean, a thousand novenas couldn’t possibly save it from eternal hellfire.

Sister Amelia – Thank you, Mr Barrington, but I’m not helping me, Mr Hammer is helping me.

Barrington – How could he possibly be helping you ?

Hammer – The Lord works in mysterious ways, Larry.

(Le téléphone sonne.)

Chambers – Hang on. That could be Him now.

(Pat prend note d’une info et la transmet à Hammer.)

Hammer – Thanks. (Il fait de la main un signe de croix à destination de Barrington.) Bless you, my son.

Sister Amelia (avec un air de reproche) – Mister Hammer…

Hammer – No problem !

(Pat s’incline respectueusement pour saluer la nonne.)

 

Sister Paula (face à Barrington) – Lawrence ? Lawrence Barrington ? Aren’t you the one that used to stay after class and clean the board for me ? Yes, you’re the little Larry Barrington ! All the girls used to call you Goldylocks.

Hammer – Goldylocks ?!

Barrington – My hair was lighter in those days.

Hammer – The three bears are looking for you, you stole their porridge.

 

Les épisodes suivants ont été tournés en seconde partie de saison. Lindsay Bloom n'apparaît que dans deux épisodes et elle est remplacée dans chaque épisode par une nouvelle secrétaire (la temp secretary ou secrétaire intérimaire), ce qui donne lieu à un jeu sur l'image de la secrétaire : changement de look, de style, de taille, de couleur, d'âge, et finalement de sexe. Visuellement, la série s'essaye à un look Miami Vice (que l'on retrouve à la même époque dans Stingray, par exemple, dont Hammer emprunte un réalisateur, David Hemmings, pour ouvrir le bal) et introduit une bande musicale "décalée" signée Don Randi. L'effet est curieux (et selon moi guère convaincant). On flirte aussi avec un côté "glamour" qui n'est pas sans rappeler, lui, Dallas ou Dynasty (dont on retrouve au fil des épisodes quelques visages, de Ken Kercheval, Jennilee Harrison et Emma Samms à Barbara Carrera). 

 

3.15  Deadly Collection (La collection qui tue)

CBS, 25 février 1987

Musique de Don Randi

Adaptation : Nancy Ann Miller, histoire de James Schmerer

Réalisé par David Hemmings

Mike Hammer passe un très mauvais quart d’heure entre les mains d’un homme qu’il a fait envoyer en prison, Eric, et des deux gorilles qu’il a engagés avec l’intention bien arrêtée de faire souffrir Hammer avant de le tuer. Il est sauvé par l’intervention de son ami Randy Bailer, qui travaille avec le détective Scott Warren, dont l’efficacité repose sur les gadgets électroniques qu’il trimballe toujours avec lui. C’est d’ailleurs un récepteur perfectionné qui a permis à Randy d’entendre dans quelle mouise était Hammer. Le lendemain, Randy vient solliciter l’aide de son ami sur une affaire dont il s’occupe avec Warren : des menaces adressées au styliste Oliver Alden pour l’obliger à payer une forte somme. Peu de temps après, Randy est tué dans l’explosion d’une voiture juste après avoir reçu d’une femme des documents contenus dans une mallette piégée. Hammer collabore alors avec Scott Warren pour poursuivre l’enquête et découvrir qui fait chanter Alden. Une autre bombe explose dans les bureaux de ce dernier, qui accepte de faire entrer Warren sous couverture dans son équipe, dans l’espoir de retrouver la fille qui a remis les documents à Randy. Warren en effet est persuadé que c’est un mannequin. Il a vu juste, car il la retrouve justement dans l’équipe d’Alden ; elle s’appelle Candace et est prête à parler à Hammer. Malheureusement, elle est tuée avant d’avoir dit un mot. Hammer et Warren soupçonnent le gangster Jake Calbar d’être le maître-chanteur mais il leur manque l’essentiel : des preuves. Alden, refusant de mettre en danger d’autres membres de son équipe, est prêt à payer. C’est son assistante Marian Collins qui doit déposer l’argent, contenu dans un sac de voyage, à l’aéroport Kennedy. Mike et Warren ne la perdent pas de vue. Mais l’émetteur placé par Warren dans le sac de voyage indique soudain une autre direction que celle prise par Marian : un autre sac, identique, porté par le bras droit de Calbar, Winston…

