par Thierry Le Peut

Avec Glenn Ford (Sam Cade), Edgar Buchanan (J.J. Jackson), Taylor Lacher (Arlo Pritchard), Victor Campos (Rudy Davillo), Peter Ford (Pete).

Voix françaises : Roland Ménard (Sam Cade), Jean-Henri Chambois (J.J. Jackson), Serge Lhorca (Arlo), Daniel Gall (Rudy), Jean-Pierre Leroux (Pete).

 

Created by Anthony Wilson and Rick Husky

Produced by Charles Larson

Executive Producer David Gerber

Diffusion US : CBS, du 19 septembre 1971 au 9 avril 1972.

Diffusion France : 1e Chaîne de l’ORTF, à partir du 28 septembre 1972.

Cade’s County / Sam Cade, la série et les photos sont © Twentieth Century Fox

 

Remarque : Les crédits (acteurs et production) ont été prélevés sur les génériques des épisodes eux-mêmes. 

Les voix françaises en revanche dépendent entièrement de mon oreille ; si vous y relevez des erreurs, n'hésitez pas à m'en faire part. Dans le doute, j'ai parfois accompagné le nom du comédien doubleur d'un "?". Là aussi, si vous pouvez confirmer le nom du doubleur, je suis preneur. J'ai notamment du mal à identifier certaines voix féminines. Pas de voix françaises en revanche pour les épisodes 19, 20 et 24, que je n'ai vus qu'en VO. 

 

Glenn Ford et son équipe : de gauche à droite, Taylor Lacher, Victor Campos, Edgar Buchanan, Peter Ford et Sandra Ego.

 

1.01  Homecoming (Le retour)

CBS, 19 septembre 1971

Production Number : F-106

Ecrit par Jerry Ludwig & Eric Bercovici *

Réalisé par Marvin Chomsky

Darren McGavin, Loretta Swit et Glenn Ford

Charlie Morell engage un tueur à gages pour éliminer les trois témoins devant témoigner contre lui devant le Grand Jury. Le premier est abattu presque sur les marches du tribunal de Capitol City. Les deux autres sont Sam Cade, le chef de la police de Madrid County, et un adjoint, Larry Greer. Le tueur n’est autre que Courtney « Joe » Vernon, un ami d’enfance de Sam Cade, qui réapparaît justement en ville sous le prétexte de vendre un bout de terre qu’il possède encore dans le comté. Sam Cade, ne soupçonnant pas les vraies raisons de sa présence, est heureux de le revoir. Il n’en est pas moins anxieux de la sécurité de Larry, pas assez prudent à son goût, et dans ce contexte même Vernon doit être tenu à l’écart des décisions qui sont prises. C’est malheureusement insuffisant : en négligeant les consignes données par Sam, Larry est abattu en plein jour, sur une route, par un automobiliste qu’il avait sans doute arrêté, mais qu’il connaissait également, d’après les déductions de Sam. Ce dernier est l’unique témoin restant et il sait que sa vie est plus menacée que jamais. Joe Vernon, pendant ce temps, recherche la compagnie de Ginny Lomax, amie d’enfance elle aussi, devenue standardiste à l’hôtel où il est descendu. Il veut se servir d’elle pour attirer Sam dans sa ligne de mire…

Darren McGavin
H.M. Wynant

 

Loretta Swit
Peter Ford

 

Richard Anders
Sandra Ego

 

Avec Darren McGavin (Courtney Vernon). Et avec Taylor Lacher (Arlo Pritchard), Victor Campos (Rudy Davillo), Richard Anders (Larry Greer) et H.M. Wynant (Charlie Morell), Ralph James (Vic), Jean Fowler (Marian Greer), Myron Healey (Police Lieutenant), Sandra Ego (Joannie Little Bird), Peter Ford (Pete), Mario Machado (the host) et Loretta Swit (Ginny Lomax).

Vf Gabriel Cattand (Vernon), Marc de Georgi (Larry), Claire Guibert (Ginny), Jean-Claude Michel (Morell), Nicole Favart (Marian)

* Au générique du téléfilm Sam Cade, constitué du remontage des épisodes 1 et 23, les crédits associent Cliff Gould à l’écriture de cet épisode : Teleplay by Cliff Gould and Jerry Ludwig and Eric Bercovici, Story by Jerry Ludwig and Eric Bercovici.

Darren McGavin

 

1.02  Company Town (La conspiration du silence)

CBS, 26 septembre 1971

Production Number : F-101

Ecrit par Cliff Gould

Réalisé par Robert Day

Dans une vieille ville aux airs de ville fantôme du désert, un homme est jeté violemment hors du saloon Miner’s Friend (l’Ami du Mineur), au milieu de la rue, où il se retrouve entouré d’ouvriers aux visages impassibles qui l’encerclent de façon menaçante. Quand il cherche à sortir du cercle, il est rejeté sous les roues d’un camion qui tente de l’écraser. Il supplie « Oncle Hurley » de l’aider mais Oncle Hurley, enfermé dans sa voiture noire, ne lève pas le petit doigt. L’homme passe finalement sous le camion et la foule se disperse.

A Madrid County, Sam Cade apprend par J.J. Jackson que Hopie Kingman ne s’est pas présenté au tribunal. Accusé de vol de voiture, il est introuvable. Sam se rend donc à Galena, la ville minière où habite et travaille Kingman. Bien qu’elle dépende du comté de Madrid, Galena est un monde en soi, totalement aux ordres de Hurley Gaines qui possède l’unique industrie de la ville, la mine, qui fait vivre tous les habitants. C’était un ami du père de Sam, Elmo, shérif avant lui, et c’est un homme qui ne tolère aucune ingérence dans ses affaires. Sam perçoit très bien l’hostilité qui l’environne dès son arrivée, même si Hurley la dissimule derrière un air et des propos avenants. Personne ne lui parle, ceux à qui il s’adresse ont l’air gêné et un homme, Junior Quarle, le suit partout avec son camion. Pourquoi Hopie, revenu à Galena, a-t-il abandonné son travail à la mine ? Où est-il parti, sans affaires et sans voiture ? Et que signifient les traces de balle que Sam relève sur les pneus crevés de cette voiture ? Questionnés sur la mort de l’un des frères de Hopie quelques mois plus tôt, le Dr Gregg et sa fille Jenny sont aussi embarrassés que les autres.

L’hostilité se fait directe à mesure que Sam insiste. Hurley lui demande de quitter la ville en donnant sa parole de ne plus chercher Hopie Kingman. Devant son refus, il le laisse aux mains de Junior et d’une bande de mineurs. Défié en combat singulier, il s’en sort en maîtrisant son adversaire et en menaçant Junior de son arme. Il ne peut cependant contacter personne : la radio de sa Jeep a été endommagée et le standard téléphonique est tenu par un Cerbère, Maybelle, aux ordres de Hurley. Sam reçoit pourtant l’aide de Jenny Gregg et de Jimmie-John, le plus jeune frère de Hopie, au moment même où, à Madrid, on s’inquiète de son absence et où J.J. sonne le rappel des troupes. Jimmie-John le conduit jusqu’à l’endroit où a été enterré Hopie. Armé d’un fusil, il se tient à son côté quand il tente de quitter la ville en emmenant Hurley. Mais ils sont stoppés par les mineurs qui ont barré toutes les rues. A Galena, personne ne veut se dresser face à Hurley Gaines, « Oncle Hurley », parce que la vie de tous dépend de lui seul. Il lui faut pointer le canon de son fusil sur Hurley lui-même, et donner l’impression à tous qu’il n’hésitera pas à tirer, pour que la foule desserre son étreinte, au moment où les renforts arrivent enfin…

Will Geer
Flora Plumb
Ray Guth

 

Pippa Scott
Alan Vint
Arthur Space

 

John McLiam
Richard Peabody
Lucille Benson

 

Avec Will Geer (Hurley Gaines). Et avec Taylor Lacher (Arlo Pritchard), Victor Campos (Rudy Davillo), Flora Plumb (Luanne), Alan Vint (Jimmie-John), Richard Peabody (Junior Quarle), Ray Guth (Ansel Day), Arthur Space (Dr Gregg), Lucille Benson (Maybelle), Roland La Starza (Lon), Sandra Ego (Joannie Little Bird) et John McLiam (Howard Kingman) et Pippa Scott (Jenny Gregg).

Vf Marc de Georgi (Quarle), Claude Giraud (Jimmie-John), Claude Chantal (Luanne), Jean Berger (Dr Gregg), Raymond Loyer (Howard), Richard Darbois (Hopie), Georges Aubert (le pompiste)

 

1.03  Safe Deposit (Coffres-forts)

CBS, 3 octobre 1971

Production Number : F-103

Ecrit par Luther Davis

Réalisé par Reza S. Badiyi

Le shérif Sam Cade entre les revolvers de Timothy Brown et Martin Sheen

Arlo Pritchard s’arrête au milieu d’une route de montagne pour prêter secours à un infirmier penché sur un blessé, et se retrouve otage des deux hommes, Stan et Tony, et de leur bande dirigée par Freddie. Leur projet : piller le coffre-fort de la Cattlemen’s Bank de Madrid County. Ils attirent donc aussi le shérif Sam Cade dans un guet-apens et le laissent en compagnie d’Arlo au dernier étage de la tour d’une usine de vinification désaffectée, Mina Winery, sous la garde d’un complice, Tom. Le reste de la bande (Freddie, Stan, Tony, Phil et Roederer) investit la banque dans l’après-midi et emmène tout le monde, employés et clients, dans le coffre. Le coup a été préparé minutieusement et les bandits savent précisément quels coffres percer pour y trouver argent et biens précieux. J.J., qui revenait voir le directeur de la banque, Llewellyn Burton, au sujet d’un détournement de fonds récemment découvert dans les comptes, est prisonnier à son tour sans pouvoir rien faire. La promiscuité prolongée va mettre au jour un sujet de mésentente entre Burton et son épouse Allison, mais aussi révéler la présence au sein du personnel de la banque d’un complice qui a renseigné les bandits et qui s’enfuit avec eux. Pendant ce temps, à l’usine, Sam et Arlo font leur possible pour s’échapper…

Martin Sheen
Elaine Giftos
Mike Delano
Dal Jenkins

 

Laraine Stephens
Dennis Fimple
James Sikking
Nora Marlowe

 

James Callahan
Geoffrey Lewis
Timothy Brown
Taylor Lacher & Glenn Ford

 

Avec Martin Sheen (Freddie), Laraine Stephens (Allison Burton). Et avec Taylor Lacher (Arlo Pritchard), Victor Campos (Rudy Davillo), Elaine Giftos (Eleanor Jameson), Dennis Fimple (Phil), Geoffrey Lewis (Roederer), Mike Delano (Tony), James Sikking (Harold Hopkins), Timothy Brown (Stan), Dal Jenkins (Tom), Owen Bush (rich rancher), Nora Marlowe (Miss Glaskill) et James Callahan (Mr [Llewellyn] Burton).

