un article de Thierry Le Peut
paru dans Arrêt sur Séries n°5 (juin/août 2001, épuisé)
Cet article a été publié avant la diffusion de la série en France

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Quand on a découvert Will & Grace après la mini-série Queer as Folk, qui souleva le mini-scandale que l’on sait chez nos voisins d’outre-Manche (voir ASS n°3), difficile de ne pas esquisser un sourire en coin, du genre : « Evidemment, il ne faut pas attendre des Américains ce que les Anglais nous ont offert... » Et c’est bien la première pensée qui vient quand on apprend que l’Oncle Sam a adapté l’idée politiquement incorrecte de Russell Davies. Une série américaine sur le monde des gays ? Mmmouais, pourquoi pas, mais on ne s’attend pas à voir bouger les montagnes...
Un sentiment finalement renforcé par le sort qu’a connu Queer as Folk - l’original - chez ces sacrés Ricains : diffusé sur une chaîne payante mais dans une version expurgée, devenu culte en étant distribué in extenso sous le manteau. Pas de quoi nous faire changer d’avis sur la frilosité de l’Oncle Sam...
Et pourtant, la version américaine de QAF est d’ores et déjà annoncée comme le brûlot audacieux et sans concession que fut son modèle. « La série télé qui fait ressembler Sex & The City à un dessin animé du samedi matin », ose même Charles Kaiser dans le New York Magazine du 18 septembre 2000, presque trois mois avant la diffusion du premier épisode sur Showtime, une chaîne payante. « Jamais vu auparavant à la télévision », proclame d’ailleurs la chaîne, qui depuis des mois travaille à la promotion de la série, particulièrement dans le milieu homo. Showtime a même sponsorisé plusieurs manifestations homosexuelles en faisant distribuer des éventails aux slogans provocateurs.

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Stratégie marketing ? Indéniablement. Showtime est le concurrent de HBO, une autre chaîne payante, hôte de quelques fleurons du « renouveau » télé de ces dernières années : The Sopranos, Sex & The City, Oz entre autres. Les deux chaînes sont chapeautées par la même société, Time Warner (qui distribue QAF, version US, dans le monde), mais cela n’empêche pas une saine compétition et les dirigeants de Showtime espèrent visiblement marquer des points en produisant la première série gay de la télé américaine, frappant plus fort que les filles de Sex & The City en explorant un territoire où même HBO ne s’est pas encore aventurée. Car Queer as Folk n’entend pas seulement élargir la présence des gays en prime time à la distribution entière d’une série, elle se propose de donner un prolongement bien américain au phénomène qui a balayé l’Europe. « Après des séries comme Dynasty, qui a imposé un personnage homosexuel, en passant par Ellen et Will & Grace, il y a toujours des versions comiques du mode de vie homosexuel mais rien qui ait vraiment la volonté de dire les choses comme elles sont », avance Tony Jonas, producteur exécutif. Et en particulier aucun personnage gay véritablement sexué : ce ne sont pas les joutes verbales et les oeillades gentillettes de Will & Grace qui peuvent aujourd’hui contenter un public rodé au QAF anglais, avide d’en découvrir enfin davantage sur son petit écran désespérément frileux !
Quand Jerry Offsay, le président de Showtime, lui téléphone pour lui parler d’une adaptation de la mini-série de Channel 4 en Angleterre, Jonas sort de plusieurs années à Warner Bros. Television et ressent le besoin de faire quelque chose de différent, qui sorte un peu du moule des productions télé traditionnelles. Impressionné par la série originale, il ne peut qu’admettre que rien de tel n’a jamais été vu sur les ondes américaines. Voilà exactement ce qu’il cherchait : une opportunité comme il ne s’en présente pas souvent dans le monde très calibré de la télévision, le genre de proposition qu’on ne refuse pas. Jonas contacte donc deux scénaristes tout désignés pour l’aider à donner forme au projet, Ron Cowen et Daniel Lipman. Ces messieurs ne sont pas seulement homosexuels, ils ont aussi écrit le téléfilm Printemps de glace qui, au beau milieu des années quatre-vingt, traitait du sida et de ses conséquences sur une famille. Un scénario récompensé par un Emmy Award, dans lequel Aidan Quinn interprétait un jeune homosexuel condamné dont la famille devait affronter la maladie autant que l’homosexualité. A l’époque, les scénaristes, qui s’étaient rencontrés une dizaine d’années plus tôt à une convention d’auteurs dramatiques à New York, avaient dû composer avec les exigences du politiquement correct et de la censure. Pas question de faire s’embrasser leurs homos, ni même de les laisser se toucher la main. NBC s’opposa même à une petite phrase anodine placée dans la bouche de l’actrice Sylvia Sidney : celle-ci devait dire au personnage d’Aidan Quinn, son petit-fils dans le téléfilm, qu’elle « aimait son ami », mais cela eût été donner la bénédiction d’une vieille dame respectable au mode de vie homosexuel. Tout simplement inacceptable !

