Guide réalisé par Thierry Le Peut

Veronica Hamel et Daniel J. Travanti dans l'épisode 2.18

 

revoir la saison 1

 

Saison 2

(1981-1982)

 

created by Michael Kozoll & Steven Bochco

executive producer Steven Bochco

creative consultant Michael Kozoll

 

 

 

 

 

2.01  Hearts and Minds

NBC, 29 octobre 1981

Adaptation : Steven Bochco et Anthony Yerkovich, histoire de Michael Kozoll, Steven Bochco et Anthony Yerkovich

Réalisé par Gregory Hoblit

 

 

 

Après le briefing du matin, une querelle entre deux personnes arrêtées se termine en fusillade quand l’une d’elles s’empare d’une arme et tire. L’homme est abattu par le feu croisé des policiers présents.

Esterhaus est épuisé par les exigences sexuelles de Grace et les contraintes d’une vie « partagée »… qui suscite des envies chez Howard, témoin d’une conversation chaude au poste.

Coffey réclame l’autorisation de reprendre les patrouilles avec Bates. Ils participent à une opération d’envergure dans Jefferson Heights pour retrouver un garçon de sept ans porté disparu. Ray Calletano, en charge de la recherche, mobilise autant d’hommes que possible. A défaut de trouver le garçon, Hill et Renko arrêtent un orang-outang pickpocket que Belker obtient l’autorisation d’héberger dans la salle d’interrogatoires de Hill Street Station.

Jesse John Hudson, de retour dans Hill Street, s’est-il rangé ou essaie-t-il de reprendre le contrôle des Black Arrows ? Furillo est circonspect. Jesus refuse de travailler avec lui et Furillo craint une guerre des gangs. Un Black Arrow est bientôt retrouvé mort dans un sous-sol de Jefferson Heights où Hill et Renko recherchaient le garçon disparu. Ce dernier est finalement retrouvé grâce à la perspicacité de Goldblume.

Furillo fête ses quarante ans et a un coup de blues. Il ne veut plus n’avoir que des bribes de la vie des gens qu’il aime, et cela inclut Joyce, à qui il donne le choix entre une relation au grand jour et une rupture…

 

 

 

Coffey est de retour au poste. Il insiste pour reprendre les patrouilles avec Bates et affirme à Esterhaus que recevoir une balle ne lui fait rien, il a été rodé au Vietnam (« Nam »).

Belker arrête encore le même type que plusieurs fois dans la saison 1 (voir 1.03), qui lui donne toujours un nom différent (cette fois, Sam Snead, golfeur célèbre).

Joyce surnomme Furillo « pizza man ».

Furillo fête ses quarante ans. Fay lui apporte un gâteau (dont on vous laisse découvrir la forme, 20e minute) et révèle son second prénom : Xavier.

Howard parle de Lorraine (à Esterhaus).

Renko, ironique, en faisant du porte à porte : « There are eight million stories in the naked city. » (Phrase répétée dans chaque épisode de la série Naked City, qui se déroulait à New York.)

Esterhaus : « I’m irresistible to women. They can’t leave me alone. From Stella Copowski in the sixth grade to Grace Gardner, my entire life has been determined by my irresistibility to the female gender. It’s a curse. Not to mention what it’s doing to my lower back. »

 

 

2.02  Blood Money 

NBC, 5 novembre 1981

Adaptation : Steven Bochco et Anthony Yerkovich, histoire de Michael Kozoll, Steven Bochco et Anthony Yerkovich

Réalisé par Gregory Hoblit

 

 

 

lusieurs policiers, dont Belker et Goldblume, qui a insisté auprès de Furillo, se font passer pour des chauffeurs de taxi afin de coincer les auteurs de plusieurs agressions de chauffeurs. Goldblume fait monter dans son taxi une femme ennuyée par deux types à l’arrêt de bus ; il la raccompagne chez elle où elle lui demande de rester un peu. Elle est visiblement très seule mais Goldblume est un homme « très marié » et préfère prendre la fuite, mais cela lui donne ensuite à réfléchir... Belker a plus, ou moins, de chance car l’agresseur, travesti, monte dans son taxi et pointe une arme sur lui. Mais il serait plus juste de dire que c’est le client qui manque de chance, ce jour-là…

Fay annonce à Frank qu’elle envisage de se remarier avec un homme qu’elle a rencontré… une semaine plus tôt.

Phil a toujours du mal à gérer sa vie affective. Il annonce à Grace qu’il souhaite rompre avec elle. Elle accepte alors une invitation à sortir de Howard, tapi en embuscade.

Jesse John Hudson affiche ses respectables intentions devant les journalistes qu’il invite à visiter son centre éducatif. Belker le soupçonne cependant d’être responsable d’un vol d’armes et Virgil Brooks, infiltré dans le gang des Black Arrows, craint que le sang ne soit bientôt versé dans les rues, où la menace est palpable. Son exposition d’art afro-américain a quelque succès : Howard s’y montre avec Grace Gardner, Joyce Davenport avec un compagnon (Lance Pollack), Frank y fait la connaissance d’Adrianna Furth, galeriste.

Sur la foi de Freddy, un informateur, Washington arrête le maquereau Billy The Monk, soupçonné du meurtre d’une fille trouvée sur le bitume. Mais le maquereau semble blanc comme neige et Freddy tarde à venir faire une déposition…

 

 

 

L’orang-outang est toujours pensionnaire du commissariat – il assiste au briefing du matin en buvant avec une paille et, malicieux, il vole le sac à main de Fay. Il est particulièrement proche de Belker. Qui s’en étonnerait ?

19’15’’ : au mur, calendrier de novembre 1981.

Sur l’une des portes de toilettes du commissariat, l’inscription : « One at a time ».

Sandy McPeak partage une scène avec Phil, Renko, Hill et Coffey, dans le rôle du policier MacAllister. Il invite Phil à un week-end de pêche au Lac Lackawanna… mais ce sont les trois autres qui s’invitent !

Grace qualifie la parenthèse de Phil avec sa jeune fiancée, la saison passée, de « Gidget time », en référence à la série de 1965 où Sally Field jouait une jeune fille vivant avec son papa professeur d’université.

 

LaRue - Snitches, man. They walk and talk like us but they ain’t like us. No, sir. You’re talking animal life.

Goldblume – We create’em, J.D. Standard procedure, that’s all. Take a loser and make him an outcast. Give him money, drugs, buddy routine, whatever it takes. We take desperate people and make’em more desperate.

 

2.03  The Last White Man on East Ferry Avenue

NBC, 12 novembre 1981

Adaptation : Steven Bochco, Anthony Yerkovich, Robert Crais, histoire de Michael Kozoll, Steven Bochco et Anthony Yerkovich

Réalisé par David Anspaugh

 

 

 

près la saisie des armes volées dans une armurerie militaire, la vie de Virgil Brooks est plus menacée que jamais. Belker demande à Furillo de le rappeler mais le Capitaine préfère attendre et mettre un micro sur Virgil afin d’avoir des preuves contre Hudson.

Howard se montre assez ambigu sur sa soirée avec Grace Gardner. Manifestement, l’appétit sexuel de la dame l’a profondément impressionné. Il est même possible qu’il en ait perdu quelque peu ses moyens… mais lire ce soupçon dans le regard des autres lui est insupportable. Esterhaus, lui, est ravi ; il revoit son ex-femme Margaret et apprécie le plaisir de passer une nuit auprès d’une femme… juste pour dormir.

Joyce Davenport s’occupe de la plainte déposée par Susan Downey contre un policier, Ben Lambert, qui aurait voulu la forcer à une relation sexuelle. Elle est ainsi amenée à revoir Frank. Ni l’un ni l’autre ne cache qu’ils se manquent mutuellement, mais Frank maintient sa position.