Avec Micky Dolenz (Scott Warren), Dawn Mangrum (Candace), Randy Murzynski (Randy Bailer), Robert Viharo (Jake Calbar) et Gloria Loring (Marian Collins) et Edward Albert (Oliver Alden). Et avec Phil Rubenstein (Dan Bartholomew), Robert O’Reilly (Eric), Lee Benton (Jenny), Mary Ann Gibson (Nora Perth), Victoria Tucker (Lucinda) et Vince McKewin (Jeff Winston) et Leslie Harter (woman), John Mansfield (loverboy), Ron Troncatty (Hadley), Suzanne Von Schaack (bartender), Willi Smith (Altman’s assistant) et The Face.

Un épisode doté d’une bande son étrangement décalée : alors que Hammer est passé à tabac dans une allée et en réel danger de mort, la musique évoque la variété, légère, et le même procédé est réemployé durant une scène de fusillade dans un club. Les couleurs à la Miami Vice suggèrent que le réalisateur David Hemmings (qui a aussi travaillé sur Stingray avec les mêmes tons bleu-rose) lorgne du côté du clip musical, aidé en cela par une histoire se déroulant dans le milieu de la mode, mais, dans l’univers déjà codifié de Mike Hammer, l’effet est loin d’être convaincant et l’intrigue elle-même peine à « accrocher ». Le partenariat de Hammer avec Scott Warren le détective branché technologie de pointe ajoute à l’étrangeté en s’éloignant de la ligne solitaire habituelle du héros.

The Face apparaît dans une agence de mannequins, derrière une vitre. Regard langoureux, Hammer fasciné jusqu’à la paralysie (20’).

Pas de Barrington dans cet épisode.

 

3.16  Green Blizzard (Bourrasque sur le billet vert)

CBS, 4 mars 1987

Musique de Don Randi

Ecrit par Don Balluck

Réalisé par Thomas J. Wright

La bonne surprise de Mike Hammer : empocher six cents dollars à la suite de paris inspirés, se transforme en déveine quand il découvre que les billets que lui a refilés son book Charlie Doureay sont faux. Une fois sorti (merci Pat) de la prison où Barrington voulait le laisser croupir, Mike retourne voir Charlie pour lui demander des explications et le trouve en conversation poignante (et empoignée) avec deux types peu avenants. Mike les chasse de la boutique et recueille de la bouche de Charlie le nom de la personne qui lui a refilé, à lui, les faux billets : Stephanie Caldwell, charmante jeune femme employée dans une entreprise de publicité. Elle ouvre de grands yeux quand Mike lui apprend que les billets étaient faux mais le détective prend avec circonspection sa réaction pleine de naïveté. D’autant que l’ingénue est bientôt attaquée dans la rue par deux types qui mettent un pruneau dans le ventre de Charlie : ce dernier avait donné rendez-vous à Stephanie et à Mike, lequel est arrivé trop tard pour le sauver. De retour à son bureau, Mike trouve un message de Charlie lui parlant de « l’ombrelle », surnom de Hubert Wembley : c’est le gros poisson qui sert d’« ombrelle » aux bookmakers et qui n’apprécie guère le tort que lui a fait Charlie en diffusant de faux billets. Mais Wembley affirme à Mike qu’il n’a pas envoyé ses hommes après Stephanie, bien qu’il ait l’intention de récupérer l’argent qu’elle lui doit.

Stephanie, elle, donne à Mike les derniers faux billets qui lui restent en déclarant qu’elle les a trouvés… à l’arrière d’un taxi. Certes, on oublie toutes sortes de choses dans un taxi, mais l’histoire reste dure à avaler. Mike persuade Stephanie de jouer franc jeu et la conduit lui-même au bureau de Pat Chambers, espérant la clémence des autorités. Ce n’est pas le son que fait entendre Metcalf, un fédéral, qui fait mettre Stephanie en cellule. Mike le persuade néanmoins de la laisser sortir car elle est l’appât indispensable pour faire sortir de l’ombre les assassins de Charlie. De fait, Stephanie est enlevée sous les yeux de Mike qui a trop à faire avec une poignée de gros bras pour l’empêcher d’être emmenée. On n’est pas détective pour rien, heureusement, et le privé découvre l’identité du « cerveau » qui s’intéresse tant à Stephanie. Celle-ci en effet, qui a imprimé elle-même ses faux billets, a résolu un problème d’encre que son rival n’a pas résolu, raison pour laquelle il a besoin d’elle…