D’une version à l’autre

Aussi, lorsque Jonas et Showtime les exhortent à égaler, voire à dépasser, le réalisme du QAF original, les encourageant à aller « aussi loin qu’ils le veulent », ils ont la même réaction que Tony Jonas et sautent sur l’occasion. En plus de Printemps de glace, le tandem vient de travailler six années durant sur une autre série récompensée, Sisters, pour laquelle ils ont dû, une fois n’est pas coutume, apprendre à contourner les censeurs. Leur première tâche est de retravailler les éléments du script de Davies pour les adapter à leur propre culture. Car ce qui se passe en Grande-Bretagne n’est pas transposable tel quel aux Etats-Unis, quelle que soit la région dans laquelle on choisit de situer l’action. « Nous voulions utiliser les personnages originaux comme un point de départ mais développer nos propres personnages », expliquait Ron Cowen lors d’un chat organisé par Showtime le 10 décembre 2000. « C’est la raison pour laquelle ils ont des noms différents. Dans notre esprit, ce sont les cousins américains de l’original britannique. Nous avons essayé de leur donner une sensibilité et une personnalité américaines... en leur donnant une sorte de psychologie américaine. » Davies rapporte d’ailleurs une anecdote plutôt amusante sur un contresens commis par les adaptateurs américains : en Angleterre, les lycéens portent tous un uniforme, ce qui aux Etats-Unis est la marque d’un établissement privé réservé à une élite. Issu de la classe moyenne britannique, Nathan s’est donc retrouvé projeté, dans la nouvelle version, dans un environnement social beaucoup plus aisé que son modèle, simplement parce que les scénaristes américains ont mal compris la signification de l’uniforme !

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Comment les Américains pétris de bonne conscience et de puritanisme pourraient-ils admettre une liberté de ton égale à celle qui sévissait dans l’opus sulfureux de Russell Davies ?
Les personnages de la mouture américaine se devaient par ailleurs de développer un background plus conséquent que leurs modèles, pour une question de format : de 8 x 30 minutes pour la série originale, QAF passait aux Etats-Unis à 22 x 45 minutes, le format standard d’une saison. Très vite, les scénaristes devaient donc se détacher de l’original pour imaginer leurs propres lignes narratives. Si les trois premiers épisodes reprennent assez fidèlement le script de Russell Davies, les suivants offrent aux protagonistes des développements inédits. Là commence la véritable vie de la nouvelle série, obligée de fonder ses propres repères et de s’affranchir du modèle. On peut se demander alors pourquoi les producteurs ont tenu à conserver le titre original alors qu’il eût été plus simple de couper le cordon ombilical dès le départ en concevant un programme autonome, « librement inspiré » de l’original. « Nous avons délibérément gardé le titre original », répond Tony Jonas, « afin d’être perçus par ceux qui attendaient », à savoir le milieu gay, première cible de la stratégie marketing de Showtime. « La première étape a été d’aller à la rencontre de la culture gay dans les magazines, etc, et de leur dire que nous étions là... La prochaine étape de marketing se concentrera sur l’Amérique hétéro », déclarait Jonas en formulant l’espoir que le public se laisserait tenter et aurait l’honnêteté de regarder avant de condamner.
L’une des modifications notoires apportées lors du travail d’adaptation concerne les personnages féminins. Russell Davies n’avait guère développé son couple de lesbiennes, Romey et Lisa, qui élevaient l’enfant conçu avec Stuart, l’homo le plus décomplexé de la série. Son propos était de parler d’homosexuels, non de lesbiennes, et il avait concentré la narration sur les hommes. Showtime, en revanche, souhaitait une galerie de personnages plus conséquente, à l’image des séries « familiales » de la télévision américaine, un casting capable de supporter 22 épisodes et de poser les bases de plusieurs saisons consécutives. Le Queer as Folk américain conserve donc l’intrigue initiale de son modèle, la conception d’un enfant par un homo et une lesbienne, mais confère à cette dernière, Lindsay, et à son amie Melanie une importance plus grande. De même, deux personnages de second plan dans la version originale, Alexander (la folle de Londres) et Phil (le copain tendre et réservé qui meurt d’une overdose dans le troisième épisode), reçoivent un traitement plus étoffé, à l’instar de la mère de l’un des protagonistes, Hazel dans la version anglaise, devenue Debbie dans la nouvelle version.