Vf Pierre Trabaud (Freddie), Philippe Dumat (Burton), Anne Rochant (Allison), Marc Cassot (Harold), Arlette Thomas (Eleanor), Marc de Georgi (Roederer), Med Hondo (Stan), Lita Recio (Miss Glaskill)

Intrigue en deux temps : les préliminaires et le casse, le deuxième temps étant lui-même partagé entre ce qui se passe à la banque et les efforts de Sam et Arlo pour s’échapper. Quelques motifs secondaires permettent de donner un minimum de consistance aux personnages (le directeur et sa femme, le comptable et sa maîtresse). Martin Sheen campe un cambrioleur vif et sûr de lui, bien préparé, flanqué d’une bande bien organisée. On notera que J.J. garde toute sa présence d’esprit pour réagir dès qu’il en a l’opportunité, tandis que Cade fait preuve d’ingéniosité de son côté (dans la mesure où le scénario lui en laisse la latitude).

« Mina Winery » est traduit une fois par « minoterie » dans la VF : le mot colle au mouvement des lèvres mais n’a plus grand-chose à voir avec le vin.

 

1.04  Crisscross (Chassé-croisé)

CBS, 10 octobre 1971

Production Number : F-102

Ecrit par Jack Turley

Réalisé par Richard Donner

Simon Scott et James Gregory

Esteban Sanchez, l’un des employés mexicains de Taylor Hargutt, est provoqué dans un bar par Coley Baker. Comme il ne peut pas avoir le dessus, il préfère s’en aller. Un moment plus tard, Coley est poignardé et deux témoins surprennent Esteban près de lui. Le Mexicain l’a trouvé étendu là mais, incapable de prouver qu’il n’est pas l’assassin, il s’enfuit et la police le recherche. Nacho Gutierrez, shérif dans son secteur, le décrit comme un garçon tranquille qui n’a jamais eu de souci avec la police, et sa jeune épouse Felice, enceinte, vient trouver Sam Cade pour lui tenir le même discours. Elle lui apprend ensuite qu’Esteban a la phobie des couteaux, au point qu’il est incapable d’en toucher un ; la chose est tellement connue que son employeur Taylor Hargutt a dû le changer de poste à cause de cela. Sam rend visite à Taylor, qu’il rencontre avec son associé Owen Rauth. Les deux hommes s’inquiètent de l’enquête du shérif et entreprennent de faire le ménage avant qu’il ne s’approche trop près de leurs affaires. Ils font enlever par Travis Spencer la petite amie de Coley, Anita, qui peut-être en sait trop. Sam, de son côté, lève une piste qui pourrait être celle d’un trafic d’héroïne avec le Mexique, piste qui le conduit jusqu’à un vieux hangar où il trouve Travis, Pete Kanab et le cadavre d’Anita. Travis est abattu par Nacho quand il veut saisir une arme et Pete est arrêté et interrogé. Sam et ses hommes montent une souricière pour surprendre les trafiquants à la frontière au moment de l’arrivée d’une nouvelle livraison. C’est Owen Rauth qui supervise l’opération, au nom de Taylor Hargutt. C’est chez ce dernier que se rend ensuite Sam afin de l’arrêter. Il le trouve en train de poursuivre Esteban Sanchez, venu en toute innocence demander l’aide de son patron. Sam arrête Taylor, Esteban peut aller retrouver sa femme qui, entre-temps, a mis au monde un charmant petit garçon…

James Gregory

 

Richard Yniguez

 

Linda Dangcil

 

Avec James Gregory (Taylor Hargutt). Et avec Taylor Lacher (Arlo Pritchard), Victor Campos (Rudy Davillo), Rodolfo Acosta (Nacho Gutierrez), Linda Dangcil (Felice Sanchez), Richard Yniguez (Esteban Sanchez), Tim Scott (Travis Spencer), Bert Santos (Carlos Sanchez), Sandra Ego (Joannie Little Bird), Margaret Markov (Anita Dru), Michael Stokey (Pete Kanab) et Richard Rust (Coley Baker) et Simon Scott (Owen Rauth).

Vf Philippe Dumat (Hargutt), Claude Chantal (Felice), Bernard Murat (Esteban), René Arrieu (Rauth), Nicole Favart (Anita), Pierre Guillermo (Pete Kanab)

 

1.05  Violent Echo (L’exécution)

CBS, 24 octobre 1971

Production Number : F-108

Ecrit par Jim Byrnes

Réalisé par David Lowell Rich

Jody Ray Baker doit être exécuté mercredi. Voilà huit ans qu’il a été condamné pour le meurtre de sa petite amie Laurie Street, bien qu’il n’ait cessé d’affirmer son innocence. Huit ans que le shérif Cade tente en vain de prouver celle-ci et pousse l’avocat Frank Leonard à aller d’appel en appel, sans autre succès que d’avoir retardé jusque là l’exécution. Avec quelques jours seulement devant lui, Sam Cade joue la montre cette fois ; il refuse d’abandonner, au contraire de Leonard qui, fatigué de ce dossier, a baissé les bras. Une fois de plus, donc, le shérif met son équipe sur la piste du véritable meurtrier. Un incident récent permet de découvrir ce que l’on a ignoré jusqu’à présent, à savoir que Laurie s’est rendue peu de temps avant sa mort auprès d’un infirmier pratiquant des avortements illégaux, Eddie Collins, en utilisant le pseudonyme de Mary Shelley, qu’elle utilisait pour écrire des poèmes. Sam voudrait qu’Eddie accepte de consulter des photos au commissariat afin d’identifier, peut-être, l’homme qui, selon lui, accompagna la jeune fille, alors âgée de dix-huit ans.

Spoiler : Eddie consulte son avocat, qui se trouve être l’homme en question. Il était l’amant de Laurie, qui finalement décida de ne pas avorter. Pour éviter qu’Eddie ne le trahisse, il le fait assassiner. Sam, bientôt, obtient du père de Laurie, le Colonel Street, les journaux intimes de la jeune fille, que personne n’a songé à consulter car tous ignoraient leur existence – sauf Jody Ray. L’amant y est abondamment mentionné mais désigné seulement par le pronom « Il », avec une majuscule. Sam décide de tenter un coup de bluff pour démasquer cet homme que Laurie idéalisait et dont elle écrit qu’il ne voulait pas de leur enfant…

William Windom
Pat Harrington

 

John Anderson
Tony Perez

 

John Calvin
Susan Adams

 

Avec William Windom (Frank Leonard) et John Anderson (Col. Street). Et avec Taylor Lacher (Arlo Pritchard), Victor Campos (Rudy Davillo), Tony Perez (Dr Pablo Carrillo), Betty Ann Carr (Betty Ann Sundown), Calvin Chrane (Buckley), Susan Adams (Marie) et John Calvin (Jody Ray Baker), Ann Whitsett (Opal) et Pat Harrington (Eddie Collins).

Vf Jean-Louis Maury (Leonard), Pierre Hatet (Eddie Collins), Philippe Ogouz (Jody Ray), Gérard Hernandez (Bentley), Michel Paulin (Dr), Arlette Thomas (Marie), Brigitte Morisan ? (Sundown)

Le scénario est honnêtement bâti mais souffre de l’invraisemblance inhérente au sujet : il est toujours difficile de croire que l’enquêteur trouve brusquement une vérité qui lui a échappé durant huit années, surtout sur la base d’un élément nouveau (les journaux intimes) qui a toujours été à portée de main. Etant donné le goût de la victime pour l’écriture (un de ses poèmes signé Mary Shelley est affiché au mur de la cellule du condamné), on a quelque peine à admettre que Jody Ray n’ait jamais mentionné leur existence, ni lors des procès ni lors de ses nombreuses discussions avec Sam Cade.

Victor Campos

 

Taylor Lacher

 

1.06  Gray Wolf

CBS, 31 octobre 1971

Production Number : F-109

Adaptation de Charles Larson et Clyde Ware, histoire de Clyde Ware

Réalisé par Alf Kjellin

Sharon Acker et Glenn Ford

Johnny Gray Wolf, un Comanche qui fut un temps l’un des adjoints de Sam Cade, s’évade de prison avec le jeune Frank Stubock. Le Capitaine Hoover est persuadé qu’il va se diriger vers le Mexique mais Cade pense qu’il va tenter une route que l’on ne s’attend pas à le voir prendre parce qu’elle est dangereuse : celle du Rideau de Turquoise, une montagne située en territoire indien. L’échec des recherches de Hoover le confirme dans cette idée. Il obtient une autorisation spéciale pour pénétrer sur les terres indiennes et le Chef Phil Wild Horse lui assigne un jeune guide, Tom Running Man, réticent à l’idée de traquer un Indien. En accompagnant Cade, cependant, Running Man ouvre les yeux sur la nature de Gray Wolf, qui bat presque à mort Hal Claybourne pour lui voler sa voiture et emmener sa femme Roseann en otage. Cade et Running Man suivent sa piste jusqu’au Rideau. Laissant Running Man blessé garder Stubock près de leur Jeep accidentée, Cade poursuit seul, s’avançant dans les montagnes où Gray Wolf a emmené Roseann Claybourne…

Cameron Mitchell
Sharon Acker & James Luisi

 

Tom Nardini
John Savage

 

Jay Silverheels
Douglas Kennedy

 

Avec Cameron Mitchell (Gray Wolf). Et avec Taylor Lacher (Arlo Pritchard), Victor Campos (Rudy Davillo), Sharon Acker (Roseann Claybourne), John Savage (Frank Stubock), James Luisi (Hal Claybourne), Douglas Kennedy (Capt. Steve Hoover), Betty Ann Carr (Betty Ann Sundown) et Jay Silverheels (Chief Phil Wild Horse) et Tom Nardini (Tom Running Man).

Vf William Sabatier (Gray Wolf), Pierre Guillermo (Frank), Michel Paulin (Tom), Jean Berger (Phil Wild Horse), Pierre Hatet (Hal), Marc de Georgi (gardien de prison), Jeanine Forney (Roseann)

Sam Cade est le seul à pouvoir traquer Gray Wolf parce qu’il connaît l’homme et qu’il a cela dans le sang. « Il est Blanc mais c’est un homme », dit de lui Gray Wolf, Comanche fruste et redoutable, qui fonctionne à l’instinct et peut se montrer d’une sauvagerie effrayante. La force de Cade est de ne jamais perdre son calme et de ne pas surestimer ses forces ou sous-estimer celles de l’adversaire. A ses côtés, le jeune guide indien Tom Running Man affiche d’abord son hostilité à la domination de l’homme blanc avant d’ouvrir les yeux sur Gray Wolf, dont il ne comprend pas la sauvagerie. Pas de grandes réflexions, cependant : « Gray Wolf » reste un produit de divertissement qui repose sur l’affrontement entre deux hommes – l’Indien et le shérif – et sur les clichés mille fois vus de l’Indien (on a le droit de s’amuser de la façon dont Running Man, après avoir plongé ses mains dans un cours d’eau pour en « sonder » apparemment le fond, affirme, sûr de lui : « C’est par là » ; quant au Chef Wild Horse, il s’amuse à faire croire à l’adjoint Pritchard qu’il lui a fait boire du sang de serpent, avant de lui dire qu’il s’agissait simplement de jus de tomate). Le scénario ne cherche jamais l’originalité et se contente d’aligner des situations convenues sur un rythme lent. On notera les hurlements de loups qui ponctuent l’épisode, pour souligner la nature « animale » de Johnny Gray Wolf.

 

1.07  The Armageddon Contract (Contrat avec le diable)

CBS, 7 novembre 1971  -  1e Chaîne de l’ORTF, 20 octobre 1972

Production Number : F-104

Adaptation de Charles Larson, histoire de Stephen Kandel

Réalisé par Paul Stanley

Un motard de la police se prépare à quelque chose, au bord d’une route déserte. Quand arrive un camion, il lui fait signe de se garer sur le bas-côté. Le chauffeur obtempère et, suivant les instructions du motard, descend de son camion pour aller ouvrir la remorque, qui contient un chargement d’explosifs. Le motard, alors, l’abat.

Cade arrive sur les lieux. Un chauffeur mort, et le patron de la compagnie de transport, Daniels, qui déclare qu’une petite partie seulement des explosifs a été volée ; de quoi, tout de même, générer de très importants dégâts. A proximité, J.J. découvre un morceau de plante accroché à un fil. Cette plante, rare, est carnivore, et le jardinier Rupert se souvient d’en avoir vendu une à la bibliothécaire, Frances Pilgrim. En lui rendant visite, Cade rencontre son mari, Jack Pilgrim, dont la veste frôle la plante lorsqu’il contourne sa femme pour prendre son manteau sur le porte-manteau. Pilgrim vient de recevoir une boîte d’un certain M. Ross, contenant un « échangeur », un appareil en lien avec l’énergie atomique, ainsi que des instructions pour accomplir une mission à laquelle il se prépare depuis des années et dont les conséquences seront cataclysmiques : une ville comme Madrid City sera proprement rayée de la carte. Ross, lui, est reparti au volant d’un fourgon à l’arrière duquel Pilgrim a laissé la moto qu’il a utilisée pour tendre son piège sur la route. Ross doit emporter le véhicule et se débarrasser de la moto ; les routes étant filtrées par la police, il emprunte finalement une voie sans issue menant dans les collines, où il se débarrasse de la moto. Il ignore cependant qu’un petit garçon l’a vu, Dnasso, qui se rend au poste de police pour signaler le « meurtre » de son poulet préféré, écrasé par le fourgon ! Ce faisant, il parle de la moto et permet au shérif de la retrouver. On y relève les empreintes d’Aaron Rosgard, un agent étranger connu de Washington et recherché depuis des années. Le prétendu M. Ross.

Dans le même temps, Cade s’intéresse à Jack Pilgrim. Celui-ci est arrivé à Madrid en 1968, a épousé la bibliothécaire en 1969 et travaille pour un agent d’assurances depuis lors. Le frère de Frances Pilgrim, Floyd Chatterton, est ingénieur à la base de missiles de San Leone. En retrouvant Chatterton presque mort dans la cave de sa maison, Cade reconstitue le plan suivi par Pilgrim : son mariage n’était qu’un moyen d’avoir accès à Chatterton, dont il s’est servi pour obtenir des informations, à son insu, et le moyen d’entrer dans la base : Pilgrim en effet s’est déguisé en son beau-frère et, laissant ce dernier pour mort, s’est rendu à sa place à San Leone. Lorsque Cade y arrive, il est déjà en train d’installer une série de bombes qui vont déclencher la mise à feu des têtes nucléaires et produire une explosion atomique propre à dévaster la région…

William Shatner
Mariette Hartley
Dan Ferrone
Sammy Jackson

 

William Shatner
Eric Christmas
John Zaremba
Dran Hamilton

 

William Shatner
Norman Alden
Lee J. Casey
Stephen Coit

 

Avec William Shatner (Jack Pilgrim). Et avec Taylor Lacher (Arlo Pritchard), Victor Campos (Rudy Davillo), Eric Christmas (Ross [aka Aaron Rosgard]), Norman Alden (Daniels), Dan Ferrone (Floyd), John Zaremba (Col. Shortland), Lee J. Casey (Dnasso), Sammy Jackson (driver), Peter Ford (deputy [Pete]), Dran Hamilton (Lily), Stephen Coit (Rupert), Dick Valentine (Sergeant) et Sandra Ego (Joannie Little Bird) et Mariette Hartley (Frances Pilgrim).

Vf Jean-Louis Maury (Pilgrim), Perrette Pradier (Frances), Jean Roche (Floyd), Henri Labussière (Rosgard), William Sabatier (Daniels), Philippe Dumat (Shortland), Arlette Thomas (la secrétaire Lily), Henri Barsacq (Rupert)

L’un des meilleurs épisodes de la série. William Shatner y est le méchant, un agent infiltré depuis des années et qui a préparé minutieusement une mission cataclysmique pour le compte d’une puissance étrangère. Si c’est là un postulat d’espionnage (on parlerait aujourd’hui de contre-terrorisme), le scénario suit l’enquête également minutieuse que mènent le shérif Cade et ses hommes, déroulant les étapes d’un police procedural méthodique conduit parallèlement à la procédure elle-même rigoureuse de Shatner. Les deux protagonistes – Cade et Pilgrim – s’affrontent dans un dénouement qui, en évitant les excès, achève de confirmer la bonne tenue de cet épisode.

 

1.08  The Mustangers (Les voleurs de chevaux)

CBS, 14 novembre 1971

Production Number : F-112

Ecrit par Robert Malcolm Young

Réalisé par Irving Moore

Kevin et Ilona Wallach, tout juste mariés, passent quelques jours dans les plaines à bord de leur camping car. Mais alors que Kevin photographie un troupeau de chevaux sauvages, il prend des clichés sans même s’en rendre compte de voleurs de chevaux (la capture des chevaux sauvages est interdite par la loi). Leur chef, Deck Minty, juché sur une moto, s’en rend, lui, parfaitement compte, et il abat Kevin d’un coup de fusil. Ilona le découvre presque mort. Il est soigné à l’hôpital et Sam Vade commence son enquête avec peu d’éléments. Kevin a bien aperçu des cavaliers mais est incapable de les décrire. En revanche, l’appareil photo de Kevin, bien qu’écrasé par la moto, livre quelques clichés dont un montre un visage reconnaissable, celui de Frank ‘Mule’ Mueller, déjà arrêté. J.J. et Arlo, qui contrôlent toutes les motos qu’ils peuvent retrouver, parlent à Deck Minty qui transporte une carabine sur son engin ; après vérification, ce n’est pas l’arme qui a servi à blesser Kevin, et l’histoire que leur a contée Deck, sur son frère Owen paralysé à vie à cause d’un étalon noir que Deck a baptisé Macho, semble vraie. Pendant que les policiers cherchent à remonter la piste, Deck cherche, lui, à porter les soupçons sur ‘Mule’ ; il l’abat et place entre ses mains le fusil avec lequel il a tiré sur Kevin Wallach. Le pauvre Kevin, entre-temps, ne survit pas à ses blessures et Ilona pleure le seul homme de sa vie, qui n’aura été son mari que durant trois jours. Cade parvient à retrouver les complices de Deck dans une cabane au milieu des plaines, Wilbur et Happy. Les deux hommes sont bientôt arrêtés et Cade se lance alors à la poursuite de Deck qui, lui, a retrouvé la trace de l’étalon noir qu’il rend responsable de la paralysie de son frère et dont il est déterminé à se venger…

George Maharis
Jack Starrett
Julian Rivero

 

Charles Dierkop
Brendon Boone
Barney Phillips

 

John Quade
Brenda Scott
Betty Ann Carr

 

Avec George Maharis (« Deck » Minty). Et avec Taylor Lacher (Arlo Pritchard), Victor Campos (Rudy Davillo), Charles Dierkop (Happy Tillotson), John Quade (Frank « Mule » Mueller), Jack Starrett (Wilbur Bain), Brendon Boone (Kevin Wallach), Julian Rivero (Papa Segovia), Betty Ann Carr (Betty Ann Sundown), Peter Ford (Pete), Gordon Jump (John Kilroy) et Bernard* Phillips (Dr Ganby) et Brenda Scott (Ilona Wallach).  * en fait Barney (erreur du générique ou variante volontaire ?)