Avec Caryn Richman (Stephanie Caldwell), Arthur Taxier (Metcalf) et Claude Akins (Charlie Doureay) et Peter Scolari (Rudy Shales). Et avec Christopher Hewett (Hubert ‘The Umbrella’ Wembley), Stuart Pankin (le faussaire), Peter Tomarken (Peter Harbisher). Et avec Richard Brose (Brock), James Westmoreland (Saunders), Lee Benton (Jenny), Sharee Gregory (saleslady) et Elizabeth Gorcey (Lisa) et Jeff Reese (security guard), Susan Lawson (cashier), Bruce Marchiano (Gerald), Nancy Mulford (receptionist), Steve Doolittle (Al), Skip O’Brien (guard), Julie Rhodes (Audrey) et The Face.

Même parti pris musical et visuel que dans l’épisode précédent, qui retire à la série son essence jazzy et lui impose un lifting à base de rose-bleu éclairant la nuit et d’une bande musicale qui transforme les moments d’action en clips décalés. Mike Hammer n’est plus Mike Hammer mais un ersatz acidulé.

Cette fois, l’apparition de The Face est traitée comme une pure hallucination : elle est la secrétaire qui accueille Hammer à son arrivée dans un bureau, et brusquement son visage est remplacé par un autre (7’).

Pas de Velda, remplacée dans une scène par une recrue provisoire (que Mike découvre en même temps que le spectateur) qui se présente comme la nouvelle « girl Friday ».

Stacy Keach et Caryn Richman

 

3.17  The Last Laugh (Trafic de rires)

CBS, 18 mars 1987

Musique de Don Randi

Ecrit par Arthur Ginsberg

Réalisé par David Jackson

Mike a une nouvelle secrétaire, Traci Baskin, qui travaille en tant qu’intérimaire en attendant que le succès lui sourie ; Traci est en effet comédienne de stand-up et Mike passe la soirée au Comedy & Magic Club où elle se produit. Il fait alors la connaissance de son manager, Gary Kurtz. Or, celui-ci disparaît peu après et Traci demande à Mike de le retrouver. Il y parvient assez vite mais c’est dans une poubelle publique qu’il le découvre. Apprenant que Traci est partie en Californie dans l’espoir de l’y trouver – il a une maison sur la plage -, Mike prend l’avion lui aussi et débarque à Venice Beach où il trouve Traci dans la maison de Kurtz mise sens dessus dessous, menacée par un porteur de flingue patibulaire. Quelques coups, une poursuite sur la plage, quelques balles tirées, le type malheureusement s’enfuit et Mike n’a pas le temps de faire des châteaux de sable. En fouillant la maison du mort, il y trouve un ticket au nom de Terry Valentine ; c’est donc la personne qu’il cherche à trouver, espérant qu’elle détient quelque information utile. Mais personne ne sait où trouver Terry Valentine. Mike trouve bien une femme qui pourrait être Terry, mais elle est morte et deux flics arrêtent Mike parce qu’il se trouve sur place. Comme Barrington n’est pas d’humeur à le tirer d’affaire et que Pat est injoignable, Mike tente sa chance et appelle Cynthia Stillman, associée de Kurtz, qui le fait libérer rapidement. La question Valentine est bientôt tranchée quand Hammer apprend qu’il s’agit ni plus ni moins que d’un pseudonyme qu’utilisait Kurtz quand il était comédien. Le nœud de l’affaire ne tarde plus alors à se révéler : Kurtz faisait la « mule » entre la côte Est et la côte Ouest et enregistrait deux sacs identiques, l’un sous son nom, contenant ses affaires, l’autre sous celui de Valentine, contenant la drogue. Si le second sac venait à être découvert, il ne serait pas relié à lui. Il ne reste qu’à trouver pour qui Kurtz jouait la mule, et pourquoi il a été tué. Ce qui ne tarde pas non plus : il avait enregistré sur cassette vidéo une conversation avec ses complices, Cynthia Stillman et Brian, l’un des directeurs du Comedy & Magic Club qui existe à la fois à New York et à Los Angeles…

