Guide réalisé par Thierry Le Peut

 

 

 

 

Such Dust as Dreams are Made On (75’)

 

ABC, 11 mars 1973

Ecrit par Howard Rodman

Produit et réalisé par Jerry Thorpe

 

Martin Sheen

 

Sal Mineo

 

Margot Kidder

 

Une nuit, dans sa maison de la plage, le détective privé Harry Orwell trouve à son chevet un homme armé d’un revolver. L’homme, Harlan Garrison, lui remet une liasse de billets et lui explique pourquoi : quatre ans plus tôt, avec Walter Scheerer, il a commis un hold up durant lequel le partenaire de Harry a été tué et Harry a reçu une balle, toujours placée près de sa colonne vertébrale, raison pour laquelle il a pris sa retraite de la police et touche aujourd’hui une pension d’invalidité. L’argent est destiné à financer l’opération qui pourra permettre d’extraire la balle. De l’argent dont Harry ne veut pas. Il écoute cependant ce que lui dit Garrison, qui veut l’engager pour retrouver Walter Scheerer. Durant ces quatre années, Garrison s’est caché dans l’armée et s’est battu au Vietnam. Aujourd’hui démobilisé, il pense que Scheerer, qui vit désormais avec sa petite amie Marilyn Bedestrum, cherche à le tuer.

Harry cherche à retrouver Scheerer. En chemin, dans un bar, il rencontre une jeune femme séduisante, Helen, avec qui il a une aventure. Le travail n’empêche pas le plaisir, surtout s’il se présente avec autant de simplicité et de bonne volonté. Comme il a laissé au barman Stewart le numéro de la fille, c’est chez elle que des hommes le contactent pour lui proposer un rendez-vous avec Scheerer, dans un restaurant. Le nom de Marilyn Bedestrum suffit cependant à faire partir Scheerer tandis que ses complices arrosent de balles la vitrine du restaurant.

Retrouver Scheerer n’est pas bien difficile : il possède une société de fabrication de peinture dont le laboratoire sert aussi à la fabrication de l’héroïne (sur laquelle Harry reçoit un cours de Len McNeil, chimiste de la police), dont Scheerer fait trafic. Il y travaille avec Marilyn. Garrison suit cependant Harry lorsqu’il s’y rend, dans l’intention de tuer Scheerer ; mais c’est finalement Scheerer qui le tue, tandis que Marilyn, blessée, finit à l’hôpital de la prison. C’est dans son appartement que l’on retrouve Scheerer ; il tente de fuir avec l’aide de ses complices et Harry le prend en chasse à moto. Au terme d’une poursuite à travers la ville, il lui met la main dessus.

Mission accomplie pour Harry Orwell, qui n’aura pas son opération (il a laissé l’argent à Marilyn) mais se remet de ses émotions chez Helen. Avant d’aller attendre le bus pour rentrer chez lui. Quand on n’a pas de voiture, comme Harry Orwell, c’est un moyen de transport pratique, et tranquille.

 

Des scènes entières de ce pilote seront reprises dans l’épisode 1.21, notamment le dénouement (fusillade et poursuite à moto). Sal Mineo et Kathy Lloyd (Kathleen Gackle à l’époque) tourneront quelques scènes complémentaires pour assurer la cohérence des deux histoires et plusieurs noms de ce pilote seront également réutilisés, non seulement pour les personnages mais dans les dialogues.

 

 

 

 

Smile, Jenny, You’re Dead (90’)

 

ABC, 3 février 1974

Ecrit par Howard Rodman

Produit et réalisé par Jerry Thorpe

 

Andrea Marcovicci

 

Jodie Foster

 

Zalman King

 

Jennifer English est mannequin. Malheureuse avec son mari Charlie, elle l’a quitté et pris un amant, le colonel à la retraite John Lockport, mais Charlie lui refuse le divorce. Jennifer est une très belle femme, qui recherche la liberté, la sécurité, un amour sincère. Elle ignore qu’elle fascine un homme, Roy, qui la suit constamment et la photographie jour après jour. Mais un jour Roy assassine Charlie, pour la libérer de l’emprise d’un mari trop possessif. Le père de Jennifer, le Lt Humphrey Kenner, demande alors à Harry de suivre l’enquête de la police ; l’indolence du Det. Milt Bosworth incite Harry à la précéder plutôt qu’à la suivre. Il fait ainsi la connaissance de Jennifer, en lui portant la nouvelle du meurtre.

