Guide réalisé par Thierry Le Peut

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Avec Bill Bixby (Tony Blake, Le Magicien)

et avec Keene Curtis (Max Pomeroy), Jim Watkins (Jerry Anderson), Todd Crespi (Dennis Pomeroy, épisodes produits par Barry Crane).

Créé par Bruce Lansbury

Producteur exécutif Laurence Heath

pour la distribution et la fiche technique, ask IMDb !

 

Saison 1

1e partie

 

Produit par Barry Crane (épisodes 1, 2, 3, 4, 7, 9, 10)

et Alan A. Armer (épisodes 5, 6, 8)

Les premiers épisodes, produits par Barry Crane, reprennent le casting du pilote : Keene Curtis, Jim Watkins et Todd Crespi. Puis Alan A. Armer prend la relève : Todd Crespi disparaît de la série et la mention "Tous les tours que vous allez voir ont été réalisés sans aucun trucage d'aucune sorte par Bill Bixby, le magicien !" est ajoutée au générique, dite par une voix off. 

 

1.01  The Manhunters

 

ABC, 2 octobre 1973

Produit par Barry Crane

Ecrit par Jimmy Sangster

Réalisé par Sutton Roley

 

Marlyn Mason

 

Stephen McNally

 

Vincent Beck

 

Quelqu’un tente de tuer Max alors qu’il quitte le navire de l’armateur Manning Hargrove, qu’il vient d’interviewer. Tony et Dennis pensent que cela est lié à l’un des articles en cours de Max. En se renseignant sur la plaque d’immatriculation de la voiture dans laquelle a fui l’auteur de l’attentat, Tony remonte jusqu’à Diane Thomson, qui a loué la voiture. Diane a hérité une jolie fortune qu’elle a perdue au jeu, contractant des dettes qui la mettent à la merci d’hommes comme Stanley Owens, qui gère une salle de jeux illégale. C’est à la demande de ce dernier qu’elle a loué la voiture mais elle n’a aucune idée de qui l’a conduite et pourquoi. Elle accepte cependant de prêter main forte à Tony lorsque celui-ci lui fait miroiter des gains substantiels au jeu. Pendant que Tony soulage en effet Owens d’une jolie somme, suffisante pour libérer Diane de ses dettes, le tueur, lui, essaie de nouveau de tuer Max, et il manque bien réussir. Le prenant en chasse, Tony parvient à lui mettre la main dessus, forçant son commanditaire à sortir de l’ombre : il s’agit de Manning, dont les affaires ne se limitent pas aux bateaux puisqu’il est derrière le réseau de jeu illégal dont s’occupe Owens…

 

Max – Tony est plus qu’un magicien, c’est un combattant, il déteste l’injustice. (Et de conter son aventure sud-américaine, qui le pousse aujourd’hui à aider ceux qui ont des problèmes.)

 

Hargrove – J’ai cru comprendre que Tony était le plus grand magicien depuis Houdini.

Max – Peut-être depuis, avant et y compris Houdini.

 

L’immatriculation du tueur, 247 PCE, apparaît dans nombre de séries (dont Huit ça suffit saison 1 et Falcon Crest saison 1, 1.07 notamment). On la retrouve dans l’épisode 1.09. 

 

 

1.02  The Vanishing Lady

 

ABC, 9 octobre 1973

Produit par Barry Crane

Ecrit par Harold Livingston

Réalisé par Marvin Chomsky

 

Amanda McBroom

 

Peter Brown

 

Ramon Bieri

 

Anthony Blake se produit au Caesar’s Palace de Las Vegas et a invité Julie Carter, une chanteuse qu’il a aidée à surmonter un drame personnel (elle fut sévèrement brûlée et vécut deux années de souffrance physique et émotionnelle), à partager la scène avec lui. Ce soir-là, Julie est enlevée dans sa loge et ses ravisseurs réclament à son agent Ray Weaver un demi-million de dollars. Tony se propose de porter l’argent mais, contre l’avis de Ray, il prévient le Lt Phil Corcoran et une surveillance par hélicoptère est mise en place pour ne pas perdre Tony de vue. Malheureusement, c’est bien ce qui se produit et lorsque Tony exige d’être conduit jusqu’à Julie avant de livrer l’argent il est seul. Or, les ravisseurs sont prévenus du piège par un appel téléphonique et laissent Tony pour mort après lui avoir tiré dessus, avant de s’enfuir avec leur otage.