Avec Arleen Sorkin (Traci Baskin), Patrick Dollaghan (l’homme de main) et Christopher Norris (Cynthia Stillman) et Robert Walden (Gary Kurtz). Et avec Shelley Berman (le comique triste), Alan Hunter (Keith Anders, directeur du Comedy & Magic Club), John Kassir (le ventriloque), Gary Morris (Brian). Et avec Joel Hoffman (Howie Burke), Gene Jackson (Greg Cleaver), S. Marc Jordan (Stan) et Howie Gold (Cribbs) et Bunny Summers (Ruth McLaughlin), Frank Arno (Raz), Cherie Beasley (Deanne Barrows), Todd McCammon (Eric Henley), Jonno Mitchell (surfer #1) et The Face.

Velda est absente ; Mike lui parle au téléphone au moment où sa remplaçante se présente. Elle se présente comme la nouvelle « girl Monday ». Une autre remplaçante remplace la remplaçante, Ruth McLaughlin, qui ne correspond plus aux canons de la secrétaire du privé !

La musique de Don Randi continue d’imposer aux scènes d’action un contrepoint discutable, et on retrouve le syndrome bleu-rouge, ici plutôt bleu-rose, mais l’épisode revient à une ligne plus classique, même s’il troque un New York pluvieux (et de toute façon reconstitué en studio californien) contre la Californie ensoleillée, lumineuse, version sea, sun and beach volley.

Shelley Berman incarne un comédien de stand-up qui est toujours assoupi et semble s’ennuyer mortellement dans son métier.

 

3.18  Lady Killer (Le tueur de ces dames)

CBS, 25 mars 1987

Musique de Ron Ramin

Adaptation : Nancy Ann Miller et Edward DiLorenzo, histoire d’Edward DiLorenzo

Réalisé par Paul M. Lynch

Barbara Carrera

Jennilee Harrison

 

Mike Hammer est contacté par Nancy Atkins, une amie qu’il a aidée quelques années plus tôt : elle est devenue l’assistante de Claire Morgan, directrice du magazine Darling, et craint qu’un tueur ne tente de tuer sa patronne. L’homme a déjà tué deux femmes cheffes d’entreprise et a appelé pour donner son « point de vue » lors d’une émission animée par le Dr Joyce Brothers qui recevait deux femmes venues parler de leur réussite professionnelle, dont Claire Morgan. Mais ce n’est pas celle-ci qui passe sous le rasoir du tueur : c’est Nancy, montée à sa place dans la voiture où le tueur s’était tapi. L’affaire devient d’autant plus personnelle pour Mike, qui obtient de Pat Chambers la liste de suspects sur laquelle travaille la police. On ne tarde pas à découvrir le cadavre d’une autre victime : Pauline Tanner, l’autre invitée du Dr Brothers. Mike a beau surveiller Claire Morgan, il ne peut empêcher celle-ci d’échapper parfois à son regard ; il arrive juste à temps pour l’empêcher d’être tuée au bord de la piscine de son immeuble, dans laquelle le détective fait un plongeon pendant que l’assassin réussit à s’enfuir. On retrouve dans une poubelle le bas de femme qu’il portait pour dissimuler son visage. Enquêtant sur les suspects dont Pat lui a communiqué la liste, Mike s’introduit dans l’appartement de Kevin Landers, un homme qui a perdu sa femme quelques mois plus tôt et qui, de son propre aveu, était constamment rabaissé par elle. Il ne lui semble pas le coupable idéal. Il s’intéresse davantage à l’un des collaborateurs de Claire, Charles Forester, souvent en conflit avec elle. En l’absence d’éléments à charge, il lui tend un piège en lui faisant croire que l’agresseur de Claire a été filmé par une caméra de surveillance alors qu’il ôtait son bas pour le jeter dans une poubelle. Forester mord à l’hameçon et tente de s’enfuir. Il est abattu par Mike. Affaire conclue ? A priori oui. Pourtant le détective a l’intuition que non. Intuition confirmée par Pat : Forester a agressé Claire Morgan mais il n’a pas pu tuer les autres victimes. Il s’est servi de l’actualité du tueur de femmes pour tenter de commettre son crime. Mike se précipite alors chez Claire, qu’il trouve aux prises avec le vrai tueur…

Avec Barbara Carrera (Claire Morgan), Dennis Cole (Kevin Landers), Dr Joyce Brothers (elle-même) et Charles Siebert (Charles Forester) et Jennilee Harrison ([Officer] Maggie [Williams]). Et avec Lisa Raggio (Nancy Atkins), Lee Benton (Jenny), Stan Kamber (Kemper), Deanna Olivier (Laura) et Janet Bascome (Brenda), Todd Evan (Jack), Anne Evans Miles (newscaster), Tony Rolon (Jose), Joan Severance (Pauline), Harry Woolf (bar patron).

