Guide réalisé par Thierry Le Peut

 

 

 

 

Créé par David Dortort

 

Avec Leif Erickson (Big John Cannon), Cameron Mitchell (Buck Cannon),

Mark Slade (Billy 'Blue' Cannon), Henry Darrow (Manolo 'Manolito' Montoya)

et Linda Cristal (Victoria Montoya Cannon)

 

Jean-Luc Vandiste vous propose un entretien exclusif avec Henry Darrow :

partie 1  -  partie 2  -  partie 3

Saison 1

(1967-1968)

 

 

1.01  Destination Tucson

 

NBC, 10 septembre 1967

Créé et produit par David Dortort

Scénario : Denne Bart Petitclerc, histoire de David Dortort et Denne Bart Petitclerc

Réalisé par William F. Claxton

 

Mark Slade, Joan Caulfield et Leif Erickson

 

Big John Cannon conduit sa femme Annalee, son fils Blue et son frère Buck vers Tucson, Arizona, pour s’y établir dans un ranch. En chemin, ils sont témoins de l’attaque d’une ferme par les Apaches, qui massacrent les adultes et emmènent les enfants. Blue, sur le moment, ne comprend pas pourquoi son père refuse d’intervenir. John lui-même ne se sent pas fier de lui mais il porte la responsabilité de conduire sa famille saine et sauve à destination.

Parvenus à Tucson, ils trouvent leur ranch intact car protégé par l’Armée. Mais le Lt Ellis les informe que Cochise a juré d’exterminer tous les hommes blancs en représailles de la mort de son frère de sang et le pays tout entier n’est plus sûr. Aussi leur conseille-t-il de partir, ce que John refuse. Il envoie Buck et Blue à Tucson afin d’embaucher des hommes pour défendre le ranch et y travailler. Buck s’acquitte de sa mission en remplissant sa panse de whisky – comme d’ailleurs les hommes qu’il ramène avec lui, parmi lesquels Sam Butler et son frère Joe, Ira, Reno et Pedro. Tous se révèlent, une fois sobres, des hommes fiables. John, cependant, a appris que son troupeau a été emporté non par les Apaches mais par les hommes de Don Sebastian Montoya, un rancher puissant et redouté du Mexique. Il emmène donc ses hommes à la poursuite des hommes de Montoya qui conduisent le troupeau vers le Sud, et leur reprend les bêtes.

Annalee décide de baptiser le ranch Le Grand Chaparral, du nom d’un buisson qui pousse dans tout le désert d’Arizona. Bientôt, cependant, le danger indien se précise. John est sauvé d’un Apache dans le désert par un Mexicain, Manolo, qui s’empresse de lui voler son cheval pour poursuivre sa route vers le sud. Il y a plus pressé cependant : il faut protéger le ranch jour et nuit. Cette nuit-là, alors que John, Buck et Blue sont absents, Annalee entend des pleurs d’enfant. Elle ouvre la fenêtre de sa chambre et est tuée par une flèche. Pleurant encore son épouse mais conscient qu’il ne peut se défendre à la fois des Indiens et de Montoya, John décide de partir vers le sud avec Buck afin de rencontrer Montoya et de tenter de conclure un arrangement avec lui…

 

Avec Joan Caulfield (Annalee Cannon). Et avec Don Collier (Sam [Butler]), Rodolfo Acosta (Vaquero), Bob Hoy (Joe [Butler]), Roberto Contreras (Pedro), Jerry Summers (Ira), Ted Markland (Reno) et Erin O’Donnell (Jo), Mike de Anda (Chavez), Evelyn King (Mabel), Henry Wills (Lt Ellis).

 

Le Bunkhouse gang : Jerry Summers, Bob Hoy, Ted Markland et Don Collier

Joan Caulfield et Mark Slade

 

 

1.02  The Arrangement (L’arrangement)

 

NBC, 10 septembre 1967

Créé et produit par David Dortort

Scénario : Denne Bart Petitclerc, histoire de David Dortort et Denne Bart Petitclerc

Réalisé par William F. Claxton

 

 

 

John et Buck arrivent au Mexique et font halte dans une taverne. Ils y retrouvent Manolo, qui dit avoir cédé le cheval de John à quelqu’un et se joint aux deux frères pour partager la tequila. Arrivent des rurales qui recherchent Manolo pour l’arrêter. John leur révèle d’abord où il se cache puis l’aide à maîtriser les trois policiers : Manolo en effet s’est offert de le conduire jusqu’à Montoya. Là, John et Buck apprennent que Manolo est le fils du rancher mexicain, qui pour les remercier de le lui avoir ramené les garde à dîner – au lieu de les tuer comme il en avait l’intention. John trouve ainsi l’occasion de lui exposer son idée d’un arrangement profitable aux deux parties : si l’un patrouille au nord et l’autre au sud, ils peuvent protéger efficacement l’ensemble de leurs deux territoires contre les Apaches. Montoya accepte la proposition mais y met une condition : que John épouse sa fille Victoria ! La jeune femme, dit-il, est au moins aussi fougueuse que son frère Manolo mais elle acceptera la volonté de son père sans protester. Et John n’a pas le choix.

Au retour de son père, Blue n’accepte pas la nouvelle femme qu’il ramène du Mexique. John lui dit alors qu’il peut partir s’il le souhaite. C’est son oncle Buck et la venue en force des Apaches qui ramènent Blue au ranch, pour participer à sa défense. Les combats sont rudes et des hommes meurent des deux côtés. Fidèle à son rêve de paix avec les Indiens, qu’il considère comme des hommes luttant pour garder leur terre et non comme des sauvages, en dépit des circonstances, John soigne un Apache blessé, Nock-Ay-Del, un chaman guerrier, au même titre que ses propres hommes. Lorsque les Apaches sont finalement repoussés, il charge Nock-Ay-Del d’un message de paix pour Cochise. Blue a reçu une flèche durant les combats et les larmes de son père l’ont convaincu que ce dernier, en définitive, l’aime, malgré sa rudesse envers lui. Il commence à considérer Grand Chaparral comme son foyer, une belle terre à défendre…

 

Henry Darrow

 

Frank Silvera

 

Linda Cristal

 

Avec Frank Silvera (Don Sebastian Montoya). Et avec Don Collier (Sam [Butler]), Rodolfo Acosta (Vaquero), Bob Hoy (Joe [Butler]), Roberto Contreras (Pedro), Jerry Summers (Ira), Ted Markland (Reno) et X. Brands (Nock-Ay-Del), Jorge Moreno (Chico), Rico Alaniz (Ricardo).

 

Leif Erickson et Linda Cristal : l'arrivée au Grand Chaparral

 

 

1.03   The Ghost of Chaparral (Le fantôme de Chaparral)

 

NBC, 17 septembre 1967

Produit par William F. Claxton

Ecrit par Gabrielle Upton

Réalisé par Leon Benson

 

 

Dans le désert, Blue et Sam aperçoivent de la fumée. En s’approchant, Blue découvre plusieurs Mexicains autour d’un feu et, à quelques pas d’eux, un Indien attaché qui a subi des tortures. Contre l’avis de Sam, il décide de le libérer et le ramène au Grand Chaparral où on le soigne. Il s’appelle Little Cloud et bientôt une troupe d’Indiens menace la vie de Victoria en exigeant que leur compagnon leur soit rendu. Ils partent avec Little Cloud, qui ne survivra pas à ses blessures. Arrivent bientôt plusieurs Mexicains poursuivis par les Indiens ; ils accompagnent Lord Ashbury, Anthony Grey, un ami de Victoria et Manolito, qui sont heureux de le revoir. Parmi eux, l’unique survivant du groupe auquel Blue a repris Little Cloud ; tous les autres ont été tués par les Indiens et l’affaire se règle aux poings entre Blue et le Mexicain. Mais les Indiens n’ont pas l’intention de partir sans ce dernier, que John refuse de leur livrer.

Grey avoue bientôt à Victoria qu’il n’est revenu en Amérique que pour elle : il veut l’épouser et l’emmener avec lui. Victoria hésite car elle souffre de n’être pas considérée par John Cannon comme sa femme à part entière, ni par Blue comme une nouvelle mère. Les deux hommes vivent dans le souvenir d’Annalee et John refuse même de laisser Victoria toucher à quoi que ce soit lui ayant appartenu. Elle a découvert dans une malle le journal intime de sa rivale, dont elle lit des passages à l’insu de John. Elle y apprend qu’Annalee elle aussi souffrait de la rudesse de son époux, dont elle ne doutait pourtant pas de l’amour. Cette confidence la fait réfléchir. Quand son père, Don Sebastian, arrive à son tour, décidé à l’emmener avec lui et à rompre l’arrangement conclu avec John, à qui il reproche la mort de ses hommes tués par les Indiens, c’est vers son mari qu’elle se tourne pour qu’il dise clairement s’il souhaite la voir partir ou la garder auprès de lui. C’est ce second choix qu’il exprime et la joie de Victoria en est si grande qu’elle renonce à suivre son père et Lord Ashbury. Blue, lui aussi, semble avoir médité sur son hostilité à son égard et montre une volonté de se racheter.

Victoria entrevoit désormais un espoir de devenir réellement Mme John Cannon et son père, s’inclinant, repart sans elle. Ainsi que Lord Ashbury…

 

Frank Silvera

 

Patrick Horgan

 

L. Cristal & L. Erickson

 

Avec Frank Silvera (Don Sebastian Montoya). Et avec Don Collier (Sam [Butler]), Rodolfo Acosta (Vaquero), Ted Markland (Reno) et Patrick Horgan (Anthony Grey), Carlos Rivas (Jorge), Joaquin Martinez (Little Cloud).

 

 

 

1.04   Best Man for the Job (Des prisonniers à échanger)

 

NBC, 24 septembre 1967

Produit par Buck Houghton

Ecrit par Richard Carr

Réalisé par William F. Claxton

 

 

Buck embauche trois hommes qui arrivent tout juste à Tucson, sans savoir que ce sont trois déserteurs de l’armée. Ils ont abattu un homme qui avait survécu à une attaque d’Apaches et ont pris son chariot. Alors que John les a envoyés à quelque distance du ranch à la recherche de bétail, un détachement commandé par le Capitaine Thomas Dabney arrive au Grand Chaparral pour interroger les trois hommes, ignorant lui aussi de qui il s’agit ; il lui incombe en effet de questionner tous les gens qui traversent le territoire afin de tenir Washington informée de ce qui se passe dans la région. John envoie Blue chercher au moins l’un des trois hommes et le ramener pour que Dabney puisse lui parler. Mais ils ligotent Blue et partent vers le sud pour échapper à l’armée. Il est retrouvé le lendemain matin par Manolito, qui l’accompagne vers la frontière pour rattraper les déserteurs. Ils n’en trouvent qu’un, Burns, mort des tortures infligées par les Apaches. Ceux-ci les attaquent et ils doivent leur salut à l’arrivée de Dabney avec son détachement.

Les soldats, en route, ont fait des prisonniers mais l’un des braves leur demande de libérer une femme et un enfant qui, dit-il, sont apparentés à Cochise lui-même. Dabney décide au contraire de les garder afin de les échanger contre les deux déserteurs que les Indiens ont certainement capturés. Tous repartent donc vers le Grand Chaparral. Dabney a l’intention de partir tout de suite pour le fort Grant mais les Indiens ne lui en laissent pas le temps. Ils capturent un soldat ainsi que Sam Butler et les attachent à des cactus en face de l’entrée du ranch : ils y mourront si les prisonniers indiens ne leur sont pas rendus en échange. Cochise en personne est parmi les Apaches. Dabney, qui n’a aucune confiance en sa parole, refuse de céder. John prend donc les choses en main ; il charge Blue de faire évader les prisonniers et de les mener à Cochise. Tous observent avec angoisse la réaction de Cochise. Il laisse Blue libérer les prisonniers et les ramener au Grand Chaparral…

 

Warren Stevens

 

Don Collier

 

Bob Hoy

 

Avec Warren Stevens (Capitaine Thomas Dabney). Et avec Don Collier (Sam [Butler]), Rodolfo Acosta (Vaquero), Bob Hoy (Joe [Butler]), Roberto Contreras (Pedro), Jerry Summers (Ira), Ted Markland (Reno) et Ron Hagerthy (Morgan), Lane Bradford (Gilcher), Steve Raines (first cowboy), Rush Williams (second cowboy).