Tony n’est que légèrement blessé, la balle l’a seulement effleuré. Il est clair à présent que les ravisseurs ont un complice bien informé, peut-être au sein de la police. Pendant que Max livre une nouvelle fois la rançon, pour de bon cette fois-ci, Tony parvient à retrouver l’un kidnappeurs, le chauffeur de taxi Eddie Tarlow, qu’il oblige à lui avouer où a été emmenée Julie : elle est gardée par les deux complices d’Eddie, Jim Russell et Anna, dans un camping car garé près du barrage Hoover. Tony s’y rend donc et réussit à prendre le volant du véhicule en emmenant Julie, tandis que la police arrête Russell et Anna. Il ne reste plus qu’à cueillir le cerveau de toute l’opération, qui a pris livraison de la rançon…

 

L’épisode tire un bon parti de Las Vegas en offrant de nombreuses scènes tournées en extérieurs lorsque Tony suit les instructions des ravisseurs et recherche Julie.

La magie se répartit entre la scène (le spectacle de Tony au début de l’épisode) et l’aventure (un tour réalisé sur scène – l’art de dénouer des liens pourtant très serrés - est reproduit dans l’action).

Le nom de Jerry (Anderson et non plus Wallace comme dans le pilote) est mentionné par Tony.

Alors que Tony et Jerry sont dans l’avion, quelqu’un appelle : c’est une femme qui voudrait acheter l’avion ! Jerry lui répond qu’il n’est pas à vendre puisque c’est aussi la maison du magicien.

 

 

1.03  Illusion in Terror

 

ABC, 23 octobre 1973

Produit par Barry Crane

Ecrit par Walter Brough

Réalisé par Paul Krasny

 

Brenda Benét

 

Macdonald Carey

 

Claudio Martinez

 

Tony est amoureux de Joanna Marsh, qui le lui rend bien : ils se sont connus quand le magicien a offert de petits spectacles aux enfants de l’hôpital où travaille Joanna. Mais un jour, sous les yeux de Tony, Joanna est renversée par une voiture dont le conducteur disparaît aussitôt. Elle est transportée à l’hôpital dans un état grave ; mais en voulant l’y voir Tony apprend qu’elle est morte dès son arrivée et que son corps a immédiatement été réclamé par un oncle dont il ignorait l’existence, Joanna lui ayant dit qu’elle n’avait aucune famille. Il ne peut croire à la réalité de cet enchaînement soudain et incompréhensible, d’autant que l’hôpital déclare n’avoir aucun dossier sur Joanna, que personne ne semble bien connaître là même où elle travaillait. Aussi Tony se met-il en quête d’informations, persuadé que Joanna est encore en vie. Il découvre l’existence de ses parents, encore vivants, mais il est à peine arrivé dans leur ferme que deux hommes armés surgissent pour les emmener, laissant Tony assommé et ligoté au milieu d’une grange en flammes.

Une fois sauvé des flammes, et après avoir faussé compagnie au shérif Sturdivant qui a décidé de le garder en cellule en attendant d’avoir éclairci l’incendie de la grange, Tony est plus déterminé que jamais à élucider la disparition mystérieuse de Joanna. Apprenant que son oncle Walter Marsh a déjà pris toutes les dispositions pour faire incinérer son corps, il s’invite à la cérémonie et exige que l’on ouvre le cercueil devant lui. Marsh obtempère et Tony est contraint d’admettre qu’il a sous les yeux le corps sans vie de Joanna.

