Guide réalisé par TLP

Avec Brian Keith (Dave Blassingame) et le chien Brown (alias le chien Spike)

 

Produit et créé par Sam Peckinpah

 

 

 

L’épisode-pilote

in Dick Powell’s Zane Grey Theatre

 

 

 

 

 

3.24  Trouble at Tres Cruces

 

NBC, 26 mars 1959

Ecrit et réalisé par Sam Peckinpah

 

Neville Brand, Frank Silvera, Michael Pate

 

Adam Brow, qui possède un ranch au Mexique, est abattu par Nick Karafus, un Grec qui a la mainmise sur toute la région. Karafus s’empare de son ranch et de la Winchester neuve qu’il était en train de tester avec son employé et ami Ysidro. Ce dernier est blessé par Miguel, l’un des hommes de Karafus, qui a la gâchette facile.

Plus au nord, Dave Blassingame, qui travaille dans un ranch, reçoit une lettre de son oncle Adam, que lui lit Jessie car il ne sait pas lire. Adam y invite son neveu à venir le retrouver. C’est le cœur dans l’âme que Jessie voit partir Dave, qu’elle aurait voulu retenir au ranch.

En arrivant à Tres Cruces, Dave s’arrête à la taverne et demande si quelqu’un peut lui indiquer le ranch Brow. En entendant qu’il est le neveu d’Adam, Ysidro lui ouvre les bras. Mais Karafus arrive bien vite avec ses hommes, curieux de voir le gringo qui vient d’arriver. Dave entend le récit de la mort de son oncle, tué par Karafus, en état de légitime défense selon celui-ci. Les deux hommes se battent et Dave a le dessous. Ysidro, cependant, a fait venir une partie des villageois, armés de machettes et de couteaux, pour empêcher Karafus de tirer profit de la situation. Karafus trouve plus sage de se retirer pour l’instant. En route, il abat Miguel, qui a tiré sur une villageoise avant de quitter le village ; il espère ainsi apaiser en partie la colère des villageois.

Dave, cependant, a vite fait de se lancer à la suite de Karafus, armé de la Winchester que le Grec a laissée, et accompagné d’Ysidro qui veut assister à la fin de Karafus, et en être l’un des acteurs. Quand un coup de feu tiré par Dave désarçonne Karafus, le dernier homme qui l’accompagne s’enfuit sans demander son reste. Bien qu’Ysidro le presse d’en finir, la Winchester lui permettant de tuer Karafus sans peine à une grande distance, Dave préfère le face à face. Il rejoint donc Karafus et c’est à portée de regard que les deux hommes s’affrontent…

 

Avec Brian Keith (Dave Blassingame), Neville Brand (Nick Karafus), Frank Silvera (Ysidro), Michael Pate (Miguel), Rita Lynn (Jessie), Ted de Corsia (Adam Brow), Brad Johnson (John Wesley Hardin), Elsa Cardenas (Marga) et Dick Powell (lui-même, hôte de la série).

 

 

Sam Peckinpah fait de la Winchester 1895, toute récente, l’emblème de cet épisode. L’arme est présentée par Dick Powell en introduction de l’épisode et c’est elle, déjà, qui ouvre la séquence pré-générique, entre les mains d’Adam Brow. Passant de main en main, elle finit entre celles de Dave Blassingame qui la portera dans la série subséquente.

Dave est un drifter, un vagabond : la tendre Jessie en fait la douloureuse épreuve quand il quitte le ranch où elle avait cru pouvoir le garder auprès d’elle. « It’s a big country », dit simplement Dave, comme si c’était l’explication la plus naturelle. Illettré, il se fait lire sa lettre par Jessie. C’est un homme calme, qui ne cherche pas la bagarre, mais dont les poings sont prêts à frapper si on le cherche : une scène de bagarre le démontre, Dave prenant la défense de son chien dont l’un des employés du ranch veut faire sa bête noire. Pour autant, il n’est pas invulnérable : si le combat aux poings contre Karafus, dans la taverne, semble lui donner d’abord l’avantage, c’est lui qui finit à terre, sonné. Le second affrontement se fera au canon et celui de la Winchester donne cette fois l’avantage à Blassingame. Il fallait donc garder au personnage toute sa dignité en refusant de le faire abattre son adversaire à longue distance, comme l’y encourage Ysidro : Blassingame veut un combat équitable, à portée de tir pour chacun des adversaires, qui peuvent se parler et se regarder dans les yeux. Il est lui-même blessé avant d’écraser Karafus sous le feu nourri et puissant de la Winchester. Si donc le « héros » garde la stature morale, il n’est pas le plus fort à mains nues et c’est une arme qui lui rend l’avantage, une manière d’égratigner la vision romanesque du héros sans peur, sans reproche et sans faiblesse.

L’employé du ranch avec lequel se bat Dave au début de l’épisode porte le nom de Hardin, comme John Wesley Hardin qui a réellement existé. Hors-la-loi célèbre, il a aussi travaillé comme cow-boy. Il sera tué dans un saloon le 19 août 1895.