 

Dabney dit à John qu’il semble à ses yeux être un sympathisant des Apaches, à quoi John répond qu’il sympathise avec tous les hommes qui luttent contre les dures conditions de vie de ce territoire pour y survivre. Il réaffirme sa foi en une paix avec les Indiens.

« Best Man for the Job », c’est ce qu’est Blue pour son père quand ce dernier lui confie une mission dont Blue se sent honoré.

 

Don Collier et Jerry Summers

Leif Erickson, Linda Cristal et Cameron Mitchell

 

 

1.05   A Quiet Day in Tucson (Les pieds nickelés)

 

NBC, 1er octobre 1967

Produit par Buck Houghton

Ecrit par Michael Fessier

Réalisé par William F. Claxton

 

Blue voudrait acheter de nouvelles bottes. D’abord réticent à l’y autoriser car il dit manquer de liquidités, John consent finalement à ce qu’il se rende à Tucson avec Buck, qu’il charge d’achats spécifiques ; mais il néglige de demander l’avis de Victoria sur les achats nécessaires et elle s’en offusque, refusant dorénavant de préparer les repas. La virée de Buck et Blue, finalement accompagnés par Manolito, va leur réserver cependant quelques désagréments. A commencer par leur passage à la ferme des MacLeish : Blue, qui a pu constater combien Fergus MacLeish était méfiant et peu amène, insiste pourtant pour passer voir si tout se passe bien pour le couple MacLeish ; Mrs MacLeish les accueille le fusil à la main, au-dessus du cadavre du malheureux Hardicker qui a essayé un instant plus tôt d’abuser de sa crédulité, et les oblige à laisser leurs armes et à déguerpir en vitesse.

Parvenus en ville, ils rencontrent au saloon le tonitruant Bart Kellogg, grande gueule mais bon gars, avec lequel se bat Buck avant de sympathiser. Puis Buck s’assied à une table de poker avec Kansas, qu’il a déjà eu l’occasion de plumer dans les mêmes circonstances. Pendant ce temps, Blue, accompagné de la petite Tina qui traîne aux alentours du saloon, s’en va choisir une nouvelle paire de bottes. Manolito, lui, passe rendre visite à son amie Pearlita, qui a un nouveau galant, Carlos, et qui s’empresse de subtiliser la bourse de Manolito. Buck, plumé cette fois par Kansas, joue les bottes de Blue pour rester à la table de poker… et les perd. Mais Manolito, qui a récupéré sa bourse, se propose de retourner la situation : prenant la place de Buck, il plume Kansas et son acolyte et récupère les bottes de Blue, et bien au-delà.

Mais, alors qu’ils rentrent au Grand Chaparral avec leurs achats, ils sont attaqués par Kansas et son acolyte qui veulent s’en aller avec leur chariot et tout ce qu’il contient, bottes de Blue comprises. Ils sont sauvés par l’intervention d’un tireur embusqué qui met en fuite le duo : il s’agit de MacLeish, venu rendre leurs armes aux trois hommes.

Après toutes ces émotions, Buck rapporte, outre les achats prévus, un petit cadeau qui permettra à John de se réconcilier avec Victoria : quelle femme pourrait résister au délicat ruban que lui offre son mari, accompagné de plates excuses ?

 

Marie Gomez & Ned Romero
Christopher Cary

 

Richard Devon
Matilda Calnan

 

Gene Rutherford (à droite)
John Milford

 

Avec Marie Gomez (Pearlita), Richard Devon (Kansas), Vaughn Taylor (Asa Simmons), Gene Rutherford (Bart Kellogg), Christopher Cary (Fergus MacLeish), Matilda Calnan (Mrs MacLeish), John Milford (Hardicker), Ned Romero (Carlos) et Roberto Contreras (Pedro) et Debra Domasin (Tina, la petite Mexicaine - non créditée car muette).

 

L’épisode 1.21 sera une sorte de variante sur celui-ci, où réapparaîtront Marie Gomez et Gene Rutherford.

 

 

1.06   Young Blood (Le taureau blanc)

 

NBC, 8 octobre 1967

Produit par Buck Houghton

Ecrit par Denne Bart Petitclerc

Réalisé par William F. Claxton

 

Henry Darrow, Frank Silvera et Mark Slade

 

John a besoin de bétail mais il ne peut se permettre d’offrir à Don Sebastian le prix qu’il demande pour ses bêtes. Buck, qui devait aller négocier avec Don Sebastian, se brise la jambe et ne peut partir. Victoria persuade John de laisser Manolito et Blue aller négocier avec son père. Bien que doutantd e leur capacité à y parvenir, John accepte. En chemin, Manolito, Blue et les hommes qui les accompagnent rencontrent Miguel Morales, un « ami » de Manolito, mais surtout un fieffé bandit. Ils contrarient pourtant ses plans à leur égard et le mettent en déroute. Parvenus au terme de leur voyage, ils négocient avec Montoya, ou plutôt Manolito négocie : touchant la corde sensible de son père en lui parlant des petits-enfants que Victoria ne saurait tarder à lui donner, il pousse Don Sebastian à accepter son prix pour une vingtaine de têtes de bétail et un taureau reproducteur, le Mariposa. En quittant l’hacienda de son père, Manolito réalise qu’une erreur s’est produite : Blue a emmené non pas Mariposa, le deuxième meilleur taureau de son père, mais… Montoya, le taureau blanc qui est la fierté de son cheptel ! L’erreur amuse énormément Manolito mais moins son père, qui choisit pour y remédier d’engager Miguel.

Le bandit s’empare du troupeau en profitant d’un moment d’inattention des hommes, si heureux d’avoir atteint un point d’eau qu’ils s’y sont tous plongés en laissant les bêtes sans surveillance. Manolito et Blue reviennent tout piteux au Grand Chaparral, où ils doivent essuyer la colère et les reproches de John. Celui-ci repart aussitôt vers le Sud, avec eux, pour s’excuser auprès de Don Sebastian et tenter d’obtenir un nouveau troupeau.

Là, Manolito a vite des soupçons. Il découvre que c’est son père qui a engagé Miguel : le troupeau n’a pas été volé, il a été rendu à son premier propriétaire ! Démasqué, Don Sebastian se félicite de l’intelligence de son fils et de sa capacité à lui tenir tête. Et il laisse John Cannon repartir avec le troupeau, y compris le blanc Montoya…

 

Frank Silvera

 

Alex Montoya

 

Mike de Anda

 

Avec Frank Silvera (Don Sebastian Montoya). Et avec Don Collier (Sam), Rodolfo Acosta (Vaquero), Bob Hoy (Joe), Roberto Contreras (Pedro), Jerry Summers (Ira), Ted Markland (Reno) et Alex Montoya (Miguel), Mike de Anda (Chavez).

 

Frank Silvera et Mike de Anda

Henry Darrow et Linda Cristal

 

 

1.07   Shadows on the Land (La marche vers l’étang)

 

NBC, 15 octobre 1967

Produit par Buck Houghton

Ecrit par Ken Pettus

Réalisé par William F. Claxton

 

Kevin Hagen et John Pickard

 

Jacinto Perez et son fils Ramon conduisent un troupeau à travers les terres de John Cannon. Celui-ci propose de leur acheter leurs bêtes 7,50 $ par tête mais Jacinto refuse : il a promis de les vendre au rancher Dolph Tanner. Celui-ci n’offre que 3 $ par tête mais il a si bien terrorisé les ranchers des environs qu’aucun n’ose lui dire non. John découvre bientôt que les gens de Tucson ont aussi peur que les rancheros du sud. Mais il y a pire : Tanner livre des fusils aux Indiens afin qu’ils le laissent traverser le territoire sans l’inquiéter. Quand John et Tanner se rencontrent, le premier tient à ce qu’il soit bien clair pour le second qu’il ne l’autorisera pas à traverser ses terres et à y faire boire ses bêtes comme le faisait le précédent propriétaire, Rivera. Dans le même temps, Victoria prend l’initiative d’aller parler à Jacinto Perez, qu’elle convainc de vendre ses bêtes à John. D’abord furieux qu’elle ait agi de sa propre initiative, John revient sur sa colère après que Buck lui a parlé. Il accepte aussi de laisser Vaquero retirer le carillon qu’Annalee avait accroché sous le porche de la maison à leur arrivée au ranch, comme le lui a demandé Victoria.

Cependant, Tanner a bien l’intention de passer outre les menaces de Cannon. L’un de ses hommes, Jake Coffin, tue Jacinto en apprenant son revirement, avant d’être abattu par Manolo. Mais Tanner s’assure l’aide de Soldado et de ses guerriers, ceux-là mêmes à qui il livre des armes. Les hommes du Grand Chaparral se trouvent ainsi pris entre deux feux lorsqu’ils tentent d’arrêter la progression de Tanner. Ils ne doivent leur salut qu’à l’intervention de Blue et Manolito lorsque Blue, que son père a chargé de protéger le ranch, décide d’ignorer ses ordres et d’aller lui porter secours. L’un des premiers à tomber est Tanner lui-même, qui ne sera désormais plus une menace pour personne…

 

Jan Arvan
Myron Healy (à droite)

 

Ronald Trujillo
William Tannen & Dan White

 

James Almanzar
Jerry Summers

 

Avec Don Collier (Sam [Butler]), Rodolfo Acosta (Vaquero), Bob Hoy (Joe [Butler]), Roberto Contreras (Pedro), Jerry Summers (Ira), Ted Markland (Reno) et Kevin Hagen (Tanner), John Pickard (Jake Coffin), Jan Arvan (Perez), Ronald Trujillo (Ramon), Myron Healy (Major Corbett), James Almanzar (Soldado), William Tannen (bartender) et Dan White (Bob Willis - non crédité).

 

Kevin Hagen et Leif Erickson

 

 

1.08   The Filibusteros (Les flibustiers)

 

NBC, 22 octobre 1967

Produit par William F. Claxton

Ecrit par Pat Fielder

Réalisé par Allen Reisner

 

Daniel O'Herlihy et Linda Cristal

 

Buck et Manolito escortent Victoria jusqu’au ranch Montoya. A leur arrivée, ils découvrent que Don Sebastian est confiné dans sa chambre et qu’une bande d’anciens soldats rebelles a pris le contrôle de l’hacienda, sous le commandement de Jake Lanier, sous les ordres duquel Buck servit durant la guerre. Manolito et Victoria sont choqués de voir leur père complètement abattu, refusant de se battre car il se dit vieux et fatigué, déprimé de s’être vu trahi par l’un de ses plus fidèles employés, Rudolpho. Buck, lui, éprouve des sentiments partagés ; le souvenir de la guerre et l’estime qu’il ressent pour Lanier sont en lutte avec sa loyauté envers ses amis. Il adopte donc une attitude ambiguë, que Manolito ne comprend pas. Il empêche Manolito de s’échapper en prétendant lui avoir sauvé la vie, les issues étant gardées par la petite armée de Lanier. Il finit aussi par prendre l’argent que lui offre Lanier pour faire partie de sa bande.

Lanier fait venir les propriétaires voisins de Don Sebastian, à qui ce dernier expose la proposition de l’envahisseur : il les « protègera » en échange de leur totale soumission. Mais à la fin du discours que lui a dicté Lanier, Don Sebastian jette le masque : « Combattez-le ! » répète-t-il à plusieurs reprises, bravant la menace de mort de Lanier pour, enfin, redresser l’échine, à la grande fierté de ses enfants. Lanier ne le tue pas mais l’emmène avec lui quand il se rend en ville avec son armée pour recueillir la réponse des rancheros. Là, ils sont accueillis par une résistance imprévue. Lanier se retranche dans une cantina en prenant Victoria en otage. Buck l’y suit et essaie de le convaincre de se rendre. Lanier s’y refuse et compte sur le fait que Buck n’osera pas tirer sur lui…

 

Daniel O'Herlihy
Beverly Hills

 

Frank Silvera
Anthony James

 

Roger de Koven
Abel Franco (au centre, 2e plan)

 

Avec Daniel O’Herlihy (Jake Lanier), Frank Silvera (Don Sebastian). Et avec Roger de Koven (Rudolpho), Beverly Hills (Lily), Anthony James (Harley Deever), Abel Franco (the Mayor) et Don Collier (Sam).