Il n’en reste pas moins que les hommes qui l’ont attaqué à la ferme la recherchent, et sont peut-être responsables de sa mort. Tony leur tend donc un piège et les attire dans son entrepôt, au milieu de tout son matériel de magie. Quelle n’est pas sa surprise d’y retrouver en fait… Joanna, bien vivante ! N’ayant pu se résoudre à disparaître sans le revoir, elle lui explique qu’elle est un témoin protégé par le gouvernement : son « oncle » se nomme en réalité Canfield et est responsable de sa protection, compromise lorsque sa photo a paru dans la presse au côté de Tony, photographié à l’hôpital avec les enfants. Il a alors fallu la faire disparaître en simulant sa mort, prélude à une nouvelle vie. Mais l’homme qui la recherche, Malcolm Gregorian, se présente à son tour avec son complice. Ils découvrent qu’il est bien difficile de piéger un magicien dans son propre royaume !

Gregorian neutralisé, Joanna n’en doit pas moins disparaître à nouveau et la revoir ne pourra que la mettre en danger, aussi Tony doit-il dire adieu à la femme qu’il ne cessera d’aimer…

 

Un épisode intrigant et maîtrisé de bout en bout. De l’amour idéal réalisé par Tony et Joanna au début de l’épisode à la révélation finale, tout ici capte l’attention et véhicule de l’émotion et du mystère. Tony Blake, maître de l’illusion, est la victime d’une illusion parfaite qui culmine avec la vision de la femme aimée, livide, dans son cercueil, et les larmes du magicien. On retient aussi la scène de magie réunissant Tony et le petit Luis, soigné à l’hôpital, dont le visage s’illumine grâce aux tours du magicien, un moment touchant qui s’accorde à l’atmosphère douce-amère de l’ensemble de l’épisode.

 

 

 

 

 

1.04  Lightning on a Dry Day

 

ABC, 30 octobre 1973

Produit par Barry Crane

Ecrit par Walter Brough

Réalisé par Reza S. Badiyi

 

Neville Brand

 

Geoffrey Deuel (à droite)

 

Mark Hamill

 

Alors que Tony donne un petit spectacle aux malades d’un hôpital, un jeune patient, Ian Keefer, réagit très vivement à la vue de flammes qui le mettent dans un état de terreur. Tony questionne le Dr Sebring au sujet de ce garçon, découvert traumatisé dans la petite ville d’Elm Ridge où il était de passage. Depuis, il ne parle pas et n’est toujours pas sorti de l’état de choc. Le magicien décide alors de se rendre à Elm Ridge et de mener sa propre enquête. Le shérif Platt semble un homme charmant qui l’oriente très vite vers Eleanor Gilpin, une femme âgée qui tient la pension dans laquelle était descendu Ian Keefer. Mrs Gilpin se montre très peinée de la situation de ce charmant garçon. Plusieurs jeunes gens de la ville, en revanche, ont un comportement moins accueillant, en particulier Vic Reiser qui a crevé deux pneus de la voiture de Tony. Ce dernier veut questionner également Mrs Thatcher, une femme solitaire qui a découvert Ian en état de choc ; alors que Tony approche la vieille dame en compagnie du shérif Platt, elle est atteinte d’une balle à l’épaule, et le tireur prend la fuite. Tony se rend dans une grange dont lui a parlé Mrs Thatcher ; il y découvre les traces d’un feu récent et est la cible à son tour de coups de feu, dont il identifie cette fois l’auteur : Vic Reiser. En cherchant à aller plus loin, Tony se rend compte que le shérif en sait plus qu’il ne l’a dit et qu’il se tait par crainte des représailles. Lorsque Ian Keefer, enfui de l’hôpital, débarque en ville et est aussitôt menacé par les amis de Vic, Platt accepte pourtant d’aider le magicien à confondre Reiser et la personne qui le protège : Mrs Gilpin ! Celle-ci en effet dirige la fabrication d’une drogue sur laquelle était venu enquêter un agent, Quinlan. C’est la mort de ce Quinlan, brûlé vif sous ses yeux, qui a bouleversé Ian…

 

Walter Brough signe un deuxième épisode moins émouvant que le précédent mais toujours de très bonne facture, sur le canevas classique du détective (Blake en l’occurrence) enquêtant dans une petite ville dont la population est prête au meurtre pour dissimuler un secret.