 

Neville Brand, Elsa Cardenas

Brian Keith, Rita Lynn

 

 

La série The Westerner

septembre - décembre 1960

 

1. Jeff

 

NBC, 30 septembre 1960

Ecrit par Robert Heverly et Sam Peckinpah

Réalisé par Sam Peckinpah

 

Brian Keith et Diana Millay

 

Dave arrive dans un bar où il retrouve Jeff, qu’il a aimée et longtemps cherchée. Il est peiné de la voir travailler, comme chanteuse, dit-elle, dans un lieu pareil, où traînent des soulards et où un Indien patibulaire sert les clients sans desserrer les lèvres. Que lui est-il arrivé pour finir là ? Jeff ne veut pas de sermon mais elle écoute Dave et est sensible à son désir de l’emmener. Ailleurs, au Nord, ils pourront s’établir et elle pourra, si elle le veut, chanter dans un établissement plus respectable. Alors qu’elle est prête à l’accompagner, le propriétaire du lieu, Denny Lipp, un ancien boxeur, entre avec deux hommes. Ils désarment Dave. Denny ne veut pas laisser partir Jeff ; il prétend, à sa manière, avoir besoin d’elle. Dave doit régler l’affaire aux poings, et il met un moment à prendre l’avantage, tant il est surpris de l’adresse et de la force de son adversaire. Mais, vaincu, Denny s’incline. Que Jeff fasse ce qu’elle voudra. Contre toute attente, elle choisit de rester. Ici, elle a trouvé quelque chose ; Dave, lui, voit en elle autre chose que ce qu’elle est. Il repart, seul…

 

Avec Geoffrey Toone (Denny Lipp), Charles Horvath (Crow), Michael Green (Waggoner), Warren Oates (drunk), Wayne Tucker (Quint), William Sharon (Orchard), Marie Selland (Glorie) et Diana Millay (Jeff).

 

Diana Millay et Geoffrey Toone

 

 

2. School Days

 

NBC, 7 octobre 1960

Ecrit par Sam Peckinpah et Robert Heverly

Réalisé par Andre De Toth

 

R. G. Armstrong et Brian Keith

 

Dave apprend à écrire son nom avec une institutrice, Eleanor Larson. Un soir, alors qu’il vient de quitter son école, il l’entend crier. Quand il arrive à l’école, elle gît sur le sol et un homme pointe une arme sur lui. Il riposte et le blesse. L’homme est Frank Ritchie, un redneck des environs ; il a tenté de violer l’institutrice qui s’est débattue en utilisant une paire de ciseaux contre lui, il l’a frappée, elle est morte. Après avoir couvert Eleanor de son manteau, Dave emmène Ritchie pour le livrer à la justice, en ville. En chemin, Ritchie tente de s’enfuir et s’effondre à la porte d’une petite ferme. Deux hommes en sortent ; Ritchie ne survit pas à sa blessure. Dave apprend alors que les deux hommes, Lath et Douglas, sont les frères de Frank. Ils l’assomment et le ligotent. Dave leur ayant raconté ce qui s’était passé, ils décident de l’accuser, lui, du meurtre de l’institutrice, ainsi que de celui de leur frère tandis qu’il se portait au secours de la pauvre femme. C’est le récit qu’ils font aux habitants et au jeune shérif Tyson ; Shell Davidson, un homme influent, décide de tirer vengeance de l’étranger. Outrepassant l’autorité du shérif, il frappe Dave et l’oblige à commencer à creuser sa propre tombe, car il a l’intention de le pendre sans procès. Les habitants présents regardent sans oser s’interposer, et les frères Ritchie se délectent de l’humiliation et de la mort prochaine de l’étranger. Les habitants, cependant, ne bougent pas davantage lorsque le shérif tente de reprendre les choses en main et que Dave met à son tour Davidson à terre. Il fait entendre sa propre version des faits, que confirment bientôt les marques de ciseaux sur le corps de Frank Ritchie. Davidson n’en demande pas davantage ; c’est contre les Ritchie qu’il tourne ses poings à présent, tendant quelques billets à Dave en guise de dédommagement. Auxquels il préfère le plaisir de frapper rudement Davidson avant de quitter cette ville…

 

John Anderson et William Tracy

 

Avec R.G. Armstrong (Shell Davidson), Maggie Mahoney (Eleanor Larson), John Anderson (Lath Ritchie), Richard Rust (deputy Tyson), William Tracy (Doug Ritchie), Bill Quinn (Ted Manning), Bill Mims (Ray Huff), Dub Taylor (Walt Smith), James Anderson (Frank Ritchie), Frank Hagney (Al).

 

« Le meilleur ami de l’homme ! », ironise Dave en constatant que Brown ne l’aide guère à se libérer : au lieu de mordre ses liens, il les lèche puis se tourne vers les restes de repas sur la table des frères Ritchie. Plus tard, ce sont ses aboiements qui renseignent le groupe de Davidson sur l’endroit où il se cache. Puis, incapable de le protéger contre la vindicte de Davidson, il est vite pris à la corde et rendu inoffensif. Pas de romantisme dans le traitement de la relation entre l’homme et son chien.