Hill et Renko interviennent dans une querelle de voisinage sur East Ferry Avenue. Le dernier homme blanc de la rue, M. Popovich, a confisqué le ballon d’un groupe de jeunes qu’il accuse de piétiner ses parterres de fleurs et de lui manquer de respect. Ils parviennent à résoudre la situation mais peu de temps après ils doivent intervenir à nouveau. Cette fois, M. Popovich, qui se sent assiégé dans sa propre maison, saisit un fusil et tire sur un adolescent. La maison est rapidement encerclée et Henry essaie d’ouvrir un dialogue avec M. Popovich retranché chez lui, tandis que Howard presse Furillo de le laisser intervenir. Henry s’avance dans le jardin de Popovich et en ramène l’adolescent. Hélas, il est mort. Henry entre ensuite dans la maison et parvient à parler quelques minutes avec M. Popovich. Il lui ment en prétendant que l’enfant est juste blessé et Popovich accepte finalement de se rendre.

Au même moment, Virgil Brooks est abattu, ainsi qu’une membre des Black Arrows qui l’a renseigné. Belker, bouleversé, blâme Furillo. Celui-ci fait arrêter Hudson mais n’a rien de solide contre lui et doit le laisser repartir. C’est la fin de la journée à Hill Street Station. Henry n’a pas de foyer où rentrer : il vient d’avouer à sa femme Rachel qu’il l’a trompée (il est finalement retourné voir la femme esseulée qu’il avait rencontrée en travaillant sous couverture) et elle l’a mis à la porte. Furillo lui offre sa compagnie pour un soir, et son divan pour la nuit…

 

 

 

L’orang-outang est toujours locataire de Hill Street Station.

Howard s’en prend à la machine à café avec une prise de karaté. Elle a déversé le café sur ses chaussures après qu’il eut attendu en vain qu’elle remplisse son gobelet.

Fay évoque de nouveau son mariage avec Hal Massey, dans dix jours maintenant.

Un trou a été découvert dans le mur qui sépare les toilettes messieurs des vestiaires dames. Bates est outragée. L’ouvrier de maintenance chargé de boucher le trou, lui, paraît fasciné par ce qu’il entrevoit de l’autre côté… et il semble agrandir le trou plutôt que de le reboucher…

Luke ‘Mac’ MacAllister réapparaît dans une scène. Il n’est pas insensible au charme de Fay Furillo. Ni à celui de Joyce Davenport, à vrai dire.

Quoi qu’en dise Imdb, Karen Austin n’apparaît pas dans cet épisode, elle est juste évoquée.

La scène que Henry partage avec M. Popovich est sobre et touchante. Il évoque les années passées dans ce quartier tranquille avec sa famille, et la douleur de vivre aujourd’hui cerné de noirs et de latinos par lesquels il se sent assiégé et méprisé, dans un quartier où il n’ose même plus sortir le soir. Ils ont, dit-il, empoisonné son chien. Son intention alors est de se suicider. Henry l’en dissuade mais au prix d’un mensonge dont il n’est pas fier.

Le courage montré par Henry en allant chercher le corps de l’adolescent et ensuite en entrant dans la maison de Popovich est salué par Howard.

 

2.04  The Second Oldest Profession 

NBC, 19 novembre 1981

Adaptation : Steven Bochco, Anthony Yerkovich, Robert Crais, histoire de Michael Kozoll, Steven Bochco et Anthony Yerkovich

Réalisé par Robert Butler

 

 

 

Le Chef Daniels demande à Furillo d’y aller doucement avec Jesse John Hudson et de ne plus l’arrêter sans avoir des preuves solides contre lui. En le quittant, Furillo trouve Joyce se défoulant seule dans un box de squash. Elle éprouve de la colère parce qu’elle a dû accepter un arrangement dans l’affaire Susan Downey, faute de preuves contre Ben Lambert. Mais est-ce bien tout ce qui la met en rage ? En tout cas, tous deux trouvent dans cette rencontre fortuite l’occasion de revenir sur les raisons de leur rupture, chacun campant toujours sur ses positions.

La vie privée de Henry n’est pas au top non plus. Rachel lui en veut toujours et refuse son retour à la maison. Et que dire de Phil Esterhaus ? Pour la première fois depuis trois ans – en gros, depuis qu’il est à Hill Street – il accepte de sortir déjeuner, il passe d’ailleurs un excellent moment avec son ami MacAllister, jusqu’à ce que celui-ci lui fasse un aveu auquel il ne s’attendait pas du tout, et qui le bouleverse profondément en remettant en question sa virilité.

Lucy, elle, est sur les nerfs. Lors d’une descente sur Allen Street pour coffrer les prostituées qui y travaillent en nombre, elle a tourné les yeux pour laisser l’une d’elles, la jeune Laurie, se piquer avant d’être embarquée. Elle s’est laissé émouvoir par le désespoir de la gamine, qui, en manque, était terrifiée à l’idée d’être enfermée dans une cellule plusieurs heures. Ce moment de faiblesse tourmente Lucy toute la journée, avant qu’elle n’en parle à Furillo. Fort heureusement, le shot de Laurie sera sans conséquences et Furillo s’emploie, après le sermon obligé, à redonner à Lucy un peu de la confiance qui lui manque.

Plusieurs policiers planquent en face de l’immeuble de Jesse John Hudson, dont Belker qui refuse de quitter la rue des yeux. Ils voient sortir l’avocate McBride qui titube jusqu’à sa voiture, manque en percuter une ou deux autres et envoie finalement l’auto percuter des poubelles dans une allée. Elle est transportée à l’hôpital dans un triste état : elle a été battue et violée par Hudson. Elle reste silencieuse quand Furillo vient lui parler à l’hôpital. Mais, le jour de l’audience qui doit mettre Hudson en sa présence, elle tire sur lui toutes les balles d’un revolver, sur les marches du Palais de Justice, au milieu de la foule des journalistes.

Fin de journée à Hill Street. Quand Phil tombe sur Grace seule dans la salle de briefing, où elle attend Howard pour sortir avec lui ce soir-là, il ne résiste pas au besoin de s’entendre rassurer sur sa virilité. Il finit par étreindre Grace en l’embrassant fougueusement… sous les yeux d’un Howard dévasté, auquel aucun des deux ne prête attention. A l’étage, Henry a une conversation avec Rachel dans une salle d’interrogatoire. Elle éprouve toujours la même douleur et la même colère ; elle a besoin, aussi,  de lui avouer qu’elle a eu elle-même une liaison, neuf ans plus tôt, dont il n’a jamais rien su. Elle le fait non par culpabilité mais pour, d’une certaine façon, « être quitte » avec lui. Il a du mal à encaisser le coup. Mais c’est ensemble qu’ils quittent le commissariat. Une autre femme y entre d’un pas résolu : Joyce Davenport. Elle se dirige droit dans le bureau de Furillo et se jette à son cou. Le baiser fougueux qui s’ensuit est observé par tout le commissariat médusé…

Lors du briefing du matin, Esterhaus mentionne la mort de Virgil Brooks.

Baby l’orang-outang trouve enfin un foyer, dans un zoo. Il repart sous les applaudissements avec un blouson de la police, escorté par deux jolies employées (municipales ? du zoo ?).

Quoi qu’en dise Imdb, Karen Austin n’apparaît pas dans cet épisode, elle est juste évoquée (bis).

Fay n’apparaît pas.