 

Susan Foster

 

Beah Richards

 

Frances Reid

 

 

 

1.05  Ovation for Murder

 

ABC, 6 novembre 1973

Produit par Alan A. Armer

Ecrit par Walter Brough

Réalisé par Barry Crane

 

Jack Kruschen

 

Susan Oliver

 

Walter Brooke

 

Tony est en répétition sur la scène d’un spectacle pour le Los Angeles County Fair quand il est approché par Albie Allikolos, un Grec jovial qui souhaite l’inviter à faire quelques tours à la fête d’anniversaire qu’il organise ce soir-là pour sa petite amie Susanna, une artiste. Outre la gratitude d’Albie, Tony y gagnerait un cachet de… 25 $ mais, surtout, une nourriture grecque préparée par Albie lui-même. Tony promet d’étudier la question et se rend plus tard au haras où Albie lui a indiqué qu’il serait joignable. Le magicien arrive à temps pour soustraire Albie aux coups de deux hommes visiblement animés de mauvaises intentions. Albie lui raconte alors qu’il est importateur de nourriture grecque mais qu’il a aussi une passion : les chevaux. Un cheval, en l’occurrence, Retsina, promise à une belle carrière sur les champs de courses mais qu’il a dû abattre récemment car elle a eu les quatre pattes brisées.

Ce soir-là, alors qu’il fait un numéro de cartes pour les invités d’Albie, Tony est témoin, comme le reste de l’assistance, d’une altercation entre Albie et Casey Tolliver, au terme de laquelle le premier tire sur le second. Albie s’enfuit aussitôt, poursuivi par son assistant Frank Letterman et par Tony, qui intervient au moment où Letterman allait manifestement tirer sur Albie. Celui-ci, égaré, pointe effectivement une arme mais il la baisse lorsque Tony le lui demande. Le pauvre homme n’a pas souvenir de ce qu’il vient de faire. Quand Tony lui rend visite peu de temps après dans l’hôpital-prison où il est incarcéré, Albie prétend que Casey était certes un bookmaker à qui il devait quelque 3800 $ mais aussi un ami, qu’il n’avait aucun désir ni aucune raison de tuer.

Tony se met donc à enquêter dans l’entourage d’Albie. Il découvre une collusion entre Letterman et Susanna, qui ont drogué Albie le soir de la fête et qui l’auraient abattu sans l’intervention de Tony. Le complot est lié à Retsina, dont les pattes ont été brisées intentionnellement pour l’empêcher de courir, et à un bookmaker du nom d’Orin Connover. Pour les confondre, Tony aura besoin du concours de la police et d’Albie…

 

Troisième épisode écrit par Walter Brough, le moins intéressant (c’est évidemment subjectif) car aussi conventionnel que le second mais moins touchant. Complot classique à base de drogue et de tromperie sur fond de courses et de paris, l’épisode se déroule sans véritable surprise. La magie y intervient de nouveau sur scène (la répétition d’un numéro au début de l’épisode puis le tour de cartes à la fête) et dans l’action, d’une manière assez artificielle ici : Tony Blake joue l’homme invisible en se cachant sur un chariot d’hôpital, visible un instant, invisible l’instant suivant ; pourquoi pas ? mais la ficelle paraît tout de même un peu grosse…

 

 

1.06  Man on Fire

 