 

 

3. Brown

 

NBC, 21 octobre 1960

Ecrit par Bruce Geller

Réalisé par Sam Peckinpah

 

Brian Keith et John Dehner

 

4 juillet 1896. Dave est à Southfork au moment des fêtes du 4 juillet. Il compte participer à la course de chevaux annuelle. Mais le fort élégant et cultivé Burgundy Smith, qui a remarqué son chien et veut absolument l’acquérir, paye l’un des concurrents, Digger, pour empêcher Dave de prendre le départ, espérant que la perte du gain escompté incitera Dave à vendre l’animal. Peine perdue : Dave n’a aucune intention de vendre Brown, même s’il affirme que celui-ci est aussi libre que lui-même. Burgundy passe donc les heures suivantes à enivrer Dave jusqu’à ce qu’il s’écroule – ce qui n’est pas chose facile. Dave se réveille en cellule avec une petite bourse fixée au poignet, contenant plus de cent dollars : c’est le prix qu’a payé Burgundy pour le chien, avec lequel il a l’intention de quitter la ville. Manque de chance une fois encore : Dave reprend ses esprits avant qu’il n’ait trouvé le chien et quitté la ville, et une fois sorti de cellule où le shérif n’a aucune raison de le retenir, il entend empêcher le malandrin de lui voler son chien. Les deux hommes se poursuivent et se battent jusque dans la chambre de l’une des filles du saloon – sans frapper à la porte mais en passant au travers – et terminent leur discussion active dans le saloon, où Burgundy abandonne la partie et reprend la bourse cédée à Dave. Le tout dans un grand éclat de rire partagé…

 

Harry Swoger et Brian Keith

 

Avec Harry Swoger (Sheriff Tom Lacette), Conlan Carter (Meed), Henry A. Gobble (Digger), Victor Izay (bartender), Chris Carter (Chris), Janan Hart (Jan), Fred Ingram – Rudy Dolan – Michael T. Mikler – Jimmy Lee Cook (band members) et pour la première fois (dans le rôle) John Dehner (Burgundy Smith).

 

« Man’s best friend is his mother » : la phrase de Dave confirme ses sentiments ambivalents à l’égard de son compagnon canin, qu’il aime mais dont il constate avec quelle facilité il répond aux caresses d’un étranger. Quoi qu’il en soit, Brown refusera finalement de suivre Burgundy, quand bien même il apprécie ses caresses. Et Dave refuse tout autant de le laisser partir avec un autre !

 

 

 

4. Mrs. Kennedy

 

NBC, 28 octobre 1960

Scénario : John Dunkel et Sam Peckinpah, histoire de John Dunkel

Réalisé par Bernard Kowalski

 

Jean Allison

Paul Richards

 

Dave s’arrête dans la ferme de Marsh Kennedy, où l’a invité à le suivre Henry Hadley, qu’il a secouru en chemin. Henry est l’oncle de Margie Lee, la femme de Marsh, et il rentre au pays avec des sacoches pleins de pièces d’or, toute la richesse qu’il a acquise en prenant des options dans des mines. Margie Lee, qui se languit dans la vie de pauvreté qu’a choisie son mari, et qui rêve d’évasion, d’amour et de jouissances, espère que la bonne fortune de son oncle va transformer sa vie. Mais elle voit aussi en Dave l’opportunité de jouissances plus sensuelles auxquelles il a, lui, quelque mal à résister. Elle vient le trouver dans la grange où il s’acquitte de menus travaux et s’offre à lui sans pudeur. Pendant ce temps, Marsh éprouve en côtoyant l’oncle Henry la honte de sa propre misère et de l’incapacité dans laquelle il est, après un an de sueur sans profit, de donner à sa femme ce qu’elle désire. Voyant qu’elle veut partir avec Henry et qu’elle flirte sans même se cacher avec Dave, il perd la tête et tue Henry en le frappant avec ses sacoches pleines d’or, puis il tente de tuer Dave à l’aide d’une fourche. Dave réplique en usant de son arme. Margie Lee, au-dessus du corps de son époux, songe encore à partir avec le cow-boy mais Dave décide de la laisser, qu’elle assume au moins les conséquences de la situation et l’amour que son mari avait pour elle…

 

Avec Jean Allison (Margie Lee Kennedy), Wendell Holmes (Henry Hadley) et Paul Richards (Marsh Kennedy).

 

Brown a une conscience morale : voyant son maître se vautrer dans la paille avec la femme d’un autre, il proteste et réveille la conscience de Dave, qui renvoie la dame.