Esterhaus est choqué par l’aveu de MacAllister ; au contraire de ce dernier qui nomme les choses et refuse d’avoir honte de ses sentiments, Esterhaus n’arrive même pas à prononcer le mot homosexualité (« ho…ho… »). A Mac qui espère qu’ils restent amis, il réplique, catégorique : « No, we’re not. »

La dernière séquence met en parallèle trois moments « intimes » concernant plusieurs des protagonistes, mêlant des émotions complexes dans des tonalités différentes : le visage ravagé de Howard est un plan poignant qui contraste avec le mélange de comique et de solennité qui caractérise en général la peinture du personnage, et révèle cruellement une sensibilité à fleur de peau ; les sentiments partagés de Henry et Rachel Goldblume dessinent la complexité de l’amour conjugal, entre blessures, déception et affection sincère ; le baiser fougueux de Joyce et Furillo referme l’épisode sur une touche où le comique affleure (à travers l’élan résolu de Joyce et les visages médusés, amusés, franchement surpris ou secrètement complices des spectateurs du commissariat) mais reste empreint de la colère et du doute qui tourmentent Joyce depuis quatre épisodes. En quelques minutes, c’est une gamme riche de sentiments qui se heurtent, exprimés ou non, et constituent un condensé de la vie, tendresse, désir, amour, affection, dépit, doute, colère, souffrance. Et la nécessité de choisir, et d’avancer, quoi qu’il en coûte.

 

2.05  Fruits of the Poisonous Tree 

NBC, 3 décembre 1981

Ecrit par Jeffrey Lewis

Réalisé par Rod Holcomb

 

 

 

Grace apporte à Phil une nouvelle qui le bouleverse : elle pourrait être enceinte de lui. Il rêve des heures durant d’un petit garçon portant son nom, avec délices, pour apprendre finalement, en fin de journée, que c’était une joie prématurée. Fay, elle, s’inquiète pour Frank Jr qui a été surpris à voler un jeu video dans un magasin, et qui aurait peut-être besoin d’une conversation avec son père.

Belker, Bates et Coffey ont posé un micro sur un commerçant racketté, Morris Wine. Mais l’arrestation du collecteur venu encaisser est plus difficile que prévu : Stanley Felt est une vraie montagne et Hill doit accourir en renfort pour enfin le maîtriser. Son avocat, Allan Wachtel, demande à Joyce Davenport si elle ne pourrait pas, étant donné sa relation désormais notoire avec Furillo, glisser à ce dernier un petit mot en faveur de son client, ou lui communiquer des informations utiles. Proposition bien vite refroidie par l’avocate. Celle-ci s’oppose par ailleurs à Furillo après l’arrestation de son client Maxwell Jenkins par Washington et LaRue, qui ont poussé Jenkins à la faute en posant en SDF, LaRue laissant un billet de dix dollars dépasser ostensiblement de sa poche tandis qu’il feignait de dormir dans la rue. Jenkins en effet est soupçonné de plusieurs agressions, mais il pourrait bien être relâché en raison de la manière dont il a été appréhendé. Washington, blessé au genou durant l’arrestation, est dégoûté.

Renko est consterné : alors qu’ils avaient terminé leur journée, Hill a tenu absolument à arrêter un homme pour un simple manquement au code de la route. Et voilà qu’ils ont mis la main sur un pilleur de machines automatiques, aux poches remplies de petite monnaie ! Conséquence : obligation d’être présents au tribunal le soir même pour la comparution immédiate du prévenu, alors que Renko tenait absolument à être de retour chez lui où sa télé l’attendait pour une soirée spéciale : Giants vs. Washington. Mais quand le juge lui-même suspend la séance pour aller dans son bureau assister aux dernières minutes du match – avec Davenport et le D.A. ! – et ose annoncer le score devant tout le tribunal, c’est la vie de Renko qui s’effondre !

Une gamine de dix ans est abattue dans une allée. Une histoire de bandes rivales, semble-t-il. Quand, des heures plus tard, Lucy et Coffey repèrent la voiture de suspects et l’arrêtent, Lucy est contrainte de faire feu sur un gamin de quatorze ans qui lui tire dessus. Quoi qu’elle en dise, le choc en retour est rude…

La joie d’Esterhaus à l’idée d’avoir un bébé est juvénile et touchante. Phillip Freemason Esterhaus Jr. Grace envisage déjà de l’inscrire au camp nudiste de Sand Creek que fréquentent ses parents. Quand Henry suggère que l’enfant pourrait avoir un QI élevé (en s’appuyant sur des études portant sur des grossesses de femmes ayant atteint la quarantaine), Esterhaus s’insurge. Imaginer son garçon préférant les bibliothèques à la compagnie de son père est une vision à laquelle il se refuse !

Juge Schiller (à l’intention de Belker qui grogne en plein tribunal en dévisageant l’avocat Wachtel) – Would Detective Belker kindly put a muzzle on ?

Le titre fait référence à un procédé légal qui permet à Joyce Davenport de faire invalider tous les éléments découlant d’une arrestation déclarée illégale.

 

2.06  Cranky Streets 

NBC, 10 décembre 1981

Adaptation : Robert Crais, histoire de Michael Kozoll et Steven Bochco

Réalisé par Randa Haines

 

 

 

Hill et Renko sont chargés d’encadrer de jeunes recrues. Hill a la surprise de se voir affecter Jerry Nash, qui l’a aidé à entrer dans la police et avec qui il a travaillé à Jefferson Heights. Furillo est intervenu pour le faire muter à Hill Street après quelques soucis de discipline consécutifs à la mort de sa femme Annie. Hill voit Jerry sauver courageusement un couple prisonnier d’une voiture accidentée juste avant qu’elle n’explose. Mais il le voit aussi perdre son calme et bousculer violemment un badaud après l’avoir entendu proférer une remarque raciste au sujet de l’une des victimes. Plus tard, lors d’une intervention où se retrouvent plusieurs unités, Jerry perd de nouveau le contrôle et bastonne sévèrement un type résistant à l’arrestation. Joyce Davenport défend l’homme, transporté à l’hôpital, mais Jerry affirme à Furillo que c’était un cas de force nécessaire et Hill le soutient, même s’il est très embêté. Hill persuade Lucy et Coffey, comme Renko, de ne pas charger Jerry. Mais il dit aussi à ce dernier qu’il ne travaillera plus avec lui.

Renko, lui, est affecté avec Estella Sanchez. Il fait le coq et ne résiste pas au plaisir de lui jouer un tour en lui montant un numéro avec Washington et LaRue, qu’il interpelle alors qu’ils travaillent toujours sous couverture dans la rue, où ils se font passer pour des clochards. Sanchez est si furieuse qu’elle rentre seule au poste et exige un nouvel instructeur, menaçant même de porter plainte pour harcèlement. Renko est navré d’avoir réellement heurté la jeune femme et cherche un moyen de se faire pardonner…

Coffey, en patrouillant avec Bates dans le quartier où il a grandi et qu’il a quitté depuis, revoit un ami de son père, Guido Barbari. Mais celui-ci semble avoir bien changé. Il porte des vêtements élégants et se comporte comme un petit mafieux de quartier. En s’invitant chez lui, Coffey découvre qu’il vend des vêtements aux vieux du quartier, et s’imagine que tous ces vêtements sont volés. Il emmène donc Guido, ses clients et toutes les fringues au poste, avant de découvrir qu’il n’y a rien d’illégal. Simplement, Guido, que personne n’a jamais pris au sérieux, s’est construit une image dont il est heureux aujourd’hui, en laissant croire aux voisins qu’il a des « connexions ».

Furillo rencontre, aussi, le futur mari de Fay et futur beau-père de Frank Jr, Hal Massey, avec lequel il a un comportement désagréable et immature avant de faire amende honorable… Et pendant cette nouvelle journée à Hill Street, on parle aussi de grève pour réagir au refus de la municipalité d’entendre les doléances de l’association de la police…

 

 

 

Hill et Coffey sont les deux protagonistes de cette journée, passant de la nostalgie à la déception en regardant vers leur passé. Hill constate qu’un ami d’hier a bien changé et met sa carrière en jeu en le couvrant malgré tout, au prix d’une grande colère. Coffey, lui, juge un peu vite un « héros » de son enfance et réalise que son regard d’enfant ne percevait tout simplement pas la réalité telle que la vivaient les adultes, et que son esprit d’adulte a du mal à le comprendre. Le personnage de Guido Barbari est touchant et… certains collègues de Coffey trouvent dans la mésaventure de quoi améliorer leur garde-robe.