Intrigue et traitement ressemblent à un épisode de Rick Hunter traité à la sauce Miami Vice ou Stingray : un tueur de femmes dont l’identité importe peu (il apparaît une fois avant le dénouement et le scénario ne s’embarrasse pas de l’intégrer à l’histoire), un environnement glamour (Barbara Carrera, un magazine intitulé Darling et des femmes en situation de réussite professionnelle), une bande musicale (signée Ron Ramin) entre jazz et synthé.

Nouvelle secrétaire intérimaire pour Mike : elle s’appelle cette fois Laura et ne fait qu’une apparition de quelques secondes. Elle a le regard fixé sur sa montre et déclare qu’elle n’a pas même le temps de passer un coup de téléphone : elle est en effet sur le point d’accoucher et se lève très vite (révélant son ventre arrondi) pour prendre le taxi qui va l’emmener à l’hôpital !

The Face apparaît sur un écran de télévision alors que Mike parle avec le Dr Brothers. La scène a beau avoir été préenregistrée, elle semble malgré tout renvoyer son regard à Hammer (21’). « The Face » n’est pas créditée au générique de fin parce que la scène n’a pas été tournée pour cet épisode spécifiquement.

 

3.19  Mike Gets Married (Mike se marie)

CBS, 15 avril 1987

Musique de Ron Ramin

Ecrit par Paul Bentley Diamond

Réalisé par Chuck Braverman

Mike se rend en prison où une femme a déclaré… être Mme Mike Hammer. Marie Rivière, arrivée de Saint Nicole (Polynésie française), raconte une histoire invraisemblable pour justifier cet état civil quelque peu surprenant, avant d’être remise en liberté parce qu’elle ne représente pas une menace pour le pays. Mike croise cependant de nouveau son chemin après avoir reçu la visite de deux tueurs inamicaux qui la recherchent ; le détective la retrouve quand l’un de ses amis est abattu brutalement par les mêmes deux tueurs dont l’un reste au sol, une balle de Mike dans le buffet, tandis que l’autre se fait la belle. La belle, d’ailleurs, prend elle aussi la poudre d’escampette en emportant le revolver de Mike et ses clés de voiture, et le détective se retrouve accusé du meurtre et de la victime et du tueur. Le seul témoin à même de l’innocenter est Marie Rivière et Pat laisse filer Hammer afin de lui permettre de la retrouver. Quand il y parvient, Marie doit hélas être expulsée du pays, ce qui n’arrange pas les affaires de Mike. Barrington trouve donc un moyen d’empêcher l’expulsion de la dame : en la mariant vraiment à Hammer ! La cérémonie est pratiquée sans fioriture à l’aéroport par un Barrington hilare. Mais le tueur en cavale surgit et ouvre le feu, ne blessant finalement personne. Mike laisse sa jeune épouse menottée au lit de leur chambre nuptiale afin de poursuivre son enquête. Il apparaît que les tueurs sont au service de Spooner, l’agent fédéral qui a remis Marie en liberté. Mike est contraint d’abattre Spooner mais Marie disparaît à nouveau. Toute cette histoire est liée de toute évidence à de l’argent qu’elle est venue chercher aux Etats-Unis pour financer la révolution à Saint Nicole, et l’homme qui tirait les ficelles de Spooner n’a pas encore mis bas son masque…

Avec Barbara Stock (Marie Rivière), John Kerry (le policier), Tim Choate (Spooner), Andrew Masset (Jean Claude) et Greg Evigan (Paul Arnett) et Roxie Roker (Esther). Et avec Henry Bal (Richmond), Lee Benton (Jenny), Cynthia Psaros (Ellen) et Richard Green (Jack Benton) et Patrice Chanel (Mimi), David Schall (Savelich), Bruno Marcotulli (Cercle), Gregory Clark (Jimmy), Austin Kelly (coroner’s man), Christine Poor (Gretchen), Tom Silardi (bellhop) et The Face.