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Queer as folk, 90210 ?

L’un des soupçons qui pesèrent sur la série de Showtime dès les balbutiements du projet fut celui d’une édulcoration « à l’américaine » de la version originale. Comment les Américains pétris de bonne conscience et de puritanisme pourraient-ils admettre une liberté de ton égale à celle qui sévissait dans l’opus sulfureux de Russell Davies ? On imaginait assez mal une ouverture aussi « choc » que celle de la mini-série britannique, où un cadre de trente ans couche avec un adolescent de quinze ans. Rappelons que Russell Davies avait choisi cet âge pour son personnage de Nathan, le lycéen, parce qu’à quinze ans on est encore dépendant d’une double tutelle, celle de la famille et celle, peut-être plus oppressante encore, du système scolaire. Si les Américains sont habitués aux personnages de lolitas, la cinquième saison de Buffy ayant même vu l’introduction d’une nouvelle héroïne de quatorze ans (pour pallier la « maturation » de Sarah Michelle Gellar ?) et Dark Angel s’appuyant sur un personnage au look à la fois juvénile et sexy, ils n’en sont pas pour autant disposés à voir un homme d’âge mûr séduire un ado décomplexé : rebelle, d’accord, mais dans les limites du politiquement correct ! C’est une chose d’avoir assimilé Le Lauréat, où le tout jeune Dustin Hoffman apprenait l’amour, dès 1967, au côté d’une femme mûre, c’en est une autre, et même une tout autre, d’accepter qu’un homo touche à nos enfants... (Sapristi)
Le risque de voir la série se plier au conformisme ambiant était d’autant plus grand que le débat n’était pas nouveau chez l’Oncle Sam et que les victimes sont plutôt à déplorer du côté des gays. Lorsqu’en 1994 la chaîne publique PBS diffusa une adaptation des Chroniques de San Francisco, une série de romans d’Armistead Maupin racontant le quotidien d’homosexuels et d’hétéros dans le Frisco des années 70, elle souleva une vague de contestation telle que, en dépit d’un accueil critique positif et d’une audience élevée, le réseau ABC renonça à produire une suite. C’est alors Showtime (tiens, tiens...) qui reprit le flambeau en finançant et programmant la fameuse suite quatre ans plus tard. Des phénomènes semblables s’étaient produits à plusieurs reprises au cours des années précédentes, notamment en 1989 lorsqu’un épisode de la série Génération Pub (Thirtysomething, présentée brièvement chez nous sur la défunte Cinq) osa, oh ! my God, montrer deux homosexuels dans le même lit : ABC perdit plus d’un million de dollars de recettes publicitaires parce que plusieurs annonceurs avaient préféré retirer leurs spots de la chaîne le jour de la diffusion. Bref, des précédents fâcheux pouvaient laisser penser que le Queer as Folk américain risquait d’être moins provocant que son modèle.