 

Buck bénéficie d’une longue tirade émouvante où, face à Lanier qui tient Victoria sous la menace de son arme, il évoque la guerre, la fraternité et l’atrocité des combats, en larmes. C’est sa manière d’exprimer la lutte intérieure entre sa loyauté envers son ancien commandant et celle qui lui commande aujourd’hui de le trahir. Il n’hésite pas à tirer dans le dos de Lanier quand celui-ci lui tourne le dos, justement, en misant sur le fait que Buck n’osera pas tirer.

Leif Erickson n’apparaît que dans la séquence liminaire, au Grand Chaparral, dans un rôle qui devient déjà récurrent : celui du patron qui grogne et qui abreuve son frère de reproches sur sa paresse et son manque de fiabilité. Buck réagit avec virulence, anticipant le débat futur entre loyauté et rebellion.

 

 

1.09   The Doctor from Dodge (Le docteur de Dodge)

 

NBC, 29 octobre 1967

Produit par William F. Claxton

Ecrit par Richard Sale

Réalisé par Richard Benedict

 

Jack Kelly et Mark Slade

 

Poursuivis par des Apaches dans le désert, Blue, Joe et Pedro rencontrent un homme buvant son café près de son chariot. Ils se retranchent derrière le véhicule et les rochers environnants pour attendre les Indiens. Mais l’étranger les surprend tous en s’avançant au-devant des Apaches avec pour seule défense une ceinture qu’il brandit en signe de paix. A la surprise générale, les Apaches se retirent. L’homme explique alors qu’il tient là la ceinture de guerre de Cochise lui-même, que lui a offerte le grand chef. L’étranger se nomme John Henry et fait profession de dentiste, peu lui importe que ses clients soient des hommes blancs ou des Indiens ! Présentement, il vient de Dodge et se dirige vers Tucson. Blue propose de monter avec lui dans son chariot, pour le cas où d’autres incidents se produiraient. C’est Blue lui-même, cependant, qui se met en fâcheuse posture : tenant à vérifier l’origine d’une fumée qui surgit derrière des rochers, il se retrouve en présence de trois hommes qui viennent de tuer un bœuf et d’y prélever leur repas. Blue ne peut laisser passer cela mais seule l’intervention du Doc, fusil en mains, lui évite d’être abattu par les trois hommes. L’un d’eux , qui essaie de prendre le Doc à revers, en est pour ses frais. Les deux autres s’en vont sans demander leur reste. Arrivent alors Big John et une poignée d’hommes. Le Doc déclare qu’il a reconnu l’un des deux hommes : le hors-la-loi Kid Curry. Big John reproche durement à Blue de s’être mis en danger en affrontant des inconnus et il invite le Doc à s’arrêter au Grand Chaparral.

Doc Henry se rend utile en arrachant une mauvaise dent à Pedro puis il repart pour Tucson, de nouveau avec Blue. Mais Kid Curry et son complice Jacques Dubois les interceptent et les emmènent dans une cabane isolée dans le désert. Ils ont l’intention de demander une rançon de 5000 $ à Big John Cannon. Doc Henry déclare alors qu’il comptait lui-même enlever le garçon et réclamer uen rançon et il propose aux deux bandits de servir d’entremetteur et de réclamer le double, 10000 $, qu’ils se partageront. Le voilà donc reparti pour le Chaparral où Victoria offre ses bijoux pour payer la rançon, Big John n’ayant pas de liquidités au ranch. Henry apporte les bijoux aux bandits mais il a pris la précaution de cacher un petit Derringer dans son chapeau ; il s’en sert pour percer un trou au milieu du front de Jacques Dubois. Kid Curry, lui, prend la fuite. Henry part après lui, emportant la boîte à bijoux et laissant Blue malheureux, persuadé que le Doc l’a trahi.

Doc tombe sur Buck et Sam. Il prétend poursuivre Kid Curry qui s’est enfui avec les bijoux mais ils ne lui font guère confiance. Arrive Blue qui a tranché ses liens et qui leur apprend que c’est Henry qui a les bijoux. Big John entend alors appliquer une justice expéditive ; il défie Doc Henry au revolver. Henry essaie de l’en dissuader, de même que Blue qui l’a vu abattre l’un des trois tueurs de bœuf avec une grande rapidité, mais Big John s’obstine. Lorsque Kid Curry apparaît sur les rochers en surplomb, John n’a même pas le temps de dégainer que Doc a déjà abattu le hors-la-loi. Big John accepte alors de le laisser repartir, sans les bijoux évidemment, et Doc annonce son intention de se rendre à Tombstone, où un certain Wyatt Earp fait régner la loi. Alors qu’il s’en va, il croise Buck qui le salue. Les deux hommes, en effet, se sont rencontrés à Dodger et Buck ridiculise son frère en apprenant à tous qui est vraiment le Doc, dont John Henry ne sont que les prénoms…

 

Jack Kelly

 

John Chandler

 

Richard Angarola

 

Avec Jack Kelly (Doc). Et avec Bob Hoy (Joe), Roberto Contreras (Pedro), Ted Markland (Reno) et Don Collier (Sam) et John Davis Chandler (Kid Curry), Richard Angarola (Jacques Dubois).

 

Deux chariots différents sont utilisés : sur le premier, l’inscription est « Painless Extractions Only », sur le second (utilisé uniquement pour la scène où Doc Henry quitte le Grand Chaparral avec Blue, 23’50’’) l’inscription dit seulement « Painless Extract ».

Big John frappe Blue pour lui apprendre à ne pas considérer son arme comme un jouet et à ne dégainer que s’il est sûr de pouvoir tuer l’homme qui lui fait face. A la fin de l’épisode, il est ridiculisé, après avoir défié Doc Henry, quand on apprend qui est vraiment ce dernier…

Buck n’apparaît que dans la dernière scène, de retour de Tucson où il a passé tout l’épisode. C’est lui qui apporte la révélation de la véritable identité du Doc…

Kid Curry a réellement existé. Il a fait partie de la bande de Butch Cassidy et s’est donné la mort en 1904. Il est aussi l’un des héros de la série Opération Danger (Alias Smith and Jones), interprété par Ben Murphy.

 

 

1.10   Sudden Country (L’appel de l’Ouest)

 

NBC, 5 novembre 1967

Produit par Buck Houghton

Ecrit par Steven Thornley (alias Ken Pettus)

Réalisé par Richard Sale

 

John Kerr et Jan Shepard

 

Creed Hallock a abandonné son emploi dans une banque de St Joseph, Missouri, pour venir vivre avec son épouse Megan dans une ferme voisine du Grand Chaparral. Le couple n’est pourtant pas préparé à la rude vie en Arizona. Attaqués par des Indiens, ils auraient perdu la vie sans l’intervention de Buck, Blue et Manolito, qui décident de les accompagner jusqu’à la ferme qu’ils ont achetée sans la voir. L’endroit se révèle tristement désolé, à l’abandon, mais les Hallock ne s’en offensent pas pour autant, déterminés à s’installer et à travailler dur pour construire leur nouvelle vie. Pour leur première nuit sur place, cependant, Buck les invite au Grand Chaparral, où John a très vite le même sentiment que son frère quant à l’inadéquation du couple à la vie en territoire hostile. Mais Buck n’en veut pas moins les aider à rendre leur ferme habitable. Il a succombé, à vrai dire, au charme de Megan, ce qui n’échappe pas à l’œil de Creed Hallock.

Buck accompagne aussi ce dernier à Tucson pour rencontrer les frères Gore, à qui il a acheté du bétail ; mais Frank Gore nie avoir vendu quoi que ce soit. Pour sauver la vie de Creed qui s’en est pris à lui, Buck est contraint d’abattre Frank, poussant son frère Dave à chercher vengeance. Mais les ennuis ne s’arrêtent pas là ; quand Creed ramène sur ses terres un petit troupeau qu’il a acheté avec les bijoux de Megan, on découvre que les bêtes ont apporté le charbon et il faut les abattre immédiatement. Megan, alors, consciente que son mari s’entête à bâtir une vie qui n’est pas faite pour eux, prend la décision de le quitter et de repartir. Alors qu’elle est hébergée au Grand Chaparral, Dave Gore tente de tuer Creed, qui reçoit encore une fois l’aide de Buck.

Creed se rend enfin à la raison et s’apprête à repartir avec Megan. John, revenant de Tucson, leur fait alors une proposition inattendue : le propriétaire de la quincaillerie de Tucson veut ouvrir une banque en ville, la première de tout le territoire, et il est prêt à en confier la direction à Creed. Le couple pourra ainsi rester à Tucson tout en menant une vie plus conforme à leurs habitudes et à leurs compétences…

 

Jan Shepard

 

Robert Hernandez

 

King Moody & John Kerr

 

Avec John Kerr (Creed Hallock), Jan Shepard (Megan Hallock). Et avec Robert Hernandez (Jose), Anthony Dexter (Dave Gore), King Moody (Frank Gore), Mike Ross (bartender), Henry Wills (Harmon) et Don Collier (Sam).

 

 

1.11   A Hanging Offense (Le fils du général est mort)

 

NBC, 12 novembre 1967

Produit par William F. Claxton

Ecrit par Mel Goldberg

Réalisé par Leon Benson

 

Anna Navarro et Mark Slade

 

Blue surprend un soldat agressant une Indienne qui se baignait dans un étang. Il se jette sur le soldat qui sort un couteau et, dans la bagarre, Blue tue le soldat. Il l’emmène ensuite jusqu’au fort et se livre à l’armée en racontant son histoire. Hélas, le soldat tué était le fils du Général Warren qui veut que l’affaire soit jugée par une cour martiale afin d’obtenir plus sûrement la condamnation de Blue. Le Major Anderson, pour qui la volonté du Général est plus importante que la vérité, dirige l’accusation devant cette cour martiale. Un jeune officier sans expérience juridique, le Lt Purdy, est désigné d’office pour assurer la défense de Blue, que John décide d’assurer lui-même, assisté du jeune officier. Hélas, le seul témoin, la jeune Indienne, s’est enfui au moment de la bagarre et Buck et Manolito, envoyés la réclamer auprès de Cochise en personne, sont revenus bredouilles. Blue, désespéré par la tournure des événements, s’enfuit de la prison du fort et est traqué dans les montagnes par l’armée ; il accepte finalement de se rendre à son père, qui lui promet d’obtenir son acquittement.

Buck et Manolito, lors d’une seconde tentative, parviennent à convaincre Cochise de laisser la jeune Indienne les accompagner, en échange de bons chevaux. Malheureusement, non seulement le Major Anderson s’emploie à mettre en doute la moralité de l’Indienne, mais la révélation du prix payé pour son témoignage enlève tout crédit à celui-ci. Anderson, décidé à accomplir la volonté du Général, déchire une décision du District Attorney arrivée de Washington, déclarant que le procès relève d’une cour civile et non militaire, et interdit au Lt Purdy d’en parler. Purdy, tourmenté, trouve un moyen détourné d’aider John et Blue : il suggère à John de faire témoigner le Général lui-même. Vindicatif mais droit, Warren ne peut esquiver les questions que lui pose John sur son propre fils, dont la cour martiale apprend qu’il a été plusieurs fois accusé de violences à l’encontre de jeunes femmes, ce qui donne tout crédit, enfin, à la version de Blue, acquitté par la cour martiale…

 

Denver Pyle
Anna Navarro

 

Alan Bergmann
Paul Fix

 

Don Eitner
Ken Drake

 

Avec Denver Pyle (Général Warren), Alan Bergmann (Major Anderson). Et avec Ken Drake (Lt Colonel), Don Eitner (Capt. Purdy), Bob Hoy (Joe), Anna Navarro (the Indian girl), John Baer (sergeant), Robert Bolger (Hansen) et Paul Fix (Cochise).

