publié en septembre 2002 (ASS 10)  

par Thierry Le Peut

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Le roman de Stephen King déjà adapté au cinéma par David Cronenberg, avec Christopher Walken dans le rôle principal, fait l’objet d’une adaptation produite par Universal et diffusée à la fois sur USA et sur SciFi Channel, deux chaînes du studio. C’est cette fois Michael Piller, tout auréolé de son travail sur Star Trek Next Ge, DS 9 et Voyager, qui s’est chargé du développement avec Shawn Piller. Anthnoy Michael Hall, vu dans New York Police Blues, Mort suspecte, Arabesque et au cinéma dans Edward aux mains d’argent en 1990, tient le rôle de Johnny Smith, professeur de sciences dans une petite ville de Nouvelle Angleterre dont la vie bascule quand, sortant d’un coma de six ans, il découvre que sa mère est morte, que sa fiancée s’est mariée avec un autre... et qu’il est doué de pouvoirs psychiques plutôt effrayants. Un simple contact provoque en lui des flashes qui lui révèlent aussi bien le passé que l’avenir, de manière pas forcément très lisible.  

The Dead Zone est une série classique dont le héros aide chaque semaine des personnages différents, résolvant des mystères ou remettant sur le droit chemin quelque brebis égarée. Les pouvoirs de Johnny Smith, qui le rapprochent d’un medium qu’il n’est pourtant pas tout à fait, constituent le « plus » d’un show qui lorgne, évidemment, du côté du fantastique. La Bible de la série insiste cependant sur les personnages, non sur le gimmick. Johnny Smith est flanqué de compagnons récurrents qui permettent d’élargir le champ d’investigation des scénaristes : son entraîneur Bruce Lewis, qui s’occupe de sa rééducation et devient son ami, son ancienne fiancée Sarah et son mari Walt, shérif de la ville, et le Révérend Gene Purdy, qui était le confesseur de sa mère et s’intéresse beaucoup à ses nouvelles facultés. On entrevoit sans peine le triangle amoureux que forment Johnny, Sarah et Walt mais le ton de la série n’a rien à voir avec Ally McBeal : le danger rôde autour de Johnny Smith dont les « aventures », non dénuées d’ironie comme les romans de Stephen King, doivent garder une tonalité sérieuse. « Nous mettons un point d’honneur à satisfaire le lectorat éclairé et exigent de Stephen King », précise Piller dans la Bible de la série, « en traitant la vision de King avec un respect qu’il appréciera ». Si Greg Stillson, le candidat à la présidence incarné par Martin Sheen dans le film de Cronenberg, sera bien de la partie, ce ne sera pas avant la fin de la première saison, en qualité de personnage épisodique et non en « némésis » du héros, à l’image d’un Lex Luthor. D’autres personnages épisodiques viennent enrichir la distribution, en particulier deux femmes éprouvant quelque intérêt pour le héros : la journaliste Dana Bright et le Dr Sharon Weizak qui cherche à aider Johnny à accepter ses pouvoirs.

Piller s’est entouré de collaborateurs confirmés : Joe Menosky a travaillé sur DS 9 et Voyager mais aussi sur Hunter et Alien Nation, quant aux producteurs Robert Lieberman et Robert Petrovicz ils comptent à leur actif plusieurs séries dont Smallville, Once & Again, Moloney et Night Visions. Anthony Michael Hall, également co-producteur de la série, est entouré pour sa part de John L. Adams, Nicole De Boer, Chris Bruno et David Ogden Stiers, ancien adversaire de Raymond Burr devant la Cour pour plusieurs téléfilms de Perry Mason.

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