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« Nous savions, dès le début, que ce serait le premier commentaire », déclara Russell Mulcahy, réalisateur du premier épisode (oui, le même Mulcahy qui réalisa jadis le premier Highlander avec Christophe Lambert). « Même lorsque nous étions en train de tourner, les gens disaient : ‘C’est une série américaine. Est-ce que ça ne va pas être édulcoré ?’ Et nous étions tous d’accord pour dire que ça ne valait pas le coup de faire la série si c’était pour faire de l’aseptisé, parce que si on édulcore, on édulcore non seulement le sexe mais on édulcore aussi la réalité. » Un commentaire qui allait dans le sens du slogan même de Showtime, « No Limits », slogan qu’il s’agissait de ne pas faire mentir ! Selon Tony Jonas, la volonté initiale était de fabriquer un produit explicite, tant par le langage que par la mise en images. « Si vous retournez voir les scènes anglaises », avançait le producteur, « vous verrez à quel point, au moins en ce qui concerne les scènes de sexe, elles ont été habilement mises en valeur, ‘allongées’, et rendues, parfois, vraiment belles sur le plan artistique, bien au-delà de la version anglaise. » Une déclaration alléchante, certes, qui ne saurait nous faire oublier qu’en la matière un parti pris excessivement esthétique peut aussi atténuer la portée réaliste des scènes et finalement desservir le propos initial... A tout le moins peut-on s’attendre à voir véritablement explorée la vie sexuelle des personnages, sans pour autant prendre au pied de la lettre la formule employée par Brian, le « Stuart » américain, dans les premières minutes de l’épisode-pilote : « Rien que du sexe ! »
L’épisode-pilote reprend d’ailleurs (finalement) la scène « torride » entre Stuart et Nathan, devenus Brian et Justin, mais introduit d’emblée une « restriction » au script de Davies : l’adolescent a cette fois dix-sept ans et non quinze. Concession au conformisme ? Sachant que Showtime avançait un million de dollars par épisode, simple reflet, peut-être, d’une prudence élémentaire. A chacun de juger.

Une opportunité d’agir sur les mentalités

Quelle que soit la liberté de ton réelle de la série, il est prévisible cependant que celle-ci aura plus d’impact sur le public mondial que la mini-série originale. Que les 22 épisodes commandés par Showtime soient en définitive moins sulfureux que ce qu’une partie du public attend peut-être n’est pas un défaut en soi dans la mesure où une formule plus orientée vers le public le plus large est susceptible de toucher effectivement plus de gens. La possibilité qu’offre Queer as Folk « revu et corrigé » par les Américains, c’est d’offrir enfin une peinture honnête, crue peut-être mais également sensible et touchante, du « mode de vie » homosexuel et surtout des homosexuels en général, hommes et femmes. De ce point de vue, on ne peut que se réjouir des déclarations des scénaristes et des producteurs qui envisagent honnêtement l’impact de la série. « L’une des raisons principales pour lesquelles nous voulons réaliser ce projet », avançait Ron Cowen, lui-même homosexuel, « c’est pour que les homosexuels puissent être montrés comme des personnes authentiques. Pas des eunuques ou des clowns, ce qui est la manière dont on a vu les homosexuels la plupart du temps - comme des personnages comiques et asexués, ce qui n’est ni juste ni authentique. Nous sommes des personnes réelles, nous avons des vies réelles, des sentiments réels. Et nous sommes des êtres sexués. Les hétérosexuels se sont vus eux-mêmes au cinéma et à la télévision dépeints comme des êtres sexués et romantiques mais je ne pense pas que les homosexuels se soient jamais vus dépeints de cette manière. Et, bon sang, il est grand temps qu’eux aussi se voient de cette manière ! »

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« Notre premier souhait », ajoute Tony Jonas, « c’est que les gens soient amenés à réfléchir sur leur propre vie et sur la façon dont ils se situent par rapport aux autres. L’aspect émotionnel du programme a toujours été important pour nous, même si le contenu et le style de la série sont faits pour divertir. » A la lecture des chats organisés par Showtime entre les internautes et les principaux acteurs de la série (producteurs et scénaristes inclus), on ne peut que constater que ce travail sur les mentalités que la série est susceptible de favoriser voire de provoquer est déjà en marche. Mères d’homosexuels, adolescents, lesbiennes retirent du programme un encouragement à vivre leur homosexualité ou les difficultés qui s’y rapportent. Quand on sait l’impact qu’ont pu avoir des séries comme Dawson ou Buffy, qui ont pris le risque de développer des personnages homosexuels, nul doute que Queer as Folk a un rôle à jouer dans l’évolution des mentalités. « Que l’Amérique soit prête ou non, je pense qu’on doit vraiment féliciter Showtime d’avoir eu le courage de mettre la série à l’antenne et de produire cette série », déclarait Russell Mulcahy, homosexuel également. « La porte a été ouverte, le débat a commencé et il n’y a pas moyen de revenir en arrière. On ne peut qu’aller de l’avant. » Pour autant, les artisans de ce petit pas vers la tolérance ne se font pas d’illusion sur l’influence future de la série. « Je ne pense qu’il y aura d’autres programmes dramatiques sur le milieu gay dans un avenir proche », avance Daniel Lipman. « Je ne sais pas comment cela se transmettra aux autres networks - certainement pas aux networks commerciaux. Si Queer as Folk peut déteindre [sur les autres séries] et donner de la sexualité aux personnages des networks, tant mieux, mais je ne pense pas qu’il y aura de sitôt une vague de séries gay. » Raison de plus pour apprécier celle-ci !

Personnages en quête d’acteurs

La composition du casting de la série n’a pas été facilitée par son contenu. Jerry Offsay alla jusqu’à proposer le triple du salaire initialement prévu pour le rôle de Brian, le « prédateur » de la série, celui-là même qui jette le pauvre petit Justin dans son lit. Même l’assurance que l’acteur pourrait jouer des rôles hétérosexuels dans d’autres productions de Showtime ne parvint pas à dérider les agents, véritablement embarrassés par le caractère très « sexuel » de la série. On s’en doute, la difficulté n’était pas moindre pour distribuer le rôle de Justin. C’est finalement un jeune comédien, Randy Harrison, qui décrocha le rôle. Au contraire de Charlie Hunnam qui n’avait que dix-huit ans lorsqu’il fut engagé pour jouer Nathan dans la version anglaise, Harrison avait déjà vingt-trois ans mais en paraissait bien huit de moins, de quoi conserver la crédibilité du personnage. D’autant que l’acteur ne cache pas son homosexualité, fait rare dans la profession : « J’ai un petit ami depuis trois ans et demi et j’en suis fier », déclarait-il en ajoutant que s’il devait devenir célèbre ce serait en étant lui-même. Un autre acteur gay rejoint d’ailleurs la distribution, Peter Paige, dans le rôle d’Emmett (Alexander dans la version anglaise). « Je suis gay. Je me moque que cela apparaisse dans la presse. J’estime simplement que je ne peux pas faire cette série et ensuite m’excuser pour ma sexualité... Ce que j’aime dans mon personnage, c’est qu’Emmett est le plus gay de la bande et il n’en a pas honte. De tous ces gens, Emmett est vraiment le mieux dans sa peau et je pense que c’est une révolution. »
En dehors de Hal Sparks, connu pour sa participation à plusieurs films et séries (notamment un épisode du Flic de Shanghai), la seule « personnalité » de la série est certainement Sharon Gless, ex-Christine Cagney de Cagney & Lacey, qui interprète la mère de Michael, Debbie, propriétaire d’un bar. La comédienne a déclaré qu’elle avait tenu à figurer dans la série après avoir lu le script, tant le rôle lui paraissait riche. « C’est une série politique », ajoute-t-elle volontiers, heureuse de rassurer ou d’aider de véritables mères d’homosexuels. Ouverte et chaleureuse, Debbie a visiblement tout pour devenir l’un des personnages favoris des téléspectateurs, ne serait-ce que par la présence maternelle dont elle entoure chacun des protagonistes. A noter également, l’arrivée à partir du cinquième épisode, dans le rôle du Dr David Cameron (l’amant de Michael), de Chris Potter, connu pour son rôle de Peter Caine dans Kung Fu : The Legends Continue et pour sa participation aux Dessous de Palm Beach, où il succéda à Rob Estes.
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