« Let’s be damn careful out there » (après un compte rendu indigné d’Esterhaus des discussions avortées entre l’association de la police et la municipalité, laquelle a refusé toutes les demandes exprimées par les policiers)

 

2.07  Chipped Beef  

NBC, 17 décembre 1981

Adaptation : Jeffrey Lewis, histoire de Michael Kozoll et Steven Bochco

Réalisé par Georg Stanford Brown

 

 

 

S’acquittant de sa promesse à Fay, Furillo assiste à un déjeuner où Hal Massey doit prendre la parole. Au milieu de son discours, il doit s’interrompre, il regagne sa place en disant qu’il ne se sent vraiment pas bien et soudain, s’effondre tête la première dans son assiette. Il est mort.

Hill et Renko interviennent lors d’une querelle sur la voie publique. L’une des personnes impliquées, le déménageur William Teacher, sauve la tête de Renko en l’alertant quand un junkie s’apprête à le frapper avec une barre de fer. Reconnaissant, Renko veut bien fermer les yeux sur le fait qu’il n’a pas d’assurance, s’il régularise sa situation avant la fin de la journée. Mais il apparaît que Teacher est recherché à Kansas City depuis cinq ans, pour une agression et le non respect de sa libération sous caution. LaRue et Washington sont chargés de l’amener au poste et, comme Renko, trouvent que c’est vraiment un type sympathique qui ne mérite pas ce qui lui arrive. Furillo se montre néanmoins insensible à leur suggestion de le laisser filer, comme à celle de Renko, identique.

Furillo a d’ailleurs un autre souci. Il n’a pas avalé les fausses déclarations de Hill, Renko, Lucy et Coffey concernant les coups portés par Jerry Nash la veille. Sermonnés par leur capitaine, Lucy et Joe reviennent sur leur rapport et Hill dégage Renko de son mensonge. La discussion a néanmoins une conséquence heureuse pour Teacher, que Furillo décide de ne pas extrader, ému par une tirade de Renko. Quant à Nash, il annonce à Furillo sa décision de démissionner.

Belker, pendant ce temps, traîne en habit de rabbin autour des distributeurs automatiques de billets de Hill Street afin de coincer un gang qui vole les utilisateurs de ces machines. Il finit accroché à l’arrière du van des voleurs pour une poursuite mémorable.

Washington découvre incidemment que sa petite amie Jill n’est pas partie à Los Angeles comme elle le prétend mais qu’elle se cache chez une amie, Sheila. Fatiguée d’attendre la proposition de mariage de Washington, elle a voulu qu’il se rende compte par lui-même, en étant séparé d’elle plusieurs jours ou plusieurs semaines, s’il pense pouvoir vivre sans elle…

Joyce est à Hill Street quand y vient Fay, qui s’assoit sur un banc. La voyant si seule, Joyce s’approche et lui présente ses condoléances. Elles échangent quelques paroles, en amies, et Fay lui confie combien elle se sent seule, alors qu’elle espérait tant de son mariage avec Hal Massey. Elle s’effondre en larmes dans les bras de Joyce, sous les yeux de Furillo.

Belker ramène une nouvelle fois son prisonnier préféré. Cette fois, à la question « nom de jeune fille de votre mère », il répond « Bailey, Pearl ». L’arrivée de Luana, la sœur de Belker, introduit une variation sur le thème de Pa & Ma Belker : au lieu d’être au téléphone avec sa mère, Belker parle d’elle avec Luana. Celle-ci met ensuite le nez dans le carton confisqué au prisonnier par Belker, plein de jouets sexuels. Et quand le prisonnier pouffe pour se moquer de la façon dont elle considère ces objets, Luana vient lui tirer la chemise pour lui montrer à qui il s’adresse – Belker style.

Renko mentionne son âge : 31 ans.

Furillo mentionne le nom de Ron Linker, Internal Affairs.

Ma Belker au téléphone, quand Mick lui parle de bikini (elle part en croisière) : « A bikini ? What am I ? Brigitte Bardot ? »

 

Nick Savage et Bruce Weitz

 

2.08  The World According to Freedom  

NBC, 7 janvier 1982

Ecrit par Michael Wagner

Réalisé par Jeff Bleckner

 

 

 

Les policiers de Hill Street sont appelés dès le matin sur les lieux d’un double homicide. C’est une scène d’horreur qu’ils découvrent dans un bar. Trois hommes portant les couleurs d’un gang – mais on ignore lequel – ont retenu en otages le barman et les quelques clients durant toute la nuit, frappant, menaçant, violant et sodomisant. Deux morts, une troisième victime dans un état critique, qui ne tardera pas à succomber à ses blessures. Lucy emmène à Hill Street Station une femme brutalisée en état de choc, afin de recueillir des informations. Furillo, mis en fureur par cette agression, fait convoquer dans la journée les chefs de gangs afin de les exhorter à lui livrer les coupables, menaçant de renvoyer Hill Street à ce qu’il était avant son arrivée au commissariat, un lieu plus brutal, sans compromis. Howard évidemment est heureux d’entendre le capitaine parler ainsi, lui qui rêve depuis longtemps de faire régner la loi martiale dans les rues.

Belker, sous couverture dans un garage, est sur le point d’arrêter un homme quand surgit un justicier en costume rouge et vert qui, le prenant pour le criminel, s’interpose et permet au vrai criminel de s’enfuir. Belker ramène le justicier au poste où le jeune homme, qui s’est baptisé Captain Freedom, fait un discours vibrant en faveur de l’engagement de chaque citoyen contre le crime. Belker se prend de sympathie pour ce garçon qui, finalement, a tout compris, même s’il n’a pas choisi le bon moyen de l’exprimer.

Mauvaise journée pour Hill. Il tache sa chemise au briefing du matin, trouve sa tasse cassée sur la table à café, déchire sa veste en patrouille. Et la voiture qu’il partage avec Renko se met à dysfonctionner au point de devenir inutilisable !

LaRue, lui, passe quelques heures dans une cellule à côté de deux autres détenus, dans l’espoir de recueillir des informations. Mais l’un des deux hommes a agressé un enfant et l’autre s’emploie à le terroriser, le poussant à faire une tentative de suicide. La scène bouleverse LaRue.

Ce soir-là, alors que Furillo dîne avec Joyce, qui lui remonte le moral, Esterhaus l’informe qu’un tuyau anonyme – probablement donné par Jesus Martinez, des Diablos – leur a donné le moyen d’arrêter les auteurs du massacre de la nuit précédente. Face à eux, Furillo, Henry, même Howard restent sans voix. Ce sont des gamins. Ebranlé, Furillo s’arrête sur la route du retour pour un geste simple, mais qui le rassure. Il téléphone à Fay et demande à parler à Frank Jr…

 

 

 

Belker a de nouveau sa maman au téléphone. Elle voudrait qu’il vienne regarder la télévision avec elle ce soir. L’appel est suivi d’un éloge des mères par le justicier masqué Captain Freedom.

 

Hunter – I caught your act downstairs, old sport. Doggone it, Frank, I was pleased as punch. You have finally seen the light and decided to take a hard line with these degenerative little sociopaths. Now, you just give me the word and I’ll give them the purge that would make Dien Bien Phu a ‘dolgarn’ weenie roast.

Furillo – I’ll keep that in mind, Howard.

(Howard, ensuite, veut s’essuyer les mains au torchon-séchoir mais celui-ci est coincé dans la machine et, en tirant, Howard arrache tout le boîtier au mur.)

Peu après, alors qu’on emmène un child molester qui a tenté de se pendre dans sa cellule :

Hunter – Attempted suicide. That’s a classic play for sympathy, Frank. Typical of your, uh, child molester types.