 

Buck désigne les hommes du ranch par l’expression « bunkhouse gang » (les gars du dortoir).

Le rôle de Cochise, muet, était tenu par un autre acteur lors de ses précédentes apparitions.

 

 

1.12   The Price of Revenge (Le prix de la vengeance)

 

NBC, 19 novembre 1967

Produit par Buck Houghton

Ecrit par Frank Chase

Réalisé par Leonard Horn

 

Ralph Meeker et Cameron Mitchell

 

Un homme épuisé tente de s’emparer du cheval de Blue. Il s’agit de Tracy Conlin, qui fut l’ami de Buck il y a bien longtemps. Aussi Buck l’invite-t-il à rester au Grand Chaparral le temps de se remettre. Mais John, en ville, entend dire que Conlin est recherché et, voulant éviter les ennuis, il demande à Buck de le renvoyer. Un autre désagrément attend John à Tucson : Fay Leyton a racheté plusieurs commerces et interdit expressément de vendre quoi que ce soit aux Cannon. La raison en est donnée par Manolito : Don Sebastian a refusé il y a une quinzaine d’années aux Leyton le droit de faire boire leurs bêtes sur ses terres ; Leyton a fini par se tuer et sa veuve a dû vendre leur ranch, qui se trouve être le Grand Chaparral. Aujourd’hui, devenue riche, elle entend se venger, reprendre le ranch et chasser ses occupants. Elle engage pour cela un gunfighter : Tracy Conlin !

Buck est plus qu’embarrassé des conséquences de sa générosité envers son vieil ami, qui n’éprouve aucun scrupule à attaquer les troupeaux, abattre les barrières et détruire les points d’eau du Grand Chaparral à la tête d’une poignée d’hommes. John n’a pas l’intention de s’avouer vaincu mais l’affrontement risque de conduire à des morts, d’autant que Fay Leyton autorise rapidement Conlin à employer les moyens qui lui sembleront nécessaires, y compris l’empoisonnement de l’eau et l’assassinat. Quand John est blessé par une balle tirée par Conlin, Buck considère qu’il doit réparer ce qu’il a causé ; il tente d’arrêter Conlin pour le livrer à la justice. Assommé durant la bagarre, il est à la merci de Tracy lorsque Blue pointe son arme sur celui-ci. Bien meilleur tireur, Conlin, placé dans uen moins bonne situation pour tirer, est abattu par Blue qui en est bouleversé. Fay Leyton, elle, ne tarde pas à quitter Tucson…

 

Geraldine Brooks

 

Ralph Meeker

 

Jack Searl

 

Avec Ralph Meeker (Tracy Conlin), Geraldine Brooks (Fay Leyton). Et avec Don Collier (Sam), Rodolfo Acosta (Vaquero), Bob Hoy (Joe), Roberto Contreras (Pedro), Jerry Summers (Ira), Ted Markland (Reno) et Jack Searl (the clerk), Bern Hoffman (the bartender).

 

Geraldine Brooks et Linda Cristal

 

 

1.13   The Widow from Red Rock (La veuve)

 

NBC, 26 novembre 1967

Produit par William F. Claxton

Ecrit par Michael Fessier

Réalisé par Robert Sparr et William F. Claxton

 

Patricia Barry et Cameron Mitchell

 

Quand une dame élégante arrive de la Nouvelle Orléans pour prendre en main le ranch de Red Rock en se présentant comme la veuve de Clay Cawthorne, John n’est pas très optimiste et Buck sent que la dame n’est pas sincère. Mais John propose son aide et Buck se retrouve obligé de donner un coup de main avec quatre hommes du Grand Chaparral. Très vite, en dépit de ses réserves, Buck tombe sous le charme de Melanie Cawthorne, qui lui ouvre ses bras et son lit, en lui confiant qu’il avait vu juste : elle n’est pas la grande dame qu’elle a jouée à son arrivée mais une propriétaire de saloon qui rêve d’acquérir la respectabilité qu’elle n’a jamais eue. Clawthorne était chargé d’établir un ranch prospère avec l’argent qu’elle lui avait donné, mais il l’a dilapidé.

Elle prétend avoir reçu la visite d’un voisin qui a offert de lui vendre 500 têtes de bétail qui doivent lui être livrées bientôt. En fait, elle a fait affaire avec un bandit, Romero, qui compte voler ces bêtes au ranch Montoya. Buck, qu’elle a nommé contremaître et qui envisage déjà de l’épouser, veut abreuver ces bêtes à un étang qui appartient à John, or celui-ci s’y oppose, estimant qu’il n’y a pas assez d’eau pour nourrir à la fois son bétail et celles de Red Rock. Il dresse une barrière pour interdire l’accès à l’étang et le refus de Buck de se plier à sa volonté est sur le point de provoquer un conflit ouvert entre les deux frères. Un incident fait diversion : elle prétend que Romero l’a agressée pour lui voler son argent. Manolito, qui connaît Romero, mène Buck et les hommes du Chaparral jusqu’à lui ; il refuse de rendre l’argent, affirmant que c’est le paiement des 500 bêtes qu’il a livrées. Une fusillade est inévitable et la bande de Romero est tuée. Mais il n’est plus possible de fermer les yeux sur la fourberie de Melanie, à qui Buck conseille de repartir pour la Nouvelle Orléans en emportant l’argent qui lui reste. Le bétail sera retourné au ranch Montoya. Et Buck, lui, revient piteusement s’asseoir à la table du Grand Chaparral…

 

Patricia Barry

 

Carlos Romero

 

Roberto Contreras

 

Avec Patricia Barry (Melanie Cawthorne), Carlos Romero (Romero). Et avec Bob Hoy (Joe), Roberto Contreras (Pedro), Jerry Summers (Ira), Ted Markland (Reno) et Don Collier (Sam) et I. Stanford Jolley (foreman), Duke Cigrang (Strobe).

 

Les McLeish sont évoqués (voir épisode 1.05, déjà écrit par Michael Fessier).

 

 

 

1.14   Mark of the Turtle (Le Marshall)

 

NBC, 10 décembre 1967

Produit par Buck Houghton

Ecrit par Bob et Esther Mitchell

Réalisé par William F. Claxton

 

Bob Hoy et Robert Lansing

 

Le Marshall Virgil Packer demande l’aide des hommes du Grand Chaparral pour traquer jusqu’au Mexique, sur les terres de Montoya, le bandit El Lobo qui a commis des attaques et des meurtres aux Etats-Unis. Contre l’avis de Buck, John le laisse partir avec les hommes du ranch volontaires pour l’accompagner. Bien qu’il soit sensible aux arguments de Buck, qui craint des conséquences néfastes pour eux, notamment la rupture de l’arrangement conclu avec Don Montoya, John a trop déploré l’absence de représentant de la loi dans la région pour, aujourd’hui, tourner le dos à celui qui demande son aide. Buck décide alors de se joindre au posse, dont font partie Sam, Joe, Reno et Ira notamment. Il entend veiller à ce que ses hommes ne soient pas tués et ne pas laisser le Marshall décider à sa guise de ce qu’il conviendra de faire. Manolito lui aussi se joint au groupe mais le Marshall, se défiant de lui dès lors qu’il apprend son lien de parenté avec Don Sebastian, le renvoie. Manolito continue alors de son côté. Il n’a guère de mal à trouver El Lobo, un « vieil ami », avec lequel il partage la boisson et la nourriture. Jouant sur cette « amitié », il réussit à le persuader qu’il a tout intérêt à quitter le canyon où il se trouve pour se cacher près d’une vieille mine baptisée Tortuga, la Tortue. Sur place, il laisse un dessin tracé sur le sable, celui d’une tortue. Buck, en arrivant, le trouvera et comprendra la ruse de Manolito. Direction Tortuga pour la confrontation décisive avec le bandit. Ses hommes sont tués dans la bataille, El Lobo lui-même arrêté et ramené aux Etats-Unis pour être jugé…

 

Robert Lansing

 

Anthony Caruso

 

Pepe Hern

 

Avec Robert Lansing (Virgil Packer), Anthony Caruso (El Lobo). Et avec Bob Hoy (Joe), Roberto Contreras (Pedro), Jerry Summers (Ira), Ted Markland (Reno) et Pepe Hern (Teofilo), Bill Shannon (Sully) et Don Collier (Sam).

 

A Victoria qui déclare qu’elle restera auprès de son mari même si son père rompt l’arrangement initial, même si elle ne souhaite pas être prise entre les deux hommes qu’elle aime, John répond qu’il souhaite qu’elle reste, et qu’elle soit sa femme quelle que soient les décisions de Don Sebastian.

 

 

 

1.15   The Terrorist (Le piège)

 

NBC, 17 décembre 1967

Produit par William F. Claxton

Ecrit par William F. Leicester

Réalisé par Ralph Senensky

 

Manolito se rend au Mexique pour faire évader de prison son ami d’enfance Santos Castaneda, avec l’aide de Vaquero. Ensemble, et avec la sœur de Santos, Pilar, ils passent la frontière et gagnent le Grand Chaparral. Sur la prière de Victoria, et en dépit des risques qu’il encourt, John a accepté d’héberger Santos et sa sœur mais également Benito Juarez, le leader de la révolte contre l’oppresseur français et l’empereur Maximilian du Mexique, qui doit arriver bientôt. Ce que tous ignorent, c’est que Santos veut tuer Juarez et prendre sa place à la tête de la révolte, jugeant le leader actuel trop faible. Le groupe qu’il a réuni autour de lui, en premier lieu Rinaldo, l’aide à s’emparer du ranch et à y garder les Cannon prisonniers en attendant la venue de Juarez. Manolito, préférant la ruse à l’affrontement direct, feint de se ranger de son côté et attend le moment propice à l’action. Il tue Rinaldo, neutralise un par un les autres hommes de Santos et libère John et Victoria. Quand ne se dresse plus face à lui que Santos, il n’a cependant pas d’autre choix que de tuer son ami, son frère…

 

Henry Silva
Paul Bryar

 

Pilar Seurat
Henry Darrow

 

Ned Romero
Rodolfo Acosta

 

Avec Henry Silva (Santos Castaneda), Pilar Seurat (Pilar). Et avec Don Collier (Sam), Rodolfo Acosta (Vaquero), Bob Hoy (Joe), Roberto Contreras (Pedro), Jerry Summers (Ira), Ted Markland (Reno) et Ned Romero (Rinaldo), Paul Bryar (Sgt. Tousseau), Lalo Rios (first bandit), Gilbert Frye (soldier), Andy Orepeza (farmer), Walt La Rue (second bandit), John Cardos (third bandit).

 

Comme « The Assassins » (1.17), « The Terrorist » est une sorte de huis-clos, non qu’il n’y ait pas de scènes en extérieurs mais la plus grande partie se joue entre quatre murs (ou trois, si l’on tient compte des caméras !) et les scènes qui se tiennent devant les portes de la maison sont filmées également en studio, souvent de nuit.

 

 

1.16   The Firing Wall (Le peloton d’exécution)

 

NBC, 31 décembre 1967

Produit par William F. Claxton

Scénario : Thomas Thompson, histoire de Richard Sale et Thomas Thompson

Réalisé par William Witney

 

Henry Darrow et Barbara Luna

 

Les hommes du Grand Chaparral, escortant un troupeau au sud, à la limite du Mexique, sont attirés de l’autre côté de la frontière par les stratagèmes éhontés de la belle Conchita et faits prisonniers les uns après les autres, Blue et Manolito compris. Ils sont emmenés à Nogales où El Caudillo, un rebelle, les condamne à passer devant le peloton d’exécution au nom de la révolution. La sentence n’est pas exécutée aussitôt mais Manolito est placé en cellule, où, au grand dam de ses compagnons, il semble se préoccuper davantage de séduire la troublante Conchita que de s’évader. Les autres, laissés en liberté surveillée, attendent le moment de tenter une sortie ; Blue parvient à s’échapper et à prévenir Don Sebastian ontoya, qui ne paraît nullement troublé de l’annonce de l’exécution prochaine de son fils mais qui décide tout de même de se rendre à Nogales en apprenant que c’est El Caudillo qui mène la danse. Les deux hommes s’accueillent comme de vieux amis et Don Sebastian essaie de négocier la libération des prisonniers ; mais El Caudillo le fait placer en cellule à son tour en l’accusant de tentative de corruption ! Les autres hommes ne tardent pas à les rejoindre en prison après avoir déclenché une bagarre générale. L’exécution semble à présent inéluctable.