Ambiance sophistiquée et « glamour » encore. L’épisode se distingue par l’inanité de ses péripéties, comme s’il s’agissait de surprendre en plaçant des fusillades là où on ne les attendrait pas forcément.

The Face entre inopinément dans la salle où est célébré le mariage express de Mike avec Marie. Seul Mike semble remarquer l’apparition.

Nouvelle remplaçante pour Velda : elle s’appelle Esther mais Mike veut l’appeler Velda pour garder ses habitudes… jusqu’à ce qu’il goûte son café. Celui de Velda était meilleur et Esther gagne le droit de rester Esther.

Velda fait toutefois une apparition dans l’épisode : elle est accompagnée du beau Jean Claude, son fiancé, et fait en quelque sorte ses adieux à Mike dans une scène au Lite ‘N’ Easy (organisée par Barrington et Chambers pour… enterrer la vie de garçon de Mike).

 

3.20  A Blinding Fear (Une peur aveugle)

CBS, 29 avril 1987

Musique de Ron Ramin

Adaptation : Stephen Lord, histoire de Jay Bernstein

Réalisé par Stacy Keach

Mike Hammer rencontre Cliff Barnes, caché sous un faux nom (Ken Kercheval)

La nouvelle secrétaire de Mike l’envoie chez A. Walter Decker, qui a fait fortune dans le marché des armes. Mais en apprenant que Decker lui demande de retrouver… un chien, Max, Mike fait la fine bouche. Jusqu’à ce que Decker lui fasse rencontrer sa fille Jennifer, qui a perdu la vue dans un accident trois ans plus tôt, et dont Max est le chien. Le détective subodore cependant bien autre chose qu’un dog-napping, car ceux qui ont emmené le chien se sont donné beaucoup de mal et n’ont, pour l’instant, réclamé aucune rançon. Et pour cause : le chien sert en fait à attirer et enlever Jennifer lors d’un récital donné par des enfants aveugles. Le FBI est sur le coup mais Mike mène ses propres investigations pour le compte de Decker, avec l’aide d’Andrea Harris, la tutrice de Jennifer. Lorsque les ravisseurs exigent non pas de l’argent mais des missiles fabriqués par les usines de Decker, Hammer fait une petite visite au principal concurrent de l’industriel, Sandor Kraken, qu’il soupçonne d’être responsable de l’enlèvement. Le FBI, cependant, voit d’un mauvais œil l’intervention du privé et essaie de le neutraliser au moment de la livraison des missiles, que les agents veulent remplacer par des faux. Le leurre ne prend pas, cependant, et Decker est sommé de revoir sa copie et de livrer les vrais missiles. Mike, lui, se soustrait à la garde du FBI et s’introduit dans les bureaux de Kraken, où il trouve un indice le conduisant à l’aéroport JFK. C’est là que les missiles de Decker sont livrés aux ravisseurs, et là aussi que Mike retrouve Jennifer…

Avec Heather Thomas (Andrea Harris), Natalie Gregory (Jennifer Decker), Fran Ryan (la nouvelle secrétaire de Mike), Duke Stroud (Norman Somers), Peter Jason (Agent Spécial Cameron), Jason Ronard (Agent Spécial) et Ken Kercheval (A. Walter Decker) et Persis Khambatta (Shandra). Et avec Michael Ansara (Sandor Kraken). Et avec Ian Abercrombie (Roger Jennings) et Timothy Wayne (Christopher Nugent), Larry Grant (Russell) et Eric Calhoun, III (ball player), John Flynn (guard), Nathan Jung (security guard) et The Face.

On est de retour dans une ambiance plus « traditionnelle » de Mike Hammer. On reste dans les milieux huppés et sexy mais l’intrigue joue moins avec les péripéties absurdes et se resserre autour des personnages, à commencer par la petite aveugle Jennifer, qui touche le cœur de Hammer et le met sur l’affaire. Elle appellera d’ailleurs son nouveau chien Mike – estimant que c’est mieux que Hammer.

C’est Fran Ryan qui endosse cette fois le rôle de secrétaire intérimaire, avec la rudesse qui caractérise parfois ses apparitions en séries : elle commence par signaler à Mike qu’il est en retard avant de lui rappeler que ses comptes sont dans le rouge et qu’il est doit donc travailler.