ABC, 20 novembre 1973

Produit par Alan A. Armer

Scénario : Sam Roeca & James L. Henderson et Juanita Bartlett, histoire de Sam Roeca & James L. Henderson

Réalisé par Reza S. Badiyi

 

Brad David & Carl Betz

 

Lloyd Bochner

 

Jane Merrow

 

Paul Ryerson, au cours d’une soirée avec Carol Spain dont il est amoureux, a une légère dispute avec elle lorsqu’elle se met à rire à ses déclarations d’amour et à sa proposition de mariage ; Carol tombe dans les escaliers et perd connaissance. En voulant la conduire à l’hôpital, Paul tombe sur son ami Matt Matthews, qui prend des photos de lui portant le corps de Carol ; considérant celle-ci comme sa fiancée, il l’a suivie. Mais il déclare soudain qu’elle est morte, en cherchant en vain à prendre son pouls. Paul, bouleversé, se laisse convaincre par son « ami » qu’il vaut mieux se débarrasser du corps que d’appeler la police. Ils placent donc Carol dans une malle percée de trous, qu’ils jettent dans un lac.

Mais Matthews fait ensuite chanter Paul et lui extorque de l’argent. Danny, le fils adolescent de Paul, qui vénère son père, découvre ce chantage en surprenant une conversation entre les deux hommes. Bien que son père lui demande de ne pas s’en mêler, il imagine un subterfuge compliqué pour lui venir en aide : comme Tony Blake l’aide à pratiquer la magie en vue d’un spectacle bénévole auquel il participera bientôt, il emprunte au magicien sa malle magique et la fait livrer chez Matthews… en s’y étant enfermé ! Il compte ainsi s’emparer des photos compromettantes dont se sert Matthews pour menacer son père. Il est hélas surpris et ne doit son évasion qu’à l’intervention de Tony, qui en profite pour emporter les photos.

Le magicien pense que la mort de Carol n’a été qu’une mise en scène pour piéger Paul, qui accepte de raconter son histoire à la police. Malheureusement, au grand dam de Tony, le coffre repêché contient bel et bien un cadavre de femme… Tony enquête alors sur la mystérieuse Carol Spain, qu’il finit par retrouver bien vivante et qui lui confirme – en échange d’une jolie récompense – le coup monté. Le maladroit Danny informe sottement Matthews du rendez-vous de Tony avec Carol, auquel s’invite le maître-chanteur, avec son complice…

 

Un épisode peu convaincant, qui brille par la maladresse irritante du jeune Danny Ryerson, véritable moteur d’une intrigue tirée par les cheveux. Le coup de la malle magique, dans laquelle se cache l’adolescent et qui lui permet de rester invisible lorsque les « méchants » regardent à l’intérieur, est d’autant plus artificiel que Danny ne se montre par ailleurs pas très doué pour la magie. Quant aux maîtres-chanteurs, ils sont pleins d’assurance mais plutôt bavards et pas si performants ! 

 

1.07  Lady in a Trap

 

ABC, 27 novembre 1973

Produit par Barry Crane

Scénario : Frank Telford et Marion Hargrove, histoire de Frank Telford

Réalisé par Leslie H. Martinson

 

Kristina Holland

 

Robert Webber

 

William Jordan

 

Tony Blake est à la Buchman Library lorsque, profitant d’une coupure de courant provoquée par un complice, deux hommes volent une édition originale de Machiavel. Ils sont arrêtés avant de pouvoir quitter le bâtiment mais ont eu le temps de cacher le livre quelque part. En fait, sans le savoir, l’administratrice adjointe de la bibliothèque, Stacy McGranahan, sort elle-même le livre, que les deux hommes ont dissimulé dans son sac à main. Elle retrouve ensuite son petit ami, Ralph Turner, qui à sa grande surprise trouve immédiatement l’objet, et pour cause : c’est lui qui a provoqué la coupure de courant à la bibliothèque. Il se débarrasse de Stacy en l’attachant à une ancre et en la jetant à la mer ! Par chance, Tony et Jerry font justement de la plongée sous-marine à cet endroit : ils la voient et la sauvent. Tony se rend alors avec Stacy au domicile de Turner : ils le découvrent noyé dans sa baignoire et un homme leur tire dessus avant de s’enfuir. A son arrivée, la police arrête Stacy pour complicité de vol et suspicion de complicité de meurtre !

Sa caution payée par Tony, Stacy décide de se mettre seule en quête d’informations. Elle se rend à Costa Mar, une ville de Californie où réside le riche Davidson qui a fait don du Machiavel à la bibliothèque ; Davidson est introuvable, au grand dam de son associé Arthur Zellman dont les affaires sont gelées par la disparition du grand homme. Tony, qui a suivi la trace de Stacy, arrive à son tour à Costa Mar où il est très vite arrêté et mis en cellule : il découvre alors que l’homme qui leur a tiré dessus chez Turner n’est autre que le shérif local, Sanders. Celui-ci a caché le Machiavel dans son bureau mais fait croire à Zellman, qui l’a engagé pour s’emparer du livre, qu’il ne l’a pas. Tony met à profit ses talents particuliers pour quitter sa cellule puis trouve le Machiavel et s’en va avec.

Une fois revenus au Spirit, Tony et Stacy découvrent, avec Max et Jerry, le secret de cette édition de Machiavel : l’homme qui l’a apporté à la bibliothèque y a dissimulé un message révélant l’emplacement… du corps de Donaldson. Une information qui intéresse au plus haut point Zellman, lequel parvient à s’emparer du livre après le départ de Tony, et emmène Stacy en otage…

 

L’intrigue est pour le moins tirée par les cheveux mais Kristina Holland incarne une bibliophile sympathique avec un brin d’espièglerie, tandis que Robert Webber insuffle à son propre personnage un soupçon de fantaisie comique.

 

 

 

 

 

1.08  The Man Who Lost Himself

 

ABC, 11 décembre 1973

Produit par Alan A. Armer

Ecrit par Marion Hargrove

Réalisé par Sutton Roley

 

Joe Flynn

 

George Murdock

 

Yvonne Craig

 

Alors que Tony répète son numéro pour un spectacle de charité, un homme poursuivi par deux autres surgit brusquement et provoque un accident qui l’envoie, ainsi que Tony, à l’hôpital. Tony n’a rien mais l’autre homme souffre d’amnésie : il ne sait ni qui il est ni ce qui lui est arrivé et n’a sur lui aucun papier d’identité. Le soir même, les deux hommes qui le poursuivaient essaient de l’enlever à l’hôpital et n’échouent qu’à cause de l’intervention de Tony. Celui-ci emmène l’homme chez Max Pomeroy où ils essaient de faire surgir des souvenirs ; un nom en ressort, celui de Betty Foster. Par ailleurs, les recherches de Max permettent d’identifier l’homme : il s’appelle George Blaisdell et vient de sortir de prison après trente ans d’incarcération pour un vol commis à Hawaii en 1942. Les deux hommes qui sont après lui étaient complices de ce vol et ont été condamnés à des peines moins lourdes et libérés depuis longtemps : Jonathan Gordon et Stan Lubie. Un quatrième homme, Tim Dunagan, est devenu propriétaire de voitures de courses. Ses trois anciens complices espèrent visiblement que George les conduira au butin jamais retrouvé mais le montant de celui-ci, 24.000 $, ne paraît pas une bien grande motivation.

Une fois informé de tout cela, George décide de fausser compagnie à Tony et se rend seul chez Dunagan. Ce dernier croit détenir le moyen infaillible pour rendre sa mémoire à George : il le fait monter dans une voiture de course avec lui et lui impose une course effrénée qui, en terrifiant George, fait ressurgir ses souvenirs ! Il s’enfuit alors, sans se douter que les trois compères ont placé sur lui un émetteur qui leur permet de le suivre. Tony retrouve George le premier et l’accompagne chez Betty Foster : aujourd’hui veuve richissime, Betty a conservé religieusement un coffre que lui a confié George en 1942. A l’intérieur, les fameux 24.000 $, des billets de banque hawaiiens dont la valeur actuelle s’élève en fait à 1.6 million (aloha money) ! L’habileté de Tony sera maintenant bien utile pour sauver George sans laisser l’argent aux mains des trois bandits…

 

Magie au début et à la fin (répétitions et spectacle). Entre les deux, Tony subtilise au corps de George qu’enlèvent les deux bandits celui d’un malheureux infirmier qui les intéresse beaucoup moins, puis il remplace les billets du butin par sa propre « monnaie magique » ; il amuse aussi un petit garçon par quelques tours de passe-passe.

 

 

 

 

 

1.09  Nightmare in Steel

 

ABC, 18 décembre 1973

Produit par Barry Crane

Scénario : Walter Brough et Shimon Wincelberg, histoire de Shimon Wincelberg

Réalisé par Reza S. Badiyi

 

C. Stone & Robyn Millan

 

Leif Erickson

 

Anne Randall

 

Tony Blake embauche deux assistantes pour son nouveau spectacle. L’une d’elles, Laurie Allmont, en quittant l’agence où ils viennent de se rencontrer, se retrouve prisonnière d’un ascenseur en flammes à la suite d’un court-circuit. Tony parvient à l’en extraire. Laurie est choquée mais se présente tout de même aux séances de répétition car elle a grand besoin de ce travail. Mais l’un des numéros tourne mal : enfermée dans une boîte en verre remplie d’eau, Laurie est censée en sortir pendant le numéro mais les cadenas scellant la boîte ont été changés et elle reste prisonnière ; de nouveau, elle est sauvée in extremis par Tony, qui cette fois l’emmène dans le Spirit. Laurie ne voit aucune raison pour que quelqu’un tente de la tuer ; en parlant avec elle, Tony, Max, Jerry et Dennis en viennent cependant à supposer que ces incidents peuvent être en lien avec son mari Gary, dont elle s’est séparée alors, dit-elle, qu’ils s’aiment sincèrement. Gary a accepté récemment un travail qui a lui cause un tel souci que cela les a éloignés. Et si l’attitude de plus en plus distante de Gary s’expliquait par le désir de protéger Laurie ?

De fait, Gary aide le malfaiteur Nicholas Olsen à préparer le vol d’un paquebot transportant une cargaison de grande valeur. Sa contribution se limite à la préparation du coup ; mais Olsen craint qu’il n’ait fait des révélations à Laurie, c’est pourquoi il a chargé son complice Jack de la tuer. Quand vient l’heure de passer à l’action, il enlève Laurie dans le Spirit et la retient prisonnière avec Gary. Jack, de son côté, attire Tony dans un piège et tente de le tuer. Le magicien en réchappe et surveille le Zodiac, le bateau d’Olsen, reconnu par Dennis quand il a enlevé Laurie. Il s’infiltre parmi les plongeurs d’Olsen au moment d’investir le paquebot-cible, afin de libérer Laurie et de faire échouer l’opération…

 

La « magie » de Tony, dans l’action, ressemble davantage à l’ingéniosité d’un McGyver qu’à de la magie proprement dite. De nouveau, on a le sentiment que les méchants de l’histoire prennent des voies bien compliquées pour régler un problème simple et que c’est seulement à ce prix-là que l’intrigue est possible. Le résultat paraît bien artificiel et invraisemblable. Mention spéciale tout de même aux séquences où Laurie est prisonnière, des flammes d’abord, de l’eau ensuite : la terreur de la jeune femme est saisissante. Robyn Millan parvient d’ailleurs, dans l’ensemble de l’épisode, à faire ressentir la détresse presque désespérée de son personnage ; au point qu’elle semble presque absente lorsqu’elle n’a pas à exprimer cette émotion forte !

La plaque d’immatriculation de la voiture de Cindy est 247 PCE, déjà utilisée en 1.01. Celle de la voiture d’Olsen est 825 DQI, qui est aussi la plaque de Cannon à la même époque (et que l’on revoit notamment dans Harry O, dans Les Rues de San Francisco, dans l’épisode 1.21 de la série Circle of Fear en 1972-1973, ainsi que dans le film Oh God ! de Carl Reiner en 1977).

 

 

 

 

 

1.10  Shattered Image

 

ABC, 8 janvier 1974

Produit par Barry Crane

Ecrit par Richard Hesse

Réalisé par Michael O’Herlihy

 

Joseph Campanella

 

Tara Talboy

 

Leslie Parrish

 

A la demande d’un ami, Willoughby, un nain travaillant dans une fête foraine et dont il a conçu le numéro, Tony Blake rencontre une fillette qui se fait appeler Princesse et qui est venue à la fête foraine pour retrouver son père, qui n’est jamais venu. Questionnée par Tony, elle déclare que son père est le Roi, et elle l’emmène à son château : le King’s Castle, un restaurant dont le propriétaire est Larry Mitchell. Le père de Paula, alias la Princesse. Max apprend à Tony que Larry Mitchell est recherché à la fois par la police et par les truands de Daniel Barber, un mafieux que Mitchell est soupçonné d’avoir tué. Tony remarque vite qu’il est suivi dans chacun de ses déplacements avec Paula par un moustachu peu discret, Brenner. Il reçoit bientôt la visite inopinée, dans le Spirit, de Larry Malone, un associé de Barber qui prétend ne vouloir faire aucun mal à Mitchell. Tony découvre bientôt que Malone est renseigné par Lydia, l’assistante de Willoughby. Elle informe Malone et Brenner lorsque Larry Mitchell parle à sa fille par téléphone et lui donne rendez-vous à la fête foraine, où Tony réussit à soustraire Mitchell aux deux hommes pour lui permettre de revoir Paula. Larry Mitchell lui raconte alors qu’il n’a pas tué Barber : Malone l’a fait et essaie de lui faire porter le chapeau. Tony se sert alors de Lydia pour tendre une souricière, avec le concours du capitaine Gottschalk de la police : informés par Lydia que Paula a assisté au meurtre de Barber et qu’elle fera enregistrer son témoignage par Max Pomeroy en présence de son père dans l’atelier de Tony, Malone et Brenner se présentent au rendez-vous, où le magicien a préparé de quoi les confondre et les neutraliser…

 

Le cadre de la fête foraine prolonge la magie de Tony Blake dans plusieurs séquences à base de tours et d’illusions, contribuant à l’atmosphère de conte de fées voulu par la petite Princesse. Tony Blake trouve une nouvelle occasion de montrer son affection pour les enfants et la petite Tara Talboy remplit parfaitement son rôle de fillette un brin mystérieuse, un brin joueuse dont l’agenda conduit l’intrigue.

Tommy Madden semble doublé en post-synchronisation : sa voix ne « colle » pas parfaitement à l’image, au contraire de celle des autres comédiens.

Curieux numéro que celui du nain Willoughby « grandissant » sous les yeux de son public : il dure quelques instants seulement et n’a rien de très attractif…

La voiture de Brenner est immatriculée 258 GPP, une plaque aperçue dans le second pilote de Harry O et qui sera celle de la voiture du détective dans Matt Helm. Elle fut également utilisée dans Magnum Force, le deuxième film de la série Inspecteur Harry. On la retrouve dans trois épisodes de Starsky & Hutch (« Fatal Charm », « Iron Mike » et « Vampire »).

 

Tommy Madden

 

Edmund Gilbert

 

Wesley Lau

 

 

Tag(s) : #Guide d'épisodes, #Guide d'épisodes 1970s
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