Un homme, cependant, a pu s’enfuir : Pedro. Sur la route de Nogales, il s’empare du chariot sur lequel un croque-mort apporte huit cercueils à El Caudillo. Comptant ensuite sur l’aide de quelques cousins qu’il a à Nogales, il entreprend de libérer les prisonniers…

 

Fernando Lamas

 

Barbara Luna & H. Darrow

 

Rico Alaniz

 

Avec Fernando Lamas (El Caudillo), Frank Silvera (Don Sebastian), Barbara Luna (Conchita). Et avec Bob Hoy (Joe), Roberto Contreras (Pedro), Jerry Summers (Ira), Ted Markland (Reno) et Don Collier (Sam) et Rico Alaniz (El Gato), Pedro Gonzales (the bartender), Robert Carricart (the undertaker), Charles Horvath (Pedro’s cousin).

 

Le scénario traîne un peu en longueur. L’enjeu dramatique est tempéré par la comédie, dont les Montoya sont une fois de plus les instruments. La meilleure scène ? La séquence prégénérique, où la belle Conchita tire profit de la nature masculine pour attirer tous les hommes du Grand Chaparral dans son piège, les forçant à traverser la frontière pour la secourir. Ses stratagèmes sont délibérément outrés, évoquant la mise en scène théâtrale du Batman de l’époque (on retiendra les cris de la jeune femme attachée à un rocher, ou la course folle sur un cheval emballé).

 

 

 

1.17   The Assassins (Le siège)

 

NBC, 7 janvier 1968

Produit par William F. Claxton

Ecrit par Ward Hawkins

Réalisé par Justus Addiss

 

Leif Erickson, Rodolfo Acosta, Linda Cristal et X. Brands

 

Dans le désert, Manolito et Blue aperçoivent deux Apaches qui en poursuivent un troisième et finissent par l’abattre, le laissant pour mort. Il s’éteint dans les bras de Manolito en trouvant la force de dire que Soldado, l’un des sous-chefs de Cochise, prévoit de tuer le Medicine Man Nock-Ay-Del (voir 1.02) qui doit se rendre au Grand Chaparral. Quand Blue et Manolito arrivent au ranch, celui-ci est déjà assiégé : Nock-Ay-Del en effet s’est présenté pour proposer des pourparlers à John Cannon, qui l’a invité à parler à l’intérieur de sa maison ; il a été envoyé par Cochise pour autoriser John à rester sur les terres apaches à condition d’en payer le prix, qui est précisément l’objet de la négociation ; mais Soldado et quelques-uns de ses braves ont tué une jeune recrue du ranch, Kelso, et assiègent le ranch à la nuit tombée. Le brave qui accompagnait Nock-Ay-Del est tué en tentant de s’enfuir, et John doit ligoter Nock-Ay-Del pour l’empêcher lui aussi de se sauver. L’intention de Soldado est de tuer le Medicine Man au Grand Chaparral afin d’en faire porter la responsabilité à Cannon et d’empêcher toute paix avec lui.

L’un des hommes de Soldado est capturé en tentant de tuer Blue, de garde sur le toit ; il s’agit du propre fils de Soldado. Buck, sorti malgré le danger, semble avoir été abattu à quelques mètres de la porte principale mais John attend un signe pour bouger, pensant que Buck n’est peut-être pas mort et que Soldado se sert de lui pour attirer les autres à l’extérieur. C’est un Indien qui finalement s’approche du corps de Buck. Ce dernier, nullement blessé, et qui faisait le mort pour tromper les Indiens, se saisit de l’Apache et réussit à le tuer. John, alors, sort et le couvre pour lui permettre de rentrer.

Soldado parvient à blesser Nock-Ay-Del, heureusement sans gravité. John décide alors de jouer sur l’amour de Soldado pour son fils afin de lui tendre un piège. Quand Soldado voit Cannon laisser sortir et abattre son fils, il ne peut s’empêcher de tenter de l’approcher pour s’assurer de son état. Mais ce n’est pas son fils qui gît là, c’est Blue revêtu des vêtements de l’Indien. Pour se saisir de Soldado, Blue reçoit l’aide de tous les hommes du ranch.

Les pourparlers sont pour l’instant suspendus. Mais Cochise lui-même envoie un message encourageant : l’un de ses propres poneys, livré comme cadeau à John Cannon…

 

X. Brands

 

Rodolfo Acosta

 

Geoffrey Deuel

 

Avec Jerry Summers (Ira), Ted Markland (Reno) et Rodolfo Acosta (Vaquero). Et avec X. Brands (Nock-Ay-Del), James Almanzar (Soldado), Robert Bolger (Teecha), Derrik Lewis (Kantu), Geoffrey Deuel (Kelso).

 

Un épisode « en huis clos », ou tout comme, puisque la plupart des scènes se passant dans le ranch ou devant l’entrée de la maison sont filmées en studio.

C’est l’un des premiers rôles de Geoffrey Deuel. Il n’est présent qu’une poignée de minutes à peine, avant d’être tué par un Indien.

 

 

 

1.18   Survival (Le désert)

 

NBC, 14 janvier 1968

Produit par William F. Claxton

Ecrit par Francis Cockrell

Réalisé par William Witney

 

Mark Slade et Leif Erickson

 

Big John et Blue sont dans le désert en reconnaissance : ils cherchent des points d’eau avant de mener un troupeau à travers le territoire. Quand l’un de leurs chevaux est volé par un Apache isolé, Klosen, Blue se lance à sa poursuite. Il le rattrape et le blesse à l’épaule mais l’Indien s’échappe dans les rochers. Rejoignant son père, Blue découvre que toute une troupe d’Apaches les encercle, menés par Soldado, le rebelle. Soldado prend leurs chevaux mais ne les tue pas, parce qu’ils évoquent l’aide qu’ils ont apportée à Nock Ay Del. Le sort qu’il leur réserve ne vaut peut-être guère mieux, cependant : il les abandonne là, sans armes, sans nourriture et sans eau, sans même leurs chapeaux. S’ils ne survivent pas, ce sera la preuve que ce pays n’est pas le leur !

John et Blue sont donc livrés à eux-mêmes au milieu du désert. John décide de retrouver d’abord Klosen, qui sait probablement où trouver de l’eau. Ils s’emparent donc de l’Indien et le forcent à les conduire. Mais l’Apache n’a pas confiance en eux et pense qu’ils le tueront s’il les conduit jusqu’à l’eau. Aussi observe-t-il le comportement des deux hommes blancs sans leur être d’une grande utilité. Ils sont pris ensemble dans une tempête de sable. Blue voit alors passer Buck et Manolo, partis à leur recherche mais qui, fouettés eux-mêmes par le vent et le sable, ne les voient pas ni ne les entendent. Blue s’élance après eux et John le suit, en vain. Buck et Manolo s’éloignent et père et fils se retrouvent de nouveau seuls. John, tombé dans les cactus, ne tarde pas à souffrir de ses blessures et sa jambe s’infecte. Il demande à Blue d’y appliquer le couteau de Klosen chauffé au feu que Blue a réussi à allumer, après avoir lui-même extrait la balle de l’épaule de l’Indien.

Le passage d’un âne amène un nouvel espoir : l’animal pourrait les mener à un point d’eau. Mais ils ne parviennent pas à l’attraper et Klosen réussit à s’échapper. En continuant leur marche, Blue et John, très affaibli, arrivent enfin à un point d’eau. Mais ils sont alors de nouveau environnés par les rebelles de Soldado, qui a suivi leurs traces depuis le début. Il ne les laisse pas boire et les fait attacher aux rochers pour qu’ils meurent lentement. Leur salut vient pourtant des rochers : Buck, Manolo et les gars du ranch ont pu s’y cacher pour surprendre les Apaches et ouvrir le feu en restant eux-mêmes protégés. Les Apaches sont mis en déroute et Soldado parvient de justesse à s’échapper avec l’un de ses braves. John et Blue sont enfin sauvés et Victoria, qui a tenu à accompagner l’expédition de sauvetage, se jette dans leurs bras…

 

Robert Phillips

 

James Almanzar

 

Leif Erickson

 

Avec Robert Phillips (Klosen). Et avec Don Collier (Sam), Rodolfo Acosta (Vaquero), Roberto Contreras (Pedro), Jerry Summers (Ira), Ted Markland (Reno), James Almanzar (Soldado).

 

Cet épisode a sa place plutôt avant le précédent qu’après : puisque Soldado est capturé à la fin de l’épisode précédent et qu’il a tenté de tuer Nock Ay Del, on peut s’étonner de le revoir ici à la tête de ses rebelles et de le voir porté à l’« indulgence » (toute relative) par l’évocation de Nock Ay Del. Le secours porté à Nick Ay Del, que mentionne Big John, renvoie plutôt à l’épisode 1.02, dont le souvenir revient dans plusieurs épisodes au fil de la saison.

« Stop complaining and grow up a little », dit (encore) John à Blue au début de l’épisode. Au cours de l’épreuve qui suit, Blue démontre qu’il mérite tout le respect de son père, qui lui devra son salut : John en effet sera bien près d’abandonner la lutte et son fils l’exhortera à continuer.

Le motif de la survie en milieu hostile est un grand classique des séries. Cet épisode en est une variation très réussie, qui bénéficie évidemment des décors naturels au sein desquels toute l’aventure est tournée, mais qui s’appuie aussi sur un récit sobre et maîtrisé, sans péripéties naïves et rebattues (pas de serpent, pas de félin !), où la cohésion des personnages est le moteur principal. Celle du père et du fils en premier lieu mais, au-delà, des autres protagonistes : chacun de son côté, Buck et Victoria ont le pressentiment qu’un malheur est en train d’arriver, qui les pousse à rechercher les disparus très vite. On retrouve ce « sixième sens » de l’amour et de l’amitié dans d’autres séries (on songe à l’épisode « Record battu » de Magnum) mais il ajoute ici à l’effet d’urgence et de tension de l’action, en mettant en exergue le lien entre des personnages séparés.

 

 

1.19   Gold Is Where You Leave It (Laisser l’or dormir)

 

NBC, 21 janvier 1968

Produit par Buck Houghton

Ecrit par Richard Sale

Réalisé par Paul Stanley

 

Leo Gordon, Ted Gehring et Dean Stanton

 

Un Indien poursuivi par trois hommes pénètre dans le ranch. John barre le passage aux poursuivants, trois prospecteurs venus chercher de l’or dans une concession qui, hélas pour eux, se trouve sur les terres du Grand Chaparral. John les renvoie en promettant de les enterrer là-bas s’ils remontrent leur nez, puis il laisse partir l’Apache. Ce soir-là, un incident se produit au ranch : Victoria, furieuse de voir Buck et Blue s’installer à table couverts de poussière alors qu’elle l’avait interdit, quitte la table. John lui reproche son esclandre non parce qu’il lui donne tort – il a d’ailleurs vexé Buck et Blue en leur faisant lui-même la leçon – mais parce qu’il veut rester celui qui donne les ordres dans sa propre maison. Buck, cependant, revient changé et tout penaud, s’excusant auprès de Victoria ; celle-ci, peinée de la dureté de John à son égard, est touchée par la maladresse et la gentillesse de Buck, sur la joue duquel elle dépose un baiser amical. Buck en est tout retourné. Son cœur vibre pour l’épouse de son frère et il en est perturbé. C’est pourtant lui que John envoie à Tucson avec Sam afin d’en ramener de la poudre… et d’escorter Victoria qui a décidé de faire des courses.

En ville, Buck et Sam retrouvent les prospecteurs au saloon. Buck s’offre une belle bagarre avec le plus solide d’entre eux, Driskill, qui envoie deux Indiens américanisés les tuer sur le chemin du retour. Ils se réfugient derrière les murs en ruine de la concession que convoitaient Driskill et ses acolytes Shorty et Johnny et réussissent à tuer leurs assaillants en utilisant la poudre ramenée de Tucson. Mais le soir même John est contraint de quitter le ranch en apprenant que des Apaches ont volé un troupeau et il laisse Victoria à la garde de Buck. Celui-ci abat un Indien qui a tiré sur les fenêtres du ranch – en fait Johnny Faro déguisé en Apache. Dans le feu de la situation, il embrasse Victoria qui, gênée, lui explique qu’il s’est mépris sur ses sentiments. Honteux d’avoir convoité la femme de son frère, Buck décide de quitter le ranch.

Au même moment, John découvre que l’attaque du troupeau n’a pas été conduite par de vrais Indiens mais que c’était un leurre. Il renvoie Blue au ranch pour prévenir Buck qu’il reste camper dans le désert. Apprenant le départ de Buck, Blue part à sa recherche et tombe sur Driskill et Shorty qui veulent le tuer à la manière apache afin de continuer leur mise en scène. Buck le secourt, mais il reçoit l’aide de l’Apache qu’ils ont laissé repartir du ranch…

 

Avec Don Collier (Sam), Rodolfo Acosta (Vaquero), Bob Hoy (Joe), Roberto Contreras (Pedro), Jerry Summers (Ira), Ted Markland (Reno) et Leo Gordon (Lije Driskill), Dean Stanton (Johnny Faro), Ted Gehring (Shorty Bleeson), Eddie Little Sky (Alacran), William Tannen (the bartender), Shelby Grant (Dolly), Lorne McKellar (the cowboy).

 

John utilise l’expression « great bonanza » pour traduire le frisson qui s’empare des prospecteurs dès qu’ils entendent parler d’or. C’est pour éviter une nouvelle ruée qu’il veut laisser dormir l’or qui, peut-être, se trouve sur ses terres. Il exprime son mépris pour les aventuriers qui « veulent tout pour rien », au contraire du bâtisseur qu’il considère être lui-même. En regardant ses terres, qu’il aime, c’est l’empire à venir qu’il voit, et qui n’a de prix que parce qu’il l’aura bâti lui-même.

 

Linda Cristal et Cameron Mitchell

 

 

1.20   The Kinsman (Le beau-frère)

 

NBC, 28 janvier 1968

Produit par William F. Claxton

Ecrit par Richard Carr

Réalisé par Seymour Robbie

 

Jack Lord et Cameron Mitchell

 

Un homme blessé à la jambe, très faible, se présente au Grand Chaparral sur un cheval portant la marque d’un ranch voisin. Il demande après Annalee (la première femme de John, voir 1.01). Buck se méfie instantanément de cet étranger mais, pour l’heure, il s’évanouit et doit être porté à l’intérieur, où il est couché dans la chambre de Blue et soigné. Big John, à son retour, ne reconnaît pas l’homme, bien que son visage lui paraisse familier. Il faut attendre le réveil de l’étranger pour qu’il lève le voile : il est Dan Brooks, le demi-frère d’Annalee, plus jeune qu’elle d’une dizaine d’années. Blue est enthousiasmé par cette rencontre, qui lui permet de connaître un oncle qu’il n’a jamais vu. Cela fait peut-être dix-neuf ans en effet que John n’a pas vu Dan, qui dit avoir été attaqué par des Apaches qui ont tué son cheval et l’ont forcé à en prendre un autre sans chercher à savoir à qui il appartenait. Dan est l’objet de soins attentionnés de la part de Victoria et de Blue mais Buck n’en reste pas moins méfiant.

Deux hommes trouvent le cheval mort de Dan dans le désert puis arrivent à Tucson où ils s’enquièrent auprès du maréchal-ferrant du passage d’un étranger. Ils montrent un portrait de l’homme qu’ils recherchent, que le maréchal-ferrant n’a pas rencontré. Ils rencontrent peu après Buck au saloon et l’entendent parler avec le barman d’un blessé arrivé au ranch durant la nuit. Comme Buck est toujours en quête de main-d’œuvre à embaucher, ils se portent volontaires et l’accompagnent donc au Grand Chaparral, où ils agissent en nouvelles recrues en se mêlant aux autres employés.

Dan se rétablit peu à peu et son vrai visage se révèle à mesure. Se trouvant seul avec Victoria, il l’étreint brutalement et se met à l’embrasser. Victoria le repousse mais n’ose pas en parler à Big John, tandis que Dan, arrogant, s’amuse de la situation en prétendant que Victoria lui en veut parce qu’il force trop sur sa jambe blessée. Ce soir-là, profitant de ce que Dan s’est isolé sous le porche après le dîner, Victoria l’approche et le menace de dire la vérité à John s’il ne quitte pas le ranch aussitôt qu’il en sera capable. Nullement impressionné, Dan semble s’amuser de sa colère. Un moment plus tard, cependant, il rit moins en sentant le canon d’un revolver sur son visage : Mace, l’un des deux hommes embauchés par Buck, a bien l’intention de l’emmener avec lui. Ils sont chasseurs de primes et la capture de Dan, mort ou vif, leur rapportera 500 $. Dan s’offre un sursis en proposant un marché à Mace : le lendemain, John et Blue doivent se rendre en ville pour en rapporter l’argent de la paye des employés. Il compte les accompagner et propose à Mace et à son équipier Gurney de les attaquer sur la route. Ils y gagneront certainement plus que les 500 $ de la prime.

Tout fonctionne selon le plan de Dan, à une exception près : l’arrivée imprévue de Buck et Sam oblige Dan à réagir très vite. Il abat Mace et Gurney. Mais, sitôt de retour au ranch, il attend d’être seul avec John, l’assomme et s’enfuit avec l’argent de la paye. Blue se lance à sa poursuite et le rattrape dans le désert. Dan mise sur sa jeunesse et l’attachement qu’il lui porte pour s’en sortir une fois encore mais il n’en aura pas l’occasion : lorsqu’il s’apprête à dégainer, un coup de feu l’arrête. Pour de bon. Ce n’est pas Blue qui l’a tiré, cependant, et le garçon est profondément affecté par la conclusion dramatique de cette histoire…

 

Jack Lord

 

R. Barnes & W. Watson

 

Raymond Guth

 

Avec Jack Lord (Dan Brooks), William C. Watson (Mace). Et avec Rayford Barnes (Gurney), Raymond Guth (the stableman), William Tannen (the bartender), Jack Searl (the storekeeper).

 

 

1.21   Champion of the Western World (La selle mexicaine)

 

NBC, 4 février 1968

Produit par William F. Claxton

Ecrit par Michael Fessier

Réalisé par William F. Claxton

 

Charles Aidman et Mark Slade

 

Big John, Victoria et les gars du dortoir se rendent tous à Tucson pour les célébrations du 4 juillet. John a réservé une chambre dans un hôtel de la rue principale pour que Victoria soit aux premières loges et il a interdit aux hommes de se battre en présence de sa femme. C’est lui-même qui transgresse cette règle lorsqu’il est pris à partie par un ivrogne dès leur arrivée en ville ! Paddy O’Bannion, un boxeur irlandais, en profite pour s’asseoir auprès de Victoria et écarter le chariot de la rue où les gars se sont mêlés au combat. Pedro, lui, est embauché d’emblée dans l’orchestre, tandis que Manolito ne résiste pas aux avances de Pearlita Flores. Celle-ci lui rappelle d’ailleurs qu’il lui avait promis un cadeau : une robe de Victoria. Mais en voyant sur la tête de cette dernière un ravissant chapeau qu’elle a fait venir de Paris, Pearlita est conquise et veut ce chapeau… que Manolito n’hésite donc pas à voler dans la chambre de sa sœur. Quant à Blue, il s’est entiché d’une selle d’une grande beauté exposée devant le magasin de J. Carney, qui a accepté de la lui réserver moyennant un acompte. Blue compte sur l’un des prix mis en jeu pendant les fêtes pour acheter cette selle, après avoir décliné l’offre de Victoria de la lui offrir pour son anniversaire.

Big John sauve l’honneur du ranch en remportant le prix du rodéo après que tous les gars, Buck et Blue compris, aient été désarçonnés par leurs montures. En revanche, Manolito perd la course de chevaux alors qu’il était en tête, parce que Pearlita a effrayé son cheval en traversant la rue devant lui pour se montrer à tous avec le chapeau de Victoria. Le chapeau n’y survivra pas, piétiné par Manolito. Poussé par Buck, Blue affronte un champion de boxe à l’entraînement… et lui casse la mâchoire. Il accepte alors de se battre à sa place, faute de quoi Paddy O’Bannion perd ses chances de remporter un prix. or, Paddy a sauvé la vie de Blue quelque temps avant les fêtes, en le secourant dans le désert alors qu’un homme voulait le détrousser. A la surprise générale, Blue s’en tire tellement bien sur le ring, après une ouverture difficile, que les deux hommes finissent au tapis !

Avec tout cela, Blue n’a pas gagné de quoi acheter la précieuse selle. Et pourtant, il la trouve sur son cheval au terme des célébrations. Victoria n’a pas résisté au plaisir de la lui offrir. En acceptant son cadeau, Blue la remplit de joie car, à ses yeux, cela signifie qu’il l’accepte enfin en tant que seconde mère. Bref, tout le monde rentre heureux au Grand Chaparral après quelques jours d’une parenthèse placée sous le signe de la bonne humeur…

 

Charles Aidman
Marie Gomez

 

Walter Brooke
George Sims

 

Bob Hoy & Charles H. Gray
Don Collier & R. Acosta

 

Avec Charles Aidman (Paddy O’Bannion), Walter Brooke (J. Carney), Charles H. Gray (Killian). Et avec Don Collier (Sam [Butler]), Rodolfo Acosta (Vaquero), Bob Hoy (Joe [Butler]), Roberto Contreras (Pedro), Jerry Summers (Ira), Ted Markland (Reno) et Gene Rutherford (Bart Kellogg), George Sims (The Benecia Kid) et Marie Gomez (Pearlita).

 

Les circonstances de la précédente rencontre de Manolito et Pearlita sont rappelées par Manolito (voir 1.05). Les circonstances de la précédente rencontre de Manolito et Pearlita sont rappelées par Manolito (voir 1.05). L’apparition de Gene Rutherford en Bart Kellogg, qui déclenche une bagarre avec Big John, est aussi un clin d’œil à l’épisode 1.05.

 

Mark Slade et Linda Cristal

The bunkhouse gang : Bob Hoy, Ted Markland, Don Collier, Jerry Summers et Rodolfo Acosta

 

 

1.22   Ride the Savage Land (En pays sauvage)

 

NBC, 11 février 1968

Produit par William F. Claxton

Ecrit par Tim Kelly

Réalisé par Richard Benedict

 

Henry Darrow et Cameron Mitchell

 

En patrouillant dans le désert, Buck et Manolito aperçoivent deux enfants blanches poursuivies par un groupe d’Apaches. Ils se portent à leur secours et parviennent à emmener la plus grande, Ann, mais pas sa petite sœur. Toutes deux ont été enlevées par les Indiens après le massacre de leurs parents et Ann supplie Buck de retourner libérer la petite Olive. C’est une expédition suicidaire dans laquelle refuse de se lancer le Colonel Bell, informé de la situation. Buck essaie en vain de convaincre Big John et décide finalement de partir seul. Manolito le rejoint toutefois très vite : il a emporté de l’argent qu’il avait économisé et pense que les Indiens pourraient accepter de vendre la fille. Tous deux s’avancent dans le territoire à la recherche des Apaches. Trois guerriers les attaquent, qu’ils laissent morts derrière eux. Ils y ont perdu un cheval, cependant, mais rencontrent un escadron de soldats noirs, commandés par le Sgt Washburn, en train de planter des poteaux de télégraphe dans le désert. Washburn accepte de leur vendre un cheval sellé. Ils ne se sont pas beaucoup éloignés que des coups de feu se font entendre ; le temps de revenir auprès des soldats, ceux-ci ont été entièrement massacrés par les Apaches, qui emmènent Buck et Manolito. Ils se présentent devant le Chef Tobar et le Ghost Medicine Man, qui se souvient de l’aide apportée à Nock Ay Del par les gens du Grand Chaparral (voir 1.02). Cela leur vaut d’être écoutés et de voir leur offre prise en compte. L’un d’eux cependant devra subir une épreuve destinée à prouver son courage ; une épreuve selon la loi apache, fondée sur la douleur physique. Manolito est crucifié la tête en bas et doit recevoir sans broncher une série de violents coups de fouet administrés par un Indien sur un cheval lancé au galop. Le courage de Manolito permet de racheter l’enfant esclave et de la ramener au ranch…

 

George Keymas
Michael Keep

 

Mary Jo Kennedy
Claire Wilcox

 

Gregg Palmer
Rockne Tarkington

 

Avec Don Collier (Sam [Butler]), Rodolfo Acosta (Vaquero), Bob Hoy (Joe [Butler]), Roberto Contreras (Pedro), Jerry Summers (Ira), Ted Markland (Reno) et George Keymas (the Medicine Man), Mary Jo Kennedy (Ann), Claire Wilcox (Olive), Gregg Palmer (Colonel), Rockne Tarkington (the Sergeant), Murray MacLeod (the Lieutenant), Michael Keep (Tobar), Dennis Cross (the Apache).

 

L’histoire se fonde sur le double postulat de départ de la série : la survie au sein d’un territoire hostile et la possibilité de traiter avec les Apaches en respectant les règles avec lesquelles ils refusent de transiger. Le sort des deux enfants, enlevées et traitées comme des esclaves au sein de la tribu, mais aussi l’attaque des trois Indiens dans le désert, le massacre des Buffalo Soldiers et l’épreuve de courage passée finalement par Manolito témoignent de la volonté de la série de montrer la violence indissociable de la vie dans le territoire des Indiens, tout en conservant un regard (relativement) optimiste sur les rapports entre Blancs et Indiens.

Le Sgt Washburn dirige un groupe de soldats noirs (buffalo soldiers) affectés à l’installation du télégraphe dans le désert.

Manolo (fin) : « When you ride the savage land, you’re part of it. » (Disent les Apaches.)

 

 

1.23   Bad Day for a Thirst (Les Indiens)

 

NBC, 18 février 1968

Produit par William F. Claxton

Ecrit par Tim Kelly

Réalisé par William F. Claxton

 

Jose De Vega et Dennis Safren

 

Buck et Manolito capturent deux Apaches qu’ils ont surpris à poursuivre une de leurs bêtes dans le désert. Ce sont de jeunes gens, visiblement séparés de leur tribu et vivant seuls au milieu du désert, des vagabonds affamés. Buck s’identifie à eux et se met en tête de les éduquer pour en faire des cow-boys. Tout le monde est sceptique sur ses chances de réussite mais il obtient l’autorisation de Big John et se met au travail. Il baptise les deux jeunes Apaches Sourdough et Saddleblanket (« Levain » et « Couverture de selle »), leur fait endosser des vêtements de cow-boys et entreprend de leur apprendre à marquer le bétail et à accomplir les tâches d’un cow-boy. Il se heurte en ville à l’ironie de certains, dont Burton, mais suscite aussi la curiosité d’autres, plus tolérants, comme le rancher Jed Allison. Mais ce dernier est tué par des Apaches en se rendant au Grand Chaparral et Burton forme aussitôt un petit groupe qui, au lieu de traquer les Apaches responsables de l’attaque, se rend directement au Grand Chaparral et, surprenant Sourdough et Saddleblanket seuls, décide de les pendre sans autre forme de procès. L’arrivée de Buck et Big John l’en empêche et Buck transmet ses sentiments à Burton à la force du poing. Il n’en reste pas moins que l’incident semble confirmer la désapprobation que Buck continue de sentir dans son entourage. John et Manolito en particulier ne sont pas surpris lorsque, peu après cet incident, les deux Apaches disparaissent. Buck les convainc malgré tout de monter une expédition de recherche, persuadé quant à lui qu’ils ne sont pas partis de leur plein gré, parce qu’ils commençaient à s’adapter et appréciaient visiblement la vie de cow-boys. Il ne se trompe pas : Sourdough et Saddleblanket ont été emmenés par un groupe d’Apaches et ont dû se joindre malgré eux à l’attaque d’un fort dont la garnison a été massacrée. C’est là que les retrouve l’expédition. Blessé par les tirs des Apaches, Buck doute du bien fondé de sa confiance, jusqu’au moment où Sourdough et Saddleblanket prennent le parti des Blancs et ouvrent les portes du fort aux cow-boys. Sourdough, hélas, est tué durant le combat…

 

D. Safren & J. De Vega
Anthony Jochim

 

Adam Williams
Vince St Cyr

 

Robert Carson
John Furlong

 

Avec Jose De Vega (Sourdough), Dennis Safren (Saddleblanket). Et avec Bob Hoy (Joe), Roberto Contreras (Pedro), Jerry Summers (Ira), Ted Markland (Reno) et Don Collier (Sam). Et Adam Williams (Burton), Robert Carson (Allison), Anthony Jochim (the prospector), Vince St Cyr (the Apache leader), John Furlong (Halliday).

 

Le scénario plaide, comme l’ensemble de la série, pour une possible réconciliation des Blancs et des Indiens. En dépit de ses discours récurrents, cependant, Big John se montre ici d’un grand scepticisme quant à l’adaptation des Apaches au mode de vie des Blancs.

« Bad day for a thirst », c’est ce que dit Buck à Sourdough et Saddleblanket quand il s’adresse à eux en anglais devant le Fort pour leur faire passer un message que les autres Apaches ne comprendront pas.

 

 

 

1.24   Tiger by the Tail (Le tigre blessé)

 

NBC, 25 février 1968

Produit par William F. Claxton

Ecrit par Mel Goldberg

Réalisé par Seymour Robbie

 

Linda Cristal et Ricardo Montalban

 

Blue et Joe trouvent un homme blessé dans le désert. En dépit des objections de Joe, Blue le ramène au ranch pour l’y soigner. L’homme est El Tigre, un bandit mexicain connu pour ses méfaits. L’initiative de Blue est diversement appréciée : si Vaquero voit en El Tigre un sauveur du pauvre peuple mexicain, les autres ne voient qu’un tueur sanguinaire. L’homme n’en est pas moins soigné et Victoria prend soin de lui tant qu’il est alité. Quand les hommes qui l’ont attaqué et laissé pour mort dans le désert, un groupe de ranchers conduit par Travers, réclame qu’on leur remette le prisonnier, Victoria leur oppose la Loi, qui fait toute la différence entre un bandit et un citoyen respectable, et John se range à son côté. Il déclare qu’El Tigre sera remis à la Loi dès qu’il sera assez valide pour cela. Le prix à payer n’est pourtant pas insignifiant : le frère d’El Tigre, Rafael, vient à son tour réclamer le blessé et, devant le refus de John, c’est toute la bande du Tigre qui assiège le Grand Chaparral. Des hommes meurent au nom de la Justice, Blue lui-même est blessé et Victoria n’est plus si sûre d’avoir pris le bon parti. Aussi finit-elle par céder aux promesses du Tigre, qui affirme qu’il s’en ira pour ne jamais revenir si elle le laisse sortir de sa chambre transformée en cellule. Mais le Tigre n’est pas l’honnête homme que croyait Vaquero, la Cause pour laquelle il se bat est plus importante qu’une parole donnée. Sitôt libre, il s’empare de l’arme de Blue et tient Victoria sous la menace, exigeant qu’elle fasse venir John afin qu’il ouvre le coffre-fort de sa chambre, dont il connaît seul la combinaison. Persuadé que John est un riche Américain, l’un de ces oppresseurs du peuple contre lesquels il lutte, il est bien déçu de ne trouver qu’une cinquantaine de dollars dans ce coffre. Voyant qu’il n’a rien à gagner et refusant de se constituer à nouveau prisonnier, il est sur le point de sortir et de se frayer un chemin au milieu des hommes du ranch lorsque Rafael force une fenêtre ; surpris, El Tigre tire, son frère réplique et le touche. El Tigre s’éteint quelques instants plus tard dans les bras de son frère, qui quittera le ranch en emmenant son corps en travers d’un cheval…

 

Ricardo Montalban

 

Daniel Ades

 

Noah Keen

 

Avec Ricardo Montalban (El Tigre). Et avec Don Collier (Sam [Butler]), Rodolfo Acosta (Vaquero), Bob Hoy (Joe [Butler]), Roberto Contreras (Pedro), Jerry Summers (Ira), Ted Markland (Reno) et Daniel Ades (Rafael), Noah Keen (Travers).

 

L’épisode vaut pour son dilemme moral. Au nom de la Loi et de la Justice, Victoria et John refusent le lynchage et mettent en jeu la vie de leurs employés pour un homme qui ne leur est rien. On retiendra le plaidoyer de Victoria devant Travers et celui de John devant ses propres employés, qui voudraient résoudre la question en se constituant eux-mêmes juge et jurés pour décider du sort d’El Tigre. Ce que conte cette histoire, c’est la lutte des principes et de la réalité : la défense des principes peut causer la mort d’innocents et Victoria, après avoir défendu la Loi, pleure sur le bain de sang qui s’ensuit et finalement oublie le principe au nom de la pitié, non pour le bandit mais pour les innocents qui meurent à cause de lui. La figure d’El Tigre est elle aussi complexe : on hésite à le qualifier, sa situation de blessé suscite la sympathie (c’est la réaction de Blue qui le sauve) mais sa réputation de tueur justifie l’antipathie, et le double regard porté sur lui ne permet pas de déterminer s’il est sincère ou non dans son combat contre « les riches oppresseurs ». Au fil de l’épisode, cependant, sa stature morale est contestée et son comportement révèle un personnage moins héroïque que l’image qu’en avait d’abord Vaquero, le « pauvre ». Son obsession finale pour l’argent de John Cannon, même rattachée à sa haine du riche et à la défense du pauvre, le marque comme un stigmate. John a beau jeu alors de dénoncer la distance entre ses discours sur le peuple et la réalité égoïste de sa vie de bandit : c’est pour lui-même qu’il vole mais combien de pauvres peones a-t-il nourris avec l’argent qu’il a volé ? Au terme de l’épisode, le fougueux défenseur du peuple semble n’être plus qu’un tigre de papier.

 

Henry Darrow et Bob Hoy

Ted Markland et Don Collier

Bob Hoy et Jerry Summers

Henry Darrow et Rodolfo Acosta

 

 

1.25   The Peacemaker (Le pacifiste)

 

NBC, 3 mars 1968

Produit par William F. Claxton

Ecrit par John Starr Niendorff

Réalisé par Richard Benedict

 

Victor Jory, Barbara Hershey et Mark Slade

 

Blue, fatigué des remontrances de son père qui persiste à le traiter comme un gamin, décide de quitter le ranch afin de mener sa propre vie. Il ne tarde pas à rencontrer des Apaches dans le désert. Leur ayant échappé, il rencontre un détachement de soldats commandés par le Lt Corey, escortant un envoyé du Gouvernement, M. Kelly, qui voyage avec sa fille Moonfire. Kelly est porteur d’une pormesse de paix et chargé de négocier les conditions de cette paix avec Cochise. Moonfire, qu’il a recueillie, est une Indienne, une Apache. Le Lt Corey est visiblement pressé de se débarrasser de la charge de Kelly, qui est hostile à tout usage de la force, et il se sert de l’inexpérience manifeste de Blue pour lui faire accepter de guider Kelly et sa fille jusqu’au camp de Cochise. Voilà le jeune homme livré à lui-même avec pour mission de s’avancer au plus profond du territoire apache !