The Face apparaît brièvement dans le public (11’).

 

3.21  Green Lipstick (La fille de Mike)

CBS, 6 mai 1987

Musique de Ron Ramin

Ecrit par Gregory S. Dinallo

Réalisé par Ted Lange

Stacy Keach et Don Stroud avec Emma Samms

Une jeune femme habillée et maquillée comme une prostituée débarque dans le bureau de Hammer poursuivie par deux tueurs dont l’un abat le nouveau secrétaire du détective. La fille, Jamie Jinx, est la chanteuse du groupe Green Lipstick qui prépare un concert de charité. Elle prétend ignorer pourquoi ces hommes ont tenté de la tuer et être entrée par hasard dans l’immeuble, puis dans le bureau de Hammer. Ce qu’infirme le chauffeur de taxi qui l’a déposée et à qui elle a donné spécifiquement cette adresse. Mike n’est pas préparé à entendre la vérité sortant de la bouche de Jamie : oui, elle est venue délibérément à son bureau car il est… son père ! Mike a eu une liaison avec Marcy Markham, compositrice et chanteuse de rock, avant de partir pour le Vietnam. Elle ne lui a jamais parlé de leur fille et ne le fera plus : elle est morte. Rien à voir cependant avec la menace qui pèse sur Jamie et que Mike essaie de comprendre en enquêtant sur son entourage, à commencer par le producteur Graham Richardson, l’amant de Jamie, incidemment aussi âgé que Mike, ce qui ne facilite pas leur bonne entente. Le détective soupçonne également un guitariste du groupe, Nigel, ainsi que le comptable Adam Simon, sans parvenir à découvrir pourquoi Jamie est leur cible. Elle pense que Tommy Bartlett, un autre membre du groupe, mort d’une overdose tout récemment, a aussi été assassiné. En attendant d’y voir plus clair, Mike doit protéger la vie de sa fille tout en s’habituant à son rôle de père…

Avec Emma Samms (Jamie Jinx), Stuart Damon (Graham Richardson), Nicholas Love (Nigel Humphries), Tim Rossovich (Nick Striker, le nouveau secrétaire de Mike) et John Karlen (Adam Simon) et Vanity (Holly). Et Bill Rafferty (Dean Bridges). Et avec James Paradise (Yuri Kaplowitz), John David Bland (Ruben), Lee Benton (Jenny), Charles Walker (Dr Spector) et Mariana Duckworth (Lauren), Sean Woods (valet) et The Face.

Mike joue du piano, préfère Sinatra au rock. On voit une photo de lui au Vietnam. Il mentionne deux fois le fait qu’il a eu une fille et qu’il l’a perdue.

Le nouveau secrétaire de Mike – c’est un homme – est capable d’arrêter un tueur en le faisant passer par-dessus son épaule. Hélas, il ne peut arrêter les balles du second tueur, qui l’étalent pour le compte. Mike évoque le fait que Velda est avec son fiancé joueur de tennis.

The Face apparaît de l’autre côté de la rue, devant un stand de bretzels (23’).

35’ : la plaque d’immatriculation qui apparaît lorsque l’un des tueurs ouvre un coffre est celle de la Mustang de Mike, 502 BLA (bien que ce ne soit pas sa voiture que le tueur est censé ouvrir).

Dans l’épilogue, Mike joue « Harlem Nocturne » au piano et Jamie l’accompagne au saxo.

Dans l’édition DVD (en tout cas celle de ViaVision), l’épilogue est suivi de scènes du « prochain épisode », qui est « A Face in the Night ».

 

 

3.22  A Face in the Night (Ecrits meurtriers)

CBS, 13 mai 1987

Musique de Ron Ramin

Ecrit par E. Nick Alexander

Réalisé par Jay Bernstein

Il pleut sur New York et Mike passe la soirée seul dans son bureau, à attendre un certain Harry Quail qui est très en retard. Quand il arrive enfin, Harry a une longue chevelure blonde et l’accent d’Adelaide, Australie. C’est un détective privé qui porte chapeau, comme Mike Hammer, mais un chapeau du bush australien. Harry Quail cherche l’écrivain Frederick Flynn et a une piste pour le trouver : la photo d’une femme qui travaille pour lui. Une photo qui ne peut qu’intéresser Mike Hammer puisqu’il s’agit de l’énigmatique et mystérieux visage qu’il ne cesse d’apercevoir depuis trois ans sans jamais avoir réussi à l’approcher.

