publié en juin 2002 (ASS 9)

par Thierry Le Peut

 

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Dans le panthéon des séries policières, Bodies of Evidence (traduisez : Pièces à conviction, rien à voir donc avec le titre français...) n’occupe qu’une petite place. La série est en effet passée inaperçue chez nous, où elle a tenté d’imposer le dimanche soir d’autres visages que ceux de Derrick et de son assistant dont j’ai oublié le nom. Aux Etats-Unis, la série a été diffusée sur CBS durant deux années consécutives mais à raison de huit épisodes par saison, ce qui est peu pour se faire remarquer. De fait, la série a rapidement disparu, faute peut-être de caractère mais malgré quelques qualités.

Que George Clooney y fasse ses véritables débuts après un passage dans la sitcom Drôle de vie n’est qu’anecdotique. L’acteur y trouve cependant un rôle qui le place quasiment à égalité avec son partenaire Lee Horsley, plus connu pour avoir été durant plusieurs années le détective texan de Matt Houston. Horsley collaborait ici avec David Jacobs, qui créera également la série western Paradise dont l’acteur à la moustache (Horsley, pas Tom Selleck) sera le héros. Jacobs venait de produire durant une bonne décennie les aventures à rebondissements de Côte Ouest, dont il conservait d’ailleurs sur Bodies of Evidence l’un des producteurs, Joel J. Feigenbaum. Autre cheville ouvrière de la série, James L. Conway, qui collabora lui aussi à Matt Houston.

Bodies of Evidence se distingue d’abord par une particularité assez rare : elle n’a pas de générique. Un simple carton annonce le titre de la série en ouverture de chaque épisode, les noms des acteurs s’inscrivant ensuite sur les premières images de la semaine. Une particularité qui contribue au climat lancinant des histoires, menées sans recherche de spectaculaire. Le Lt Ben Carroll (Lee Horsley) et ses adjoints Ryan Walker (George Clooney), Nora Houghton (Kate McNeil) et Walt Stratton (Al Fann) enquêtent chaque semaine sur deux affaires parallèles, récoltant les indices pour remonter méthodiquement jusqu’aux meurtriers. Les coups de feu sont rares, de même que les poursuites en voiture, et l’intérêt des histoires repose essentiellement sur le jeu des acteurs.

Sans atteindre à la concision ni au découpage chirurgical de New York District, Bodies of Evidence constitue donc un programme qui mérite qu’on s’y arrête au moins l’espace d’une diffusion, d’autant qu’elle ne compte que 16 épisodes.

Tag(s) : #Arrêt sur Télé

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