 

Wendell Holmes

Jean Allison et Brian Keith

 

5. Dos Pinos

 

NBC, 4 novembre 1960

Ecrit par E. Jack Neuman

Réalisé par Don McDougall

 

Jean Willes et Brian Keith

 

Dave arrive à Dos Pinos, un village, en quête d’un endroit où dormir. Il entre à la cantina tenue par Sal, qui observe d’un œil blasé les quelques hommes venus s’amuser avec alcool et filles. Elle déclare qu’elle n’a aucune chambre libre et qu’il ferait mieux de repartir. Pauk, qui semble être le chef du groupe d’hommes, le questionne et se moque de son nom. Quand Dave se moque du sien en retour, l’air est brusquement suspendu et un éclat semble probable ; mais Dave sort en ayant pris une bouteille et rien ne se passe. A l’extérieur, cependant, le shérif, Andy, sollicite son aide pour porter un homme blessé dans la chambre de Sal, à l’arrière de la cantina. L’homme est son adjoint, Red, il a été abattu par Pauk quelques minutes plus tôt. Dave accepte de veiller sur lui en attendant que le shérif revienne avec un docteur, et il s’installe donc dans l’appartement de Sal, pendant que la fiesta continue dans la cantina. Red reprend bientôt connaissance et montre encore une force étonnante pour un homme blessé ; Dave décide de ne pas attendre le docteur et de retirer lui-même la balle. Il demande pour cela le concours de Sal, qui en l’observant se prend à rêver d’une autre vie, ailleurs, auprès d’un homme. La balle retirée, le torse du blessé bandé, sa femme arrive, au petit matin ; prévenue par le shérif, qui finalement s’arrêtera chez elle avec le docteur, elle veut emmener son mari sur son chariot. Mais avec le matin l’heure du départ a sonné aussi pour Pauk et ses hommes, qui en sortant de la cantina voient Dave et la femme charger le corps toujours vivant de Red sur le chariot. Toujours vivant, alors que Pauk se gaussait de l’avoir tué. Dave sera contraint d’abattre Pauk et l’un de ses hommes pour les empêcher de s’en prendre de nouveau à l’adjoint, et l’épouse s’empresse de disparaître avec chariot et mari. Dave et Sal restent seuls. Et seul il repart…

 

Avec Malcolm Atterbury (Andy), Michael T. Mikler (Cassidy), Warren Tufts (Gator), Manuel Serrano (Arico), Red Morgan (Red), Marie Selland (Jenny), Irene Calvillo (Chuli), Miki Kato (Inez), Marianna Hill (Cora) et Adam Williams (Pauk) et avec Jean Willes (Sal).

 

Malcolm Atterbury

Adam Williams

 

 

6. The Courting of Libby

 

NBC, 11 novembre 1960

Ecrit par Bruce Geller

Réalisé par Sam Peckinpah

 

Le retour de John Dehner au côté de Brian Keith

 

A peine arrivé dans une nouvelle ville, Dave rencontre la belle Libby et en tombe instantanément amoureux. Mais il est soudain pris au lasso par… Burgundy Smith, qui s’amuse bien en le traînant dans la rue principale. Une fois passée la plaisanterie, Burgundy s’empresse de préciser que Libby est sa fiancée. Du moins a-t-il entrepris de lui faire la cour. Il a bien sûr menti quelque peu sur sa profession et le beau parti qu’il représente… mais après tout Dave s’est fait passer pour un éleveur de bétail propriétaire d’un ranch au Texas. Pendant qu’ils bavardent dans la rue, Brown, à la poursuite de deux chats, cause des dommages au magasin des frères Lewis qui exigent un dédommagement du propriétaire du chien. Dave se fait une joie de prétendre que Burgundy est l’heureux homme, ce que confirment aux yeux des frères Lewis les tendresses que le chien réserve au bellâtre. Burgundy se retrouve contraint d’honorer une facture de 86 dollars qu’il n’a pas les moyens de payer, pas plus que Dave à qui il demande vainement un secours. Et Dave, de toute façon, est bien plus préoccupé de faire sa cour à Libby, qui accepte qu’il la conduise – tout propre et vêtu de jolis vêtements – à une réunion qui se tient en ville… et où il rencontre Mark Lewis, un autre prétendant au cœur de la jolie dame. Burgundy est présent lui aussi et Dave et lui se retrouvent mêlés à une bagarre avec les frères Lewis. Dave n’en raccompagne pas moins Libby chez elle, où il lui avoue son gros mensonge. Elle ne l’en embrasse pas moins avec plaisir une fois qu’il lui a dit qu’il l’aimait. Se sentant désormais dans la peau du fiancé officiel, Dave tombe hélas sur Burgundy en sortant de la maison, ainsi que sur les frères Lewis. Ceux-ci entendent Dave admettre que Brown est son chien et Dave comme Burgundy se retrouvent en cellule, avec l’animal. Quand ils en sortent, c’est pour découvrir que Libby a officiellement accepté la proposition de Matt Lewis !

 

 

Avec John Dehner (Burgundy Smith), Joan O’Brien (Libby), John Apone (Mark), Rudy Dolan (John), Barney Brown (barber / le barbier), Henry Gobble (Luke), Jimmy Lee Cook (Matt), Marie Selland (customer / cliente).

 

Deuxième apparition de Burgundy Smith, après l’épisode 3. Si Dave et lui sont encore adversaires, le plaisir des retrouvailles n’en est pas moins visible, comme celui de se quereller avec constance. L’épisode se termine par le départ de Burgundy suivi de Brown, rappel des circonstances de l’épisode 3. Dave bondit sur son cheval pour se lancer à leur poursuite !

 

Joan O'Brien as Libby

John Apone as Mark Lewis

 

 

7. Treasure

 

NBC, 18 novembre 1960

Ecrit par Cyril Hume

Réalisé par Ted Post

 

Malcolm Atterbury et Brian Keith

 

Dave quitte Dos Pinos avec l’intention de traverser le désert. Pris dans une tempête de sable, il s’abrite avec Brown à l’abri d’un trou dans la roche. La tempête passée, il avise une ouverture dissimulée par des pierres, dans laquelle il découvre… des pièces d’or. Il n’a guère le temps d’en voir davantage car voici qu’un vieux prospecteur décide d’établir son campement à ses côtés, pour goûter sa compagnie. Dave l’écoute raconter ses histoires et partage son repas sans jamais se départir de sa méfiance. A raison : au cours de la nuit, l’homme réussit à ficeler Brown et enfonce son poignard dans l’épaule de Dave, qui l’abat en défendant sa vie. Cet or, déclare le vieil homme en mourant, était à lui. Dave laisse là le corps du prospecteur et emporte l’or, en abandonnant derrière lui le sac qui le contenait : un sac marqué U.S. Government. Il entreprend ensuite de traverser le désert. Son cheval ne résiste pas et il doit l’abattre. Puis Brown s’effondre, épuisé et mourant de soif. Dave continue seul.

Parti à la recherche de Dave, le Marshal Frank Dollar retrouve Brown dans le désert, l’abreuve et le ramène à Dos Pinos. Dave y est finalement revenu. Mais au lieu de remettre l’or au Marshal, il désarme celui-ci et l’oblige à l’emmener à proximité de la frontière mexicaine. Il a l’intention de s’enfuir au Mexique avec l’or. Et il en prend la route. Mais Brown rechigne à avancer, et son maître revient à des sentiments plus « moraux ». Il rapporte l’or au Marshal, qui d’ailleurs l’a attendu, pensant bien le revoir…

 

Arthur Hunnicut

Brian Keith et Brown

 

Avec Malcolm Atterbury (Marshal Frank Dollar), Arthur Hunnicut (Old Man / le vieil homme), Victor Izay (Eustace), Henry A. Gobble (Digger), Leonard P. Geer (Jubal), Michael Morgan (Jose).

 

L’épisode, qui reprend le thème de la folie de l’or et dont le titre seul suffit à faire référence au Trésor de la Sierra Madre de Huston, est intéressant parce qu’il met en lumière la moralité chancelante de Dave Blassingame. Même s’il tue le vieux prospecteur en état de légitime défense, il n’en défend pas moins « son » or, et en transportant celui-ci dans le désert il cause la mort de son cheval et abandonne même Brown derrière lui, mourant de soif. Puis il entend garder l’or et n’hésite pas à menacer le Marshal qui semblait pourtant son ami, prenant la route du Mexique avec l’intention d’y profiter de son or. Brown joue de nouveau le rôle de conscience morale pour ramener le héros sur le droit chemin.

On est de nouveau à Dos Pinos (voir l’épisode 5) mais la cantina n’est plus tenue par Sal. Quant à Malcolm Atterbury, il n’est plus shérif mais marshal et a changé de nom. La familiarité de Dave et du Marshal suggère que Dave a passé quelque temps à Dos Pinos, ce que confirment ses paroles au bar.

 

 

8. The Old Man

 

NBC, 25 novembre 1960

Ecrit par Sam Peckinpah et Jack Curtis

Réalisé par Andre De Toth

 

Dee Pollock et Frank Ferguson

 

Dave rencontre deux hommes, Murdo et Troy, alors qu’il s’est arrêté pour soigner une patte de Brown. Ils ont dû abattre un de leurs chevaux et prennent celui de Dave pour le remplacer. Il est contraint de suivre leur piste à pied. Il arrive ainsi au ranch du vieux McKeen qui, à 87 ans, est sur le point de mourir. Murdo et Troy sont des cousins qui, ayant appris la nouvelle, sont venus comme des vautours planer au-dessus de la carcasse du vieil homme afin de mettre la main sur son ranch. Le vieux McKeen n’a avec lui qu’un fils, Stuart, et un petit-fils, Billy, encore un tout jeune homme. En voulant récupérer ses biens, Dave se retrouve au milieu de cette querelle de famille. Alors qu’il vient de laisser Murdo, Troy et leurs deux complices dans un triste état après une bagarre en règle, Murdo abat Stuart en lui tirant dans le dos. Dave et Billy se retranchent dans la maison du vieux. Celui-ci décide de sortir de son lit de mourant pour aller au-devant des cousins belliqueux et en finir avec cette histoire. Il est abattu au cours de la fusillade, ainsi que les quatre agresseurs. Le ranch reviendra donc au dernier d’entre eux : le jeune Billy. Et Dave, lui, repart avec son chien, son cheval, et son fusil…

 

Avec Sam Jaffe (Old Man MCKeen), Robert Wilke (Murdo), Dee Pollock (Billy McKeen), Michael Forest (Troy), Frank Ferguson (Stuart), Michael Mikler (Reno), Jimmy Lee Cook (Tover), Marie Selland (Addie), Earl Hodgins (Saul), Ryan Hayes (Ike).

 

Robert Wilke et Michael Forest

Sam Jaffe

 

 

9. Ghost of a Chance

 

NBC, 2 décembre 1960

Ecrit par Milton S. Gelman

Réalisé par Bruce Geller

 

Roberto Contreras et Joseph Wiseman

 

Dave a accepté de porter une lettre à Porfirio Jimenez au Mexique, de la part de son frère. On lui a promis 50 $ pour cela. Mais il ne trouve qu’un village désert, où de la nourriture chaude fume encore dans les maisons alors qu’il n’y a pas âme en vue. Dave se découpe un bout de viande qu’il trouve en train de rôtir dans l’une des habitations, s’abreuve et repart, puis revient une poignée de minutes plus tard. Le village a alors retrouvé ses habitants. Des femmes et des enfants essentiellement, mais aussi quelques hommes qui éveillent plutôt la méfiance que la confiance. Quand il annonce la raison de sa présence, l’un des hommes, qui semble être le chef, déclare être Porfirio Jimenez et se fait remettre la lettre. Mais au lieu de payer les 50 $ promis il invite Dave à rester quelque temps au village. Une invitation qu’il n’a manifestement pas le choix d’accepter. Une femme, Carlotta, la sœur de Porfirio, parvient à lui parler seule à seul ; elle lui apprend que le prétendu Porfirio est un bandit nommé Serafin, dont les acolytes ont emmené les hommes du village dans le désert et sont revenus sans eux. Les femmes, cependant, n’ont pas l’intention de laisser le village aux bandits ; elles s’organisent pour les tuer un par un, et Dave abat Serafin. Il repart alors en laissant Carlotta et les autres attendre le retour des hommes, si d’aventure ils reviennent un jour…

 

Avec Joseph Wiseman (Serafin), Katy Jurado (Carlotta Jimenez), Pepe Callahan (Juan), Julio Alejos Corona (Mio), Roberto Contreras (Pedro), Irene Calvillo (woman in bar / femme dans le bar).

 

Ambiance étrange dès la séquence liminaire, où Dave entend des chants espagnols au beau milieu du désert, alors qu’il ne voit personne. On apprendra plus tard que l’endroit est peuplé d’esprits. Et c’est justement une ville fantôme, en apparence, que trouve Dave en arrivant à destination, avant que la ville ne se peuple brusquement, habitée par des gens qui prétendent avoir toujours été là. On supposera par la suite que les chants entendus dans le désert étaient la parole des fantômes des hommes du village, tués par les bandits.

 

Katy Jurado

Pepe Callahan et Brian Keith

 

 

10. Line Camp

 

NBC, 9 décembre 1960

Ecrit par Tom Gries

Réalisé par Tom Gries

 

Hari Rhodes et Brian Keith

 

Dave est au Texas, où il neige. Pas de quoi se sentir au mieux de sa forme. Surtout quand Brown découvre un corps frigorifié. Dave décide de l’emmener et rencontre des éleveurs pour qui l’homme, Walt Forrest, travaillait. Sa mort ne réjouit personne mais il y a une place à prendre et Dave n’est pas contre un peu de travail, en plus d’un endroit où dormir. Il s’installe donc dans le dortoir des gars, où il retrouve un homme qu’il a déjà rencontré dans un ranch, Prescott. Si ce dernier est content de le revoir et que les gars sont plutôt sympathiques, l’un d’eux, Oscar Hudson, en veut visiblement à Dave d’avoir pris la place de Forrest, et il le cherche jusqu’à ce qu’une bagarre éclate, à laquelle met fin le chef d’équipe, Ben Potts. Arrivent deux chasseurs qui ont des articles à vendre ou à échanger contre de la nourriture ou des cartouches ; Potts est contre mais comme il doit s’absenter pour aller voir les patrons Prescott en profite pour braver l’interdiction qu’il leur a faite d’acheter du whisky aux chasseurs. A son retour, il constate l’état d’ébriété des gars et renvoie illico Prescott, et Dave aussi tant qu’à faire, car les ennuis ont commencé avec son arrivée. Et voilà que Hudson ne trouve rien de mieux à faire que de monter Prescott contre Dave, au point que l’affaire se règle au revolver, que Prescott sort le premier, malgré les efforts de Dave pour l’en dissuader. Des coups sont tirés, la cuisse de Dave blessée, mais Prescott, lui, n’aura plus l’occasion de recommencer…

 

Avec Karl Swenson (Ben Potts), Slim Pickens (Oscar Hudson), Hari Rhodes (Jones), Hank Patterson (Sample), Jimmy Lee Cook (Munday) et Robert Culp (Prescott).

 

Un épisode dont le propos est la relation entre les hommes. Tout se passe en quelques heures, en particulier une nuit dans le dortoir des éleveurs, une petite cabane où il y a peu d’espace à partager et où les caractères peuvent en venir à se heurter. Celui de Dave trouve à s’exprimer face aux provocations de Hudson puis de Prescott, et lors du passage des chasseurs : à Potts qui voudrait les renvoyer sans façon, Dave rétorque qu’on ne peut renvoyer dans le froid et la nuit des hommes qui meurent de faim et qui ne demandent qu’un peu d’aide ou d’échange.

 

Robert Culp, Karl Swenson

Slim Pickens, Brian Keith et Brown

 

 

11. Going Home

 

NBC, 16 décembre 1960

Ecrit par Jack Curtis

Réalisé par Elliott Silverstein

 

Virginia Gregg et Mary Murphy

 

Sur la route, Dave rencontre deux femmes poussant une charrette. A l’intérieur gît un homme mourant que Dave reconnaît pour avoir travaillé avec lui. Little Bick, comme l’appellent sa mère Sabetha et sa jeune épouse Suzy, était déjà très malade quand il a reçu une balle tirée par un chasseur de primes : il y a une prime de deux mille dollars sur sa tête et le chasseur de primes, abattu par Bick, travaillait pour Rigdon, qui continue de suivre la piste de Bick avec deux autres hommes, Muncie et Sliger. Très vite, Bick succombe à sa blessure, en demandant à Suzy de réclamer la prime qui lui permettra de prendre un nouveau départ. Mais Sabetha s’y oppose : elle veut ramener Bick à la maison et l’enterrer là-bas. Dave décide de l’y aider. En chemin, il sympathise avec Suzy, qui ne serait pas contre un nouveau départ avec lui. Mais les chasseurs de primes les rattrapent bientôt. Dave doit les abattre pour protéger sa vie et celle des deux femmes. Suzy, hélas, reçoit une balle et s’éteint dans les bras de Dave…

 

Avec Virginia Gregg (Sabetha), Jack Kruschen (Rigdon), John Brinkley (Bick), Michael T. Mikler (Muncie), Rudy Dolan (Sliger), Jimmy Lee Cook (Max) et Mary Murphy (Suzy).

 

John Brinkley

Jack Kruschen

 

Simple bout de chemin avec deux femmes et un cadavre. Le chasseur de primes Rigdon est cocasse : si ses hommes de main sont de vrais cow-boys, lui-même se déplace en silky, élégamment habillé et parfumé, spectacle pour le moins incongru dans le no man’s land où il traque sa proie ! Suzy, la veuve amère, est légèrement vêtue, comme une danseuse ou une prostituée (« Fatiguée de danser ? » lui demandera Rigdon, moqueur), et ce détail nourrit l’impression d’étrangeté de l’ensemble de l’aventure et peut expliquer l’hostilité que Sabetha montre envers sa bru. C’est tout le contexte antérieur à l’épisode qui est ainsi suggéré mais jamais explicité. Dave Blassingame, dans cette partie, n’est qu’un adjuvant de passage, bien utile pour descendre les méchants le moment venu et pour permettre un interlude contemplatif et romantique sous le ciel étoilé.

A noter : le curieux éclairage. Jour et nuit (ou jour clair et jour sombre) se succèdent d’un plan à l’autre sans cohérence. Ou bien c’est une incohérence involontaire ou bien c’est un choix délibéré pour rendre l’histoire plus « crépusculaire » en la situant entre deux zones (dans la « twilight zone » ?), entre vie et mort, monde réel et purgatoire. Le tournage en studio accentue l’étrangeté. La scène post-générique, récurrente, où l’on voit Dave Blassingame chevaucher au milieu de nulle part suivi de son chien (que l’on reverra peu d’ailleurs dans la suite de l’épisode), est filmée en plein jour alors que les scènes qui l’encadrent se passent dans la pénombre (même si Dave souhaite une « bonne après-midi » aux deux femmes) ; la veste qu’il porte en rencontrant les deux femmes est foncée, celle du plan général où il chevauche en plein jour est claire.

 

 

12. Hand on the Gun

 

NBC, 23 décembre 1960

Ecrit par Bruce Geller

Réalisé par Sam Peckinpah

 

Brian Keith et Ben Cooper

 

Dave conduit un troupeau de chevaux, à la tête d’une poignée d’hommes. Tous sont surpris, un soir, de voir débarquer auprès de leur feu une apparition sortie d’un livre ou d’un conte : un jeune homme élégamment vêtu, qui dit venir du New Hampshire. Il est venu chercher l’aventure à l’Ouest et il demande un travail. Mais tout le monde remarque la façon dont il manie le revolver accroché à sa ceinture : d’une main habile et avec un plaisir visible. Mazo, qui est ivre et cherche déjà à provoquer Dave depuis un moment, saisit cette nouvelle occasion de chercher la bagarre et lorsque Dave essaie de calmer le jeu c’est sur lui que Mazo reporte son agressivité. Les armes sont sorties, Dave doit tirer sur Mazo pour se défendre. Le jeune homme de l’Est, Cal Davis, n’en est que plus admiratif. Il réussit à convaincre Dave de l’engager en échange de cours de lecture qui seront utiles à Dave. L’un des hommes, Oresquote, le met en garde : il sent la mort en Cal Davis, le désir de se servir de son arme.