Quand ils sont attaqués par les Apaches, Blue réagit de la seule manière qu’il connaisse, en tirant pour sauver sa vie et celle de ses compagnons. Kelly s’y oppose, saisit son arme et la jette, puis il s’avance au-devant des Apaches, les bras levés en signe de paix. S’ils ne sont pas tués mais faits prisonniers et emmenés devant Cochise, c’est parce que les Apaches reconnaissent en Moonfire une des leurs. Mais l’un des braves de Cochise, Prowling Dog, la réclame très vite pour sienne, car elle lui avait été promise autrefois. Blue, séduit dès le début par le charme de Moonfire, se dresse pour la protéger, la réclamant lui aussi. Il doit se battre contre Prowling Dog, qu’il parvient à maîtriser, et Cochise lui-même consacre l’union de Blue et Moonfire.

Kelly peut alors parler paix avec Cochise. Celui-ci refuse cependant le découpage du territoire que lui propose l’envoyé de Washington et exige un couloir qui passe précisément entre le Grand Chaparral et Tucson, coupant net la seule voie d’approvisionnement du ranch. Il sait que John Cannon ne pourra accepter un tel découpage mais Kelly, enthousiaste, s’engage à le convaincre ! Blue, qui a entendu auparavant les critiques de Kelly à l’égard de Big John, qu’il accuse d’être l’un des responsables de la guerre avec les Indiens, et qui a tu son véritable nom, avoue alors qu’il est le fils de John Cannon. Il tente d’expliquer à Kelly ce que le plan de Cochise a d’absurde, sans succès. Il accepte donc de le conduire jusqu’au Grand Chaparral.

John est heureux de voir revenir son fils, même s’il l’est moins de le savoir fiancé à Moonfire, qu’il connaît à peine. Il trouve évidemment absurde le plan de Cochise mais en perçoit bien la raison : s’il accepte, John sera purement et simplement poussé à quitter le territoire, mais s’il refuse il aura l’armée contre lui, Kelly s’y engage. Une attaque d’un groupe d’Apaches menés par Prowling Dog interrompt leurs discussions et une fusillade éclate. Comme la première fois, dans le désert, Kelly tente de s’interposer, mais cette fois Prowling Dog lui tire dessus et un autre guerrier tue Moonfire d’une flèche dans le dos. Fou de chagrin, Kelly lui-même s’empare d’un fusil et abat Prowling Dog avant de s’effondrer, mort.

Le père et sa fille sont enterrés non loin de la tombe d’Annalee. John comprend le chagrin de Blue et lui présente aussi ses excuses pour ne l’avoir pas compris. C’est à un homme, non à un enfant, qu’il propose de rester au ranch…

 

Victor Jory

 

Barbara Hershey

 

Paul Fix & Victor Jory

 

Avec Victor Jory (Kelly), Barbara Hershey (Moonfire). Et avec Don Collier (Sam [Butler]), Rodolfo Acosta (Vaquero), Bob Hoy (Joe [Butler]), Roberto Contreras (Pedro), Jerry Summers (Ira), Ted Markland (Reno) et Ron Foster (Lt Corey), David Renard (Prowling Dog), Paul Fix (Cochise).

 

 

 

1.26   The Hair Hunter (Chasseur de scalps)

 

NBC, 10 mars 1968

Produit par William F. Claxton

Ecrit par Ken Pettus

Réalisé par Robert Gist

 

Richard Evans et James Gregory

 

Sur la route de Tucson, John et Victoria découvrent des cadavres d’Apaches scalpés. En ville, John apprend que c’est le directeur de l’Arizona Mining Company, Judah Austin, qui offre 100 $ par scalp de façon à « nettoyer » le territoire des Apaches. L’un de ces chasseurs de scalps, Jake Stoner, opère avec plusieurs hommes, dont son fils Chad, qui ne supporte pas cette tuerie mais n’ose pas le dire à son père. Stoner ne prend pas de risques : les Apaches sont abattus à distance et ensuite scalpés. Aux yeux de Stoner, ce ne sont pas des humains mais simplement… des Indiens. Il ne se pose donc aucune question morale au sujet de son gagne-pain et empoche l’argent sans complexe. Quand Austin, en revanche, lui offre 500 $ pour le scalp de John Cannon, qui a interdit l’accès de ses terres aux chasseurs de scalps, Stoner s’indigne comme d’un crime intolérable. Un jour, Chad est poignardé par un Apache et Stoner l’emmène au Grand Chaparral, le refuge le plus proche. En apprenant que Stoner est un chasseur de scalps, John le chasse de chez lui mais Victoria insiste pour que le fils reste car il est trop mal en point pour voyager.

Chad est donc soigné au ranch et se remet peu à peu. Garçon timide, il exprime son tourment dans le délire que provoque la fièvre et gagne vite la sympathie des Cannon. Le jour où son père revient le chercher, il refuse de le suivre et demande à John de le garder au ranch, où il travaillera dur, dit-il, comme les autres. Jacob est déçu et blessé de cette décision, qu’il ne comprend pas, mais il s’incline.

Les Apaches, cependant, réagissent au massacre des leurs en organisant la réplique. Un jour, un groupe conduit par Soldado, le sous-chef, tue les équipiers de Stoner et poursuit celui-ci dans le désert. Jacob rencontre John, Blue et Chad qui se sont éloignés du ranch. Tous les quatre se retranchent dans les buissons et les rochers, encerclés par les guerriers de Soldado. Celui-ci parlemente avec John et promet de le laisser partir s’il lui livre Stoner. John ne peut accepter ce marché, que Blue, lui, accepterait bien. La situation est désespérée mais les Stoner, père et fils, se retrouvent côte à côte dans la lutte, ce qui les rapproche un temps. Jacob finit par décider que le salut des autres dépend de sa seule décision et il s’avance à la rencontre des Apaches. Il est tué d’une flèche. Soldado, alors, s’éloigne lentement avec ses braves, laissant la vie sauve aux autres comme il l’a promis…

 

James Gregory

 

Richard Evans

 

Kelly Thordsen

 

Avec James Gregory (Jake Stoner), Richard Evans (Chad Stoner), Kelly Thordsen (Judah Austin). Et avec Don Collier (Sam [Butler]), Rodolfo Acosta (Vaquero), Bob Hoy (Joe [Butler]), Roberto Contreras (Pedro), Jerry Summers (Ira), Ted Markland (Reno), James Almanzar (Soldado).

 

Linda Cristal, Rodolfo Acosta et Richard Evans

Leif Erickson et Mark Slade

 

 

1.27   A Joyful Noise (Sœur Maria)

 

NBC, 24 mars 1968

Produit par William F. Claxton

Ecrit par William Blinn

Réalisé par Richard Benedict

 

Henry Darrow et Laurie Mock sous le regard d'Angela Clarke

 

Dans le désert avec Buck, Manolito est mordu par un serpent à sonnettes. Buck lui fait un garrot et le remet à cheval puis part en avant pour chercher du secours. Manolito chemine autant qu’il peut et arrive dans un bâtiment en ruines où il s’effondre. A son réveil, il découvre qu’il a été soigné par un prêtre, le Padre Guillermo, deux nonnes, Sœur Angelica et Sœur Luke, et une jeune femme, Maria de la Pena. Cette dernière a été recueillie par le groupe après la mort de son père et l’incendie du couvent, tous deux perpétrés par Ramon Garcia, le régisseur du domaine de son père, furieux que celui-ci lui refuse la main de Maria. La jeune femme envisage d’entrer dans les ordres mais son charme séduit instantanément Manolito qui voudrait en faire sa femme. Le Padre voudrait fonder un nouveau couvent ici, sur le ranch du Grand Chaparral, en pleine terre apache. Quand Buck et Vaquero retrouvent Manolito et font connaissance avec le Padre, Buck essaie de lui faire comprendre qu’un tel projet est une folie mais le prêtre est plein d’enthousiasme et inconscient du danger. Big John invite la petite communauté à séjourner chez lui. Mais Ramon, cruel et jaloux, n’est pas en prison au Mexique comme le croyaient Maria et ses protecteurs ; il les a suivis jusqu’ici et tente d’enlever Maria au ranch. Manolito, en lui portant secours, est de nouveau blessé mais la jeune femme est sauve. Consciente du danger qu’elle fait courir à tous, cependant, Maria quitte le ranch durant la nuit, en emportant un cheval. Les hommes du ranch la recherchent activement dès le matin et Manolito la retrouve, affaiblie. Ils se réfugient dans les ruines, talonnés par Ramon. Manolito est blessé au bras mais il n’a d’autre choix que d’affronter Ramon, qui durant le combat tombe sur son propre couteau. Maria, éprouvée mais déterminée, renonce à l’amour de Manolito pour entrer dans les ordres, comme elle le souhaitait…

 

Ramon Novarro
Angela Clarke

 

Laurie Mock
Penny Santon

 

Robert Yuro
R. Contreras & D. Collier

 

Avec Ramon Novarro (Padre Guillermo), Laurie Mock (Maria de la Pena), Robert Yuro (Ramon Garcia). Et avec Don Collier (Sam [Butler]), Rodolfo Acosta (Vaquero), Bob Hoy (Joe [Butler]), Roberto Contreras (Pedro), Jerry Summers (Ira), Ted Markland (Reno) et Penny Santon (Sister Angelica), Angela Clarke (Sister Luke).

 

Robert Yuro campe un méchant intégral, cruel, violent, jaloux, vindicatif et borgne : il est le Mal incarné qui poursuit l’innocente Maria, dont l’âme totalement pure aspire à servir Dieu. Manolito reçoit dans cet épisode un traitement particulièrement brutal, mordu par un serpent, assommé, heurté par un cheval et finalement blessé par balle. Un parcours christique pour mériter la pure Maria ! Ramon Novarro, lui, interprète le Padre Guillermo, tout de bienveillance et d’un enthousiasme juvénile, qui exhorte la jeune Maria à bien réfléchir avant d’engager sa vie au service de Dieu. C’était son dernier rôle ; l’acteur fut assassiné chez lui par deux cambrioleurs le 30 octobre 1968.

 

 

 

1.28   Threshold of Courage (Le crochet de fer)

 

NBC, 31 mars 1968

Produit par William F. Claxton

Ecrit par William F. Leicester

Réalisé par William F. Claxton

 

 

Manolito accompagne Victoria à l’église où il la laisse prier seule. Mais un groupe d’hommes enlèvent Victoria et laissent Manolito pour mort. Le chef du groupe, Finley Carr, est un ancien officier sudiste qui eut la main tranchée au cours de la bataille de Petersburg, en 1864, par John Cannon, alors capitaine dans l’armée du Nord. Ayant un crochet à la place de la main gauche, il veut aujourd’hui se venger en plongeant John dans la terreur pour finalement lui enlever la vie… ou une main. Le groupe, constitué de son frère Stacy et d’hommes qu’il a recrutés, emmène Victoria dans les montagnes, forçant John et les siens à suivre leur trace. Quand le groupe se sépare, John suit seul la piste de sa femme pendant que les autres sont envoyés dans de mauvaises directions par de faux repères. Buck finit par s’en rendre compte et met la main sur l’homme qui les déroute pour le forcer à leur indiquer où se rend Carr. Celui-ci a établi un camp sur les sommets, où il force John à creuser sa propre tombe et à subir des épreuves de force tout en retenant Victoria prisonnière, sans les laisser se parler. Il veut infliger à John la souffrance qu’il a lui-même éprouvée quand, blessé, il a souffert durant trois jours avant d’être enfin secouru. Son frère, cependant, se sent de moins en moins solidaire de sa folie vengeresse…

 

Pat Hingle
Charles Maxwell

 

Ron Hayes
H. Darrow & Ron Hayes

 

Pat Hingle & Rex Holman
Frank Puglia

 

Avec Pat Hingle (Finley Carr), Ron Hayes (Stacey Carr). Et avec Don Collier (Sam [Butler]), Rodolfo Acosta (Vaquero), Bob Hoy (Joe [Butler]), Roberto Contreras (Pedro), Jerry Summers (Ira), Ted Markland (Reno) et Rex Holman (Jube), Charles Maxwell (Hank), Frank Puglia (Miguel).

 

John mentionne le fait que Buck s’est battu dans l’armée confédérée tandis que lui se battait pour le Nord.

 

 

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