Guide réalisé par TLP

Merci à Emmanuel Francq et Christophe Willaert pour m'avoir permis de compléter les titres français.

 

 

 

 

saison 1  -  saison 2  -  saison 3  -  saison 4 (à venir)

 

Avec Angie Dickinson (Sgt Pepper Anderson),

Earl Holliman (Sgt Bill Crowley), Charles Dierkop (Pete Royster), Ed Bernard (Joe Styles).

Producteur exécutif David Gerber

Créé par Robert Collins

Produit par Douglas Benton

 

Le pilote :

Police Story

1.21  The Gamble

 

NBC, 26 mars 1974

Producteur exécutif David Gerber

Produit par Stanley Kallis

Musique de Jerry Goldsmith

Ecrit par Robert Collins

Réalisé par Richard Benedict

 

Angie Dickinson as Lisa Beaumont et Bert Convy as Sgt Crowley

 

Lisa Beaumont, femme policière, intègre l’unité du Sgt Crowley aux Mœurs. L’unité cherche à coincer Carl Vitale, qui dirige une opération de jeux illégaux, et Crowley demande à Lisa de se faire remarquer par Vitale et de gagner sa confiance. Lorsqu’elle rencontre Vitale, elle fait aussi la connaissance d’un joueur, Lloyd, un riche héritier, qui ne se rend pas compte que les jeux sont truqués et qu’il n’a aucune chance de gagner. Satisfait de son attitude, Vitale propose à Lisa une participation à un plus gros jeu que les parties illégales dans des chambres d’hôtel, et Crowley décide de laisser filer Vitale dans l’espoir de ferrer de plus gros poissons. Vitale en effet introduit Lisa auprès d’associés qui dirigent plusieurs casinos clandestins. Son rôle sera d’amener jusqu’à ces casinos des clients prêts à dépenser beaucoup, puis de les reconduire à l’endroit où elle les aura pris. Et le jeu pour la femme policière consiste à opérer tout en préservant son intégrité lorsque Vitale lui fait des avances appuyées. Tout au long de l’enquête, elle porte un micro et Crowley ne perd aucun de ses échanges. Le soir où elle commence à travailler pour les associés, Crowley et son unité sont à proximité, prêts à agir, mais Vitale fait une demande imprévue à Lisa : « divertir » un invité de marque, Taglivini, un homme lié à la mafia et que Vitale ne peut se permettre de décevoir. Lisa doit trouver un moyen d’éluder cette demande pressante jusqu’au moment où l’étau policier se refermera sur le réseau…

 

Avec Angie Dickinson (Lisa), Bert Convy (Crowley), Joseph Campanella (Vitale), Cesare Danova (Harold), Peter Brown (Lloyd). Et avec Corinne Calvet (Annabelle), Jeff Morrow (George), Ed Bernard (Styles), Charles Dierkop (Royster), John Kerr (Dr Ullman), Jay Adler (Taglivini), Kirk Mee (the Cop), Herb Armstrong (Jesse Carter), Jimmy Lydon (gambler), Tony Giorgio (cashier), Charles Guardino (Metro cop), Ril Raden (heavy #1), Eddie Baker (heavy #2), Nicole Kallis (Cheryl), Eddie Rayden (Danny), Tom Castronova (bartender), Reinita Golenor (woman at party), Paul Hansen (man at party), William Lanphear (3rd detective), Porter Fowler (1st detective), Jimmy Hayes (1st player), Lou Kelly (croupier), Diana Hale (secretary).

 

Joseph Campanella

 

Peter Brown

 

Cesare Danova

 

Une scène montre Lisa donnant de son temps à des enfants handicapés. Elle apprend à Crowley que l’un de ces enfants est sa petite sœur, autiste.

Crowley a, dans pratiquement tout l’épisode, un écouteur vissé dans l’oreille, écoutant à distance tout ce que disent Lisa et ceux qui l’entourent. C’est tellement naturel pour lui qu’il n’en revient pas lorsque Lisa retire elle-même le micro… après avoir suivi Lloyd dans sa chambre.

Pour se débarrasser de Taglivini, Lisa trouve un épouvantail terriblement efficace qui fait fuir sur l’instant le vieux libidineux : « sexual disease » !

 

Saison 1

(1974-1975)

 

1.01  The End Game (Le gang des cinq)

 

NBC, 13 septembre 1974

Ecrit par Mark Rodgers

Réalisé par Alvin Ganzer

 

 

Trois hommes et deux femmes, une blanche et une noire, attaquent une banque et l’une des femmes abat froidement l’une des employées qui a donné l’alarme. Le gang prend une autre employée en otage en s’enfuyant. La jeune femme est relâchée plus tard. Elle confie à Pepper que l’un des hommes l’a violée tandis que les autres regardaient. Bientôt, le même gang prend en otage la famille d’un banquier, Sanford Elliott, pour obliger celui-ci à retirer 100.000 $ du coffre. Le banquier, emmené en guise d’otage après le coup, est relâché sain et sauf. L’une des filles a cependant laissé derrière elle un jeton de jeu de Las Vegas. C’est là que Crowley et la police de Vegas retrouvent l’un des hommes, George Collins, qui, résistant à l’arrestation, est abattu par Crowley. On retrouve les 100.000 $ dans sa chambre de motel. Sans piste pour localiser les quatre complices, la police de L.A. travaille sur des hypothèses et l’équipe de Crowley se mêle aux employés d’une banque que le gang pourrait décider d’attaquer. Le pari se révèle gagnant. Lorsque le gang passe à l’action, la police est prête à les accueillir…

 

Avec Paul Burke (Joe Fenner), Susanne Benton (Karen Wilson), Scott Walker (Larry Chambers), Deirdre Lenihan (Joanne McCormack) et Jonelle Allen (Laurette Blake). Et Skip Homeier (Sgt Ben Fairley), Bill Williams (Lt Graumann), John Howard (Leland Perrier), Robin Clarke (Officer Jack Baker), James Murtaugh (Sanford Elliott), Linda Dano (Mary Elliott), Linda Meiklejohn (Anne St Clair), Patricia Stevens (the secretary / la secrétaire), Nancy Priddy (the teller / la guichetière), Lester Fletcher (bank manager / le directeur de la banque), Vince Howard (Det. Johnson), Allan Byrns (Marks), Charles Seel (older man / vieil homme), Helene Winston (customer / cliente).

 

Susanne Benton

 

Jonelle Allen

 

Paul Burke & James Murtaugh

 

L’accent est mis sur la sensibilité de Pepper : c’est dans ses bras que meurt un jeune policier lors d’une fusillade au début de l’épisode ; très affectée, elle prend un jour de repos avant de reprendre son poste ; à l’hôpital, elle se montre délicate et compréhensive avec la jeune otage violée ; à la banque, elle confie à Crowley qu’elle ne se sent pas du tout à l’aise dans cette mission, à servir de cible à des braqueurs ; à la fin de l’épisode, alors qu’elle a dû abattre l’une des criminelles, elle ne cache pas sa difficulté à encaisser la dureté du métier.

« Crowley. Criminal Conspiracy. » (C’est ainsi que se présente Crowley à un officier en uniforme.)

 

 

1.02  The Beautiful Die Young (Fugue en première classe)

 

NBC, 20 septembre 1974

Musique de Jeff Alexander

Scénario : Edward De Blasio, histoire de Douglas Benton

Réalisé par Barry Shear

 

Angie Dickinson et Nicole Kallis : Pepper et sa petite soeur Cheryl

 

La mère d’une adolescente porte plainte contre la Classic Agency of Modeling, une entreprise dirigée par Ted Adrian qui, sous couvert de mannequinat, attire de très jeunes filles pour tourner dans des films pornographiques ou les envoyer au Japon dans le cadre d’un trafic d’esclaves blanches. Alors que l’unité de Crowley ouvre une enquête, Adrian engage Bonnie June, débarquée du Texas avec des rêves plein la tête ; mais l’adolescente de seize ans meurt brusquement d’une overdose lors d’une soirée chez Adrian, qui se débarrasse du corps dans une allée. Entre-temps, Crowley et Pepper ont recruté Debbie, une jeune aspirante de 21 ans encore à l’Académie de police, qui se présente au bureau d’Adrian et accepte de participer au tournage d’un porno. L’ensemble de l’équipe, réalisateur, acteurs et actrices, est arrêtée par la police. Pepper, elle, réussit à convaincre Adrian qu’elle est prête à lui acheter plusieurs filles et elle a droit à une visite guidée du ranch où il garde ses filles, shootées, en attendant de les vendre…

 

Avec William Windom (Ted Adrian), Kathleen Quinlan (Debbie Sweet), Val Bisoglio (Lt Marsh), et Karen Lamm (Bonnie June). Et Judy Canova (the Arkie Lady), Harvey Jason (Don), Jeane Byron (Cora), Antonio Fargas (Rex), Virginia Gregg (Astrid), Katherine Dunfee Clark (Sheila) et Erica Hagen (Peggy), Norma Connolly (stage mother), Dave Carlile (bartender), Monte Landis (the snitch), Yuki Shimoda (businessman), Noel Toy (the Madam), Nicole Kallis (Cheryl), Diana Benton (Miriam) et Cathy Rigby (Sandra). Raggedy Ann and Andy dolls furnished and copyrighted by Knickerbocker Toy Copany Inc.

 

Une scène à l’Austin School for Learning Disabilities avec la jeune sœur autiste de Pepper, Cheryl (jouée par Nicole Kallis comme dans « The Gamble »).

 

Val Bisoglio
Antonio Fargas & A. Dickinson

 

William Windom
Kathleen Quinlan

 

Karen Lamm
Cathy Rigby

 

 

1.03  Warning : All Wives (Le sadique au rasoir)

 

NBC, 27 septembre 1974

Musique de Pete Rugolo

Ecrit par Edward De Blasio

Réalisé par Arnold Laven

 

Angie Dickinson et William Katt

 

Deux femmes sont violées et assassinées alors que leur mari est admis au Memorial Hospital. Jugeant que le meurtrier doit être suffisamment près pour être informé de la situation des victimes, Crowley se fait admettre sous une fausse identité et Pepper se fait passer pour son épouse. Elle repère très vite le comportement insistant de l’un des gardiens du parking, Frank Asher, qui s’intéresse visiblement aux femmes mariées. Aussi accepte-t-elle de se faire raccompagner chez elle et de laisser entrer Asher, qui ne se fait pas prier et cherche à tirer le meilleur parti de la situation. Arrêté et conduit au poste, il apparaît pourtant pour ce qu’il est : un homme certes lourd mais pas le meurtrier que l’on recherche, lequel fait une nouvelle victime…

 

Avec Don Stroud (Frank Asher), Martha Scott (Mrs Wadsworth), Val Bisoglio (Lt Marsh), Elinor Donahue (Ellie Tarlow), Joyce Bulifant (Peggy Lakes). Et William Katt (Martin Wadsworth), Robert F. Simon (Dr [Abraham] Foreman), Joan Tompkins (Mrs Bailey) et Joan Darling (Therese Russo), Kirk Scott (Carl Dugan), Nicole Kallis (Cheryl), Jack Ryland (Ron Tarlow), John Gruber (Greg Lakes), Dave Carlile (Basil), Wallace Earl (nurse), Ray Buktenica (resident).

 

William Katt

 

Joan Darling

 

Don Stroud

 

Un exemple de ce que la série peut offrir de moins attrayant : l’intrigue ne comporte guère de mystère et le dénouement est incohérent et paresseux, donnant pour motivation à l’assassin l’absence du père et la fuite de la mère, infidèle. Impossible de faire plus convenu et maladroit, et difficile de trouver un criminel plus imprudent et idiot que celui-ci ! A moins bien sûr de décréter qu’il n’agit ainsi qu’avec la volonté de se faire prendre.

Le traitement de Pepper n’est pas plus satisfaisant. Le personnage de Don Stroud est certes lourd et antipathique mais la manière d’agir de Pepper avec lui est franchement discutable, faisant du personnage une caricature de la femme sexy et aguicheuse. C’est aussi l’image qui attire le violeur. On se demandera s’il était bien nécessaire de dénouer le haut de Pepper au moment du finale sur le toit, l’obligeant à tenir les pans du vêtement avec une main pour cacher sa poitrine. L’intention, au moins, est claire : c’est la plastique d’Angie Dickinson et l’image de la femme sexy que la série veut exploiter.

De nouveau une scène à l’Austin School for Learning Disabilities avec la jeune sœur autiste de Pepper, Cheryl (jouée par Nicole Kallis comme dans « The Gamble » et 1.02).

 

 

1.04  Seven Eleven (Mystère en vol) *

 

NBC, 4 octobre 1974

Musique de John Parker

Ecrit par Frank Telford

Réalisé par Richard Benedict

 

Larry Hagman face à Angie Dickinson

 

Pepper rencontre de nuit une informatrice, Esther ; mais celle-ci est abattue avant d’avoir pu lui parler par un tireur qui prend la fuite. Les quelques mots qu’elle prononce avant de mourir fournissent de maigres indices. Elle voulait parler à Pepper d’un réseau de trafic de drogue utilisant un vol en provenance de Vancouver. Crowley et son équipe s’intéressent d’abord aux passagers de ce vol mais l’arrestation qu’ils réalisent interfère avec une enquête d’un autre service et se révèle, selon le mot de Fred Boyle, un collègue, « un fiasco ». Et s’il fallait regarder non du côté des passagers mais du personnel ? Crowley fait donc embaucher Pepper sous une fausse identité, ce qui permet de démasquer le « passeur » : Gloria Hendricks, l’une des hôtesses. Prise en flagrant délit par Pepper, elle accepte de dire ce qu’elle sait ; elle a été piégée par un passager qui l’a ensuite fait chanter pour la contraindre à collaborer. Elle devait déposer la drogue récupérée dans les toilettes de l’avion dans une consigne. Comme elle n’a jamais rencontré ceux pour qui elle fait ce travail, Pepper se substitue à elle et prend la main dans la consigne l’homme qui vient chercher la marchandise. Celui-ci est encore un citoyen lambda piégé, Harold Miller, qui permet à « Gloria » de rencontrer son contact, Tony Bonner. Le micro porté par Pepper permet à Crowley, Royster et Styles de suivre ses moindres mouvements. Pepper vend à Bonner un projet d’association lié à la filière marseillaise, que Bonner transmet à son patron, Lester Hummel. Il reste maintenant à piéger tout ce beau monde en le prenant la main dans le sac sans commettre d’impair…

 

Avec Larry Hagman (Tony Bonner), John Larch (Lester Hummel), Chuck Mc Cann (Harold Miller). Et Karen Carlson (Gloria), Albert Popwell (Willie Roper), Jeanie Bell (Marie), Shirley Jo Finney (Hestor Roper), Charles Bateman (Fred Boyle), Jac Emel (Simpson), Dick Miller (Matt), Trent Dolan (Mike), Jay Ingram (FBI escort), Jody Gilbert (fat lady), Fred Draper (distinguished guest).

 

Tony Bonner (de Pepper) : « She’s a very foxy chick. »

33’ : Styles regarde une série policière ; on entend le thème de Police Story. 

Titre français à confirmer.

 

John Larch

 

Chuck McCann

 

Karen Carlson

 

 

1.05  Anatomy of Two Rapes *

 

NBC, 11 octobre 1974

Musique de Pete Rugolo

Ecrit par Patricia Fielder et Richard Bluel

Réalisé par Barry Shear

 

 

L’équipe de Crowley enquête sur deux viols : le premier est celui d’une femme de la haute société, Carol Grainger, qui dit avoir été violée chez elle, dans sa propre chambre, la veille du mariage de sa fille, et qui accuse l’un des employés présents pour la préparation de la cérémonie, le noir George Thomas, qui nie en bloc ; le second est celui de Wanda May Kubelski, une jeune mannequin retrouvée morte dans un parc par un groupe de jeunes gens. Les deux affaires se révèlent plus complexes qu’au premier abord. Wanda était une jeune femme tourmentée, qui buvait trop et qui a levé deux hommes dans un bar ; l’autopsie révèle qu’elle a eu plusieurs rapports sexuels avant sa mort mais il est difficile de certifier qu’elle a été violée. Les deux hommes qui ont eu des relations sexuelles avec Wanda sont retrouvés et interrogés mais ils affirment avoir eu avec elle des rapports consentis : elle était ivre et voulait s’amuser. L’enquête s’oriente alors vers l’un des jeunes gens qui ont découvert le corps, Larry Kelso. Quant à Carol Grainger, elle semble vouloir oublier ce qui s’est passé et s’en veut que son drame ait poussé sa fille à reporter son mariage. Pepper s’étonne cependant des incohérences de son récit, qu’elle répète mot pour mot à chaque fois qu’elle est questionnée…

 

Avec Rhonda Fleming (Carol Grainger), Angel Tompkins (Wanda May Kubelski), Philip Carey (Walter Grainger), Hal Williams (George Thomas). Et Pat Morita (Mike Matsuto), Joshua Shelley (Earl Grey), Donald Red Barry (Ted), Eddie Firestone (Art), Jack Riley (Joe), Lindsay Workman (Hodgkins), Darrell Zwerling (Harry Kubelski), Damon Douglas (Larry Kelso), Doug Chapin (Craig), Lieux Dressler (Mrs Kelso), Pamela Toll (Peggy Grainger), Read Morgan (Jake), Walt Davis (polygraph technician), Aubri Martin (Mary), Frank Arno (1st officer), Tom Ruben (Paul), Reuben Collins (officer in field) et Steve Brodie (Krug).

 

Rhonda Fleming
Eddie Firestone

 

Pat Morita
Damon Douglas

 

Philip Carey
Darrell Zwerling

 

Crowley : « 90% des victimes de viol dans ce pays ne portent pas plainte parce qu’elles ont peur de la façon dont nous, la police, allons les traiter. » Cette remarque tire la conséquence de la scène d’ouverture, où l’on voit en plan rapproché Pepper, le visage marqué, interrogée brutalement par un policier qui met en doute sa parole de victime de viol ; lorsque la caméra fait un zoom arrière, on comprend qu’il s’agit d’une simulation dans le cadre d’un séminaire sur le viol. Crowley prend alors la parole pour expliquer que ce que l’on vient de voir est l’exemple de ce qu’il ne faut pas faire mais qui, hélas, se produit trop souvent. Suit une nouvelle simulation illustrant la bonne attitude à adopter, où le policier se fait bienveillant.

Le scénario, intelligent, met en question l’attitude des policiers face au viol et interroge leur manière d’aborder chaque affaire, entre attitudes dictées, consciemment ou non, par des préjugés et indices ambigus, difficiles à interpréter. Dans l’épilogue, Pepper et Crowley notent l’ironie de leur enquête : deux affaires de viol dans lesquelles il n’y a finalement eu aucun viol.

Titre français à compléter...

 

 

1.06  It’s Only a Game (La filière mexicaine)

 

NBC, 25 octobre 1974

Musique de John Parker

Scénario : David Dugan, histoire de Gregory K. Scott

Réalisé par Leonard Horn

 

Angie Dickinson et Patrick Wayne

 

Ned Duffy, un policier à la retraite, pousse Crowley à donner sa chance dans son équipe à son fils Kevin. Lors de sa première intervention, hélas, le jeune detective, emporté dans le feu de l’action, oublie d’annoncer son statut de policier en pénétrant dans la maison des suspects. En conséquence de quoi un dealer, Sonny, est remis en liberté pour vice de procédure. Crowley est choqué de voir la violence avec laquelle Ned s’en prend à son fils à la sortie du tribunal, fustigeant sa stupidité. Kevin fait cependant la preuve de ses qualités dans la suite de l’enquête, où l’équipe procède avec une grande prudence pour approcher avec l’aide de Raymund Solis, un jeune informateur, les membres du réseau, Sonny, Sergio et d’autres. Pepper se prend d’amitié pour le jeune policier, même si elle se fait une règle de ne pas mélanger le travail et les sentiments, et Crowley finit par exprimer à Ned sa colère et ses reproches devant ses ingérences incessantes dans la carrière de son fils. Il partage l’avis de Pepper, qui pense que Kevin n’a pas vraiment choisi la carrière de policier mais qu’il cherche simplement à répondre aux attentes pressantes de son père…

 

Avec Dane Clark (Ned Duffy), Patrick Wayne (Kevin Duffy), Philip Thomas (Sonny), Peter Gonzales (Raymund Solis). Et Hector Elias (Sergio), Dan Ades (Ramirez), Mwako Cumbuka (Willy), Joseph R. Sicari (Benedetti), Ed Prentiss (judge), Anthony Cordova (Carlos), Candy Ward (Linda), Jodie Mann (waitress #2), Tio Mago (attorney), Clayton Wilcox (Lou Brunswick), Janelle Ford (waitress #1).

 

Dane Clark

 

Philip (Michael) Thomas

 

Peter Gonzales & A. Dickinson

 

Crowley (de Pepper) : « She’s something else » (« C’est un numéro »).

Pepper à Kevin : « Je me fais une règle de ne jamais sortir avec les hommes avec qui je travaille. »

Dernière scène : Pepper et Crowley flirtent amicalement et échangent un baiser sur les lèvres, mais plus amical qu’amoureux.

Ned Duffy mentionne le CCI (pour Criminal Conspiracy, le I signifiant peut-être Investigation ; l’épisode 4.21 parlera de CCU, U pour Unit).

L’enquête occupe l’ensemble de l’épisode mais l’attention est portée avant tout sur la relation père-fils qui unit et tiraille les Duffy, donnant à l’histoire un caractère humain qui en fait le principal intérêt.

 

 

1.07  Fish (Prison pour femmes)

 

NBC, 1er novembre 1974

Musique de George Romanis

Ecrit par Frank Telford

Réalisé par Bernard McEveety

 

 

Crowley et son unité essaient de coincer Maury Ziegler et protègent Arthur Finley qui doit témoigner contre lui devant le Grand Jury. Mais un tueur à gages, Elmo Stark, parvient à abattre Finley et meurt lui-même à la suite de coups de feu échangés avec Crowley et Royster. Binnie Blye, petite amie de Ziegler, est arrêtée après avoir apporté à Stark son paiement mais elle refuse de dénoncer Ziegler, comptant sur son intervention pour sortir libre. Ziegler, pourtant, ne bouge pas le petit doigt. Crowley fait entrer Pepper dans la même unité de détention que Binnie, sous la fausse identité d’une détenue, dans l’espoir de recueillir des confessions ou en tout cas d’influencer Binnie. Pour l’y aider, il y fait entrer une autre femme flic chargée de harceler Binnie pour l’effrayer et la pousser dans les mains de Pepper. Mais alors que Binnie est sur le point de craquer, elle est victime d’une overdose. Pepper pense avoir identifié l’autre détenue payée par Ziegler pour lui injecter la drogue : Jo Enders. Elle se fait donc libérer en même temps que Jo après avoir gagné suffisamment sa confiance pour qu’elle la mène jusqu’à Ziegler…

 

Avec Morgan Woodward (Maury Ziegler), Conny Van Dyke (Binnie Blye) et Marian Mercer (Jo Enders). Et Sarina C. Grant (Corine), Lester Rawlins (Wilson), Ray Young (Bo), Marged Wakeley (Lois), Vivian Brown (deputy #1), Rhoda Williams (deputy #2), Faye Michael Nuell (inmate #1), Jessica Davis-Stein (young inmate #2), Burr Smidt (doctor), Betty Bridges (deputy #3), John Alvin (Mr Finley), Karmin Murcelo (deputy #4) et Joyce Brothers (Dr Ester Howell).

 

On est cette fois dans la veine « fantasy » de la série : situations invraisemblables, dialogues caricaturaux et finale absolument pas crédible.

 

Morgan Woodward

 

Marian Mercer & A. Dickinson

 

Conny Van Dyke

 

 

1.08  Flowers of Evil (Les fleurs du diable)

 

NBC, 8 novembre 1974

Musique de Jerry Fielding

Scénario : John W. Bloch, histoire de Joshua Hanke

Réalisé par Alex Singer

 

Lynn Loring et Angie Dickinson

 

Une vieille dame est retrouvée assassinée dans un bungalow. En l’absence d’éléments permettant de l’identifier, elle n’est qu’une Jane Doe de plus dans les fichiers de la police. Crowley et son équipe, qui prêtent main forte à l’Homicide Division dans cette enquête, essaient d’en apprendre davantage et découvrent une identité, Kathleen Shaughnessy, qu’une ancienne amie est bientôt en mesure de confirmer. Cette amie avait perdu la trace de Kathleen après que celle-ci eut quitté une maison de santé pour personnes âgées, The Golden Years. La directrice, Gladys Conway, confirme la présence de Kathleen entre ses murs, mais déclare qu’elle a récemment décidé de les quitter.

Pepper se fait embaucher comme infirmière et constate très vite la relation complexe, faite d’amour, de peur et de défiance, qui lie les trois femmes qui tiennent The Golden Years, Gladys, Mame Dorn et Janet Richards. Les pensionnaires de la maison, libres normalement de s’en aller quand elles le souhaitent, sont en réalité traitées comme des prisonnières et contraintes chaque soir d’avaler des pilules qui les assoupissent et parfois les rendent malades. En retrouvant un dentier ayant appartenu à Kathleen et conservé par sa voisine de chambre, Pepper permet de confirmer l’identité de la vieille dame assassinée. Et la responsabilité des dames du Golden Years se révèle indubitable.

Elles sont toutes trois arrêtées et interrogées séparément. Gladys et Mame, amantes, ne lâchent rien. Janet, en revanche, soumise à une tension nerveuse insupportable depuis le meurtre de Kathleen mais tenue par l’amour qu’elle éprouve pour Gladys, est plus influençable, aussi Pepper l’aborde-t-elle en lui tenant une main secourable, dans l’espoir de la pousser aux aveux…

 

Avec Laraine Stephens (Gladys Conway), Fay Spain (Mame Dorn) et Lynn Loring (Janet Richards). Et Meg Wyllie (Kathleen), Florence Lake (Mrs Farrell), Elizabeth Kerr (Mrs Edgeworth), Ann Morrison (Mrs Barry), Dick Balduzzi (Mr Torson), Garry Walberg (Mr Lund), Ysabel Mac Closkey (Mrs Schmidt), Jo Ella Deffenbaugh (girl), James Almanzar (Sgt Berian), June Christopher (Jane).

 

Laraine Stephens

 

Fay Spain

 

Garry Walberg

 

Même si le mot homosexualité n’est jamais prononcé, l’approche en est suffisamment explicite pour que, très vite, les doutes soient levés. Pepper, de fantasme sexuel masculin, devient dans ce contexte un fantasme féminin sous l’œil ouvertement concupiscent de Gladys Conway. Le trio amoureux offre trois portraits contrastés : Gladys, la blonde froide et autoritaire, Mame, cheveux courts, traits sévères et masculins, dont la brutalité contenue semble toujours sur le point d’exploser, et Janet, la jeune rousse impressionnable, rongée par une passion apparemment inassouvie pour Gladys et par les tourments de la culpabilité.

Pour obtenir la confiance de la plus influençable des trois, Pepper confie (ou invente ?) une anecdote de son passé d’étudiante : « Je sais ce qu’un amour comme le vôtre peut faire à une personne », dit-elle en évoquant le souvenir d’une camarade de chambre qu’elle aimait beaucoup mais qui, elle, l’aimait d’une autre façon, et de l’effet dévastateur que cet amour impossible eut sur la jeune fille. En sortant de la salle d’interrogatoire, Pepper a perdu toute envie de sourire et ne veut plus que rentrer chez elle. Crowley, conscient de son état, l’embrasse sur le front, en protecteur.

 

 

 

1.09  The Stalking of Joey Marr (L'appât)

 

NBC, 22 novembre 1974

Musique de George Romanis

Ecrit par Irving Gaynor Neiman

Réalisé par Bernard McEveety

 

Monte Markham

John Crawford

 

Crowley voyage jusqu’au Mexique pour parler à Joey Marr, le fils d’un gangster, qui a fui les Etats-Unis pour se soustraire à ses liens avec le crime organisé. Il le persuade de revenir aux Etats-Unis pour témoigner contre ses anciens pairs. Pepper et Royster l’accueillent à son arrivée à l’aéroport de San Diego avec pour mission de le conduire jusqu’à Los Angeles. Marr voyage sous l’identité de Carl Rossi et Pepper passera pour son épouse. Dès leur départ de l’aéroport, cependant, ils constatent qu’ils sont pris en filature par deux hommes, visiblement bien informés puisqu’ils font quitter la route à Styles qui les suit également. Retrouvant les deux hommes dans le restaurant où ils se sont arrêtés pour déjeuner, ils se séparent : Pepper et Carl partent dans une voiture louée sur place et Pete remonte dans celle avec laquelle ils ont quitté San Diego. Cette dernière a été piégée et explose au démarrage : la bombe ayant été placée dans le coffre, Pete est sérieusement blessé mais il s’en sort.

Pepper et Carl, eux, sont déjà partis de leur côté. Rapidement repérés par leurs poursuivants, Bert et Bruno, ils leur échappent et se réfugient dans un hôtel où ils s’arrangent pour se mêler à un groupe de touristes qui quitte l’hôtel le lendemain. Les deux tueurs ne tardent pas à découvrir la supercherie et prennent le bus en chasse.

Dans le même temps, Crowley est furieux de constater que la mission ne se déroule pas comme prévu parce qu’il n’a pas été informé du plan exact élaboré par les fédéraux. Et Pepper découvre de son côté les « détails » de ce plan : Marr n’est jamais venu en Californie, il s’est rendu à Washington, et l’homme qui se fait passer pour lui est un policier choisi pour sa ressemblance avec Marr et dont Carl Rossi est le vrai nom. Carl, au demeurant, se révèle un homme charmant qui touche le cœur de Pepper. Mais il est tué par Bruno dans le bus de touristes alors que tous ses occupants sont descendus pour une courte halte, Pepper y compris.

Les deux tueurs sont appréhendés à l’aéroport après que Pepper a reconnu Bert dans les fichiers de la police. Mais rien ne réparera la mort d’un flic honnête et sympathique sacrifié sur l’autel de la Justice pour une mission truquée dès le départ…

 

Avec Monte Markham (Joey Marr / Carl Rossi), Pepper Martin (Bert), Cliff Carnell (Bruno) et Med Flory (the Tour Driver). Et John Crawford (Capt. Parks), Joseph George (Sgt Gallo), Phillip Terry (Landon), Susan Shamroy (Mrs Smith), David Cass (the Highway Patrolman), Basil Hoffman (desk clerk #2), Ron Stokes (Larry Bates), Art Monde (desk clerk #1), David Hinton (gas jockey), Jerry Fitzpatrick (bartender), Cynthia Avila (airline clerk #1), Reinita Golenor (airline clerk #2), Luanne Murray (waitress), Joan Anita Parker (policewoman), William McKeever (cop), Jerilyn Park (nurse), Michelle Stacy (Debbie Smith), Stephen Manley (Dick Smith), Eddie Rayden (boy #2).

 

Pepper confie à Carl qu’elle était mannequin avant de devenir policier : elle gagne moins d’argent mais ce type de vie lui convient mieux. Elle révèle aussi (en fait on l’avait entendu déjà dans un épisode précédent) que son vrai prénom est Leanne, Pepper étant un surnom.

 

 

 

1.10  Requiem for Bored Wives (Requiem pour une infidèle)

 

NBC, 29 novembre 1974

Musique de John Parker

Ecrit par Irving Elman

Réalisé par Alvin Ganzer

 

Bob Crane

Jane Merrow et W.L. LeGault

 

Dans un moment d’agacement, alors qu’elle écoute les plaisanteries sexistes de Larry Brooks sur les femmes flics à la radio, Pepper appelle l’animateur pour exprimer son opinion. Le lendemain, il la contacte à son bureau et demande à la voir. Elle accepte de prendre un verre avec lui au Fouquet’s, à la Marina, et il en vient à lui parler de sa femme Kathy, qui a récemment retiré des sommes d’argent importantes de leur compte mais n’a fourni aucune explication plausible quant à l’utilisation de cet argent. Elle lui donne le nom d’un détective privé (Lou Merritt). Plus tard, alors qu’il rentre d’un séjour hors de la ville, il la découvre morte. Elle semble s’être suicidée mais la police relève des traces de pas autour de la maison. L’alibi de Larry Brooks est vérifié et confirmé ; il aurait certes pu rentrer chez lui, tuer sa femme et repartir ensuite jusqu’à l’hôtel où il était enregistré pour la nuit, mais quel serait son mobile ?

La police s’oriente plutôt vers un maître-chanteur : en interrogeant des amies de Kathy, Pepper apprend qu’elle a été appelée récemment par un homme prénommé Dennis, et bientôt Larry découvre dans les papiers de sa femme un numéro de téléphone assorti d’initiales, D. G. Ces deux éléments conduisent Pepper et Crowley jusqu’à Dennis Graham, un playboy. Pepper l’approche en jouant les femmes mariées et volages et surprend le nom de Linda McClahn, qui essaie de lui parler au téléphone. Elle accompagne alors Crowley chez cette femme, qui avoue être victime de chantage de la part de Dennis : elle a trompé son mari avec cet homme, qui a filmé leurs ébats. Linda eccepte de coopérer avec la police, qui arrête Dennis Graham quand il prend l’argent que lui apporte Linda. Questionné, il avoue avoir vu Kathy Brooks le jour de sa mort, mais il nie l’avoir tuée.

On découvre alors que le numéro de Dennis que Larry dit avoir trouvé dans les affaires de Kathy est en fait un nouveau numéro, attribué deux jours après la mort de Kathy. Pepper confronte Larry Brooks qui admet avoir tué son épouse : il avait découvert son infidélité, et le fait qu’elle avait de nouveau couché avec Graham alors même qu’il la faisait chanter. Brooks tente de s’enfuir en bateau en emmenant Pepper en otage, malgré la présence de Crowley, Styles et Royster. En mer, Pepper se jette à l’eau et Brooks, poursuivi par la police du port, va s’écraser contre une digue…

 

Avec Bob Crane (Larry Brooks), E. J. Peaker (Kathy Brooks) et W. L. LeGault (Dennis Graham), Della Reese et Theodore Wilson (Tina et Tommy Thompson). Et Jane Merrow (Linda), Melendy Britt (Mary Kay), Betty Anne Rees (Betty), Sheldon Allman (the Homicide Detective), Alberto Morin (Maitre’D), Walt Davis (polygraph technician), Ronni Richards (motel clerk), Ruth Warshawsky (Loretta), Ed Rue (Stu), Dave Cameron (Mr G), Michael Alaimo (patrolman).

 

Comment détourner une scène des plus classiques : Pepper et Crowley échangent des informations dans le bureau de Crowley (rien de plus classique) et, durant tout le dialogue, leur attention est focalisée sur un verre que tient Crowley, dans lequel se dissout un cachet d’aspirine.

Brooks : « Sergeant Pepper ! That’s cute ! »

 

 

1.11  Smack (Cours de drogue)

 

NBC, 6 décembre 1974

Musique de Richard Shores

Ecrit par Richard Bluel & Patricia Fielder

Réalisé par John Newland

 

William Shatner et Angie Dickinson

 

Jerry Cook, un élève du lycée McArthur, fait une chute mortelle du haut des tribunes du gymnase. Pepper est déjà sous couverture au lycée où elle enquête sur le trafic de drogue, se faisant passer pour une prof de gym. Elle s’intéresse à l’un des professeurs, Mark Ciprio, chimiste de formation, qui était assez proche de Jerry et qui, elle s’en rend bientôt compte, est en proie à un tourment dont il ne dit pas la cause. Mark avait en fait rendez-vous avec Jerry le soir où il a été tué ; le lycéen avait demandé à lui parler. Il l’a vu tomber et a reconnu l’homme qui l’a poussé, Mickey Ross, l’un des fournisseurs de Stamper, dont la police connaît très bien le rôle dans le trafic de drogue sans avoir jamais pu l’inculper.

Pepper demande à la toute jeune policière Linda Daniels d’entrer au lycée sous couverture. Se faisant passer pour une lycéenne en quête de drogue, elle approche Monica Stewart et Sam Jennings, lequel travaille avec Ross. Mais elle est reconnue dans un bar par un homme qui prévient Jennings. Celui-ci laisse alors Linda entre les mains de Ross, qui la bat à mort.

Une lycéenne transportée d’urgence à l’hôpital après avoir pris de la drogue dénonce celui qui la lui a vendue : Eric Miller, le fils du Conseiller Walter Miller. Ciprio, lui, avoue devant Pepper et Crowley ce qu’il a vu ; s’il a reconnu Ross, c’est qu’il a travaillé pour Stamper des années plus tôt, alors que sa femme avait besoin de soins extrêmement coûteux. Dégoûté par sa propre lâcheté, il ne veut plus se taire et est prêt à témoigner contre Ross et Stamper. Pepper et Crowley arrêtent Ross alors que Jennings, qui a lui aussi atteint ses limites, essaie de le tuer…

 

Avec William Shatner (Mark Ciprio), Brenda Sykes (Linda Daniels), Barry Livingston (Eric Miller), Robert Sampson (Mickey Ross) et Smokey Robinson (Sam Jennings). Et Jamie Donnelly (Monica), Ben Hammer (Walter Miller), Anne Seymour (Mrs Goddard), Mwako Cumbuka (Willie), Ray Vitte (Ron Daniels), Tracy Bogart (Bonnie), George Garro (Stemper), Dick Anders (Carver), Jonas Agee (Jerry Cook), William Sims (patrolman), Thomas Evans (Phil), Jamie Reidy (Dennis), Collis White (Ted), Wade Graham (officer), Linda Gillin (Helen).

 

Smokey Robinson

 

Robert Sampson

 

Brenda Sykes

 

Pepper : « My real name is Anderson. I’m a police woman. » (Acte IV)

La première apparition de Pepper undercover est pour le plaisir des yeux et répond au machisme assumé de la série : Styles déclare que la vue est vraiment excellente en la regardant sur le terrain de sport, où on la voit de dos faisant exécuter aux lycéennes des mouvements du bassin hautement suggestifs. On notera la tenue de Pepper, plus appropriée à un mannequin qu’à un professeur de gym. Le reste de l’histoire en revanche évite le sensationnel et suit une démarche réaliste.