En toute logique, l’amant est soupçonné, et interrogé. Quand il est retrouvé mort chez lui, près d’une feuille sur laquelle il a écrit « Je suis coupable », Bosworth ne se pose pas davantage de questions. L’arme qu’il a utilisée est la même que celle qui a tué Charlie English. Problème : c’est aussi l’arme avec laquelle un homme a tiré sur Harry un peu plus tôt, un homme qu’il avait trouvé attablé dans l’appartement de Jennifer en l’absence de la jeune femme, un homme qui n’était pas le Colonel et qui, après lui avoir planté une fourchette dans la poitrine, lui a tiré dessus, en le manquant, puis s’est enfui, Harry étant incapable de le poursuivre. Le rapport balistique qu’il a demandé confirme l’identité de l’arme.

De nouveau, c’est Harry qui se fait porteur de la nouvelle. Jennifer, effondrée, s’endort dans ses bras, et le détective sait déjà qu’il est en train de tomber amoureux de la jeune femme. Des photos que celle-ci a reçues d’un admirateur lui donnent cependant à réfléchir ; cet admirateur est Roy, il voulait qu’elle voie les photos, il l’a abordée dans une boutique en ville après avoir déposé les photos devant sa porte, avant qu’elle n’apprenne de Harry la mort du Colonel. Harry comprend que ces photos ont été prises par l’homme qu’il a surpris chez elle, l’homme qui a tué Charlie puis Harry. Et l’une d’elles le conduit à l’appartement d’où elle a été prise, en face de la maison du Colonel. Les murs sont tapissés de photos de Jennifer, lacérées.

Quand Harry revient chez Jennifer, le policier qui surveillait sa porte a été tué et la jeune femme a disparu. On a retrouvé chez elle un magnétophone contenant une cassette enregistrée par Roy, dont les paroles conduisent le détective et la police jusqu’à un immeuble en construction au sommet duquel Roy a emmené Jennifer. Il a fait revêtir à la jeune femme une robe blanche, dans laquelle il la photographie, sans pellicule. Lorsque la police arrive, il lui laisse l’appareil, lui dit de ne pas avoir peur, qu’il sait voler. « Je sais voler » sont les mots qu’il crie en se jetant dans le vide…

 

39’ 55’’ : Harry conseille à Bosworth de prendre le bus : « Ca donne l’occasion de penser. Tu devrais essayer de temps en temps. » (« It gives a man a chance to think. You oughta try some time. »)

1h17’45’’ : la voiture que conduit Harry est immatriculée 258 GPP ; c’est aussi la plaque de Teaser en 1.06 et ce sera celle de Matt Helm en 1975.

Harry a une voiture mais ça lui coûterait 300 $ de faire réparer la transmission, alors il prend le bus.

Le bus qui dépose Harry devant chez lui indique la direction « Santa Monica ». Un autre porte l’indication « Pacific Palisades », un autre « Los Angeles ».

Jodie Foster est le deuxième personnage à apparaître, après Harry. Elle a passé la nuit à la fraîche, sur le pont de The Answer. Elle partagera plusieurs scènes avec Harry qui la recueillera et fera sortir de prison sa mère, accusée de vol. L’intrigue, secondaire, accompagne l’intrigue principale.

Après l’ouverture sur Harry et la petite Liberty, la voix off fournit quelques informations utiles (les douleurs de Harry, la balle logée dans son dos, la pension qu’il touche et l’activité de détective qui la complète) pendant que Harry court sur la plage.

Le téléfilm se déroule avec lenteur autour du personnage de Jennifer, qui fascine la caméra autant que son admirateur, et que le détective. Andrea Marcovicci incarne avec délicatesse la fragilité et la force à la fois.

 

John Anderson

 

Tim McIntire

 

Clu Gulager

 

 

Tag(s) : #Guide d'épisodes, #Guide d'épisodes 1970s
Partager cet article
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :