publié en juin 2002 (ASS 9)  

par Thierry Le Peut  

 

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Lancée à l’automne 1998 dans le cadre de la soirée polars de France 2, Avocats et Associés faillit être annulée au terme de sa première saison, faute d’audience suffisante. Pourtant Nicolas Traube, directeur de la fiction de la chaîne, lui accorda une seconde chance en jugeant son potentiel intéressant. Grand bien lui prit car la série vient de passer le cap de la cinquième saison et une sixième est d’ores et déjà prévue, soit 36 épisodes.

Ecrite ou co-écrite par de vrais avocats, Avocats et Associés raconte la vie et les affaires d’un cabinet d’avocats ayant pignon sur rue, le Cabinet Zelder & Associés. Si les histoires suivent un rythme tranquille servi par une réalisation avare d’effets, elles n’en sont pas pour autant ennuyeuses, bien qu’un peu plus de dramatisation ne nuirait pas, parfois, à leur efficacité. Meurtres, agressions, pédophilie, escroqueries, mensonges et faux-semblants, la gamme des émotions est suffisamment large pour varier les intrigues et les personnages gagnent en profondeur à mesure que progresse la série.Il reste que, au bout de trois saisons, on aimerait les voir évoluer davantage, six épisodes par saison peinant à rendre justice aux six ou sept personnages principaux qui se croisent au sein du cabinet.

L’amateur de fiction française aura plaisir à suivre dans ces aventures juridico-sentimentales des comédiens plus ou moins connus, déjà vus dans l’univers des feuilletons et séries hexagonaux. Ainsi de Victor Garrivier, ex-partenaire de Véronique Jannot dans Joëlle Mazart, ou de François-Eric Gendron. Ainsi encore de Dominique Mac’Avoy, la voix de Lindsay Wagner dans le désormais classique Super Jaimie, ici collaboratrice effacée et négligée par le patron Zelder, songeant au suicide à l’orée de la cinquième saison. Les seconds rôles sont souvent très bien distribués, même si l’on regrette parfois un ton trop compassé dans certaines séquences de tribunal.

Parfois mal jugée par la presse, Avocats et Associés a pourtant su trouver son identité propre. Un peu plus de nervosité, des histoires davantage centrées sur les personnages et leur devenir sont ce qu’on peut lui souhaiter pour la suite. Quoi qu’il en soit, si vous n’y avez pas encore goûté, risquez-y un oeil à la prochaine occasion.

Tag(s) : #Arrêt sur Télé

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