 

 

1.12  The Cradle Robbers (aka The Child Buyers *) (Marchands d'enfants)

 

NBC, 13 décembre 1974

Musique de Richard Shores

Ecrit par Larry Brody

Réalisé par Richard Benedict

 

Sharon Farrell et Christopher Wellman

 

Abe Faulkner, un ami de Crowley, vient lui confier son inquiétude au sujet de sa petite-fille : à la mort de son fils, trois ans plus tôt, l’enfant est restée avec sa mère Anna, qui menait une vie dissolue et qui est morte elle aussi. Depuis, l’enfant a disparu. Crowley charge Pepper d’enquêter. Elle parle avec Ike, un vieil homme qui a connu la détresse et fondé un foyer accueillant notamment des femmes seules, dans le besoin ; Anna était l’une de ses locataires, mais il ignore ce qu’est devenue l’enfant. En vérité, elle a été confiée à un avocat, Cory, qui propose des enfants à l’adoption de façon illégale. Une autre locataire d’Ike, Marcia Gordon, vient de vendre son petit garçon de quatre ans, Bobby, à Ronald et Carolee English, un couple qui aide Ike à gérer le foyer mais qui utilise cette fonction pour manipuler des femmes vulnérables et trouver des enfants « à vendre », à l’insu d’Ike. Lorsque Marcia, bouleversée par son geste, exige de récupérer son enfant, renonçant à l’argent qu’elle a touché, Cory refuse de l’entendre, ayant déjà fait adopter le garçon. Quand elle menace de le dénoncer, il charge Ronald de régler le problème, ce qu’il fait en tuant Marcia. Ce meurtre met Pepper sur la piste de Ronald et de Cory…

 

Avec Sharon Farrell (Marcia Gordon), John Vernon (David Cory), Cliff Emmich (Ronald English) et Arlene Golonka (Carolee English). Et Doug Fowley (Ike), Ed Bakey (the man), Harry Bartell (Falkner), Judy Lewis (Lt Ruth Grayson), Lynne Redding (Lucy), Calvin Bartlett (the foreman), Burke Byrnes (Mr Simon), Maria O’Brien (Judy), Les Lannom (Eric), Barbara Flicker (Mrs Simon), Irenee Byatt (the woman), Christopher Wellman (Bobby), Bradley Lieberman (Scott), Kyle Richards (Julie), Don Marino (hippie boy), Julie Andelman (Laura), Wayne Wynne (Mr Eberly), Virginia Hawkins (Mrs Eberly), Richard Benedict (construction worker #1), Frank Arno (construction worker #2), Tom Castranova (Caruso).

 

Arlene Golonka

 

Cliff Emmich

 

John Vernon

 

27’ : les photos que montre Pepper à Carolee sont celles de De Blasio, Lehr, Goldstein et Benton, producteurs et scénariste de la série.

* C’est le titre de l’épisode dans la recension de David Martindale in Television Detective Shows of the 1970s, McFarland, dont je reprends la date de diffusion. Le titre apparaissant dans l’édition DVD Sony, en revanche, est bien le premier titre indiqué. Imdb donne la date du 16 juillet 1977, sans explication. L’épisode a-t-il été diffusé en 1974 sous un titre puis rediffusé sous un autre en 1977, au cours des reruns de l’été ? Mystère. Il reste que l’expression « Child buyers » apparaît dans les dialogues, l’autre non.

 

 

1.13  Shoefly * (Il faut se méfier de tout le monde)

 

NBC, 20 décembre 1974

Musique de Richard Shores

Scénario : Edward De Blasio, histoire de Joshua Hanke et Dan Ullman

Réalisé par Alvin Ganzer

 

Ed Nelson

Rory Calhoun

 

Crowley et son unité aimeraient coincer Lou Gerard et son réseau. Quand Trudy, qui travaille au club Flora de Gerard, surprend une conversation qu’elle transmet à Pepper, c’est une occasion en or : Gerard a chargé son homme de main Woody Lane de tuer un gêneur, Coleman, et Royster et Styles le piquent alors qu’il vient juste de refroidir le bonhomme. L’affaire semble ficelée mais l’avocat de Gerard, Albin, réussit à faire libérer Lane en démontrant que l’arme que l’expertise balistique a certifiée comme étant celle qui a tué Coleman, et que Royster et Styles ont trouvée sur Lane en l’arrêtant, n’a en réalité pas tiré les balles meurtrières. Le rebondissement est incompréhensible mais certifié par une autre expertise balistique. Furieux, le Capitaine Peters demande à Crowley d’enquêter sur ses propres hommes, qui en attendant sont suspendus. Bingham, l’expert en balistique, est sûr de son analyse et affirme que quelqu’un a changé le barillet de l’arme entre l’expertise et la présentation au tribunal : ce quelqu’un ne peut être qu’un flic. Pepper découvre bientôt une collusion entre Gerard et le Lt John Hess, un ami personnel de Crowley et Pepper. Hess, tourmenté par la situation, avoue qu’il a bien modifié l’arme pour Gerard : ce dernier le faisait chanter en menaçant de harceler Rose, la femme de Hess, avec un secret que John et sa fille Donna lui ont caché ; Donna en effet a mis au monde un bébé, mort-né, qu’ils ont enterré près de leur cabane près de la mer. John redoutait l’effet de cette révélation sur Rose. A présent libéré du secret, il entend aider Pepper et Crowley à arrêter Gerard…

 

Avec Ed Nelson (Lt John Hess), Audrey Dalton (Rose Hess), David White (Albin), Rory Calhoun (Lou Gerard). Et Annette O’Toole (Donna Hess), Tony Young (Woody Lane), Robyn Hilton (Trudy), Phillip Pine (Capt. Peters), John Finnegan (Sgt Bingham), Kandi Keith (Harriet Styles), Joseph R. Sicari (Benedetti), William Molloy (Beldon), Rob Clotworthy (the gas jockey), Stanley Clements (the wino), John Paul Johnston (Levering), Luke Andreas (Maitre’D), Ken Renard (judge) et Murray Macleod (Sonny Boyer).

 

* « Are you asking us to shoefly our own people ? » demande Crowley au Capt Peters quand il lui demande d’enquêter sur ses propres hommes. « Shoefly », « passer la corde au cou », ou en moins imagé « pincer », « réunir des preuves contre ». 

 

 

1.14  Target Black (La cible noire)

 

NBC, 3 janvier 1975

Musique de Richard Shores

Ecrit par Irving Gaynor Neiman

Réalisé par Charles Dubin

 

Ruby Dee

Robert Ginty

 

Pepper est affectée à la protection rapprochée de Cora Sanders, une militante marxiste noire de passage à Los Angeles pour deux jours et demi, au cours desquels elle doit s’exprimer en public devant des étudiants. Détestée par les néo-nazis et par certains militants noirs qui lui reprochent son communisme, elle a reçu des menaces de mort. Le comportement arrogant de la dame déplaît immédiatement à Pepper, qui n’en revient pas de l’entendre révéler à son ami le Pr Armitage, devant un chauffeur de taxi, le nom de l’hôtel où elle sera logée. Mais elle va plus loin : elle parvient à se soustraire à la surveillance pour monter sur le toit de l’hôtel retrouver un ami, Boomer, qu’elle a demandé à Armitage de contacter. Depuis le toit d’un autre immeuble, un tireur tente de la tuer et abat Boomer à sa place.

Cora est alors hébergée chez Pepper elle-même, pendant que le reste de l’unité essaie de découvrir qui a tenté de la tuer. Royster et Styles donnent du poing pour emmener jusqu’au poste quelques néo-nazis, mais c’est peut-être seulement une indiscrétion du chauffeur de taxi, Lou Maddox, qui a renseigné le tireur. Par chance, il se souvient de celui à qui il a révélé le nom de l’hôtel, Raynor. Celui-ci est cependant déjà dans la place : ayant volé un uniforme de policier, il s’est introduit dans la salle où Cora parle aux étudiants et il tente de la tuer, blessant Pepper à l’épaule avant d’être abattu par Crowley…

 

Avec Ruby Dee (Cora Sanders), Warren Stevens (Neil Armitage), Pervis Atkins (Boomer) et Mary Alice (Marnie). Et Terrence Locke (Raynor), Alan Weeks (Michaels), Eddie Ryder (the snitch), Jason Wingreen (the taxi manager), Karen Morley (the landlady), Borah Silver (Maddox), Robert Ginty (Anson Coy), Elliot Apstein (Fred), Sue Cameron (the reporter), Ralph Manza (Lombardi), Robert B. Williams (the gardner), Paul Linke (Harry), Fred Festinger (elevator man), Wayne Winton (mortician), Lisa Reeves (girl).

 

Parabole sur la tolérance, en quelque sorte, à travers le couple forcé que forment Pepper et Cora Sanders, que la cohabitation amènera à davantage de compréhension en dépit de personnalités discordantes. Cora Sanders évolue de l’idéologue acerbe et arrogante à la femme sensible, qui se dit elle-même sans foyer parce qu’elle ne peut résister au besoin d’exprimer la parole qui s’impose à elle, allant partout où cette « mission » la conduit.

En regardant la photo de Cheryl chez Pepper, Cora remarque son sourire particulier ; Pepper lui explique que sa sœur est autiste « malheureusement ». « Pourquoi malheureusement ? » rétorque Cora, avant d’ajouter que l’absence de réaction à tout ce qui vient de « ce monde pourri » n’est peut-être pas un malheur. Pepper prend mal la remarque, qu’elle qualifie de « politique », et déplacée.

 

 

1.15  Sidewinder (Opération derviche tourneur)

 

NBC, 17 janvier 1975

Musique de Richard Shores

Scénario : Richard Bluel, histoire de Gregory K. Scott

Réalisé par Reza Badiyi

 

 

Des M16 et un bazooka sont volés lors de l’attaque d’une armurerie de la Garde Nationale. Leur indic Bova leur ayant donné le nom de Moe Harris, Pepper et Bill se font passer pour un couple collectionneur d’armes et désireux d’en acheter sous le manteau. Ils pincent alors Harris et l’obligent à leur donner une piste : une prostituée, Charlene, dont l’un des clients serait membre du groupe qui a attaqué l’armurerie. C’est cette fois Bill qui s’y colle seul : il se fait passer pour un client et brandit son badge quand Charlene a accepté son argent. Quand elle apprend qu’elle peut s’en tirer sans poursuite si elle aide la police à trouver l’homme qu’elle cherche, Jerry Woolard, elle accepte de coopérer. Pepper se fait ainsi passer pour une amie de Charlene et rencontre Jerry. Il la démasque rapidement mais l’intervention de Bill, Royster et Styles sauve la mise à Pepper. Blessé à l’épaule, Jerry est admis à l’hôpital mais il ne parlera pas. C’est sa femme Maria qui brise le silence en parlant des trois complices de Jerry, ses anciens camarades de guerre, Joe Collier, Pincus et Gates, et du coup qu’ils préparent, baptisé Sidewinder. Il s’agit de l’attaque d’un fourgon blindé…

 

Avec Glenn Corbett (Jerry Woolard), John P. Ryan (Collier), Ron Masak (Pincus), Geoffrey Lewis (Gates), Lara Parker (Charlene) et Bill Dana (Bova). Et Milton Selzer (Moe Harris), Paul Savior (Sawyer), Bill Striglos (clerk), Nicky Blair (bartender), Owen Bush (dispatcher), Naomi Caryl (bank manager), Sterling Swanson (colonel), Glenn Robards (patrolman), Albert Able (fingerprint technician), Thaao Penghlis (intern) et Edith Diaz (Maria).

 

John P. Ryan
Edith Diaz

 

Ron Masak & Geoffrey Lewis
Milton Selzer

 

Glenn Corbett
Lara Parker

 

On notera que Pepper est sauvée à plusieurs reprises par ces messieurs : en difficulté face à Jerry Woolard, elle est sauvée par ses trois collègues ; plus tard, quand Collier court vers elle, elle tire en vain sur lui, il n’en continue pas moins à avancer (gilet pare-balles), et c’est Bill qui le stoppe en tirant dans sa jambe. Les trois messieurs en rient avec la dame autour d’un verre, dans l’épilogue. Mais pour faire bonne mesure on mentionnera que Bill est lui-même en difficulté face à la prostituée Charlene, qui se débat comme une furie quand il veut l’arrêter : il en garde quelques griffures et les moqueries dissimulées (mais amusées) de ses collègues, Pepper comprise. Le plus embêtant, tout de même, c’est qu’on se moque gentiment de Bill alors que Pepper est franchement prise en défaut : elle se trahit vite en présence de Jerry et elle paraît maladroite en agitant son revolver devant Collier, cachée derrière sa voiture. Il y a encore du chemin jusqu’à DeeDee McCall…

 

 

1.16  Blast (Explosive Pepper)

 

NBC, 24 janvier 1975

Musique de Richard Shores

Ecrit par Chester Krumholz

Réalisé par Alvin Ganzer

 

Angie Dickinson et Robert Vaughn

 

Une voiture est repêchée dans un lac. Elle a été dynamitée et il ne reste pas grand chose des gens qui se trouvaient à l’intérieur. Il s’agirait de la voiture d’Edward Littel, un politicien en lutte contre la corruption, époux de la fille du riche et puissant Jonas Van Dyke Sr, Christina. Le coroner Gomez découvre également une empreinte de Paris Palmer, une danseuse. Pepper se fait engager dans le club où elle travaillait, à la recherche d’indices. Elle y rencontre Andrew Simms, le propriétaire, qui s’intéresse très vite à elle. Leur relation évolue au-delà du simple travail et de la « couverture ». Tandis que le clan Van Dyke, qui méprisait la croisade idéaliste de Littel, se soucie surtout du scandale qui pourrait éclabousser la famille s’il s’avérait que Littel avait une liaison avec une danseuse, noire de surcroît, Crowley cherche à découvrir la vérité sur sa mort et celle de Paris Palmer. Il confie à Christina Littel qu’il a infiltré une femme flic dans le club où travaillait Paris. Elle en fait part à Simms. C’est elle qui a fait assassiner son mari et Paris par Simms, qu’elle faisait chanter. Devant l’attitude méprisante de Simms, elle lui tire dessus, persuadée que rien ne la reliera à ce crime. Simms, blessé, parvient à se traîner jusqu’à son club, où se trouve Pepper. Elle l’exhorte à faire des aveux incriminant Christina Littel, qu’elle enregistre. Pour qu’au moins l’intouchable grande dame apparaisse pour ce qu’elle est réellement. Simms meurt après avoir fait ces aveux…

 

Avec Robert Vaughn (Andrew Simms), Laraine Stephens (Christina Littel), George Murdock (Macon), Joyce Jillson (Florence) et George Marshall (Jonas Van Dyke, Sr). Et Ned Romero (Gomez), Robert Emhardt (the apartment manager), John Crawford (Chief Parks), Frank O’Brien (Daner), Ryan MacDonald (Jonas Van Dyke, Jr), Suesie Eléne (Linda), Alyscia Maxwell (Amy), Bill Coleman (bartender), Sherri Spillane (Josie), Bob Golden (desk sgt.), Robert Johnson (Peter Van Dyke), Billy Jackson (cabbie), Dann E. Hadzick (Sgt Jackson).

 

L’intrigue policière est supplantée par la relation qui se noue entre Pepper et Simms. Meurtrier certes, ce dernier apparaît finalement comme la victime d’une manipulatrice autrement plus cynique que lui, la riche Christina. Laraine Stephens offre, au moment où Christina apprend la mort de son mari jusqu’alors disparu, un numéro de douleur outrancière qui démontre le sens du drame de la dame, et son absence totale de sentiment sincère.

Simms - Pepper : « Hey, lady cop, what’s your real name ? – Pepper. – That’s not lady enough… for you. »

 

Laraine Stephens

 

George Murdock

 

Ned Romero

 

 

1.17  No Place to Hide (Curieuse disparition)

 

NBC, 31 janvier 1975

Musique de Richard Shores

Ecrit par Sean Baine

Réalisé par Leonard Horn

 

Katherine Justice et Angie Dickinson

 

Jay Miller, un comptable, est abattu dans une chambre d’hôtel. Peu de temps après, un professeur, Southern, est abattu à l’université et l’un de ses étudiants, Paul Donin, blessé pour avoir surpris le tueur. L’étudiant est placé sous protection au Memorial Hospital. En enquêtant sur les victimes, Pepper et Crowley soupçonnent qu’ils ont reçu une nouvelle identité, assortie de faux documents. Quand George Bradford est arrêté alors qu’il tente d’approcher Paul Donin, leurs soupçons se confirment : Bradford dirige un service de protection des témoins fédéraux. Un autre homme est abattu par Crowley et Styles alors qu’il tente également d’arriver jusqu’à l’étudiant : il s’agit cette fois du tueur, Erik Mundy. On retrouve chez lui les dossiers de trois témoins récemment assassinés, dont Miller et Southern.

Soupçonnant une complicité à l’intérieur du service de Bradford, Pepper s’y fait engager par Bradford comme secrétaire. Son attention est vite attirée par l’une de ses collègues, Mary Ann Webster, une jeune femme naïve tout à son idylle avec un bel homme, Nate Fesler ; or, ce Fesler correspond à la description faite par une coursière de l’homme qui lui a remis les enveloppes livrées à Mundy, contenant les dossiers des témoins à abattre. Alors que Pepper en est à nouer amitié avec elle, Mary Ann découvre que Nate s’est servi d’elle pour obtenir les informations permettant de localiser et de tuer les témoins ; mais il la terrifie en lui disant qu’elle est désormais complice de ces meurtres et elle lui donne encore les informations qu’il demande sur un autre témoin, Susan Kelno. Bouleversée, Mary Ann fait cependant des aveux à Pepper et l’unité de Crowley intervient pour empêcher Fesler et son complice de tuer Kelno…

 

Avec David Selby (Nate Fesler), Stephen Young (George Bradford), Tom Rosqui (Erik Mundy), Mark Harmon (Paul Donin) et Katherine Justice (Mary Ann Webster). Et Spence Wil Dee (Tyrone), Lindsay Workman (the medical examiner), Jim Malinda (Rizzo), Joan Crosby (the landlady), Leanna Johnson (Wanda), John Finnegan (Sgt Bingham), Jerry Fujikawa (Dr Taka), Gordon Jump (Professor Southern), Gerald York (Jay Miller), Carolyn Stellar (Tina), Sarah Simmons (Susan), Wanda Bailey (messenger), William McKeever (guard), Mary McCusker (nurse #1), Diana Benton (student).

 

Fesler et son complice conduisent une Stingray blanche semblable à celle de Bill Bixby dans Le Magicien.

 

David Selby

 

Stephen Young

 

Tom Rosqui

 

 

1.18  Nothing Left to Lose (Sale temps pour une balance)

 

NBC, 14 février 1975

Musique de Richard Shores

Scénario : Douglas Benton et Edward De Blasio, histoire de Shimon Wincelberg

Réalisé par Alexander Singer

 

Patty Duke Astin

 

LaRue Collins, une indic de Pepper, a désespérément besoin d’argent. Pepper a promis de lui remettre 250 $ pour une information qu’elle lui a donnée mais il faut d’abord que cette information se révèle juste et utile. C’est le cas, mais une fois l’arrestation faite, LaRue n’arrive pas à voir Pepper ; quand elle prend le risque de se rendre au commissariat pour la rencontrer, Pepper n’y est pas et Bill ne prend pas LaRue au sérieux. A son retour, Pepper lui fait comprendre à quel point il a eu tort mais LaRue est introuvable. Qu’elle soit venue jusqu’au commissariat est le signe qu’elle est désespérée, que des tueurs sans doute sont à ses trousses, mais comment la retrouver ? Pepper et Bill font venir l’une de ses amies, peut-être la seule, Alma, mais il est difficile d’en tirer quoi que ce soit d’utile.

Pendant ce temps, LaRue est effectivement aux abois. Elle cherche à se faire payer un salaire impayé chez la riche et méprisante Mrs Fontaine, qui la met à la porte. Elle vend une bague de prix pour dix malheureux dollars qu’elle perd à une table de jeu en essayant de les faire fructifier. Elle ne peut pas rentrer chez elle car deux tueurs s’y sont postés. Alors elle s’enfuit, appelle sa mère dans l’Arkansas pour lui dire qu’elle souhaite rentrer mais qu’elle a besoin d’argent, mais sa mère a déjà entendu cette chanson et lui raccroche au nez. Elle tente de demander de l’argent à Donny, un ancien ami, mais Donny est aujourd’hui dans un fauteuil roulant après avoir été blessé par la police… parce qu’elle l’avait dénoncé. Il la jette à la porte lui aussi. Elle appelle alors le commissariat et arrive enfin à joindre Pepper qui lui demande de rester là où elle est. Mais Pepper est retardée sur la route et LaRue est déjà partie quand elle arrive au lieu dit.

