publié en mars 2003 (ASS 12)

par Thierry Le Peut

 

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Riche de trois saisons aux Etats-Unis, Family Law est une création de Paul Haggis (Un tandem de choc) et Anne Kenney, qui rappelle l’époque de La Loi de Los Angeles. Moins tapageuse, axée par son titre sur le droit familial, Family Law conte les luttes de prétoire de Lynn Holt et de son équipe d’avocats à Los Angeles. Chaque épisode s’ouvre, comme ceux de La Loi de Los Angeles, par des plans de la Ville : là où la musique de Mike Post suggérait luxe et ironie, celle de Family Law est plus réservée, plus amère, contenant quelque chose de crépusculaire et d’insaisissable. De fait, les avocats de la série sont parfois impuissants à contrôler les répercussions de leurs affaires, qu’ils ne gagnent pas forcément. Family Law est aussi une série de femmes : Lynn Holt se retrouve à la tête de son cabinet après avoir été lâchée par son mari qui a emporté la plus grande partie de ses dossiers ; elle travaille avec deux autres femmes et s’occupe seule de deux enfants. La vie sentimentale des associées du cabinet joue un rôle important dans la série : Randi King a appris le droit en prison où elle purgeait une peine à perpétuité pour le meurtre de son mari. C’est elle-même qui a obtenu la révision de son procès et elle est déterminée à vivre désormais sans homme, ce qui ne l’empêche pas d’avoir une liaison avec un jeune et musculeux étudiant en droit qui travaille comme stagiaire au cabinet. Danni Lipton, elle, vit sans homme davantage par manque d’assurance et malchance mais elle ne tarde pas à coucher avec un ancien petit ami fiancé avec une autre femme, blonde sculpturale. Le seul homme du cabinet est, du moins dans la première saison, Rex Weller : encore n’est-il que toléré puisqu’il loue l’un des bureaux du cabinet à Lynn ! La deuxième saison verra cependant l’arrivée d’un autre avocat combatif incarné par Tony Danza.

Divorces, adoptions, conflits de générations, déchirements en tous genre constituent le fonds de commerce du cabinet Holt & Associé(e)s. Derrière les recours en justice se cachent souvent, bien sûr, des rancoeurs inavouées et des souffrances mal assumées, parfois insurmonta-bles. La compétence juridique des personnages n’est donc pas leur unique caractéristique : leur faculté de juger et leur compassion sont constamment mises à l’épreuve, autant que leur ingéniosité pour pousser un mauvais payeur à s’acquitter de son dû ou éviter un procès inutile et douloureux. La recette est éprouvée, certes, mais cette nouvelle déclinaison parvient à convaincre en quelques épisodes. A découvrir soit sur M6 soit sur Téva.

Tag(s) : #Arrêt sur Télé

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