publié en mars 2013 (ASS 41)
par Thierry Le Peut

 

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Jack l’Eventreur n’a pas fini de faire parler de lui. Mais Ripper Street opte pour une approche originale en ne contant pas la traque du tueur en série mais en plantant simplement son décor dans le quartier de Whitechapel et en faisant du personnage une métaphore du mal qui ronge la grande cité. Chaque épisode propose une enquête différente où l’Eventreur est surtout le révélateur des peurs et des haines non résolues qui conditionnent les actes des policiers aussi bien que des habitants. D’épisode en épisode, les personnages principaux révèlent leurs propres blessures, leurs faiblesses et leurs secrets, tout en contribuant à lutter contre le mal (evil) qui ronge les rues et les cœurs. Si le trait est parfois forcé, on se laisse rapidement séduire, autant par la qualité des décors que par le rythme de la série et par ses personnages. Réaliste et suggestive, celle-ci ne prétend pas donner une représentation scrupuleusement exacte de la réalité mais plutôt créer une atmosphère, l’insistance sur le mal et la peur suscitant une ambiance fantastique sans avoir recours au surnaturel. L'identité visuelle de la série lorgne du côté du Londres à la Sherlock Holmes version Robert Downey Jr et rappellera peut-être aux plus francophiles l'atmosphère des Brigades du TigreL’Irish Film and Television Award a déjà sanctionné la qualité des décors, du maquillage et de la coiffure en récompensant la série et une deuxième saison a été commandée, pour une diffusion en 2014. En tête du casting on retrouve Matthew McFadyen (MI-5) et Jerome Flynn (Game of Thrones).

 

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Tag(s) : #Arrêt sur Télé

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