LaRue retourne alors chez Mrs Fontaine et menace de la frapper avec une pierre si elle ne lui remet pas son argent. Elle l’obtient, au prix du mépris ostensible de Mrs Fontaine. Elle se précipite alors à la gare routière et achète un billet pour l’Arkansas, ainsi qu’un jouet pour son petit garçon de six ans qui vit là-bas avec sa mère. Mais tandis qu’elle court vers le bus, les deux tueurs lui barrent le chemin. L’un d’eux l’abat.

Pepper et Crowley sont sur les lieux tandis que l’on monte LaRue dans l’ambulance. Ses derniers mots sont pour son petit garçon. Elle meurt avant que les portes de l’ambulance ne soient fermées…

 

Avec Patty Duke Astin (LaRue Collins), Kathy Lloyd (Alma), Vern Rowe (Marco), Lee Paul (Sailor) et John Astin (Donny) et Patricia Barry (Mrs Fontaine). Et avec Naomi Stevens (Mrs Gucciares), Victor Sen Yung (Ah Choy), James Wellman (the trick), Davis Roberts (the cabbie), Joseph Bernard (Max), Dorothy Shay (the mother), Barbara Collentine (the nun), Paul Sorenson (the desk sergeant), Ben Frommer (Lincoln), Natalie Core (passing woman), Lucetta Jenison (lady pan player), Charles Picerni (robber), Leigh Webb (ambulance attendant), Verna Rose Smith (saleslady), Michelle Stacy (girl), Brad Savage (boy) et Bruce Gordon (Angelo). Chanson « Me and Bobby McGee » de Kris Kristofferson et Fred Foster, interprétée par Kay Starr.

 

Patricia Barry
Naomi Stevens

 

John Astin
Paul Sorenson

 

Kathy Lloyd
Bruce Gordon

 

L’intrigue policière s’efface au profit de la fuite désespérée de LaRue dans un « requiem pour un indic » qui met au premier plan les personnages. Patty Duke Astin porte l’épisode sur ses épaules en femme au bord de l’effondrement qui voit toutes les portes se fermer devant elles et doit faire face aux conséquences de ses actes. Si son besoin de deux cents dollars est exprimé dès le début, les raisons de cette somme n’apparaissent que progressivement : c’est ce qu’il faut pour un nouveau départ, un billet de bus vers l’Arkansas et un jouet pour l’anniversaire de son petit garçon. Aux abois, impuissante, LaRue fait l’expérience de l’humiliation et du mépris, mais mesure aussi la déception et la souffrance dont elle a été la cause. Seule Pepper essaie de l’aider, hélas avec un bus de retard. C’est sur son visage déchiré que se referme l’épisode, quand la mort ferme au visage de LaRue la dernière porte, celle du retour à la maison.

Pepper à Crowley : « Don’t you start lecturing me about getting personnally involved, because sometimes I do, just like you. »

Pepper à LaRue, au téléphone : « I care. » Le message est martelé en gros plan.

 

 

1.19  The Company (La compagnie)

 

NBC, 21 février 1975

Musique de Richard Shores

Ecrit par Gregory K. Scott

Réalisé par Alvin Ganzer

 

Paula Kelly, Earl Holliman et Angie Dickinson

 

Après le meurtre d’un homme affilié à la mafia, Ralph Proctor, le Chef Parks demande à Pepper d’enquêter sous couverture avec Linda Summers, une « ex-Madame » baptisée la Veuve Noire et qui apporte son aide à la police. Elle l’accompagne au bar devant lequel Proctor a été assassiné, puis dans un tripot clandestin qui, en leur présence, est dévalisé par un groupe d’hommes armés. Crowley, Royster et Styles font une visite au gérant de ce tripot, Eddie Bender, qui nie toute activité illégale et refuse de coopérer avec la police. Placé sous surveillance, Bender ne les mènera pas loin : il meurt bientôt dans l’explosion de sa voiture, sous les yeux de Pep et Crowley.

Crowley use alors d’un autre stratagème pour attirer l’attention de ceux qui font ainsi le ménage dans le monde du jeu et autres crimes, au nom d’une « Compagnie » qui entend contrôler tout le business. Se faisant passer pour des concurrents récemment arrivés, Crowley et Royster amènent Frankie Benson à sortir de l’ombre pour les menacer, puis son patron Gino Di Roma. Benson et Di Roma faisaient partie du groupe qui a dévalisé le tripot. Le second est tué en résistant à son arrestation, le premier reçoit très vite le secours de l’avocat Vincent Phillips.

Crowley et Pepper rendent visite à la prison de San Quentin au vieux gangster Vito Angelo, dont Di Roma a utilisé le nom. Prétendant ne rien savoir des affaires de Di Roma, Angelo offre son aide pour remonter jusqu’au cerveau, dans le but de laver son nom, et leur envoie Johnny, son « chargé d’affaires », qui les mène – en se faisant suivre volontairement mais sans jamais prononcer un mot accusateur, afin de respecter le code de l’omerta – jusqu’à l’homme qu’ils cherchent : Vincent Phillips, cueilli au moment où il déplace ses dossiers compromettants…

 

Avec Paula Kelly (Linda Summers), Rick Jason (Vincent Phillips), Kaz Garas (Frankie Benson), Johnny Seven (Gino Di Roma), Timothy Blake (Susan), Victor Holchak (Johnny) et Shelley Berman (Eddie Bender). Et Cedric Hardman (Cedric the bouncer), John Crawford (Deputy Chief Parks), Sheldon Allman (Captain [Jack] Miller), Marjorie Battles (Margo), Jack Sheldon (Jeff), Jack Ryland (Doug), Joel Lawrence (Proctor) et Frank De Kova (Vito Angelo).

 

Frank De Kova

 

Kaz Garas

 

Rick Jason

 

Vito Angelo, en baisant la main de Pepper : « The beautiful lady cop. I’ve heard about you. Good things. Even from some of the guys in here. »

De Crowley, Angelo dit : « The Italian cop with an Irish name. » A quoi Crowley répond qu’il n’a vraiment qu’un peu de sang italien, par sa grand-mère. « Better than nothing », répond Angelo. Cela n’empêche pas Crowley de citer quelques vers de Dante en italien, à la demande d’Angelo (qui les traduit en anglais pour le public).

Un geste qui ferait aujourd’hui couler beaucoup d’encre : en quittant la pièce de la prison où il vient de parler avec Pepper et Crowley, Vito Angelo ne peut s’empêcher, en voyant Pepper se pencher, de… lui mettre la main aux fesses ! Réaction de Pepper : elle rit, tandis qu’Angelo explique que s’il avait « seulement soixante ans, ou même soixante-cinq »… Cet instant est révélateur du traitement de Pepper par la série : féministe ? peut-être, en mettant en vedette Angie Dickinson, mais femme-objet de désir aussi, assurément. On notera que le scénariste Gregory K. Scott avait déjà signé l’histoire de l’épisode 1.15, où Pepper n’apparaissait pas à son avantage.

Le geste d’Angelo fait suite à une scène où il cite Dante avec Crowley, scène humaniste et touchante ; le rire de Pepper devant son geste témoigne de la compassion qu’elle éprouve pour le vieil homme, qui vient de se dire vieux et malade, condamné à mourir dans une prison sombre et froide (d’où la citation de La Divine Comédie, « au milieu des âmes perdues »). Et c’est l’aide de ce vieil homme qui permet, dans la conclusion de l’épisode, de boucler l’enquête.

Présenté au truand Di Roma, Crowley prend le nom de Marsh : il n’est pas allé chercher loin, c’est le nom du Lt Marsh qu’incarne Val Bisoglio dans quelques épisodes.

 

 

 

1.20  Ice (Enquête au Mexique)

 

NBC, 28 février 1975

Musique de Richard Shores

Scénario : David Moessinger, histoire d’E. Arthur Kean

Réalisé par David Moessinger

 

 

Le Lt Marsh réquisitionne Pepper et Crowley pour enquêter sur un vol de diamants commis dans la joaillerie de Samuel et Hannah Victor. Il les envoie dans une petite ville du Mexique, Masiaca, où un avion s’est écrasé en faisant plusieurs morts et, surtout, en laissant entre les mains du lieutenant de police Agoura ce qui semble bien être le butin du vol Victor, que l’un des cambrioleurs transportait à l’étranger. Pepper et Crowley se font passer pour un couple d’Américains, M. et Mme Ralph Ordways, et, avec la complicité d’Agoura, font croire qu’ils ont racheté les diamants au chef de la police. Ils attirent bien vite l’attention d’un couple, Del et Trudy Franklin, alias Cliff et Jana Hummel, qui ont participé au vol et entendent récupérer les diamants. L’objectif cependant est de coincer toute la bande en remontant jusqu’au cerveau du cambriolage. Quand Pepper et Crowley quittent le Mexique, Agoura attend que les Franklin aient averti leurs complices, puis il les arrête. A leur arrivée à l’aéroport, Pepper et Crowley sont pris en charge par Jack McVey et Emory Kehoe qui veulent s’emparer des diamants. Problème : ils ne les trouvent pas dans les affaires de Pep et Crowley. Ils font venir alors les « cerveaux » : Samuel et Hannah Victor eux-mêmes, qui sont dépassés par la tournure qu’ont prise les événements ! Ils apprennent à McVey et Kehoe que Pep et Crowley sont des policiers (ils les ont croisés au commissariat) puis se sauvent, de même que Kehoe. Seul reste McVey qui ne veut pas renoncer aux diamants…

 

Avec Michael Parks (Jack McVey), James Keach (Cliff Hummel / Del Franklin), Ned Glass (Samuel Victor), Jane Elliot (Jana Hummel / Trudy Franklin), William Campbell (Emory Kehoe) et Val Bisoglio (Lt [Paul] Marsh). Et Rene Enriquez (Lt Agoura), Florence Halop (Hannah Victor), Christina Avila (the airline clerk), Rudy Diaz (the motorcycle officer), Pete Marino (the policeman) et Fred Anderson (the customs inspector).

 

James Keach & Jane Elliot
René Enriquez

 

Ned Glass & Florence Halop
Val Bisoglio

 

Michael Parks & W. Campbell
Angie Dickinson

 

On retiendra Pepper en épouse alcoolique qui engloutit les Margaritas au grand dam de son « époux » et équipier qui se demande si elle joue son rôle ou si elle est vraiment soûle. Pour le reste, le scénario est plutôt lymphatique et tourné à l’économie (le couloir d’aéroport dans lequel McVey et Kehoe se déplacent en voiturette d’agents de sécurité n’est rien d’autre que le couloir du commissariat, même pas déguisé, la petite ville mexicaine est un décor de studio passe-partout et la quasi-totalité de l’action se passe en intérieur), avec scènes rallongées pour tenir les cinquante minutes réglementaires.

Le calendrier fixé au mur durant l’acte IV affiche le mois de juin 1975.

 

 

1.21  Bloody Nose (La vie d'artiste)

 

NBC, 7 mars 1975

Musique de Richard Shores

Ecrit par Shimon Wincelberg

Réalisé par Leonard Horn

 

David Birney et Angie Dickinson

 

Pepper travaille sous couverture comme serveuse dans le restaurant pour routiers Jose’s afin de coincer les responsables d’attaques de camions. Crowley travaille dans le restaurant situé en face et Royster et Styles planquent comme clients, dans l’attente de quelque chose. Mais Pepper est aussi sollicitée par sa logeuse, Mrs Doherty, qui s’inquiète des disputes à répétition de Shawn et Hilary Barry, qui occupent l’un des appartements de la résidence. Pressée par Mrs Doherty, Pepper intervient pour faire cesser l’une de ces disputes, s’attirant la colère de Shawn, un artiste en mal de reconnaissance qui soupçonne sa femme de le tromper et a le sentiment que le monde entier est contre lui. Pepper se retrouve impliquée ensuite dans les problèmes du couple, lorsque Shawn vient s’excuser chez elle et finit par brandir une arme en accusant Pepper de l’humilier et de le harceler, comme le fait sa femme. Il se présente ensuite au Jose’s où il compromet la couverture de Pepper, obligeant celle-ci à se défiler par la fenêtre des toilettes pour dames. L’incident alarme le patron, Brock, et son complice Visic : ce sont eux en effet qui repèrent des camions intéressants et les attaquent ensuite. Ils sont arrêtés alors qu’ils essaient de s’enfuir.

Shawn Barry en revanche est toujours quelque part avec une arme, au bord de la crise nerveuse. En y réfléchissant, Pepper réalise qu’une seule personne a pu lui dire où elle travaillait sous couverture : Hilary, à qui elle avait donné le numéro du Jose’s en cas d’urgence. Elle prend conscience que Hilary manipule Shawn et qu’elle est sans doute plus à blâmer que ce dernier. Quand Shawn reparaît, c’est Hilary qui le provoque à sortir son arme, que Pepper réussit à lui faire lâcher…

 

Avec David Birney (Shawn Barry), Joan Goodfellow (Hilary Barry), Jack Soo (Red Star), Joe Kapp (‘Visic’) et Joyce Jameson (Mrs Doherty). Et Eddie Egan (Brock), Al Stellone (trucker C), Paul Pepper (trucker B), Isiah Robertson (trucker #2), Hal Baylor (trucker #1), Bill McKeever (trucker #3), Helene Winston (Sylvia).

 

Joan Goodfellow
Eddie Egan

 

Joyce Jameson
Joe Kapp

 

Jack Soo
David Birney

 

L’enquête policière est supplantée par les problèmes de couple des Barry, qui sont le véritable sujet de l’épisode. En faisant intervenir Pepper dans ces problèmes, le scénario fait de nous, comme Pepper, les témoins de la violence de Shawn Barry et de son instabilité nerveuse ; ce n’est que peu à peu que la véritable personnalité, trompeuse et manipulatrice, de Hilary est révélée, pour conduire à une conclusion inattendue, où Pepper prend le parti de Shawn et dénonce la maltraitance psychologique dont il est victime de la part de sa femme. Le mot de la fin revient à Crowley, qui a assisté à la révélation de la vraie nature de Hilary : à celle-ci qui, jouant les femmes douces et victimes, demande si elle peut rentrer chez elle, il répond : « En ce qui me concerne, vous pouvez aller au diable. »

L’intrigue met aussi en avant la personnalité compatissante de Pepper qui, bien que réticente à intervenir dans les affaires du voisinage, se laisse impliquer par l’insistance de Mrs Doherty puis par sa compassion envers Hilary, et petit à petit envers Shawn. 

 

 

1.22  The Loner (Le solitaire)

 

NBC, 14 mars 1975

Musique de Richard Shores

Ecrit par Burt Armus

Réalisé par John Newland

 

Don Meredith et Angie Dickinson

 

Pepper et Crowley veulent cueillir Fred Blau à son arrivée à l’aéroport ; l’homme peut leur permettre de coincer Ace Briscoe, dont les activités criminelles sont connues mais qu’on n’a encore jamais pu arrêter. Ils n’ont pas encore pu l’approcher qu’une fusillade éclate entre deux hommes qui ont voulu emmener Blau et un troisième qui s’est interposé, abattant l’un des deux types tandis que l’autre s’enfuyait, ainsi que Blau. Pepper et Crowley arrêtent le troisième homme, qui se révèle être Lawrence ‘Turk’ Allison, un ancien flic de Houston établi aujourd’hui à son compte. Il a été engagé par Fred Blau comme garde du corps. Crowley décide de le garder à l’œil afin de retrouver Blau. La personnalité de Turk intrigue et attire Pepper, dont le Texan accepte la présence à ses côtés. Ce n’est pas vers la police, toutefois, qu’il envoie Blau quand celui-ci le contacte mais dans un hôtel où il lui recommande de se cacher. Malheureusement, deux hommes de Briscoe, Peltz et Russo, l’y retrouvent et le tuent. Crowley voit ses chances de coincer Briscoe disparaître avec Blau. Ou pas : Turk en effet veut lui aussi coincer le bonhomme et propose à Crowley de servir d’appât pour le faire sortir de sa réserve. Le Texan n’y va pas en finesse mais sa stratégie paye : quand il approche Briscoe, celui-ci envoie ses tueurs sur lui et lui tire dessus lui-même sans se rendre compte que Turk n’est pas armé. Le truand est arrêté, Turk envoyé à l’hôpital pour soigner sa blessure…

 

Avec Don Meredith (Lawrence ‘Turk’ Allison), Neville Brand (Ace Briscoe), Pepper Martin (Peltz), Robert Phillips (Russo) et Pat Harrington (Fred Blau). Et Ben Davidson (the bouncer), Reuben Collins (the Detective), Bill Coleman (the manager), James Espinoza (the parking attendant), Bill Beckett (the tourist).

 

Neville Brand

 

Pat Harrington

 

"Drop the gun !"

 

Le scénario fait la part belle au personnage de Turk Allison, plus complexe qu’il n’y paraît au premier abord. Décrit d’abord comme un cow-boy brave et solide, il partage avec Pepper plusieurs scènes qui dessinent une personnalité moins monolithique et expliquent l’intérêt qu’il suscite chez Pepper. La jalousie visible de Crowley donne l’occasion d’un dialogue sensible entre celui-ci et Pepper, où s’exprime la proximité qui existe entre eux mais aussi la différence entre amour et amitié. A la fin de l’épisode, le scénariste prend le temps d’une longue scène intime entre Pepper et Turk avant de faire entrer en scène Crowley, dont le soulagement est visible quand il apprend que Turk a l’intention de partir vers le Nord.

Allison : « Pepper… Where did you get a stupid name like that ? » Pepper (souriant) : « I don’t know. »

3’39’’ : gros plan sur la plaque de Pepper (n°2706).

Crowley : « Don’t get cute with me, Allison ». C’est une phrase qu’il a reprise plusieurs fois au cours de la saison.

Crowley a un nouveau bureau, des cartons non ouverts sont entassés partout. Ce changement ne sera pas entériné par la suite, puisqu’il retrouvera son décor habituel.

 

Fiche technique

Executive story consultant Edward De Blasio. Associate producer George Lehr. Production coordinator Louis H. Goldstein (1 à 19), Michael Looney (20, 21, 22). Music Theme by Morton Stevens. Directors of photography Robert Moreno ASC (1 à 16, 19 à 22), Gerald Perry Finnerman ASC (17, 18). Art directors Ross Bellah & Robert (Bob) Purcell. Film editors Jack Kampschroer ACE (1, 3, 6, 9, 12, 16, 19, 21, 22), Richard Sprague (2, 8, 10, 11, 15, 17, 21, 22), Dann Cahn (4, 5, 7, 13, 14, 18, 20). Casting Sally Powers. Set decorators Audrey Blasdel Goddard (tous) & Salvatore (Sal) Blydenburgh (1, 5 à 22), John Franko (2, 3, 4). Make-up Alan Fama. Wardrobe selected by Grady Hunt (9 à 22). Assistants director Jon C. Andersen (1, 2, 4, 7, 8, 9, 11, 14, 16), Ray De Camp (3, 5, 6, 10, 12, 13, 15, 18, 19, 21), Selig Frank (3), Thomas McCrory (17, 20), Jack P. Cunningham (22). Casting Executive Renee Valente. Unit production manager Jack P. Cunningham. Main Title Design Burke Mattsson. Titles & Opticals MGM. Filmé aux Studios Burbank. David Gerber Productions Inc. in association with Columbia Pictures Television / Sony Pictures Television.

 

 

je n'y tiens plus, je passe à la saison 2 !

 

Tag(s) : #Guide d'épisodes, #Guide d'épisodes 1970s
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