Au sommaire d'Arrêt sur Séries .39.

   

ASS 39 cover 3

 

GAME OF THRONES

saison 1

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MISFITS, saisons 1 & 2

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DALLAS 2012

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dossier rétro Eighties

  MAGNUM

la fin du guide des épisodes

& un entretien avec Larry MANETTI (Rick)

par Jean-Luc Vandiste

Voir la video de Larry Manetti recevant son exemplaire

 

 

> L'édito de ce numéro :

ASS 39 cover 3Les vieux héros ont la vie dure. Ce lieu commun est parfaitement illustré par la télévision d’aujourd’hui : non seulement une série comme Magnumcontinue d’être diffusée et jouit toujours d’une certaine popularité, mais voilà que Dallas, que l’on croyait morte depuis plus de vingt ans, fait de nouveau le buzz sur Internet. L’été 2012 verra « ressusciter » les Ewing d’autrefois, devenus la vieille garde chargée de chaperonner une nouvelle génération. Mêmes personnages, mêmes lieux mais une équipe nouvelle d’auteurs pour tenter de retrouver le succès d’hier – ou d’avant-hier. A côté de cela, une série comme Justified se taille un succès d’estime en reprenant la figure du cow-boy, non de manière originale (même si on a l’impression que la presse s’en émerveille) mais dans la continuité des séries populaires américaines, qui n’ont en réalité jamaisrenoncé à l’imagerie du western. Il suffit de songer aux programmes populaires des années 1980, à Rick Hunter qui dégainait comme un justicier de l’Ouest et défiait les méchants en duel dans les rues de L.A. (un épisode s’intitulait même « High Noon in L.A. », et même si les programmateurs français l’ont traduit par « Pleine lune à Los Angeles », cela ne fait pas oublier la référence explicite à Le train sifflera trois fois, High Noon en v.o.). Les personnages de Justified citent volontiers des séries de jadis, Rawhide et Have Gun Will Travel au rayon western, Dragnet au rayon policier. Have Gun Will Travelfournissait aussi le patronyme du personnage principal de Traveler (Ennemis d’Etat) en 2007. Bref, la télé n’oublie rien et l’on voit ressurgir de loin en loin les mêmes figures, les mêmes styles, simplement mis au goût du jour. Rien de différent avec ce Dallas 2012 qu’on nous annonce pour cet été et qui surfe de nouveau sur l’imagerie du « garçon vacher » parcourant les pâturages d’un ranch, fût-il bâti sur une réserve d’or noir.

L’Histoire, ses mythes, ses légendes sont aussi le terreau fertile dans lequel s’enracine Le Trône de Fer. Ce Game of Thrones (titre original) a créé l’événement sur HBO l’an dernier, et sur la télé d’Orange où il est arrivé alors que la diffusion américaine se poursuivait encore. Orange a d’ailleurs diffusé la série le même jour que HBO : tandis que le public français découvrait l’épisode 1, les Américains suivaient le huitième. Les rythmes s’accélèrent mais toujours le neuf prend l’ancien pour référence : ainsi l’un des créateurs du Trône de Fer a-t-il présenté la série comme « Les Soprano en Terre du Milieu », mêlant la geste de HBO et celle de Tolkien. Ce qui est neuf, avec Le Trône de Fer, ce n’est pas tant le sujet – même si l’on reconnaît à l’écrivain George R. R. Martin le talent d’avoir donné à sa saga de dark fantasy un ancrage très médiéval et d’avoir mis l’accent sur les personnages plutôt que sur la magie – que son traitement par la télévision. Seule HBO pouvait, aux dires des adaptateurs David Benioff et Dan Weiss, offrir le budget et l’amplitude nécessaires à la transposition d’une telle saga. Ni le cinéma ni une autre chaîne de télévision ne pouvaient convenir à une histoire qui combine intrigues au long cours et création d’un univers imaginaire. Et Le Trône de Fer est réellement une grande saga, aux images fascinantes et aux personnages attachants, qui fait fi de certaines conventions hier encore intouchables de la télévision et réintroduit la surprise là où on ne l’attendait pas. Une belle histoire surtout, pleine de tumulte et de sentiments, dont la suite sera révélée à partir du 1er avril sur HBO et que nous vous proposons de découvrir dans ce numéro au moment où la première saison sort en DVD.

Enfin, pour compléter notre dossier sur Magnum, dans un aller et retour toujours enrichissant entre le passé et le présent, nous vous proposons la fin du guide des épisodes de la série. En prime, Jean-Luc Vandiste a posé quelques questions à Larry Manetti, qui fut l’un des complices de Magnum durant huit ans. Un personnage lui aussi marqué par l’imagerie du passé puisqu’il « réincarna » durant quelques épisodes le Bogart de Casablanca et que son nom est emprunté à l’un des pionniers de l’aviation : Orville Wright. Mais si vous vous rangez au nombre de ses amis, appelez-le simplement Rick !

Thierry Le Peut 

 

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