La rencontre aura lieu sur le marché aux fleurs, entre les balles de deux flingueurs dont on ne sait trop s’ils tirent sur Mike ou sur la dame. Toujours est-il que c’est une balle de Hammer qui atteint l’un des deux types, tandis que l’autre se fait la belle. Mike, lui, emmène la belle. Elle se prénomme Laura, dit-elle, et fait des recherches pour Frederick Flynn. C’est l’unique raison, semble-t-il, qui l’a fait s’intéresser à Mike Hammer, qui a servi d’inspiration au personnage de Nick Steele, un privé hard boiled taillé dans la même pierre que Hammer. Une révélation bien décevante pour le privé, qui rêvait de quelque chose de plus glamour.

Il n’en reste pas moins que quelqu’un s’intéresse à Laura et, pour l’avoir, se sert de Mike. Enlevé, il est branché à une chaise de torture high tech et enfermé dans un cercueil hermétique censé le rendre particulièrement malléable. Pour le retrouver, Pat Chambers fait alliance avec Harry Quail, qui s’est installée de son propre chef dans le bureau et l’appartement de Hammer, mais aussi avec Laura, qui accepte de porter un micro pour se jeter dans les mains de ceux qui la cherchent. Elle leur révèle alors le lieu où trouver Frederick Flynn, dans la peau duquel s’est glissé… Pat Chambers. Le Capitaine et la belle retrouvent ainsi Mike et, ensemble, ils mettent un terme à la conspiration du puissant Milo, l’homme à la canne ouvragée. Ce dernier voulait mettre la main sur Flynn pour l’empêcher de révéler dans un prochain bouquin la vérité sur un meurtre resté irrésolu…

Avec Mary Frann (Harriet ‘Harry’ Quail), Luca Bercovici (le maître ès torture), Marco St. John (homme de main de Milo), Mimi Maynard (la nouvelle secrétaire de Mike) et Phillip Richard Allen (Milo) et Donna Denton (The Face). Et avec Ed Griffith (Kirkwood), Jeff Reese (Bob LeConte), Lee Benton (Jenny), Marlene Casamento (Norma), Paul Petersen (Officer) et Frank Collison (Frank [James]).

Un scénario bâti sur des clichés, depuis le « détective privé » australien à l’accent à couper au couteau jusqu’à la salle de torture Stingray-style où Mike est soumis à une torture high tech (de pacotille), en passant par l’écrivain à succès dont personne ne connaît le visage – si tant qu’il en ait un. Il s’agit certes de ne pas se prendre au sérieux mais la série se parodie elle-même sans imagination, ne semblant plus savoir dans quelle catégorie elle joue au juste. C’est dommage, pour « the » épisode qui révèle l’identité de The Face. Si tant est qu’elle en ait une…

La dernière scène de Mike Hammer (si l’on excepte le revival Mike Hammer Private Eye dont l’esprit sera différent) est celle du détective s’éloignant sous la pluie dans la rue du Lite ‘N’ Easy. Un air de New York dans une rue de studio californien. Mais il y a le blues et la voix off, c’est toujours ça. (« C’était un de ces soirs où le monde paraît meilleur vu à travers le cul d’une bouteille. »)

En l’absence de Velda, Mike a une nouvelle secrétaire (myope et gaffeuse) qui ne le connaît pas et qui croit ingénument Harry quand celle-ci prétend être Mike – pour Michelle. Surprenant, mais après tout elle pensait que « Pat » Chambers était une femme. Les apparences sont parfois si trompeuses.

Pat Chambers, au sujet de Mike : « He is my best friend. For Mike, I’d throw away my badge ».

L’épisode n’y fait pas référence mais Milo se distingue par une canne très semblable à celle que l’on voyait à la vitre d’une limousine dans l’épisode 2.02.

Dans l’édition DVD (en tout cas celle de ViaVision), l’épilogue est suivi de scènes du « prochain épisode », qui est « Who killed Sister Lorna ».

Mike Hammer rencontre finalement le Visage (The Face) dans l'ultime épisode de la série (du moins la série régulière, si l'on place à part Mike Hammer Private Eye).

 

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