 

2.09  Pestolozzi’s Revenge   

NBC, 14 janvier 1982

Adaptation : Anthony Yerkovich, Jeffrey Lewis, Michael Wagner, histoire de Michael Kozoll & Steven Bochco

Réalisé par Randa Haines

 

 

 

Sale journée à Hill Street. Les « célébrations nuptiales » de Rudy Pestolozzi la veille se sont terminées pour Renko par la perte de son arme de service, qu’il n’ose déclarer de peur que cela ne compromette ses chances de devenir un jour inspecteur. Bates, elle, est furieuse après Coffey qui ne s’est pas montré alors qu’ils devaient sortir ensemble ; il se présente avec le visage tuméfié et une excuse improbable : il a glissé dans sa salle de bains alors qu’il s’apprêtait à sortir et il est resté évanoui des heures ! Elle finit par le croire, pourtant… jusqu’à ce qu’une rencontre fortuite lors de la pause déjeuner lui apprenne que Coffey a couché avec une femme rencontrée dans un bar et qu’il s’est fait arranger le portrait par le mari jaloux. De quoi la rendre furieuse pour (au moins) le reste de la journée – et tant pis pour les justiciables qui en feront les frais.

En matière de justiciables, Hill et Renko ont affaire à deux mécaniciens qui s’accusent mutuellement de mensonge voire de vol. Une solution amiable sera finalement trouvée mais l’aventure aura endommagé deux voitures de patrouille. Encore que, sur ce point précis, la négligence de Renko au volant soit seule responsable.

LaRue et Washington, eux, voient surgir Captain Freedom au beau milieu d’une arrestation. Le fait est que son apparition impromptue leur permet d’alpaguer deux criminels mais ils n’en ramènent pas moins l’imprudent super-héros au poste, où Belker a la surprise de le retrouver.

Furillo, lui, reçoit une citation à comparaître le jour même devant le grand jury, dans le cadre de la commission Sullivan enquêtant sur la corruption dans la police. Howard et Calletano sont également cités et Calletano s’en fait un drame tandis que Howard s’imagine que les hautes instances sont intéressées par le livre qu’il a écrit. Lors de sa comparution, Furillo est pris à partie sans ménagement par Donald Peck qui l’accuse d’avoir connaissance de faits de corruption et de se parjurer en prétendant le contraire. De toute évidence, Peck a été informé de soupçons portant sur le commissariat de South Ferry, dont le Chef Daniels a parlé à Furillo le matin même, en toute confidentialité. Furieux d’être mis en accusation, Furillo quitte le tribunal…

Esterhaus finit son briefing du matin par une traduction de sa formule rituelle, « Prenons garde », en français dans le texte (mais il la dit en anglais juste après, les policiers n’ayant pas compris la formule française). En fait, il envisage un voyage en France avec Grace et il perfectionne sa maîtrise du français. Il a l’agréable surprise de découvrir que Goldblume est capable de soutenir une petite conversation dans « la langue ».

LaRue mentionne qu’il a 34 ans.

Où l’on revoit Lou, le responsable des distributeurs de nourriture du commissariat, au bord de la dépression devant le spectacle des violences répétées faites à ses « enfants ». Esterhaus doit déployer des trésors de diplomatie pour le convaincre de laisser ses machines dans les couloirs du commissariat.

Fay, comme dans l’épisode précédent, est obsédée par la mort. Elle la voit partout et ne parle que de cela, donnant le cafard à ceux qui l’écoutent.

 

2.10  The Spy Who Came in from Delgado   

NBC, 21 janvier 1982

Adaptation : Steven Bochco, Anthony Yerkovich, Jeffrey Lewis, Michael Wagner, histoire de Michael Kozoll & Steven Bochco

Réalisé par Georg Stanford Brown

 

 

 

Furillo doit se préparer à affronte Donald Peck, de la Commission Sullivan. L’avocat que lui présente Joyce, cependant, Doug Comstock, ne lui inspire qu’une confiance modérée, semblant le croire coupable de quelque chose.

Une nouvelle secrétaire débarque à Hill Street Station, Emily Williams. Elle se comporte de manière très aguicheuse et éveille la méfiance de Ray Calletano, qui finit par se renseigner sur elle. Il découvre ainsi qu’elle est une Detective infiltrée par le Chef Daniels pour espionner Hill Street. Elle s’étonne, entre autres « irrégularités », de contradictions dans les activités d’Art Delgado, l’un des « anciens » du commissariat. Et pour cause : Art a été écarté pour cause de burn out mais, pour ne pas compromettre ses droits à la retraite, Furillo a fait croire qu’il était toujours en pleine activité.

Howard dirige une opération destinée à dénicher des chiens errants qui ont attaqué plusieurs ivrognes et SDF. Alors qu’il s’est aventuré dans un immeuble désaffecté, il passe brusquement à travers le plancher et se retrouve coincé entre deux étages, une lourde étagère abattue sur le dos, et bientôt attaqué par les chiens agressifs. Une expérience traumatique de plusieurs heures.

Hill et Renko, eux, travaillent sous couverture avec Belker. Ils se font passer pour les propriétaires d’un nouveau bar qui ouvre dans South Ferry, à fin de prendre en flagrant délit des fonctionnaires corrompus qui rançonnent les commerçants. Un inspecteur du nom de Gerson se présente et exige un premier versement de cent dollars, puis c’est le tour d’un officier, Loomis. Belker, dans l’intervalle, découvre que Captain Freedom le suit, éprouvant pour lui une sorte de fascination.

 

 

 

Fay semble aller mieux. Mais le fait qu’elle lise Mort à Venise est une première indication que son obsession de la mort n’a pas disparu. Ce qui se confirme quand elle demande abruptement à Frank s’il n’est pas temps qu’ils pensent à leurs concessions au cimetière.

Renko mentionne Frank Serpico lorsqu’il est lui-même affecté à une mission sous couverture, en civil.

Esterhaus croit de son devoir de mettre en garde Emily Williams quant à l’effet étonnant qu’il produit souvent sur les femmes. Une sorte de fascination paternelle, ou quelque chose comme cela. Incidemment, il continue d’apprendre le français et distille quelques mots de cette langue élégante dans ses propos.

Hémorroïdes du Chef Daniels, suite : il en parlait dans l’épisode précédent (où il était assis sur un coussin gonflable qui se dégonflait inopinément), cette fois il est à l’hôpital, couché sur le ventre et souffrant apparemment le martyre.

 

2.11  Freedom’s Last Stand    

NBC, 28 janvier 1982

Adaptation : Steven Bochco, Anthony Yerkovich, Jeffrey Lewis, Michael Wagner, histoire de Michael Kozoll & Steven Bochco

Réalisé par Gregory Hoblit

 

 

 

La pression imposée par la commission Sullivan augmente encore d’un cran lorsqu’Art Delgado apprend à Furillo qu’il a reçu une citation à comparaître. Joyce met en garde Furillo contre le danger de certains accommodements avec la loi mais elle lui conseille aussi de dire la vérité à la commission plutôt que d’essayer de nier les faits. Il suit son conseil et s’oppose frontalement à Donald Peck en plaidant pour Delgado, avant d’imposer au Chef Daniels de soutenir ce dernier.

Goldblume travaille de nouveau undercover dans la rue : habillé en femme, il sert d’appât pour un voleur de sacs à main. L’expérience se révèle rude : il prend son homme la main dans le sac mais au prix d’une lutte furieuse sur un trottoir, devant une foule qui ne lève pas le petit doigt pour l’aider, malgré son accoutrement féminin et le fait qu’il ait crié qu’il était de la police.

Bates et Coffey représentent Hill Street lors du 10e Tournoi annuel de poker inter-commissariats, une compétition évidemment illégale qui se tient dans une chambre d’hôtel. Après le dernier tapis, Coffey s’allonge contre Lucy épuisée et entreprend de masser son dos fatigué… et de l’embrasser. Elle lui reproche de profiter de la situation.

Fay, elle, reproche à Furillo d’avoir laissé Frank Jr rapporter de sa dernière visite chez lui… un sous-vêtement féminin. Frank note surtout qu’elle semble enfin surmonter la mort de Hal.

LaRue et Washington interpellent un homme coupable de présenter de fausses prescriptions pour obtenir des amphétamines en pharmacie. L’homme se révèle être un policier de South Ferry, Cleary, et son chef Jerry Fuchs refuse de fermer les yeux comme le lui conseille Furillo, qui pense que Cleary est un bon flic, capable de comprendre la leçon.

Hill, Renko et Belker opèrent toujours sous couverture dans un restaurant où se succèdent les fonctionnaires corrompus venant exercer un racket juteux. Alors qu’ils sont sur le point de confondre l’officier Loomis, deux hommes braquent l’établissement, obligeant les flics à sortir leurs armes et à casser leur couverture. Une fusillade s’ensuit, au cours de laquelle Captain Freedom est abattu par l’un des braqueurs alors qu’il se dresse devant eux…

Howard donne à l’officier Webster un cours de dactylographie et vante sa dextérité… en propulsant le chariot de la machine à écrire à travers une vitre du commissariat.

L’arme de Renko, perdue en 2.09, refait surface entre les mains de Donald Peck, qui s’en sert pour démontrer les errements de l’administration de Hill Street Station : la perte de l’arme en effet n’a jamais été signalée.

Après avoir plaidé la cause de Delgado devant la commission Sullivan, Furillo est prêt à démissionner et remet badge et arme au Chef Daniels. Va-t-il les accepter ? Suspense. A la fin de l’épisode, Furillo confie à Joyce qu’en faisant ce geste il priait pour qu’il les refuse. Joyce, elle, ne cache pas qu’elle aurait trouvé bon qu’il les acceptât.

Hémorroïdes du Chef Daniels, fin : il annonce à Furillo qu’il a enfin pu s’asseoir dans douleur, pour la première fois depuis des semaines !

La dernière performance de Captain Freedom donne lieu à une scène émouvante avec Belker, qui s’était attaché au justicier déjanté.

 

2.12  Of Mouse and Man     

NBC, 11 février 1982

Adaptation : Steven Bochco, Anthony Yerkovich, Jeffrey Lewis, Michael Wagner, histoire de Michael Kozoll & Steven Bochco

Réalisé par Thomas Carter

 

 

 

La mort de l’avocate noire Pamela Gilliam, abattue en pleine rue par deux cambrioleurs, provoque un choc à Hill Street. Joyce Davenport était l’une de ses amies et, bouleversée, elle s’interroge sur son métier, qui consiste à défendre voire remettre en liberté des gens comme les meurtriers de Pam. Furillo confie à Howard Hunter une opération dans le quartier afin de retrouver l’arme du crime. Elle est effectivement retrouvée, dans le coffre de la voiture d’un certain Bragg, qui finit par révéler le nom de son complice.

Hill est furieux d’avoir été nommé vice-président de la Black Officers Coalition lors d’une réunion à laquelle il n’a pas assisté mais où le Lt Ozzie Cleveland a proposé sa candidature. Il veut d’abord refuser tout net mais Cleveland lui sert un speech qui le culpabilise et le dissuade de tourner casaque. Son engagement inédit pour la « cause » noire suscite cependant des frictions avec Renko, qui voit cet engagement d’un œil cynique et n’apprécie pas de se voir négligé par son équipier.

Au terme d’une opération sous couverture, LaRue, Washington et Belker arrêtent un trafiquant de cocaîne colombienne, Eddie Sims, qui négocie avec le procureur en offrant de donner aux policiers un laboratoire de PCP.

Goldblume se rend dans un immeuble insalubre à la suite d’une plainte déposée par l’un des locataires, Joe Bustamonte, un étudiant en droit, qui dénonce les pratiques d’intimidation et les brutalités dont se montre coupable le propriétaire, Sosa. Mais ce dernier ne prend pas Goldblume au sérieux et le met au défi d’obtenir le moindre témoignage contre lui.

 

 

 

Le briefing du matin est exceptionnellement précédé d’une scène où Furillo se rend sur les lieux d’un vol ayant conduit à un meurtre.

Variante de la formule d’Esterhaus : « Let’s be real, real careful out there ! »

Furillo (à un supérieur) : « You want miracle results, get me a miracle budget ! »

Wachtel, dans les toilettes de Hill Street Station, après avoir assisté aux funérailles de la souris Mickey par Belker et Coffey : « The nuts are taking over the asylum ».

Les grognements menaçants de Belker occupent une place de choix dans cet épisode : il bondit en grognant sur un fou furieux qui dévaste le commissariat, et mord son mollet, puis il bondit en grognant sur Eddie Sims.

Le titre est un hommage (à Steinbeck bien sûr mais aussi) à la souris Mickey (Hunter : « Mickey Mouse ? », Belker : « No, not Mickey Mouse, Mickey Belker ») que Belker emporte dans la poche de sa chemise… et que Coffey écrase maladroitement en donnant une tape amicale sur ladite poche, ce qui conduit aux funérailles du petit rongeur dans les toilettes de Hill Street Station : placée dans une boîte d’allumettes, Mickey est ensuite expédiée dans les méandres des égouts en tirant la chasse.

Fay a rejoint l’association WAD (Women Against Discrimination) et a l’humeur revendicative.

 

2.13  Zen and the Art of Law Enforcement      

NBC, 18 février 1982

Adaptation : Anthony Yerkovich, Jeffrey Lewis, Michael Wagner, histoire de Thom Thomas et Michael Kozoll et Steven Bochco

Réalisé par Arnold Laven

 

 

 

Le torchon brûle entre Hill et Renko à cause de l’engagement politique du premier. Se retrouvant avec un nouvel équipier (Stan Grebey) pendant que Hill consacre deux jours à ses activités syndicales, Renko lui reproche le fait qu’il a été blessé par un délinquant au cours d’une intervention. Hill ne retire pas davantage de satisfaction de son nouveau statut car le combat de la BOC ne mobilise pas les foules. Il a conscience d’ennuyer les gens et un Detective noir, Vernon Lee, lui reproche de n’être pas taillé pour le job. Et c’est sans compter la tentative de Fay Furillo de l’enrôler dans son propre combat contre les discriminations faites aux femmes.

Renko a, par ailleurs, des soucis avec son père. Le vieil homme est hospitalisé et Renko, qui l’a toujours craint, a du mal à gérer la situation.

LaRue, lui, replonge dans l’alcool au point de mettre en péril une opération importante supervisée par le Capitaine Fuchs. Incapable d’assumer son rôle, il est remplacé au pied levé par Washington qui, de ce fait, met sa propre vie en danger. Le coup de filet est un succès et Fuchs accepte de passer sous silence l’attitude de LaRue mais celui-ci a honte de lui et Washington est furieux.

Phil Esterhaus, à la demande de Grace Gardner qui n’en peut plus des aboiements du chien d’un voisin, Buck Mullins, fait arrêter celui-ci après qu’il l’a copieusement insulté au téléphone. Mais Mullins lui apprend alors ce que Grace s’est bien gardée de lui dire sur les véritables relations qu’elle a entretenues avec son voisin.

De son côté, Goldblume prend à cœur la situation de l’immeuble de Bustamonte. Constatant que ce dernier a été passé à tabac par les gorilles de Sosa, il décide de jouer la carte de l’intimidation et a recours au soutien de Belker (et de ses grognements) et de deux colosses policiers. Il provoque Sosa devant une partie des locataires, l’humilie et le menace de s’accrocher à lui avec tout le pouvoir que lui confère sa plaque de flic.

Et pendant ce temps, l’affaire Pam Gilliam est compromise par un « vice de forme » : le garage dans lequel Hunter a fouillé méthodiquement la voiture de Bragg, en respectant la procédure à la lettre, n’avait pas renouvelé son contrat avec la Ville et n’était donc plus habilité à abriter ce genre de fouille. En conséquence, l’Asst. D.A. Bernstein informe Furillo que non seulement l’arme du crime mais les aveux ensuite arrachés à Bragg sont irrecevables. Le meurtrier, Wilbur Harmon, est libéré. Furillo est impuissant et Joyce écœurée…

 

 

 

Buck Mullins au sujet de Grace Gardner : « This woman is bizarro with a capital B ».

Où l’on fait connaissance avec la sœur de Renko, Tracy.

Où Belker, voyant deux hommes de l’unité de Hunter frapper un sac de sable, leur dit qu’ils ont tout faux et leur montre comment il convient de maîtriser un individu hostile : il bondit sur le sac en grognant et mordant, au point d’arracher un morceau du sac.

 

2.14  The Young, the Beautiful and the Degraded       

NBC, 25 février 1982

Adaptation : Anthony Yerkovich, Jeffrey Lewis, Michael Wagner, histoire de Michael Kozoll et Steven Bochco

Réalisé par Lawrence Levy

 

 

 

Lucy et Joe interviennent au milieu d’une dispute conjugale dont l’un des belligérants se révèle être la femme mariée avec qui il a couché alors qu’il avait un rendez-vous avec Lucy.

Belker laisse échapper un revendeur de drogue à qui il avait tendu un piège en jouant les vendeurs de hot dogs. Il en est profondément affligé – et Esterhaus et Hunter essaient de le réconforter en lui disant qu’il arrive un âge où l’on perd une part de ses… moyens.

Esterhaus est par ailleurs toujours fâché contre Grace. Alors qu’il lui explique ses raisons, la question de leur avenir commun prend curieusement une forme proche d’une demande en mariage. Et il en est pour le moins troublé.

Furillo met LaRue face à ses responsabilités et déclare qu’il envisage de recommander son renvoi de la police. LaRue consulte un psychiatre et demande de l’aide.

Hill ne supporte plus d’être pris entre Vernon Lee et Ozzie Cleveland, sans compter les soucis que lui a apportés sa nomination à la BOC. Il donne donc sa démission à Cleveland. C’est l’occasion d’une explication avec Renko, qui est, lui, tourmenté par ses relations avec son père. Ils renouvellent leur pacte d’amitié.

Goldblume pense avoir une piste sérieuse concernant le meurtre de Pam Gilliam : un chauffeur de taxi, M. Vosca, qui dit avoir assisté à la scène. Son témoignage est si complet qu’il en devient suspect. Alors que le D.A. Bernstein est prêt à triompher et à faire un marché avec Tyler Bragg pour qu’il témoigne contre son complice Wilbur Harmon, Furillo soumet Vosca à un interrogatoire agressif… et découvre qu’il a inventé son témoignage. Il a eu accès à tous les éléments du dossier par sa petite amie Mary Lopata, une secrétaire de la police. Bernstein est contraint de relâcher les deux complices.

Les projets de dîner de Furillo et Joyce sont compromis par Fay : elle a été arrêtée lors d’un sit-in devant le bureau du Chef Daniels, dont elle réclamait la démission avec les filles du WAD, mais elle est furieuse contre le Detective Walsh qui, l’ayant reconnue, l’a séparée des autres femmes pour lui accorder un traitement de faveur qui l’humilie et compromet le respect des filles du WAD à son égard ! Après l’avoir déposée chez elle, Furillo se rend sur les lieux d’un homicide : Tyler Bragg a été tué par Wilbur Harmon, en pleine rue, devant de nombreux témoins. Pourtant, il pavoise : il fera trois ans au pire pour le meurtre de Bragg, rien à voir avec c e qui l’attendait s’il avait été condamné pour le meurtre de Pam Gilliam…

Grace appelle Esterhaus par son deuxième prénom, Freemason. Elle mentionne aussi l’eau de Cologne qui le rend fou : « Eau de Sade ».

 

2.15  Some Like It Hot-Wired

NBC, 18 mars 1982

Adaptation : Steven Bochco, Anthony Yerkovich, Jeffrey Lewis, Michael Wagner, histoire de Michael Kozoll et Steven Bochco

Réalisé par Thomas Carter

 

 

 

Belker supervise une vaste opération pour coincer un réseau de voleurs de voitures dont l’une des victimes en particulier réclame justice : Phil Esterhaus vient de perdre sa Buick Electra 225 Convertible de 1959, la prunelle de ses yeux, la voiture qui a accompagné les femmes de sa vie, Margaret, Cindy, Grace… Washington, Lucy et Coffey sont de la partie. Washington a l’occasion de croiser LaRue qui travaille au parc automobile et qui semble avoir pris le bon chemin, psy, Alcooliques Anonymes et remords sincères. Furillo est plus circonspect. Le Capitaine a d’autres soucis, évidemment : pas tant ceux de Fay, qui a quitté le WAD et n’en revient pas que Midge Dolson (leader du groupe) lui ait fait des avances sexuelles, que ceux de Joyce Davenport qui pète les plombs en plein tribunal, envoyant bouler son client sous le nez du Juge Maurice Schiller parce qu’elle est fatiguée de défendre les mêmes minables jour après jour. Furillo essaie de la réconforter mais ne trouve pas – d’abord – les bons mots.

Goldblume, lui, est dégoûté de ne pas avoir été promu lieutenant cette année tandis que Alf Chesley, lui, l’a été, et Henry ne peut s’empêcher de penser qu’il le doit à sa couleur de peau, l’air du temps étant à la promotion des minorités. Henry demande à Furillo de l’affecter en extérieur pour échapper aux congratulations d’usage adressées le jour durant à son collègue chanceux. Il participe donc à l’opération Hookslide avec Hill et Renko. Chacun, tour à tour, monte avec une prostituée : Renko se met à faire la leçon à la sienne, Hill n’arrive pas jusqu’à la chambre parce qu’il doit maîtriser un forcené raciste dans l’ascenseur, et c’est finalement Henry qui décroche le jackpot. Il s’agit de coincer des flics ripoux qui font payer leur silence à des clients pris en flag. Tout fonctionne à un détail près : la fille montée avec Henry, Sally, est complice et elle tire dans le dos de Henry quand il met bas le masque. Il en réchappe mais il y a meilleure façon de finir la journée…

Celle de Renko finit mal également : il apprend que son père a un cancer généralisé mais ne sait pas ce qui est le pire, le cancer ou le fait que son père, même mourant, le déteste toujours autant. Il s’effondre en larmes dans les bras de Hill…

C’est le jour du « quit » : Calletano veut démissionner parce qu’il ne s’estime pas respecté, Esterhaus parle de retraite anticipée parce qu’on a volé sa Buick, et voilà que Joyce veut elle aussi démissionner du bureau des Public Defenders.

La séquence pré-générique se termine sur un nouveau sketch de Howard. Littéralement renversant.

 

2.16  Personal Foul

NBC, 25 mars 1982

Ecrit par Steven Bochco, Anthony Yerkovich, Jeffrey Lewis, Michael Wagner

Réalisé par David Anspaugh

 

 

 

Henry est de retour à Hill Street. Il apprend à Furillo que sa femme et lui vont divorcer. Sa blessure a été la goutte d’eau et sa femme ne veut plus en supporter davantage. Etant passé par là, Frank peut donner quelques conseils à Henry. De son côté, Renko a du mal à accepter que son père veuille rentrer chez lui, avec la certitude d’y mourir, plutôt que de rester à l’hôpital pour y soigner son cancer.

Carter Reese, viré de la police, est au bout du rouleau. Quelques heures après que Hill et Renko sont intervenus pour mettre fin à une querelle conjugale, emmenant finalement la compagne de Reese et leur petit garçon William, ces deux derniers sont pris en otages par un Carter Reese ayant atteint ses limites. Il menace de les tuer tous les deux. Henry essaie de le raisonner, sans succès.

Belker et Washington sont en planque dans un cinéma porno afin de prendre un homme coupable d’agressions. Washington est menacé par l’homme dans les toilettes et Belker vole à son secours, avec force grondements belkeriens. Son intervention lui vaut l’attention de la jolie employée qui vend les friandises et à qui il laisse sa carte.

La grande actualité du jour à Hill Street est la rencontre « amicale » entre policiers et gangs sur un terrain de basket. L’occasion de partager autre chose que les tracas quotidiens du quartier mais aussi, évidemment, un événement qui implique sécurité (Howard en est chargé) et respect mutuel, aussi bien entre les différents gangs qu’entre gangs et police. Belker, Coffey, Lucy et Hill sont sur le terrain, Esterhaus arbitre. Furillo et Joyce sont dans le public. Difficile d’éviter quelques incidents et quelques accrochages sur le terrain, où l’agressivité est partagée, mais chacun a les yeux rivés sur le score…

 

2.17  The Shooter 

NBC, 6 mai 1982

Ecrit par Steven Bochco, Anthony Yerkovich, Jeffrey Lewis, Michael Wagner

Réalisé par Thomas Carter

 

 

 

Belker doit passer un examen pour renouveler son permis de conduire, périmé depuis trois ans. Par une aubaine extraordinaire (pour Belker, un peu moins pour l’inspecteur monté avec lui), l’examen se transforme en poursuite dans les rues de la ville pour coincer un braqueur en fuite.

Coffey et Bates découvrent la voiture de patrouille vide de Jack Halloran et Wally Tubbs dans une allée. Ils trouvent les corps de leurs deux collègues dans l’un des immeubles adjacents, Halloran mort, Tubbs dans un état critique. Ils ont apparemment pris en flagrant délit un voleur de matériel stéréo et ont été abattus par derrière. Furillo se charge d’informer la veuve de Halloran. Elle est d’autant plus effondrée que son mari demandait son transfert depuis trois mois et qu’ils envisageaient d’avoir un bébé. L’arme du crime est rapidement utilisée mais la veuve de son ancien propriétaire, mort depuis un an et demi, apprend à Washington et Goldblume que le Police Python .357 de son mari a été confisqué par la police à ce moment-là. L’officier qui a signé le formulaire attestant de la destruction de l’arme, Wallins, avoue, sous la pression de Furillo, l’avoir en fait offert à son beau-frère, lequel se l’est fait voler sans le déclarer à la police, étant donné la façon dont il l’avait eu.

Renko perd son calme et s’en prend à un barman qui a appelé la police en parlant d’une agression à main armée alors qu’il voulait seulement se débarrasser d’un ivrogne sans arme. Il est constamment sous pression à cause de son père ; celui-ci a été de nouveau admis à l’hôpital et n’en a plus que pour un jour ou deux.

Fay est bouleversée car elle a surpris Frank Jr en train de jouer au docteur avec une fillette… tout nus ! Furillo éclate de rire et s’efforce de la rassurer.

LaRue apporte une piste qui permet de retrouver, grâce à l’informateur Sammy Liddle, le tireur au .357, Billy Harrison ; il est abattu en résistant à l’arrestation. Joyce avoue à Frank qu’elle a acheté une arme après le meurtre de Pam Gilliam…

Belker arrête de nouveau son « dirtbag » favori et de nouveau sa mère l’appelle au téléphone alors qu’il fait son rapport ; cette fois, elle est effrayée car elle pense qu’il y a un pervers dans la maison… elle a trouvé un magazine cochon dans les affaires du père de Belker ! Et le nom que donne cette fois-ci le « client » de Belker est en rapport avec le matériel de ski avec lequel Belker l’a arrêté : « Killy, Jean-Claude ».

Furillo : « It’s guerilla warfare out there. They kill us, we kill them. »

 

2.18  Invasion from the Third World Body Snatchers 

NBC, 13 mai 1982

Ecrit par Steven Bochco, Anthony Yerkovich, Jeffrey Lewis, Michael Wagner

Réalisé par Gregory Hoblit

 

 

 

Le père de Renko est mort dans la nuit. Leo Schnitz donne à Hill un bouquet de fleurs pour leur collègue dans le chagrin (bouquet qu’il a en fait ramassé dans la poubelle de Lucy à qui un garçon livreur est venu l’apporter et qu’elle a jeté immédiatement avec un air excédé). Mais la journée s’annonce difficile pour Renko : alors qu’il n’a pas encore choisi le cercueil, on apprend que le fourgon des pompes funèbres dans lequel le corps de son père attendait a été volé sur le parking. Il sera retrouvé quelques heures plus tard mais sans le corps de John Renko.

Dernière journée pour Joyce et Furillo avant de s’envoler pour une plage de Saint Croix et d’y goûter des vacances qu’ils planifient depuis trois mois. Mais le client dont s’occupe Joyce ce matin pourrait bien gâcher ces vacances tant attendues : Donald Lilly, arrêté pour le viol de Maria Hernandez, clame son innocence d’une façon que Joyce trouve convaincante et elle prend son affaire à cœur. La femme avec qui il affirme avoir passé la soirée, Coretta Dunford, jure cependant à Henry qu’il a menti, et Maria Hernandez l’identifie formellement, sans la moindre hésitation, parmi d’autres suspects. Henry, néanmoins, pense que Coretta ne dit pas la vérité.

LaRue a été blanchi par la commission de discipline mais Furillo ne tient pas à le faire revenir à Hill Street. Il n’a plus confiance en lui et LaRue voit mal comment l’en blâmer. Washington plaide sa cause auprès de Furillo, reprochant à celui-ci d’être plus dur avec LaRue qu’il ne l’a été avec Art Delgado, juste parce que LaRue a le même problème d’alcoolisme que lui, Furillo, par le passé. Et Washington ajoute que Furillo, certainement, ne s’en est pas sorti tout seul à l’époque. LaRue mérite le même soutien.

Belker planque au milieu des clochards après que plusieurs d’entre eux ont été agressés. C’est tout à fait par hasard qu’il se retrouve à veiller un ivrogne endormi… qui se révèle plutôt mort et même bien mort puisqu’il s’agit du père de Renko. Belker ne s’en serait pas aperçu si Lucy n’était pas passée dans Waverly Alley et n’avait pas eu la curiosité de se pencher sur le corps. Ses collègues veulent cacher cette conclusion à Renko… mais Hunter, qui a toujours un train de retard, met les pieds dans le plat. Hill console son équipier… mais la situation finit par les plier de rire.

Coffey croit bon de conseiller au soupirant de Lucy – venu l’importuner au poste après lui avoir caché qu’il était marié et père de famille – d’aller voir ailleurs. Le soupirant visiblement n’apprécie guère. Et Coffey fait le fier quand Leo lui apprend que le bonhomme est William Lakeland du Michigan Avenue Precinct. Commander William Lakeland.

Coretta Dunford revient finalement sur ses déclarations et fournit un alibi à Donald Lilly. Maria Hernandez reconnaît qu’elle n’a pas réellement vu son agresseur. Lilly est libéré et Joyce peut s’envoler avec Furillo ! Henry, lui, passe la soirée dans un bar, en célibataire. Il y rencontre Fay, elle aussi célibataire divorcée. A quoi bon rester là comme deux idiots ? Ils décident de se joindre l’un à l’autre pour dîner…

Hunter – Renko ? My condolences.

Renko – Thank you, sir.

Hunter – You know, Renko, your father’s death is really a metaphor for the absurdity of life in this megalopolis. A man lives, a man dies, only to have his body stolen and discarded in some alley like so much offal.

Hill, embarrassé – Oh, it… it’s nothing, Renko. Forget it.

Renko – Wh…

Hunter – Exactly so ! The fact that they discarded his shell in Waverly Alley speaks not to the deceased but to the genetic bankruptcy of those mutant, third-world body snatchers.

Renko, incrédule – They left him in an alley ?

 

 

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