Durant tout le voyage, Cal fait son travail comme les autres mais, à plusieurs reprises, Oresquote et Dave doivent lui interdire de jouer avec son revolver. Chaque remontrance est perçue comme une insulte par Cal, qui en veut à Oresquote mais aussi, de plus en plus, à Dave. Il ne cesse de répéter que personne ne peut l’abattre et ronge son frein en voyant que personne n’a envie de lui donner le prétexte qu’il attend. Au bout du voyage, après que la paye a été répartie entre les hommes, Cal insulte Oresquote qui lui propose de l’attendre dans la rue principale. Cal est trop heureux de montrer enfin de quoi il est capable. Mais Oresquote, autant que Dave, sait la réalité des armes, alors que Cal n’a jamais que joué avec son revolver. C’est sans peur et sans précipitation que Oresquote sort, pointe son arme, laisse Cal dégainer et tirer sans toucher son but, et tire. Oresquote et Dave quittent ensemble la ville en laissant Cal étalé au milieu de la rue…

 

Ben Cooper

Michael Ansara

 

Avec Michael Ansara (Oresquote), Ben Cooper (Cal Davis), John Pickard (Mazo), Wayne Tucker (Ned), Hank Gobble (Digger).

 

Un épisode exemplaire, inexorable, sans aucune graisse. Le dénouement est inscrit dans la première apparition de Cal Davis, que Dave surnommera le Kid. On peut douter de l’identité du ou des cadavres au bout du voyage mais il n’est pas douteux que le gamin sortira son arme pour tuer. Ou être tué. Face à lui, Dave et Oresquote sont des hommes mûrs, qui connaissent le maniement des armes aussi bien que les dégâts qu’elles font. On retiendra la blessure que montre Oresquote : une petite cicatrice pour le trou d’entrée de la balle, une énorme cicatrice pour le trou de sortie. Une arme, s’efforce d’expliquer Dave, est faite pour tuer ; quand on la sort, c’est ce que l’on doit avoir en tête. Pour Cal Davis, c’est un instrument pour montrer sa dextérité, un symbole de sa virilité. L’affrontement final est son moment de vérité.

 

John Pickard et Brian Keith

Hank Gobble et Wayne Tucker

Michael Ansara

Ben Cooper

 

 

 13. The Painting

 

NBC, 30 décembre 1960

Ecrit par Bruce Geller

Réalisé par Sam Peckinpah

 

John Dehner et Brian Keith

 

Alors qu’il s’apprête à quitter le ranch où il travaillait après une altercation avec son patron, Dave se voit proposer cent dollars par un homme, Walker, qui veut récupérer un portrait de sa patronne, Carla, propriétaire d’un ranch : le portrait a été peint par un Français qui l’a emporté ensuite dans l’intention de le vendre. Or, c’est un portrait de Carla… entièrement nue. Dave ne s’inquiète pas outre mesure de cette curieuse demande. Mais voilà qu’il tombe sur Burgundy Smith qui lui révèle ce qu’il transporte dans son chariot : la fameuse toile. Burgundy est le Français, il a fait croire à Carla qu’il était un aristocrate européen. Il propose à Dave de partager les 400 $ qu’un acheteur lui a promis pour le tableau et Dave l’aide à échapper à Walker. Ils n’ont pas fait un long chemin, cependant, qu’ils tombent sur une troupe d’hommes en armes conduite par Carla elle-même, aussi ravissante à cheval et habillée que sur le tableau. Dave se rend compte alors que la belle Carla est amoureuse du Français élégant, dont Burgundy reprend le rôle pour sauver sa peau. Il propose même de l’épouser, ce qui ravit la belle Amazone. Elle les laisse pour s’occuper des préparatifs ! Burgundy, alors, assomme Dave et s’éclipse seul pour aller vendre le tableau, non pas 400 mais 1000 $. Dont Dave, qui a suivi sa piste, réclame sa part. Le reste finit par disparaître de la main de Burgundy quand l’acheteur réalise que la femme du tableau… a été vêtue entre-temps, de pudiques fanfreluches masquant désormais ses appas féminins. Les hommes de Carla, qui arrivent avec elle sur ces entrefaites, en restent quand même bouche bée. Dave, lui, ne tarde pas à sauter sur son cheval car Burgundy semble de nouveau avoir disparu… en emmenant Brown avec lui. Il n’a pas couru bien loin, en fait, mais Dave ne l’a pas vu ; Carla, elle, délaisse le faux aristocrate pour suivre Dave, qui lui semble à présent un homme plus désirable…

 

Madlyn Rhue

Brian Keith et John Dehner

 

Avec John Dehner (Burgundy Smith), Madlyn Rhue (Carla), Paul Sorensen (Walker), Tom Steele (Top), Hank Gobble (Digger), Waddie Waddle (Cobb), Charles La Rocca (card player / joueur de cartes).

 

La dernière apparition de Burgundy Smith est à l’image des précédentes : enlevée, riche en paroles, plus coquine que jamais, elle se termine sur une scène devenue récurrente, la (fausse) fuite de Burgundy avec Brown, souvenir de leur première rencontre. Mais cette fois-ci Brown reste effectivement avec Burgundy tandis que Dave, lui, s’éloigne au côté de la belle Carla. Et après tout, s’il avait enfin trouvé une femme avec qui s’installer ?

Le public français notera que chaque vision du tableau est accompagnée de la Marseillaise, à la gloire de la lointaine France, si coquine en ses tableaux.

 

Tag(s) : #Guide d'épisodes, #Guide d'épisodes 1960s
Partager cet article
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :