work in progress

Guide réalisé par Thierry Le Peut

Série américaine de 1 x 71’ et 23 x 50’ diffusée sur ABC du 23 février 1971 au 2 mars 1972.

 

Avec James Franciscus (Mike Longstreet), Marlyn Mason (Nikki Bell), Peter Mark Richman (Duke Paige).

 

Pilot – Longstreet  (71’)

 

ABC, 23 février 1971

Ecrit par Stirling Silliphant

D’après des personnages créés par Baynard Kendrick

Produit et réalisé par Joseph Sargent

 

 

Nouvelle Orleans. Une bombe explose au domicile de Mike Longstreet, enquêteur pour une compagnie d’assurances, la Great Pacific Casualty. La femme de Longstreet, Ingrid, est tuée sur le coup, lui-même est hospitalisé et apprend bientôt qu’il restera aveugle. Il lui faut apprendre à vivre avec ce handicap tout en surmontant la perte de sa femme. Il s’installe dans un appartement d’Oakhurst, un établissement pour aveugles dirigé par le Dr Dan Stockton, qui lui enseigne comment s’adapter à la cécité. Puis Nikki Bell lui apprend à lire le Braille, tandis qu’il apprend à vivre avec un nouveau compagnon : Pax, un chien d’aveugle.

Dans le même temps, il discute avec Duke Paige, son ami et contact au sein de la Great Pacific, et avec le Lt Kirk Gantry de l’enquête sur l’attentat qui a coûté la vie à Ingrid. Il apprend qu’un cambriolage a eu lieu le soir de l’attentat, selon le même mode opératoire qu’un précédent coup à New York. Bientôt, un autre cambriolage similaire est commis à Los Angeles, où Longstreet se rend avec Duke. En inspectant le toit de l’immeuble cambriolé, il y relève des indices suggérant que les auteurs du larcin sont arrivés par le toit, aussi demande-t-il à Duke de procéder aux mêmes vérifications sur l’immeuble de la Nouvelle Orléans. Sans succès. Il reste pourtant convaincu que son intuition est juste et se rend lui-même sur le toit de l’immeuble, où il finit par trouver ce qui a échappé aux enquêteurs de Duke. Il est certain que les cambrioleurs sont passés du toit d’un immeuble voisin à celui de l’immeuble où le cambriolage a eu lieu. Renseignements pris, il découvre qu’un cirque était présent dans les villes cambriolées à chaque nouveau coup, et anticipe le suivant, à Chicago. Où les cambrioleurs, un trio d’acrobates, seront pris en flagrant délit. Ils avoueront avoir envoyé la bombe censée les débarrasser de Longstreet pour empêcher qu’il n’enquête sur les cambriolages.

En quittant Oakhurst, Longstreet décide de tenter de rouvrir son agence et de reprendre son activité d’enquêteur, aussi difficile que cela paraisse avec son handicap. Il demande à Nikki de travailler avec lui et de lui trouver de nouveaux bureaux…

 

John McIntire et James Franciscus

 

Avec James Franciscus (Mike Longstreet), Martine Beswick (Nikki Bell), Bradford Dillman (Duke Paige), John McIntire (Dr Dan Stockton), Jeanette Nolan (Alice Longstreet), Barry Russo (Lt Kirk Gantry), Judy Jones (Ingrid Longstreet), Barney Phillips (Dr Richards), Martin Kosleck (Von Marks), Lincoln Demyan (Inspector), Lisabeth Field (Nurse), James De Closs (Police Sergeant), Frances Spanier (Woman).

 

L’essentiel du téléfilm se concentre sur la situation personnelle de Longstreet et sa difficile réadaptation, de la perte de sa femme jusqu’à l’ouverture de ses nouveaux bureaux. L’attirance que semble éprouver Nikki Bell pour le héros est esquissée mais reste discrète, le souvenir de l’épouse perdue étant encore trop vivace pour que Longstreet envisage une autre relation. L’enquête ne vient au premier plan que dans la dernière demi-heure, les cambrioleurs étant arrêtés hors-champ, dans une autre ville, et leur arrestation seulement rapportée par Duke à la fin de l’épisode.

Les nouveaux bureaux de Longstreet tels qu’ils apparaissent dans la dernière séquence ne seront pas conservés dans la série. Longstreet occupera finalement une maison semblable à celle qu’il habite au début du téléfilm, avec une cour intérieure, une fontaine centrale, un escalier. Les rôles de Duke et Nikki seront redistribués, ni Bradford Dillman ni Martine Beswick ne participant à la série.

L’originalité du téléfilm est son cadre, la Nouvelle Orléans, qui sera conservé dans la série mais en partie seulement : la série en effet sera tournée non sur place comme le téléfilm pilote mais à Los Angeles, et des scènes tournées à la Nouvelle Orléans seront (souvent maladroitement) ajoutées pour donner l’illusion que l’on se trouve toujours en Louisiane.

Mike Longstreet a été inspiré par Duncan Maclain, le héros d’une série de romans et nouvelles policiers écrits par Baynard Kendrick des années 1930 à 1960, mais les deux personnages sont très différents : leur point commun est le gimmick des deux séries, le détective aveugle.

 

 

Saison 1

(1971-1972)

 

Produit par Joel Rogosin

 

1.01  The Way of the Intercepting Fist

 

ABC, 16 septembre 1971

Ecrit par Stirling Silliphant

Réalisé par Don McDougall

 

James Franciscus et Bruce Lee

 

En sortant de chez lui, Longstreet est agressé par trois hommes qui le molestent en lui ordonnant de rester loin des docks. Il est secouru par Li Tsung, qui met les hommes en fuite en utilisant un art martial qu’il a lui-même conceptualisé : le Jeet Kune Do, ou « Voie du poing qui intercepte ». Longstreet demande à Li Tsung d’aider à identifier les agresseurs en regardant les albums de la police, mais il lui fait également une demande personnelle : celle de lui apprendre à se battre comme lui. Il espère ainsi être en mesure de se défendre mais il veut aussi affronter et vaincre ceux qui l’ont agressé.

L’injonction formulée par les agresseurs indique clairement que leur action est liée à l’enquête que menait Longstreet sur des vols survenus sur les docks, et en particulier au quai 6. Elle confirme aussi, pense le détective, qu’il était sur la bonne voie en soupçonnant Arvin, un entrepreneur, d’être impliqué dans ces vols. Le témoignage de Li Tsung permet d’identifier le leader des agresseurs, Jim Bolte, un employé des docks.

Li Tsung accepte d’initier Longstreet. Les deux hommes se rencontrent donc à plusieurs reprises, mais il est difficile à Longstreet de maîtriser aussi vite qu’il le voudrait un art aussi complexe que le Jeet Kune Do. Nikki, Duke et Mrs Kingston s’inquiètent de l’obstination de Longstreet et de son désir de provoquer Bolte. C’est pourtant bien ce qu’il fait, allant trouver Bolte dans un bar où se réunissent les dockers et le mettant au défi de le rencontrer sur les quais. Là, sous les yeux effrayés de Nikki, Longstreet se dresse, seul et aveugle, devant le solide et arrogant Bolte qui n’a pas l’intention, devant ses pairs, de retenir ses poings…

 

Le Jeet Kune Do est le concept martial inventé par Bruce Lee en 1967.

 

 

1.02  A World of Perfect Complicity

 

ABC, 23 septembre 1971

Ecrit par Stirling Silliphant

Réalisé par Jud Taylor

 

Longstreet décide d’enquêter sur des cambriolages touchant un immeuble de haut standing, Bel Gardens, et qui laissent supposer une complicité intérieure. Un résident, Albert Duval, vient d’être tué par le cambrioleur. Mike s’installe dans un appartement avec Nikki, sous l’identité d’Edgar Elliott et de son épouse. Ils donnent très vite une réception à laquelle sont conviés tous les résidents, afin de faire connaissance et de se faire une première idée des complicités éventuelles. Dès ce soir-là, l’un des appartements, celui des Hazelton, est visité par le cambrioleur. Le Lt Hank Broidy conduit l’enquête de police en liaison étroite avec Duke et Longstreet ; mais, un soir, il est assassiné devant la résidence. Quelle piste suivait-il ? Il n’en avait informé personne. L’idée se fait jour cependant que l’un des vigiles patrouillant aux abords de la résidence soit complice du cambrioleur, ce qui expliquerait la grande liberté avec laquelle celui-ci opère. Bientôt, Longstreet soupçonne les Hazelton d’être les complices et informateurs du cambrioleur. Mais Sue Hazelton, apercevant Longstreet en ville avec Duke Paige, perce le secret de sa fausse identité. Elle cherche à en avertir le cambrioleur, Bob Houston, un mécanicien qui entretient les bateaux de plusieurs résidents, mais ne parvient pas à le joindre. Les Hazelton et Houston ont planifié le cambriolage de l’appartement des Elliott lors d’une petite fête donnée chez elle par Mrs Duval. Ce soir-là, Hazelton réussit in extremis à avertir Houston du piège, mais Longstreet se trouve affronté à Houston quand celui-ci opère sa retraite. Dans le parking souterrain de l’immeuble se joue alors un jeu du chat et de la souris entre un Houston qui croit venir facilement à bout d’un aveugle et un Longstreet qui tire profit des heures passées à s’entraîner au tir en se fiant au moindre son…

 

Après l’art martial, Longstreet démontre sa capacité à percevoir une cible sans la voir (on est plusieurs années avant Luke Skywalker et la Force).

Nikki s’interroge sur le sens de la vie que s’impose Longstreet, se mettant lui-même en danger pour coincer des voleurs. Quelques images de son accident soulignent le traumatisme toujours vivace de Longstreet, qui a besoin, justement, de se mettre à l’épreuve pour surmonter la cécité et donner un sens à sa vie.

Plusieurs scènes tournées en extérieurs montrent Longstreet et Nikki ou Paige marchant dans la rue tout en parlant. Les paroles échangées ne correspondent pas au mouvement des lèvres et le « plaquage » est flagrant, produisant un effet « décalé » un peu gênant.

 

 

1.03  One in the Reality Column

 

ABC, 30 septembre 1971

Ecrit par Lionel E. Siegel

Réalisé par Don McDougall

 

Longstreet est enlevé dans un taxi, drogué et abandonné dans un paquebot désaffecté. Ses ravisseurs espèrent qu’il se tuera en essayant d’en sortir mais il parvient à le faire et à retourner jusque chez lui, dans un état déplorable. Nikki, Duke et Mrs Kingston le soignent et il tente de retrouver la mémoire que la drogue et le traumatisme ont effacée. Il refuse de reporter le témoignage qu’il doit porter dans le procès pour meurtre de Ben Cottle, sans savoir que c’est précisément ce témoignage qui a motivé son enlèvement. Le frère de Cottle, Hank, a en effet voulu l’empêcher de se présenter devant la cour et il s’est assuré la complicité de Marcella Pierce, la fiancée de son frère qui, infirmière, a volé à l’hôpital la drogue injectée à Longstreet. Celui-ci doit finalement reporter son témoignage à cause du trouble dans lequel il est encore, des flashes de son enlèvement se bousculant dans sa tête à chaque instant. La mémoire lui revient peu à peu et lui fournit des indices qui permettent de remonter jusqu’à l’infirmière et de retrouver le paquebot où il a été abandonné. Il confronte alors seul Hank Cottle…

 

18’ : c’est cette fois Mrs Kingston qui s’interroge sur la profession de Longstreet ; pourquoi exercer ce métier plutôt qu’une activité plus ordinaire et moins dangereuse, comme l’enseignement ? Il y prouverait tout aussi bien qu’il vaut autant qu’un autre. Pourquoi a-t-il besoin de plus que cela ? Réponse de Nikki : « Because he is more than that. »

Le chien Pax est à compter au nombre des amis chers de Longstreet ; il le prouve ici en montrant son affection pour le détective. Et il adore aussi les fish cakes de Mrs Kingston – même si elle n’est pas heureuse de découvrir que c’est le chien qui mange ces délicieux cakes qu’elle prépare pour Longstreet !

La phrase du titre est prononcée par Longstreet (33’).

Le dénouement n’est pas très crédible – Longstreet confrontant seul le criminel armé d’un fer à souder – mais reste cohérent avec la série, qui fait de cet affrontement final une scène récurrente.

 

 

1.04  So, Who’s Fred Hornbeck ?

 

ABC, 7 octobre 1971

Ecrit par Sandor Stern

Réalisé par David Lowell Rich

 

James Franciscus et Victor Jory

 

Longstreet est abordé par un homme, Fred Hornbeck, qui lui demande d’enquêter sur une affaire déjà classée. Devant la perplexité de Longstreet, l’homme montre de la déception et de l’impatience et commence à s’éloigner ; il est alors renversé par une voiture qui s’éloigne aussitôt. Longstreet pense qu’elle a heurté volontairement Fred Hornbeck, qui est transporté à l’hôpital. Il n’a heureusement qu’une blessure au bras. Là, Hornbeck raconte son histoire à l’enquêteur : il a purgé dix ans de prison pour le meurtre de Richard Kingsman, un industriel, abattu devant la porte de Fred et avec le fusil de ce dernier. A priori rien à voir avec les assurances et Longstreet ne voit pas ce qu’il peut ajouter à cette affaire ; mais selon Hornbeck le versement de l’assurance-vie de Kingsman pourrait être indu si la vérité est faite sur sa mort. Mike entraîne donc Nikki et Duke dans cette enquête.

La femme de Kingsman s’est remariée avec Henri De Carie et son fils Richard Jr a été rebaptisé David De Carie. Agé aujourd’hui de 24 ans, il est celui qui montre le plus d’hostilité à Mike quand celui-ci commence à poser des questions et à réveiller le drame ancien. Longstreet se rend compte aussi que Fred n’a pas tout dit ; l’ami mystérieux qui était avec lui le soir du meurtre et qui aurait pu l’innocenter, mais dont il n’a jamais voulu révéler l’identité, se révèle être une femme, Abby Villanueva, dont Fred était amoureux en secret : fille de son meilleur ami, aujourd’hui décédé, elle était beaucoup plus jeune que lui. Peu à peu, Abby se révèle aussi être la clé de cette affaire. Elle a disparu peu de temps après la condamnation de Fred et Longstreet découvre qu’elle est morte deux ans plus tôt. Tout le monde cependant l’ignore et l’enquêteur veut tirer profit de cette ignorance. En faisant courir le bruit qu’il a retrouvé Abby et qu’elle est prête à dire ce qu’elle a tu dix ans plus tôt, sans doute après avoir été payée pour quitter la ville, il espère pousser le véritable coupable à sortir de l’ombre…

 

La figure de Fred Hornbeck domine cet épisode : l’homme a purgé dix ans de prison pour un crime qu’il n’a pas commis et pour ne pas révéler l’identité de la femme avec qui il était au moment du meurtre. Seul, sans ami, considéré comme un meurtrier, il découvre auprès de Longstreet, Nikki et Duke le bonheur de l’amitié.

Le dénouement révèle bien un meurtrier mais qui est également une victime ; s’il n’a purgé aucune peine pour son crime, il en a malgré tout payé le prix, d’une autre manière, et la conclusion de l’épisode ne peut être que douce-amère.

Plusieurs scènes extérieures sont accompagnées de dialogues enregistrés à part : la qualité du son n’est pas la même que dans les autres scènes et les voix des acteurs ne coïncident pas avec le mouvement des lèvres, parfois même les comédiens ne parlent pas à l’image alors qu’on entend leur voix. Ce sont des scènes tournées à la Nouvelle-Orléans avant le tournage de la série elle-même et artificiellement intégrées à l’épisode ensuite. La qualité de l’image diffère également du reste de l’épisode. On a relevé ce procédé en 1.02 et on le retrouve dans d’autres épisodes.

 

 

1.05  Elegy in Brass

 

ABC, 14 octobre 1971

Ecrit par Stephen Lord

Réalisé par David Lowell Rich

 

James Franciscus et Brock Peters (Danny)

 

Longstreet se rend ce soir-là à la Crescent City Jazz Society pour rencontrer son directeur, Charles Doucette, au sujet d’une question touchant à l’assurance. Il trouve la porte ouverte mais les lieux apparemment vides, bien que la veste de Doucette soit encore sur le dossier de son fauteuil. Soudain un bruit sourd arrive de la pièce voisine, en même temps que de la musique. En s’y rendant, Longstreet découvre une vitrine d’exposition brisée, et peu après le corps de Doucette, mort.

Deux trompettes et un disque ont été volés ; le disque a une valeur de 200 $ mais les trompettes valent au bas mot 100.000 $, ayant appartenu à deux légendes du jazz aujourd’hui décédées, Jojo Miller et Jimbo Rollins. En touchant le coussin sur lequel reposait l’un des instruments, Longstreet sent une odeur caractéristique qu’il n’identifie pas encore mais qui lui semble familière.

Longstreet parle de cette affaire avec son ami Danny, un musicien de jazz aveugle qui se produit dans un club. Il ne peut voir, évidemment, le trouble qui s’empare de Danny en apprenant la mort de Doucette. C’est que Danny sait qui a commis le vol : son propre partenaire Gus Pollack, qui l’a fait pour lui et ignorait que le coup porté à Doucette avait été mortel. Doucette n’était pas censé se trouver là et, surpris, Gus l’a frappé avant de s’enfuir. Molly Richards, qui gère le club et est amoureuse de Danny, est, elle, inquiète parce qu’elle sent que ce dernier lui cache quelque chose.

Longstreet se rend chez Truman Deckbar, le collectionneur qui a fait don de la trompette de Jimbo Rollins à la Jazz Society. Les raisons de ce don intriguent Longstreet : pourquoi se séparer d’une pièce aussi précieuse ? Deckbar ne cache pas qu’il convoitait une place dans le conseil de direction de la Society, place qui ne lui a pour l’instant pas été proposée. Le poste de Doucette est occupé très vite par Ralph Clayton, un autre spécialiste du jazz, qui s’estime d’ailleurs plus compétent à ce poste que ne l’était Doucette.

Longstreet finit par identifier l’odeur qu’il a sentie sur les lieux du crime ; il s’agit de celle d’un produit utilisé pour nettoyer les cordes du violoncelle de Gus Pollack. Questionné à ce sujet, Danny admet que Gus a commis le vol et il en explique la raison : Jimbo Rollins est en réalité encore vivant, soigné dans un hôpital de la prison où il purge une peine pour meurtre ; de plus, il est le père de Danny qui voulait absolument lui permettre de tenir à nouveau sa trompette, dont il ne cesse de parler. En entendant Gus raconter lui-même les événements de ce soir-là, Longstreet comprend que la vérité a pour l’instant échappé à tout le monde ; de la pièce voisine, en effet, il a clairement entendu le coup fatal porté à Doucette, puis la musique, mais nullement le bris de la vitrine dans laquelle se trouvait la trompette. Il pense donc que celle-ci avait déjà été volée quand il est arrivé à la Jazz Society, et que le coup porté par Gus n’a pas tué Doucette. Quelqu’un d’autre était là, qui a achevé la victime, voulant faire porter le chapeau au voleur de la trompette. Longstreet tend donc un piège à celui qu’il soupçonne : Ralph Clayton, dont le désir d’occuper le poste de Doucette aurait pu le pousser aussi loin que le meurtre…

 

Le dénouement reprend le gimmick improbable de la série : Longstreet affronte seul le meurtrier et le maîtrise, avec l’aide il est vrai de Pax et en tirant profit de l’obscurité pour déstabiliser son adversaire. Mais l’attrait principal de l’épisode est son ambiance jazz, disques et prestations des musiciens s’ajoutant à la musique d’Oliver Nelson pour composer une partition qui baigne tout l’épisode, jusqu’au finale où la légende Jimbo Rollins retrouve son instrument. Longstreet et Nikki s’éloignent dans les couloirs de la prison au son de la trompette.

Quelques scènes de flashback montrant Longstreet avec sa femme, lorsqu’il écoute une cassette sur laquelle est enregistrée une conversation qu’il a eue avec elle.

Paige n’apparaît pas.

 

 

1.06  Spell Legacy Like Death

 

ABC, 21 octobre 1971

Scénario : Sy Salkowitz et Mark Rodgers, histoire de Sy Salkowitz

Réalisé par Paul Krasny

 

Alors qu’il s’entraîne avec Li Tsung, Longstreet reçoit un appel téléphonique d’un homme qui exige un demi-million de dollars et qui, pour démontrer à quel point il est sérieux, presse un bouton qui provoque aussitôt une explosion. La police confirme bientôt qu’un immeuble, heureusement désaffecté, a été détruit par une bombe. Le téléphone de Longstreet est placé sur table d’écoute et la police s’installe chez lui. L’homme rappelle plusieurs fois, menaçant de faire exploser un endroit autrement plus fréquenté n’importe où dans la ville si ses exigences ne sont pas satisfaites ; il veut que Longstreet porte lui-même l’argent et fixe une heure précise. L’oreille entraînée de Mike et Li relève des sons spécifiques dans l’arrière-plan des échanges avec l’homme. Certains de ses propos permettent en outre à Mike de l’identifier : il s’agit de Les Bailey, un électricien qui incendia sa propre société pour toucher l’argent de l’assurance, ce qui n’arriva finalement pas à cause de Mike. Sa femme Maxine est amenée par la police ; elle révèle que son mari, qui a vécu de différents boulots depuis lors, est aujourd’hui mourant, ce qui confirme une supposition faite par Longstreet en l’écoutant. Il n’a plus rien à perdre. Au cours des heures d’attente entre les appels successifs de l’homme, et en attendant que l’argent soit réuni, Mike se fait enseigner par le Sgt Aubrey comment désamorcer une bombe. Quand vient l’heure imposée par Bailey, Longstreet se rend au lieu dit, un entrepôt désaffecté à proximité d’un pont très fréquenté. Là, il remet l’argent à Bailey. Mais celui-ci, à bout de forces, déclenche accidentellement la minuterie en tombant…

 

Bruce Lee s’entraîne avec Longstreet dans le prologue et l’épilogue ; entre les deux, il fait de la figuration. C’est ce qu’on appelle un sous-emploi !

Le dénouement impose toujours au spectateur la même suspension d’incrédulité : le coup de la bombe à désamorcer est un classique, mais par un aveugle c’est digne de Mission Impossible !

Epilogue : voyant Mike tomber en s’entraînant avec Li, dialogue Duke - Nikki : « Apprendra-t-il un jour ? – A quoi ? – A rester au sol. – Vous voulez vraiment qu’il apprenne ? – Non. »

 

1.07  The Shape of Nightmares

 

ABC, 28 octobre 1971

Ecrit par Stirling Silliphant

Réalisé par James Neilson

 

Nikki a le cœur serré quand elle laisse Longstreet en prison. Il y entre pour enquêter sur l’apparent suicide d’un détenu, Harold Singer, à la demande de la jeune veuve, Laura, mère d’une petite fille, qui ne peut accepter que son mari ait mis lui-même fin à ses jours. Si le suicide est l’explication retenue, elle ne touchera rien de la compagnie d’assurance. Le directeur de la prison affecte une cellule à ce visiteur insolite, à l’écart des détenus, et trois gardes, dont le capitaine Montana, l’accompagnent dans tous ses déplacements. Longstreet découvre l’emprisonnement de l’intérieur à mesure qu’il essaie de se faire une idée de ce qu’a vécu Singer et des circonstances de sa mort, par pendaison. Une situation qui l’amène à réfléchir sur sa propre situation et une autre forme d’emprisonnement, dans laquelle l’a placé sa cécité. Il parle au Dr Burlen, le psychiatre de la prison, qui lui apporte bientôt une nouvelle inquiétante : l’un des détenus, Bobby Karp, arrivé seize mois plus tôt et devenu le caïd de la prison (« Head of the yard »), y a été envoyé par Longtsreet et a l’intention de saisir l’opportunité qui lui est donnée, tout à fait par hasard, de se venger. Contre l’avis de Burlen, Longstreet décide pourtant de rester. Il se met en danger en voulant questionner les détenus durant l’une des séances de thérapie de groupe animées par Burlen, en présence de Karp. Celui-ci réussit à s’introduire un soir dans sa cellule en provoquant une diversion qui en éloigne le garde posté à la porte, et le menace d’un couteau ; Longstreet parvient à lui échapper et ne dit rien de l’incident. Il soupçonne cependant Karp d’être responsable de la mort de Singer et un autre détenu, Caleb, lui fournit peut-être l’occasion de le démasquer. A moins qu’il ne cherche à l’attirer dans un nouveau piège…

 

Avec Roger E. Mosley (Gordon, prison guard – non crédité).

 

L’épisode respecte la spécificité de Longstreet en ne cherchant pas à déployer des péripéties invraisemblables et en adoptant un rythme posé, celui de la réflexion et d’une forme de méditation : l’expérience de la prison, en effet, renvoie le héros à sa cécité, à sa propre prison. La vérité qu’il cherche, non pour de l’argent mais pour aider une jeune veuve, est aussi une métaphore d’une forme de lumière. On pourra être critique envers la péripétie centrale : Longstreet, dont la série souligne la grande sensibilité à tout ce qui l’entoure, n’entend pas Karp entrer dans sa cellule et s’approcher de lui jusqu’à le toucher. Mais on retiendra l’arme qui lui permet de s’en sortir : sa canne d’aveugle, et l’obscurité qu’il fait dans la pièce en brisant l’ampoule. Evidemment, on pourra aussi se demander pourquoi Longstreet avait allumé la lumière… Par égard pour le spectateur, sans doute.

Les flashes visuels (inserts d’images du passé pour visualiser les pensées de Longstreet) et les échos de paroles prononcées au cours de l’épisode traduisent tout au long de celui-ci les pensées du héros. Ces échos l’accompagnent pendant les dernières minutes, lorsqu’il quitte la prison, celle en tout cas des détenus puisqu’il continue de porter la sienne propre avec lui. Il demande à Nikki d’arrêter la voiture au bord d’un parc dans lequel il choisit de s’ébattre un moment avec Pax, dont il commence par retirer le harnais.

 

Dr Burlen, parlant des détenus : « Pouvez-vous imaginer, M. Longstreet, la forme de leurs cauchemars ? » (« Can you imagine, Mr Longstreet, the shape of their nightmares ? »)

Longstreet à Burlen qui lui conseille de partir parce que sa vie est menacée dans la prison : « Un homme qui partirait maintenant serait vraiment aveugle, non ? » Burlen : « Au contraire, un homme qui resterait, lui serait un aveugle. »

Caleb compare la cécité de Longstreet à la vie en prison ; Longstreet acquiesce : ils sont en effet tous deux emprisonnés, mais la question de la forme de prison qui est préférable à l’autre est une question de point de vue.

 

James Franciscus avec William Smith (à droite) et Roger E. Mosley (à gauche)

 

 

1.08  The Girl with the Broom

 

ABC, 4 novembre 1971

Ecrit par Reuben Bercovitch

Réalisé par Lee Philips

 

La Fille au balai, un tableau de Rembrandt, a été volé chez le Dr Kenneth Franklin, assuré par la compagnie de Duke. Franklin désapprouve le choix de Longstreet pour conduire l’enquête des assurances, en raison de sa cécité. Longstreet parle avec les Kellman, père et fils, qui étaient prêts à payer presque trois fois le prix que Franklin avait déboursé lui-même pour l’acquisition du tableau, mais ils se heurtaient à un obstacle insurmontable : Mrs Franklin a toujours refusé de vendre le moindre tableau de sa collection. En dépit de leur maison somptueuse et de la riche collection de tableaux qu’elle abrite, les Franklin ont de gros soucis financiers que le million et demi du montant de l’assurance résoudrait en grande partie si le Rembrandt n’était pas retrouvé. Ils figurent donc parmi les suspects. Mais Longstreet s’intéresse aussi aux (nombreux) petits amis de leur fille Marianne, toujours étudiante mais qui vit dans son propre appartement, qu’elle partage avec Lenore Crowley qui se trouve être aussi l’assistante du Dr Franklin, et accessoirement sa maîtresse. Le dernier petit ami en date, Casey Davenport, est barman mais il a fait un petit séjour en prison où il a rencontré un nommé Garvey qui fait bonne figure de suspect lui aussi. Aucune preuve cependant ne vient étayer les pistes explorées par Longstreet, qui prend cette affaire très à cœur en raison de la défiance de Franklin à son égard. Aussi, quand arrive une demande de rançon, 200.000 $ contre la restitution du Rembrandt, il insiste pour porter lui-même cet argent, en dépit du peu d’enthousiasme montré par Duke, qui craint de voir disparaître la somme, fournie évidemment par sa compagnie. Longstreet obtient néanmoins gain de cause et se retrouve face à un homme qui ne prononce pas un homme et qui parvient à lui arracher la valise d’argent et à s’enfuir avec. Longstreet est cependant persuadé de l’avoir reconnu…

 

La Fille au balai est vraiment un tableau de Rembrandt : peint entre 1646 et 1651 (sans doute par l’un des artistes de l’atelier de Rembrandt, Carel Fabritius, plutôt que par Rembrandt lui-même), il fait partie de la collection Andrew W. Mellon. Acheté en 1931 par le collectionneur, il a été donné en 1937 à la National Gallery of Art de Washington. Auparavant, il est passé entre les mains de Denis Diderot, qui l’a acheté en 1772 pour le compte de Catherine II de Russie.

L’épisode est ponctué de scènes de transition : Longstreet et Nikki ou Marianne en voiture (filmés devant un écran), Longstreet et Nikki marchant dans un parc (plan d’ensemble et dialogue plaqué sur les images), Longstreet et Nikki dans une barque (idem). Deux scènes montrant Longstreet et Marianne discutant devant un écran (montrant le Jackson Square, aka Plaza De Armas, puis une rue de New Orleans) sont d’un effet plutôt calamiteux.

 

1.09  Wednesday’s Child

 

ABC, 11 novembre 1971

Scénario : Stephen Kandel et Mark Rodgers, histoire de Howard Browne

Réalisé par Jeannot Szwarc

 

Nikki aurait mieux fait de ne pas acheter cette antique machine à coudre à une vente aux enchères : un homme armé d’un couteau s’invite chez Longstreet et réclame l’un des tiroirs de la machine ; le tiroir étant en réparation, il emmène Nikki en otage et exige que Longstreet lui apporte le tiroir ! Que contient donc de si précieux ce tiroir ? Difficile de le savoir lorsque Li Tsung rapporte l’objet : il est vide ! Mike se trouve donc privé de monnaie d’échange et pendant ce temps l’homme, Richard Swift, retient Nikki dans un théâtre désaffecté avec ses deux complices, Fred et Ilene Decker.

Longstreet doit mener une enquête sur la machine en rendant visite à ses précédents propriétaires. Il sent bien que l’ami de la vieille Mrs Wyman, Dan Schirmer, lui cache quelque chose mais il n’en tire rien. En faisant dresser un portrait robot d’un couple vu à la vente aux enchères, et qui était visiblement très intéressé par la machine, et avec l’aide de Duke et Li, il parvient cependant à identifier Fred et Ilene ; or, le premier a fait de la prison pour fabrication de fausse monnaie et il a eu pour compagnon de cellule Richard Swift, dont la description correspond à l’homme qui a enlevé Nikki.

Les pièces se mettent alors en place : Schirmer fut le complice de Decker et il s’en est tiré avec les plaques de faux billets, qu’il a cachées. C’est ce que Swift et les Decker comptaient trouver dans le fameux tiroir en achetant la machine, lorsque Nikki a contrarié leurs plans. Mais les plaques ne s’y trouvaient pas : Schirmer confie à Mike où il les a cachées, rendant ainsi au détective sa monnaie d’échange. Il reste à se rendre au rendez-vous de Swift, et Mike n’y va pas seul : Li Tsung lui sert de renfort…

 

Nikki est née le 20 mars, un mercredi, c’est pourquoi Swift l’appelle « Wednesday’s child », en référence à la comptine Monday’s Child (« Wednesday’s Child is full of woe », cite Swift).

Enfin on songe à donner quelque chose à faire à Bruce Lee : ce ne sont que quelques instants du dénouement (il met Decker et Swift au tapis) mais c’est déjà ça !

 

 

1.10  ‘I See’ Said the Blind Man

 

ABC, 18 novembre 1971

Ecrit par Sandor Stern

Réalisé par Leslie H. Martinson

 

En sortant de chez lui, Longstreet entend une femme attaquée par un homme. Pax, son chien, grogne et veut attaquer l’homme, qui le poignarde. L’animal doit subir une opération dont l’issue est incertaine et Longstreet se reproche non seulement l’état de son chien mais aussi son incapacité à sauver la femme, Mavis Rustin, une serveuse. La police arrête bientôt celui qu’elle considère comme coupable, Gary Stephens, petit ami de la victime, mais Longstreet n’a pas le sentiment qu’il ait vraiment commis le meurtre. Il se souvient d’une façon de marcher particulière, qu’il a distinctement entendue, et qui n’est pas celle de Stephens. Par ailleurs, Longstreet et Nikki apprennent qu’un petit garçon, Rudy Krim, dont la fenêtre de la chambre donne sur l’allée où le crime a eu lieu, a peut-être vu ou entendu quelque chose ; mais le garçon a peur d’avouer à son père, Don Krim, un homme irascible, qu’il désobéit en lisant en cachette des bandes dessinées (notamment Green Lantern) dans son lit, à la lueur d’une lampe torche, aussi continue-t-il de prétendre qu’il n’a absolument rien vu. L’insistance de Longstreet à enquêter attire cependant l’attention du meurtrier, Burt Oaks ; celui-ci a assassiné la serveuse qui menaçait de briser son mariage, et il a une jambe plus faible que l’autre. Longstreet reconnaît son pas derrière lui un jour qu’il rentre chez lui. Le Lt Ryder, toutefois, a du mal à croire en l’intuition de Longstreet. Oaks, un soir, téléphone à ce dernier et menace de faire du mal au petit Rudy s’il n’abandonne pas son enquête. Longstreet, en parlant de nouveau au garçon, réussit à lui faire avouer la vérité : Rudy, en effet, n’a pas seulement entendu ce qui s’est passé cette nuit-là, il a également distinctement vu Oaks…

 

 

1.11  This Little Piggy Went to Marquette

 

ABC, 2 décembre 1971

Ecrit par Robert Malcolm Young

Réalisé par Charles S. Dubin

Barry Sullivan et James Franciscus

 

Jordan Anderson, un vieil homme que Longtsreet trouve immédiatement sympathique, possède une compagnie de transport dont plusieurs camions ont été volés récemment (les remorques, « piggy-backs »). Il engage Longstreet pour découvrir comment et par qui. La disparition concomitante de Ward Blakeman, le comptable de la compagnie, est vraisemblablement liée aux vols. Longstreet entreprend donc de le rechercher tout en se renseignant sur Anderson lui-même et en prêtant attention à sa femme Kim, de trente ans plus jeune que lui. Il découvre rapidement que Kim avait une aventure avec Ward mais aussi que la compagnie bat de l’aile. Deux raisons pour Duke de soupçonner le vieil Anderson d’être lui-même derrière les vols et la disparition de Blakeman. Longstreet n’est pas satisfait de cette hypothèse. Il découvre que l’un des employés, Max Jackowitz, responsable notamment de la pesée des camions, doit louer pour sa femme un appareil à dialyse extrêmement coûteux qu’il n’a certainement pas les moyens de payer. Un chauffeur, Marty Thorpe, semble également tremper dans le trafic. La piste des camions mène à la ville de Marquette, où se rend Nikki pour enquêter…

 

Un scénario qui laisse de l’espace aux personnages et évite les péripéties invraisemblables pour donner à Longstreet une efficacité tout humaine, faite de psychologie et d’attention au détail.

Jackowitz : « How clearly, Mr Longstreet, you see things. You’re blind to all distractions, and so the truth reveals itself. »

 

1.12  There Was a Crooked Man

 

ABC, 9 décembre 1971

Scénario : John Joseph et Mark Rodgers, histoire de John Joseph

Réalisé par Don McDougall

 

 

 

 

1.13  The Old Team Spirit

 

ABC, 16 décembre 1971

Ecrit par Robert Hamner

Réalisé par James Sheldon

 

 

1.14  The Long Way Home

 

ABC, 30 décembre 1971

Ecrit par Richard Landau

Réalisé par Don McDougall

 

 

 

 

1.15  Let the Memories Be Happy Ones

 

ABC, 6 janvier 1972

Scénario : Mark Rodgers, histoire de Dick Nelson

Réalisé par Jeffrey Hayden

 

 

 

 

1.16  Survival Times Two

 

ABC, 13 janvier 1972

Scénario : Mark Rodgers, histoire de Ron Bishop

Réalisé par James H. Brown

 

 

 

 

1.17  Eye of the Storm

 

ABC, 20 janvier 1972

Ecrit par Shimon Wincelberg

Réalisé par Don McDougall

 

 

 

 

1.18  Please Leave the Wreck for Others to Enjoy

 

ABC, 27 janvier 1972

Ecrit par Stirling Silliphant

Réalisé par Alexander Singer

Nikki est heurtée par une voiture dont le conducteur prend la fuite, alors qu’elle est en compagnie de Mike. Elle est transportée à l’hôpital dans un état grave et Mike se reproche ce qui est arrivé, comme s’il aurait pu l’éviter. Il remet en question les progrès qu’il a faits depuis qu’il a perdu la vue, ses raisons de rester enquêteur et le fait d’avoir entraîné Nikki dans son aventure hasardeuse. Duke s’inquiète de le voir s’enfoncer dans une dépression dont il pourrait ne plus sortir. Aussi appelle-t-il le Dr Daniel Stockton, qui consacra six mois de son temps à enseigner à Mike la façon de vivre avec sa cécité. Stockton rend visite à Mike et le trouve en colère, s’apitoyant sur lui-même et refusant toute aide. Il lui oppose donc sa propre détermination et le force littéralement à l’accompagner à la Fondation pour les Jeunes Aveugles, où il veut le présenter à un jeune homme qui vient de perdre la vue, Russ Larsen. Russ n’accepte pas sa nouvelle condition et veut mourir. Il ne bouge pas de sa chambre où il est prostré jour et nuit. Stockton veut que Mike passe une semaine dans la même chambre que lui, espérant que cette promiscuité sera profitable aux deux hommes : elle donnera quelque chose à faire à Mike, un challenge à relever, et aidera peut-être Russ à sortir de son attitude de refus systématique. L’effet escompté ne tarde pas à montrer ses premiers signes ; la compagnie de Mike a un effet salutaire sur Russ, qui s’attache surtout à Pax et ressent de nouveau le plaisir d’une présence affectueuse. L’état de Nikki cependant, après s’être amélioré, se détériore et Mike réagit avec véhémence, se reprochant d’avoir fait confiance à Stockton et de s’être laissé embarquer dans sa « mission » avec Russ. Nikki fort heureusement se remet et son pronostic vital n’est plus engagé. Mike revient alors à de meilleurs sentiments et retourne à la Fondation parler à Russ, et tenter de l’aider encore…

Pas d’enquête policière ici mais une situation purement dramatique. La vie de Nikki, la survie de Mike et celle du jeune Russ forment un triptyque servi par une écriture et une réalisation intelligentes, adaptées au rythme de la convalescence. On apprécie le retour de John McIntire dans le rôle de Dan Stockton qu’il tenait dans le téléfilm pilote et son parler franc, instrument de guérison autant que sa dévotion sincère à ses patients. La dépression de Mike est traitée de façon réaliste et la nécessaire concentration de l’action dans le temps réglementaire n’empêche pas la pertinence et la sobriété.

James Franciscus et John McIntire

 

 

1.19  Anatomy of a Mayday

 

ABC, 3 février 1972

Ecrit par Robert W. Lenski

Réalisé par James H. Brown

 

 

 

 

1.20  Sad Songs and Other Conversations

 

ABC, 10 février 1972

Ecrit par Sandor Stern, histoire de Sandor Stern et Joel Rogosin

Réalisé par Don McDougall

 

 

 

 

1.21  Field of Honor

 

ABC, 17 février 1972

Scénario : Herman Groves, histoire de Herb Meadow

Réalisé par Charles S. Dubin

 

 

 

 

1.22  Through Shattering Glass

 

ABC, 24 février 1972

Ecrit par Jackson Gillis

Réalisé par James H. Brown

 

 

 

 

1.23  The Sound of Money Talking

 

ABC, 2 mars 1972

Scénario : Richard Shapiro, histoire de Lionel E. Siegel et Richard Shapiro

Réalisé par Don McDougall

 

 

Tag(s) : #Guide d'épisodes, #Guide d'épisodes 1970s
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