Vf Jean-Claude Michel (Deck), Claude Joseph (Wilbur), Gérard Hernandez (Happy), Raymond Loyer (Dr Ganby), William Sabatier (John Kilroy)

Robert Malcolm Young écrit un scénario taillé pour la star de western Glenn Ford : il y est question de voleurs de chevaux, on y tire à la carabine, on se cache dans des cabanes au cœur de la plaine désertique, on se bagarre dans le bunkhouse (le dortoir des cow-boys) et Ford galope à cheval pour mettre la main sur le méchant dans le dernier acte. Young place d’ailleurs dans la bouche d’Edgar Buchanan, qui a roulé sa bosse plus encore que Glenn Ford, une phrase qui vaut pour les personnages aussi bien que pour les acteurs : « Beau spectacle ! J’ignorais que tu savais encore monter de cette façon ! »

 

1.09  Delegate at Large (Un policier disparaît)

CBS, 21 novembre 1971

Production Number : F-113

Ecrit par Harold Medford

Réalisé par Marvin Chomsky

Edgar Buchanan en virée à Los Angeles et en danger de mort

J.J. est à Los Angeles pour assister à un congrès de policiers. Il commence par se faire remarquer en renversant un plateau chargé d’assiettes vides, tant il est subjugué par la jeune et jolie hôtesse en tenue de vahiné qui accueille les participants ! Quelques instants plus tard, il reconnaît en l’homme qui parle à la serveuse Mimi l’un des frères Curtis, recherchés depuis trois ans à Madrid County. Il se rend aussitôt dans sa chambre pour téléphoner à Madrid mais Bob Curtis l’y a suivi et l’assomme alors qu’il est en conversation avec Rudy. Sitôt informé, Sam Cade joint le Lt Gifford de la police de Los Angeles afin de faire rechercher son adjoint. Gifford croit à une plaisanterie, plusieurs appels de plaisantins ayant déjà été donnés depuis ce congrès, mais Cade est si pressant qu’il ouvre quand même une enquête. Lorsque Cade atterrit à L.A. le lendemain, Gifford a déjà fait fouiller sa chambre et relever des empreintes ; il a aussi questionné les gens qui ont croisé J.J. et plusieurs d’entre eux ont affirmé qu’il était ivre et tenait à peine sur ses jambes, ce que Cade ne croit pas un instant. Il semble en réalité que l’homme qui l’a frappé l’a aussi emmené alors qu’il tenait à peine debout, en raison du coup qu’il avait reçu. L’un des témoins reconnaît la photo de Bob Curtis, ce qui confirme l’inquiétude de Sam Cade et convainc Gifford que l’affaire est sérieuse. En outre, les empreintes de Bob ont été relevées dans la chambre de J.J..

Au même moment, celui-ci reprend connaissance dans une maison où se terrent Bob et son frère Grover, ainsi que leur complice Ringwald et la femme de Grover, Sheila. Grover est furieux contre son frère, qui n’a jamais été une lumière et qui risque de réduire à néant le coup qu’ils ont patiemment préparé. Il envisage d’abord de tuer J.J. et de l’enterrer dans le jardin mais Sheila, touchée par le vieux policier, le convainc qu’il leur sera plus utile vivant, en tant qu’otage. Hélas, Bob n’a pas fini de leur causer des problèmes : voulant absolument retourner draguer Mimi, la délicieuse vahiné de l’hôtel, il y est surpris par Cade et Gifford ; il parvient à s’enfuir mais pas Ringwald, qui l’accompagnait. Grover téléphone à Cade au poste de police et menace de tuer J.J. s’il tente de l’arrêter. L’enregistrement de cet appel permet aux policiers de repérer certains bruits particuliers qui orientent leurs recherches. Ils ne tardent pas à localiser la maison des Curtis mais celle-ci est vide. On y trouve cependant un pochoir qui permet de comprendre que les malfrats sont partis dans un véhicule maquillé en ambulance. Celle-ci est bientôt localisée et Cade et Gifford parviennent avant les malfrats à la résidence, juchée au sommet d’une falaise, que Grover s’apprête à cambrioler…

Dane Clark
Victor Campos
Irene Tsu

 

L.Q. Jones
Charlotte Stewart
Lee Weaver

 

Burr DeBenning
Dub Taylor & Richard Arlen
Glenn Ford

 

Avec L.Q. Jones (Grover Curtis), Dane Clark (Lt John Gifford). Et avec Taylor Lacher ‘Arlo Pritchard), Victor Campos (Rudy Davillo), Charlotte Stewart (Sheila Curtis), Richard Arlen (Dave Bliss), Dub Taylor (Oscar Shay), Jason Wingreen (Sgt Egan), Shep Sanders (officer) et Lee Weaver (Ringwald) et Irene Tsu (Mimi Drake) et Burr DeBenning (Bob Curtis).

Vf Marc de Georgi (Grover), Jacques Thébault (Gifford), Med Hondo (Ringwald), Jean Violette (Shay), Brigitte Morisan ? (Sheila), Jeanine Forney (Mimi)

Sans doute l’un des épisodes les moins intéressants de la série. Sortir Cade et J.J. de leur élément naturel (les plaines désertiques de Madrid County) n’est pas en soi une mauvaise idée mais cette escapade se fait sur une partition si convenue qu’elle ne suscite guère l’intérêt. Même si la vie de J.J. est en danger, on sait qu’il s’en sortira sans mal et le suspense ne fonctionne donc pas. Il reste au scénariste à tisser une double relation un peu conflictuelle, entre les deux frères malfaiteurs et entre Cade et le Lt Gifford, et à ajouter une femme dans l’équation pour occuper J.J. et introduire un peu de douceur et un dilemme moral, mais c’est peu. Ajoutons tout de même l’opportunité de donner un rôle plus développé à J.J., placé cette fois au cœur de l’action.

Irene Tsu avec Burr DeBenning

 

1.10  A Gun for Billy (Incarnation)

CBS, 28 novembre 1971

Production Number : F-111

Ecrit par Anthony Lawrence

Réalisé par Richard Donner

Bobby Darin et Glenn Ford

Un homme à cheval descend en chantonnant le flanc d’une colline et s’arrête à mi-hauteur, en surplomb d’une route de montagne. Il sort un lance-roquette de la couverture qui l’enveloppe et vise un fourgon blindé qui s’approche. Il tire, touche le fourgon qui quitte la route et se renverse dans le bas-côté. Le cavalier braque alors le conducteur du fourgon avec un fusil, le bas du visage dissimulé derrière un foulard rouge, et l’oblige à lui remettre le sac qu’il transporte, contenant 30.000 $, puis il s’en va.

Le shérif Sam Cade ont évidemment quelque mal à croire au récit du conducteur, qui leur raconte qu’il a été attaqué par un homme à cheval, comme au siècle dernier. Mais ils se mettent à la recherche de ce cow-boy solitaire, dont la description recoupe bientôt celle d’un homme récemment libéré de prison qui a enlevé son petit garçon de onze ans, Gabriel. C’est la mère, Celsa, qui vient rapporter le fait au shérif, très inquiète. Son mari, Billy Dobbs, a passé onze ans en prison et a l’esprit dérangé : il se prend réellement pour Billy le Kid. Le psychologue de la prison, le Dr Geis, explique à Sam Cade que c’est sa façon de composer avec un monde dans lequel il ne trouve pas sa place ; il pense que Dobbs pourrait mettre en danger la vie de l’enfant en l’entraînant à commettre avec lui des actions criminelles. De fait, Billy a déjà volé un lance-roquette, une arme et des munitions dans la collection d’armes privée de Paul Jeffries. L’arme est un Colt ayant appartenu à Billy le Kid. Il s’en est pris aussi à Owen McCann, dont le témoignage l’avait envoyé en prison, et l’a blessé en lui tirant dessus ; heureusement pour McCann, l’arme s’est enrayée et Billy s’est sauvé en le laissant blessé mais vivant. Mais, alors qu’il prépare avec le petit Gabriel l’attaque d’un train, en posant des explosifs sur le viaduc que doit emprunter le train, Gabriel fait une chute. Il est blessé. Contrarié par cet accident qui modifie ses projets, Billy transporte l’enfant dans un bâtiment en ruine où il s’est réfugié et où les retrouve bientôt Celsa.

Sam Cade et ses hommes les retrouvent aussi. Billy est persuadé que Cade est « Big Casino » : c’est le nom que Billy le Kid donnait à Pat Garrett, et il a l’intention de tuer celui-ci. Cade doit trouver le moyen de le faire sortir et de le maîtriser sans mettre en danger la vie de l’enfant et de sa mère…

Bobby Darin
Leif Garrett
Linda Cristal & Glenn Ford

 

Linda Cristal
Richard Kelton
Glenn Ford

 

Warren Kemmerling
David Doyle (à g.)
T. Lacher & Sandy Kevin

 

Avec Bobby Darin (Billy [Dobbs]), Linda Cristal (Celsa). Et avec Taylor Lacher (Arlo Pritchard), Victor Campos (Rudy Davillo), Richard Kelton (Paul Jeffries), David Doyle (Dr Geis), Leif Garrett (Gabriel), Sandy Kevin (driver) et Warren Kemmerling (Owen McCann).

Vf Roger Crouzet (Billy), Jean Roche (Jeffries), René Arrieu (McCann), Jean-François Laley (Dr Geis)

Voyage dans le temps avec Bobby Darin, chanteur comédien, héros en 1967 de Le Shérif aux poings nus de William Hale ou de La ballade des sans-espoir de John Cassavetes en 1961. Se prenant pour Billy le Kid, Darin se prête à un western contemporain et entraîne Glenn Ford à sa suite dans cette rêverie policière qui reprend les codes du western : attaque de fourgon blindé et de train, agression au revolver, Darin est vêtu comme un homme de l’Ouest et cite les amis et ennemis de Billy le Kid au fil d’une errance dont le dénouement ne peut être que dramatique.

Bobby Darin et Linda Cristal

 

1.11  Requiem for Miss Madrid (Requiem pour Miss Madrid)

CBS, 12 décembre 1971

Production Number : F-107

Ecrit par Rick Husky

Réalisé par Joseph Pevney

Broderick Crawford, Edgar Buchanan et Glenn Ford

Miss Madrid, Karen Malloy, est retrouvée morte dans une chambre de l’Hôtel Madrid. Le policier de l’hôtel, le vieux Wes Novak, a été blessé par le meurtrier et n’a vu de lui qu’une silhouette floue surmontée d’un chapeau de cow-boy ; refusant pourtant d’admettre sa faiblesse, qui n’est pas seulement due au coup qu’il a reçu, il prétend avoir reconnu l’homme : Billy Don Bucknell, un cow-boy de rodéo. Il se trouve que Billy aimait Karen et s’est disputé avec elle la veille du meurtre ; en outre, il tente de se suicider en se jetant du toit du cinéma El Rey. Malgré cela, Sam Cade est tenté de croire en sa sincérité lorsqu’il affirme qu’il aimait Karen ; hélas, s’étant soûlé après sa dispute avec elle, il n’a aucun souvenir de ce qu’il a fait au moment du meurtre ! Cade poursuit néanmoins son enquête. En interrogeant Gerri Randell, chanteuse dans le club de Dan Hoffman, également prostituée et incidemment amie de Karen Malloy, il apprend que cette dernière avait plusieurs « petits amis » : on connaît le député Clement Stark qu’elle s’apprêtait à épouser, Billy qui se fondait d’amour pour elle, mais s’y ajoute Dane Hoffman, mal-aimé. Alors que Wes Novak admet enfin avoir menti, pour cacher la maladie de cœur dont il souffre et qui pourrait lui faire perdre son boulot, quelqu’un tente de tirer sur lui, ou sur Dane Hoffman avec qui il discute ; c’est en tout cas Hoffman qui meurt, avant que Novak, privé de ses pilules pour le cœur par le meurtrier, ne s’effondre à son tour. Cade convoque l’antipathique Clement Stark pour le questionner, le soupçonnant d’être le coupable. Stark en effet s’apprête à épouser une Française et n’a jamais eu réellement l’intention de passer la bague au doigt de Karen Malloy, qui ne l’entendait pas de cette oreille…

Broderick Crawford
E.J. Peaker
Jerry Daniels

 

John Payne
Charles Robinson
Roberta Collins

 

Johnny Crawford
James Lydon
Gina Alvarado (au centre)

 

Avec Broderick Crawford (Wes Novak), John Payne (Clement Stark). Et avec Taylor Lacher (Arlo Pritchard), Victor Campos (Rudy Davillo), Johnny Crawford (Billy Don Bucknell), Charles Robinson (Dick Haskell), Gina Alvarado (Berenice Esposito), Jerry Daniels (Dr Pablo Ramirez), Peter Ford (Pete), Maria San Sebastian (first reporter), Dick Winslow (second reporter), Eric Mason (newscaster), Roberta Collins (Karen Malloy) et James Lydon (Dane Hoffman) et E.J. Peaker (Gerri Randell).

Vf Jean Martinelli (Wes), Dominique Maurin (Billy), Philippe Ogouz (Haskell), Sady Rebbot (Ramirez), Claude Chantal (Gerri), Jean-Pierre Leroux (Pete), Jean Roche (voix TV / journaliste), Henri Labussière (Hoffman)

Le cinéma El Rey diffuse La Planète des singes, une production 20th Century Fox (comme la série).

 

1.12  The Alien Land (L’étranger)

CBS, 19 décembre 1971

Production Number : F-105

Adaptation de Charles Larson et Jackson Gillis, histoire de Jackson Gillis

Réalisé par Irving Moore

La fille du propriétaire de ranch Ward Farrell, Heather (Alice en VF), est amoureuse d’un étudiant étranger, Munir Kharif, fils d’un chef de gouvernement du Moyen-Orient, allié des Etats-Unis. Le vieux Farrell voit d’un très mauvais œil cette relation avec un étranger et a interdit à sa fille de voir le jeune homme, ce qu’elle n’en continue pas moins de faire, décidée à vivre sa vie selon ses termes et non selon les ordres de son père tyrannique. Un jour, voyant l’étranger quitter la propriété après avoir déposé Heather, le régisseur du ranch, Doug Chapman, décide de le suivre sur sa moto. Il est abattu au fusil de chasse dans les collines et sa moto quitte la route pour se précipiter dans un ravin. Le vieux Farrell déclare la disparition de son régisseur et désigne le coupable : Munir Kharif. Cade se met donc à la recherche de celui-ci ; quand il le retrouve et apprend que Munir possède un fusil de chasse, il apprend en même temps que l’on vient de retrouver le corps de Chapman, abattu avec un fusil de chasse. Bien qu’il tende à croire le jeune homme innocent, Cade doit l’arrêter ; c’est, de toute façon, une manière de le protéger car le vieux Farrell, qui ne doute pas un instant de sa culpabilité, se dit prêt à le tuer.

L’enquête sur Chapman révèle qu’il sortait avec une étudiante bien plus jeune que lui, Christy Griswold, mais également qu’il vendait de la marijuana aux étudiants, en se servant de Christy, elle-même consommatrice. L’herbe était livrée tous les mardis par un avion atterrissant sur l’un des pâturages du ranch Farrell. C’est peut-être la raison d’une querelle récente entre Farrell et son régisseur, contée à Cade par Heather. Munir, cependant, est promptement remis en liberté par le D.A. Forbes, après un appel de Washington consécutif à un coup de téléphone passé par l’un des professeurs de Munir, Joe Bishara. Or, il apparaît bientôt que ce dernier était au courant du trafic de Chapman ; selon Christy, il a même prévu d’utiliser l’avion qui doit se poser ce mardi dans le ranch Farrell. Munir ayant rapidement disparu, Cade pense que Bishara l’a enlevé et compte le faire emmener dans l’avion. Cela sent l’enlèvement politique. Cade et Arlo se ruent donc vers le ranch Farrell afin d’empêcher l’avion de décoller…

Forrest Tucker
Al Alu & Heidi Vaughn

 

Heidi Vaughn
Mike Road

 

Fred Sadoff
Sandra Ego

 

Avec Forrest Tucker (Ward Farrell). Et avec Taylor Lacher (Arlo Pritchard), Victor Campos (Rudy Davillo), Heidi Vaughn (Heather, VF Alice), Fred Sadoff (Joe Bishara) et Al Alu (Munir), Sandra Ego (Joannie Little Bird), Betty Ann Carr (Irene) et Mike Road (Jack Forbes) et Kathy Cannon (Christy).

Vf Raymond Loyer (Farrell), Arlette Thomas (Heather, VF Alice), Jean-Louis Jemma ? (Bishara), Gérard Dessalles (Munir), William Sabatier (Forbes), Marc de Georgi (Chapman)

Un épisode original et mené avec efficacité. Il nous livre un aperçu de la perception du Moyen-Orient au début des années 1970, avant le choc pétrolier qui allait modifier durablement l’économie mondiale. Ward Farrell, « pur » produit de l’Amérique terrienne à l’image du self made millionnaire, ne tolère pas que sa fille soit amoureuse d’un étranger, parce qu’il est étranger mais aussi parce qu’il craint qu’il ne l’emmène dans son pays, lui « volant » sa fille. Sa haine va jusqu’au désir de meurtre et le shérif Cade est amené à alerter le vieux Farrell sur l’irrationalité de son comportement et le risque qu’il encourt de perdre sa fille simplement en intervenant dans sa vie de cette manière, ce qui amène un épilogue à la morale consensuelle. L’autre élément du scénario est la drogue vendue aux étudiants, thème traité ici de façon réaliste, comme l’est la relation des uns et des autres avec « l’Arabe » Munir. Heather indique au shérif que ce dernier est « mahométan » et ne consomme donc ni alcool ni drogue : je n’ai pas vu la VO et ne sais donc pas quel est le mot que le traducteur français a rendu par « mahométan », mais ce dernier mot est si inattendu (on l’utilisait avant le vingtième siècle, notamment dans les pièces de Molière ou chez Voltaire) qu’il en est cocasse.

C’est la première apparition de Betty Ann Carr : elle joue ici une étudiante prénommée Irene et sera engagée pour remplacer Sandra Ego dans le rôle de la standardiste du poste de police, dans le rôle de Betty Ann Sundown. Cinquième épisode produit mais douzième diffusé, il a donc été présenté au public alors que Sundown était déjà apparue dans plusieurs épisodes (produits pourtant à la suite de celui-ci).

 

1.13  Shakedown (Piège)

CBS, 9 janvier 1972

Production Number : F-114

Ecrit par Warren Duff

Réalisé par Lee Madden

J.J. suit un conducteur dans le hangar où il vient de garer sa camionnette, afin d’inspecter le contenu de celle-ci. Lorsqu’il y découvre un lot de lingots d’or, l’homme, Foyle, sort un revolver et tire ; il manque J.J., qui réplique et le blesse, mais l’homme tire à nouveau et cette fois atteint J.J. en pleine poitrine. Le policier parvient à se traîner jusqu’à sa voiture de patrouille où il est bientôt découvert par un agent d’assurances, Al Stone, qui prévient le bureau du shérif. Transporté à l’hôpital, J.J. semble bien s’en tirer pour un homme de son âge et étant donné la gravité de la blessure, mais le Dr Ganby ne le déclare pas si vite tiré d’affaire. Foyle, lui, meurt des suites de sa blessure.

Le shérif Cade décide de se servir d’Al Stone en faisant publier dans les journaux que Stone a parlé avec Foyle avant la mort de ce dernier. Cade emprunte ensuite l’identité de Stone et se rend à San Damian où il va parler à Lucas Kettenbach, un homme d’affaires dont les recherches d’Arlo ont fait apparaître le nom. Partant de l’hypothèse que Kettenbach est impliqué dans un trafic d’or, Cade le fait chanter, exigeant 25.000 $ pour ne pas communiquer à la police les informations que lui a données Foyle. Il ne tarde pas à être enlevé à son hôtel par trois costauds qui le conduisent dans un ranch au milieu des plaines. Là, il rencontre une femme, Judy, et un homme, Maurey Benedict, qui a manifestement plus de caractère que Kettenbach, trop timoré à première vue pour être le cerveau du trafic. Cade prétend alors avoir déjà trempé dans des trafics et être en mesure d’apporter son expérience aux malfrats ; convaincre Maurey n’est pas chose facile mais il y parvient finalement, au terme d’une « mise à l’épreuve » (Maurey l’abandonne dans le désert sans eau et sans véhicule, et il s’en sort grâce au concours de Judy, venue lui apporter eau et nourriture en catimini) et grâce à une information que, par chance, l’ancien détenu dont il a donné le nom, Mayers, qui lui est redevable, confirme aux hommes allés l’interroger. Il exige alors d’être présenté au « grand patron », qui semble posséder le ranch et la moitié du comté de San Damian, ce qui désigne un nommé Rafaelson, homme d’affaires a priori respectable. Maurey accepte mais exige lui aussi une contrepartie : il demande à Cade de tuer Kettenbach. La chose doit avoir lieu lors de la rencontre avec Rafaelson…

Anthony Zerbe
Barney Phillips
John Gruber

 

Judy Carne
Milt Kamen
Richard Eastham

 

Lonny Chapman
Peter Ford
Glenn Ford

 

Avec Judy Carne (Judy) et Anthony Zerbe (Maurey Benedict). Et avec Taylor Lacher (Arlo Pritchard), Victor Campos (Rudy Davillo), Lonny Chapman ([Lucas] Kettenbach), Betty Ann Carr (Betty Ann Sundown), Peter Ford (Pete), Barney Phillips (Dr Ganby), Richard Eastham (Rafaelson), John Gruber (Foyle) et Milt Kamen (Al Stone).

Vf Arlette Thomas (Judy), Claude Joseph (Maurey), Jean Berger (Kettenbach), William Sabatier (Stone), Raymond Loyer (Dr Ganby), Philippe Dumat (Rafaelson), Michel Paulin (Foyle)

L’enquête sous couverture (Cade précise qu’à San Damian personne ne devrait pouvoir le reconnaître puisqu’il n’y a pas mis les pieds depuis dix ans) ne présente pas d’originalité (c’est un classique de la série policière, que l’on trouve aussi bien dans Mannix que dans L’Homme de fer). En revanche, le cadre (le désert, une fois de plus) fait toute la différence, permettant d’offrir un mix de policier et de western où Glenn Ford joue les hommes de l’Ouest, abandonné dans le désert, réfugié dans une cabane, traquant les méchants en Jeep (on parlera alors de western moderne, évidemment). La poursuite en Jeep est d’ailleurs un moment d’action bien mené, qui donne l’occasion à Cade de sauter d’un véhicule à l’autre pour stopper le méchant.

 

1.14  One Small Acceptable Death (Une mort sans importance)

CBS, 16 janvier 1972

Production Number : F115

Ecrit par Michael Gleason

Réalisé par Irving J. Moore

Harley et Wilbur sont des ivrognes et vont souvent par deux. Sam Cade n’a jamais connu Harley autrement que soûl, couché dans une rue au petit matin. Cette nuit-là, les deux compères déambulent dans les rues vides. Ou presque : ils avisent deux hommes en train d’en décharger un troisième d’un fourgon devant l’hôtel Madrid. Le troisième semble à peine conscient. En voyant les deux ivrognes, les deux autres hommes font mine de les poursuivre. Wilbur tombe entre leurs mains et Harley s’enfuit après avoir été frappé. C’est l’adjoint Rudy qui le découvre couché sous un escalier des heures plus tard. Harley ne sait plus très bien ce qui s’est passé mais il se souvient de Wilbur qui l’appelait. Etait-ce un cauchemar ou la réalité ? Toujours est-il que Sam se met à la recherche de Wilbur, qu’Arlo retrouve bientôt au fond d’un ravin à distance de la ville, mort. Ayant retrouvé ses esprits, Harley réagit vivement à la photo d’un homme en couverture d’un magazine : Bryce Ackerman, le président d’une société d’électronique, un « petit génie » des affaires (whiz kid). Il est persuadé qu’il a vu cet homme durant la nuit, avec Wilbur, c’était « le troisième homme » et c’est à cause de lui que Wilbur a été tué. Découvrant que trois hommes ont bien pris une chambre à l’hôtel au cours de la nuit, Cade va les questionner. Il est reçu par William Courtney et Max Galt, qui travaillent tous deux pour Bryce Ackerman, mais ils refusent de le laisser entrer dans la pièce où se trouve leur compagnon de voyage ; ils affirment cependant que ce n’est pas M. Ackerman, celui-ci se trouvant à Los Angeles.

En fait, Ackerman est bien dans la chambre, et son médecin personnel le Dr Strick a été mandé auprès de lui en urgence par Courtney et Galt. Ackerman souffre d’une congestion cérébrale ; il voit et entend mais ne peut ni parler ni bouger. Tout juste parvient-il à cligner des yeux pour répondre « oui » ou « non » aux questions qu’on lui pose. Il était en route avec Courtney et Galt pour aller négocier à Boston un prêt vital pour sa société, qui est au bord de la faillite. Courtney et Galt veulent absolument garder secret son état car, le sachant si malade, peut-être mourant, jamais leurs partenaires ne leur accorderaient le prêt convoité. Galt n’a pas hésité à tuer Wilbur pour le réduire au silence et il préconise le même traitement pour Harley, qui les a vus lui aussi. Courtney est prêt à le suivre, malgré ses réticences, et Ackerman donne son accord.

Pendant que Cade poursuit une enquête qui rend nerveux le D.A. Forbes, inquiet des retombées, Galt essaie d’acheter le silence de Harley, qui refuse, voulant faire la lumière sur le meurtre de son seul ami. Galt l’assomme alors puis le ligote et le fourre dans le coffre de sa voiture. Il veut le faire monter dans l’avion privé qui les emmènera, Ackerman, Courtney et lui, vers leur rendez-vous, et le jeter en mer en cours de route. Ni vu ni connu. Cade, cependant, fait tout son possible pour savoir si Ackerman est effectivement à Los Angeles, où l’une de ses relations, l’inspecteur Gifford, cherche à s’en assurer. C’est à cette condition seulement que Forbes lui accordera un mandat pour poursuivre Courtney et Galt, que le shérif cherche donc à retarder par tous les moyens…

David Wayne
Mike Road
Warren Parker

 

William Smithers
S. John Launer
Sid Grossfeld

 

Michael Baseleon
Sandy Kevin
Betty Ann Carr

 

Avec David Wayne (Harley), William Smithers (William Courtney). Et avec Taylor Lacher (Arlo Pritchard), Victor Campos (Rudy Davillo), Michael Baseleon (Max Galt), Mike Road ([D.A. Jack] Forbes), Peter Ford (Pete), Betty Ann Carr (Betty Ann Sundown), Al Checco (Merle), Warren Parker (minister), S. John Launer (Dr Strick), James McCallion (Wilbur), Sandy Kevin (Willis) et Sid Grossfeld (Bryce Ackerman – non crédité).

Vf Claude Joseph (Harley), Roger Rudel (Wilbur), Marc Cassot (Courtney), Dominique Paturel (Galt), Roger Carel (Forbes), Albert Médina (Dr Strick), Georges Aubert (Merle / le pilote)

Le Lt Gifford à qui s’adresse Cade (par téléphone uniquement) a été présenté dans l’épisode 1.09, lorsque Cade est parti rechercher J.J. à Los Angeles.

 

1.15  The Brothers (Le fils préféré)

CBS, 23 janvier 1972

Production Number : F116

Ecrit par Robert Malcolm Young

Réalisé par Alf Kjellin

Christopher Stone et Taylor Lacher

Jess prépare un coup avec deux complices maladroits, les frères Cramer, Ward et Johnny. Surpris sur la route du canyon par l’arrivée d’une patrouille, ils laissent sur place plusieurs objets qui vont intriguer le shérif Cade : une barrière de travaux, une cagoule déchirée découpée dans un morceau de tissu, un pistolet en plastique et une seringue vide. Bien que ses adjoints l’exhortent à ne pas faire toute une histoire de ces objets, sans doute abandonnés par des gamins, Cade tient à creuser la chose, au cas où elle serait plus sérieuse. On ne tarde pas à découvrir que cinq mètres du tissu dont est faite la cagoule ont été achetés par Jess. Ce dernier est le frère d’Arlo Pritchard. Ayant quitté la ville pour étudier, Jess est le fils dont Clint Pritchard est le plus fier, ce qu’Arlo n’ignore pas. Il a d’autres ambitions que de rester coincé à Madrid City et sort avec Alana Meredith (Helena en VF), la fille de l’un des notables de la ville. Mais il projette de kidnapper la jeune fille pour exiger une rançon et a tout planifié dans les moindres détails ; la maladresse des frères Cramer l’oblige à redoubler de prudence mais il n’en est pas moins sûr de sa supériorité sur les policiers et s’attend à duper tout le monde, à commencer par son frère. Arlo, cependant, prend les soupçons du shérif très à cœur et est bien vite persuadé que Jess est bel et bien mêlé à quelque chose de sérieux. Wiley Hughes, déjà arrêté deux fois par Sam Cade et une fois avant cela par le père de Cade, le précédent shérif, est abattu alors que Sam venait lui parler et Arlo oblige son père à lui avouer que l’alibi qu’il a fourni à Jess est faux. Arlo se dresse alors contre son frère, qui est prêt à tout pour réussir le gros coup, même à tuer…

Christopher Stone
Cheryl Lynn Miller

 

Edmond O'Brien
Elliott Street

 

Michael Pataki
Ted Gehring (à dr.)

 

Avec Christopher Stone (Jess) et Edmond O’Brien (Clint Pritchard). Et avec Taylor Lacher (Arlo Pritchard), Victor Campos (Rudy Davillo), Michael Pataki (Ward Cramer), Cheryl Lynn Miller (Alana Meredith), Ted Gehring (Wiley Hughes), Peter Ford (Pete), Betty Ann Carr (Betty Ann Sundown) et Frank Maxwell (Walt Meredith) et Elliott Street (Johnny Cramer).

Vf Dominique Paturel (Jess), Jean Violette (Clint), Anne Rochant (Alana), Raymond Loyer (Meredith), Gérard Hernandez (Ward), Michel Paulin (Johnny), Jean-Pierre Leroux (Pete)

Le conflit des deux frères donne son épaisseur à une intrique qui, sans cela, serait banale. Christopher Stone est convaincant dans le rôle du fils prodigue et Edmond O’Brien poignant dans celui d’un père qui refuse d’admettre qu’il ait pu se tromper à ce point sur le garçon dont il est si fier.

La caméra montre avec évidence les photos du passé militaire de Cade qui ornent les murs de son bureau. Wiley Hughes nous rappelle que le père de Cade était shérif avant lui et que l’un comme l’autre ne sont pas commodes.

Edmond O'Brien et Taylor Lacher

 

1.16  Slay Ride Part I (Double meurtre, 1e partie)

CBS, 30 janvier 1972

Production Number : F117-1

Ecrit par Anthony Wilson & Rick Husky

Réalisé par Robert Day

Edgar Buchanan et Glenn Ford

La camionnette dans laquelle se trouvent l’homme d’affaires Cole Gantry et la jeune fille du maire, Kim Houghton, sa « compagne » de dix-sept ans, est poussée hors de la route par une voiture de sport qui se jette délibérément à leur rencontre. Gantry meurt du choc de l’accident et Kim Houghton, consciente, est étranglée à l’aide d’un collier apache. Ce collier est identique à un autre que Willie Ball a offert au shérif Cade pour le remercier de l’avoir aidé. Lorsque Cade veut questionner Willie, ce dernier prend la fuite et le shérif doit le poursuivre dans les collines pour l’arrêter. Le meurtre de Kim Houghton est d’autant plus retentissant que cet étranglement à l’aide d’un collier indien renvoie au meurtre d’une autre fille, commis à Chicago. Non seulement Willie s’enferme dans le rôle de l’Indien victime du « visage pâle » mais il finit par confesser le meurtre de Kim Houghton et, dans la foulée, celui de la fille de Chicago. Cade est persuadé qu’il est innocent et qu’il recherche l’attention médiatique ; tout ce qui lui importe en passant devant le juge Tanner, c’est de lire une déclaration qu’il a préparée et dans laquelle il dénonce le racisme des Blancs à l’égard des Indiens. Madrid est en outre agitée par un projet d’usine que Gantry voulait construire sur les terres des Indiens, ce qui génère des manifestations et suscite l’attention des médias. Quand arrive de Chicago un inspecteur dépêché pour extrader Willie Ball, Ed Kaproski, Cade s’oppose à ce que celui-ci dispose à son gré de Willie Ball, lequel a renoncé à faire appel de la condamnation prononcée par le juge Tanner pour le meurtre de Kim Houghton, rien ne s’opposant donc à son extradition. Cade entend utiliser le peu de temps qu’on lui accorde pour démontrer l’innocence de Willie…

Tony Bill
Leslie Parrish
Dehl Berti (à g.)
Buck Young (à g.)
Mario Machado (à g.)

 

John Schuck (à g.)
Bernie Casey
Harry Lauter (à dr.)
Douglas V. Fowley
Peter Ford

 

Gerald S. O'Loughlin
Anne Seymour
Sam Chew
Betty Ann Carr
Hunter Von Leer (au centre)

 

Avec Tony Bill (Willie Ball), John Schuck (Luke Edwards) et Gerald S. O’Loughlin (Ed Kaproski). Et avec Taylor Lacher (Arlo Pritchard), Victor Campos (Rudy Davillo), Mark Jenkins (George Traven), Dehl Berti (David Aguilas), Anne Seymour (Judge Tanner) et Bernie Casey (Patrick), Betty Ann Carr (Betty Ann Sundown), Peter Ford (Pete), Harry Lauter (Ben Houghton), Mario Machado (Al), Buck Young (1st newcaster), Sam Chew (Stephen Roy Evans) et Douglas V. Fowley (Obie Benteen) et Leslie Parrish (Jana Gantry) et Hunter Von Leer (Roger – non crédité).

Vf Bernard Murat (Willie Ball), Claude Joseph (Kaproski), Jean-Louis Maury (Edwards), Michèle Bardollet (Jana Gantry), Med Hondo (Patrick), Jean-François Laley (Aguilas), Lita Recio (Juge Tanner), Michel Paulin (George), Richard Darbois (Evans), Georges Aubert (Obie), Jean Roche (le journaliste / Roger), Jean Berger (Brian Evans, speaker radio au début de l’épisode), Claude Bertrand (reporter), Jeanine Forney (Melanie)

La façon dont Cade arrête Willie Ball qui lui tire dessus depuis les collines est une citation de la séquence d’ouverture du film Un shérif à New York (Don Siegel, 1968), une façon donc de « poser » le personnage de Sam Cade en l’inscrivant dans la lignée du personnage d’Eastwood.

L’adjoint Pete fait ici office de « lab technician » : il donne la réplique à Glenn Ford dans une scène de labo où ils discutent des indices analysés par Pete. La « lab scene », fréquente dans les police procedurals comme Hawaii Five-O, n’est pas une composante des autres épisodes et Pete y est un adjoint comme les autres, souvent à l’arrière-plan. La seconde partie comportera plusieurs scènes de labo.

Attention spoiler ! La façon dont est filmé le jeune mécanicien qui emporte le camion accidenté de Cole Gantry au début de l’épisode est significative. Il fait l’objet d’un plan large dans lequel il apparaît seul, durant un temps assez long pour indiquer au spectateur qu’il ne s’agit pas d’un simple figurant ; bien qu’il n’ait qu’une seule réplique et qu’il n’apparaisse pas dans le reste de l’épisode, ce seul plan suffit à suggérer qu’il a en réalité une importance que personne encore ne soupçonne. Reste à savoir si la conclusion de l’histoire le confirmera… Si tel est le cas, le plan est significatif de la grammaire hyper-explicite de la fiction télévisée : plutôt que de filmer le personnage comme le figurant qu’il est censé être, il est essentiel de souligner de façon appuyée qu’il n’est pas un figurant, afin de donner au public un indice et donc une longueur d’avance sur les enquêteurs, ou du grain à moudre en attendant la résolution de l’histoire, ou simplement de lui montrer, rétrospectivement (une fois l’histoire conclue, le spectateur pourra revenir en arrière et s’écrier : « Ciel ! On me l’avait effectivement montré du doigt ! »), que rien n’est laissé au hasard ! C’est aussi une manière de se prémunir d’un reproche qui est parfois fait à une résolution jugée « facile », qui consiste à révéler un coupable que rien ne prédestinait au rôle et dont on peut penser qu’il sort de nulle part, par commodité ; en le filmant de cette manière, on montre que la conclusion est connue et préparée dès le départ, et non bricolée à la fin de façon arbitraire.

Tony Bill et Glenn Ford

 

1.17  Slay Ride Part II (Double meurtre, 2e partie)

CBS, 6 février 1972

Production Number : F117-2

Ecrit par Anthony Wilson & Rick Husky

Réalisé par Robert Day

Gerald S. O'Loughlin et Tony Bill

Déterminé à prouver l’innocence de Willie Ball, Sam Cade met les bouchées doubles pour y parvenir dans les deux jours qui lui restent, malgré la perplexité de Kaproski le citadin. Cade rend visite à Luke Edwards, qui réunit autour de lui une sorte de communauté hippie constituée surtout de jeunes gens perdus, en quête de sens, dont fit partie Kim Houghton. L’homme est une brute arrogante et ne manque pas de provoquer le shérif, qui n’en tire pas grand-chose sinon une bagarre qui montre à la brute épaisse que le shérif Cade n’est pas homme à se laisser marcher sur les pieds – ou sur le chapeau, en l’occurrence.

Les indices relevés sur les lieux de l’accident de Cole Gantry et Kim Houghton, en revanche, sont plus utiles : le moulage de traces de pneus larges met la police sur la piste d’une voiture de sport de marque étrangère indéterminée, bientôt utilisée pour tuer Luke Edwards, qui ne provoquera plus personne. Des cendres relevées par Cade font penser à celui-ci qu’un vieux berger indien, Neh-esh-zhay, a peut-être été témoin de l’accident. Il parvient à convaincre le chef du conseil de la Réserve, David Aguilas, de lui amener le vieil homme, qui a effectivement vu quelque chose : une voiture de sport rouge d’où émanait une musique tonitruante.

Kaproski suit avec attention le déroulement de l’enquête, révisant peu à peu son jugement sommaire sur les « cow-boys » du coin, plus compétents et malins qu’il ne voulait le croire. Il finit par admettre que les aveux de Willie Ball sont, comme le pensait Cade depuis le début, une façon d’attirer l’attention, au point qu’il retardera lui-même l’extradition de l’Indien afin de laisser Cade mener à terme son enquête…

John Schuck
Pedro Regas & Dehl Berti

 

Gerald S. O'Loughlin
Jill Banner

 

Mark Jenkins
Leslie Parrish

 

Avec Tony Bill (Willie Ball), John Schuck (Luke Edwards) et Gerald S. O’Loughlin (Ed Kaproski). Et avec Taylor Lacher (Arlo Pritchard), Victor Campos (Rudy Davillo), Mark Jenkins (George Traven), Dehl Berti (David Aguilas) et Bernie Casey (Patrick), Betty Ann Carr (Betty Ann Sundown), Peter Ford (Pete), Sam Chew (Stephen Roy Evans), Pedro Regas (Neh-Esh-Zhay) et Jill Banner (Melanie) et Leslie Parrish (Jana Gantry) et Hunter Von Leer (Roger – non crédité).

Même diffusé en deux parties si tard dans la saison, « Slay Ride » est la présentation des personnages par le tandem Wilson & Husky, qui aurait pu servir de téléfilm pilote à la série. Le shérif Sam Cade y a donc le premier plan durant tout le métrage et sa personnalité est définie à travers une série de scènes qui reprennent le « personnage » que Glenn Ford s’est forgé au cinéma, en gros un type à sa façon, avec ses valeurs, son laconisme, une forme de nonchalance affectée qui recouvre en fait une grande maîtrise de soi et une détermination sans faille. Il conduit aussi sa Jeep dans le désert pour paraître dans sa tenue de cow-boy moderne à côté du véhicule, tenant fusil ou lasso. On le voit même s’accrocher à une moto qui le traîne sur plusieurs mètres dans la rue principale de Madrid City ! Maître de soi, Cade n’est pas pour autant le genre d’homme que l’on peut provoquer impunément : la scène de bagarre avec Luke Edwards est là pour le montrer, de façon certes un peu facile mais efficace. Côté vie personnelle, on apprend qu’il a fait quelques études de droit avant de prendre la suite du précédent shérif, son propre père, qui s’était fait tuer.

Autour de lui, les adjoints forment un groupe compact et solidaire, mis à contribution pour composer une peinture équilibrée d’un service de police peut-être « folklorique » mais professionnel et compétent. Dans ce schéma, Peter Ford (le fils de Glenn) a un rôle important en sa qualité de technicien de laboratoire, qui analyse les indices et apporte des éléments déterminants à l’enquête : Pete seconde le shérif et Peter seconde efficacement Glenn. Les scènes de labo sont plus rares dans les autres épisodes mais on en retrouve néanmoins (dans l’épisode 1.01, par exemple) et il arrive plusieurs fois que Pete, même hors labo, soit questionné sur des indices. J.J., lui, fait davantage figure d’acolyte de Cade, efficace mais également pittoresque par son grand âge et « l’expérience » qui en est le corollaire – et qu’il rappelle volontiers à ses jeunes collaborateurs.

Le comté imaginaire de Madrid est lui aussi posé, à travers le plan visible dans le bureau de Cade durant l’ensemble de l’épisode. Il occupe à peu près la superficie de l’île de Rhodes (c’est ce que dit la VF : en VO, il s’agit de Rhode Island, le plus petit Etat américain avec ses 4000 km2). Bien que ce comté ne soit jamais situé précisément, le nom des villes voisines (ici on cite Austin, au Texas, dont le laboratoire scientifique est mis à contribution par Pete) invite à le placer au Nouveau-Mexique, Etat du Sud, entre l’Arizona (à l’Ouest) et le Texas (à l’Est). A moins qu’il ne se trouve en Arizona, voire dans le Sud de la Californie. Le scénario met au premier plan ce que Cade, à la fin de l’épisode, appelle le « folklore », à savoir l’importance des Indiens, qui constitue l’originalité majeure du cadre choisi pour la série, afin de l’inscrire dans la tonalité « western ».

Cade : « Je ne protège personne, je veux juste découvrir la vérité. »

Kaproski : « C’est une drôle de ville que vous habitez. »

Kaproski : « Un cheval dans une cafétéria ?! »  Cade : « Cela fait partie du folklore. »

Kaproski : « Pas de femme, pas d’enfant. C’est pas une vie normale qu’on a. »

 

1.18  Dead Past (L’adieu au passé)

CBS, 13 février 1972

Production Number : F-110

Ecrit par Alvin Boretz

Réalisé par Lee Madden

Simon Oakland

Un homme récemment sorti de prison, Corey Walters, est retrouvé mort à proximité d’un café où s’arrête le bus. Il était descendu de celui-ci et deux autres hommes, non identifiés, l’ont poursuivi. On a fait les poches de Walters sans rien lui voler, semble-t-il, et une photo est retrouvée non loin du corps, représentant Walters et Jason Benedict, un ami de Sam Cade, un archéologue établi à Madrid County depuis cinq ans et qui fait des recherches sur la tribu Zuni. Benedict cependant affirme ne pas reconnaître Walters et déclare que cette photo a pu être prise n’importe où, pendant un séminaire ou une conférence. Cade n’est pas satisfait de cette réponse mais Jason, bientôt, disparaît en explorant un puits zuni. Bien que tout laisse penser qu’il soit mort, Cade n’en est pas convaincu. Arlo Pritchard a bientôt maille à partir avec un étranger, Jack, qui pose des questions sur les amateurs d’archéologie et qui, questionné, ne tarde pas à sortir une arme, obligeant Arlo à l’abattre. Jack était l’un des deux hommes descendus du bus en même temps que Walters. L’arrivée d’un agent fédéral, Bryan, permet à Cade de mieux comprendre les tenants et aboutissants de l’affaire : Walters et Benedict – qui s’appelle en réalité Elston – ont eu affaire autrefois au gangster Roger Phillips, contre lequel ils ont témoigné et qui aujourd’hui veut se venger. Jack et son acolyte Rennie travaillent pour lui, ils ont suivi Walters dans l’espoir qu’il les mènerait jusqu’à Benedict mais Rennie, un peu trop prompt à se servir de son arme, l’a abattu trop tôt. Cade trouve la maison louée dans les environs par Phillips mais celui-ci enlève Ellie Benedict pour forcer Jason à sortir de sa cachette. Le finale oppose Cade, sa Jeep et sa carabine à Phillips et sa mitraillette perchés dans un hélicoptère, au cœur des montagnes où se terre Jason…

Steve Ihnat
Michael C. Gwynne
Bridget Hanley

 

Simon Oakland
Jan Merlin
Don Dubbins

 

Woodrow Parfrey
William Wintersole
William Paterson

 

Avec Simon Oakland (Roger Phillips) et Steve Ihnat (Jason Benedict). Et avec Taylor Lacher (Arlo Pritchard), Victor Campos (Rudy Davillo), Michael C. Gwynne (Jack), Peter Ford (Pete), Betty Ann Carr (Betty Ann Sundown), Ken Sansom (Randell Newcomb), William Wintersole (Corey Walters) et William Paterson (Perry Miller), Jan Merlin (Rennie [Lassiter]), Woodrow Parfrey (Oliver See) et Don Dubbins (Garr Bryan) et Bridget Hanley (Ellie Benedict).

Vf Jacques Deschamps (Rennie), Jean Berger (Benedict), Henri Djanick (Phillips), Gérard Dessalles (Jack), Jean-Pierre Leroux (Pete), Michel Gudin (Walters)

Même si le comté fictif de Madrid n’est pas situé avec certitude, la tribu des Zunis nous place au Nouveau-Mexique ou en Arizona. Le bus du début de l’épisode est à destination de Phoenix, Arizona, et s’arrête au relais de Rimrock.

Don Dubbins et Glenn Ford

Taylor Lacher et Glenn Ford

1.19  Inferno (L’enfer) 

CBS, 27 février 1972

Production Number : F120

Ecrit par Charles Larson

Réalisé par Lee Phillips

Une nuit, Frank Cameron s’introduit dans les bâtiments de l’Université et vandalise une vitrine exposant les trophées de l’ex-star de l’équipe de football, Leo Rand, dont il lacère la photographie. Sur place, au matin, le shérif Cade rencontre Leo Rand et sa mère Olive, qui a transmis à son fils l’année passée la direction de l’entreprise familiale, Rand Department Store. A la voir parler à la place de son fils, Cade comprend vite qu’elle continue de diriger la vie de ce dernier, même s’il résiste visiblement à son emprise. Il ne se trompe pas : peu de temps après, de retour à son bureau, Leo y reçoit Frank Cameron à qui il remet deux cents dollars de la main à la main. Il le remercie d’avoir saboté sa moto quelque temps plus tôt – un incident rapporté au shérif Cade par Olive – et d’avoir vandalisé l’Université la nuit précédente. Ami de vingt ans, Frank a un casier judiciaire et n’a pas d’intérêt à risquer des ennuis avec la police mais il rend ce service à Leo par amitié. Leo ne compte pas s’arrêter là : il parle de mettre le feu à l’entreprise, animé d’une haine manifeste envers tout ce qu’elle représente. Etre le fils d’Olive Rand signifie pour lui des obligations qui l’emprisonnent dans un rôle qu’il déteste mais qu’il n’ose rejeter ouvertement. Revoyant le shérif Cade, il oriente les soupçons de celui-ci vers un employé qu’il a renvoyé après une altercation, Earl Grimes. C’est une employée de Rand, Amanda Gunnarson, qui présente le shérif à Grimes ce soir-là, acceptant en prime une invitation à dîner du shérif chez Tony, où Grimes est barman. Grimes, qui a lui aussi dans son passé des relations conflictuelles avec la police, se montre ironique avec Cade en déclarant qu’il était seul chez lui au moment de l’acte de vandalisme à l’Université, donc sans alibi. Arrive Leo Rand qui, furieux, accuse Grimes d’avoir empoisonné son chien Rex, qui ne le quittait jamais, jouant le rôle de garde du corps auprès de lui. Rand s’en prend à Grimes et le poursuit jusque dans la rue ; seule l’intervention de Cade l’empêche de lui tirer dessus. Cade, cependant, est persuadé que Leo ment en affirmant avoir vu Grimes empoisonner son chien : Grimes en effet était surveillé par un policier au moment des faits. Cade commence à comprendre l’attitude de Leo et pense qu’il a lui-même empoisonné son chien. J.J. et Arlo interrogent Frank Cameron, qui a tenté de fuir une rencontre avec Cade et Arlo ; il finit par avouer son implication et confier les propos de Leo sur l’incendie qu’il voulait provoquer dans l’entreprise familiale. Cade s’y rend aussitôt avec son équipe, au moment où Leo met le feu après avoir enfermé Amanda Gunnarson dans son bureau…

Jeanette Nolan
Kathie Browne

 

Scott Marlowe
Bart La Rue

 

Lou Antonio
Shelly Novack

 

Avec Scott Marlowe (Leo Rand) et Jeanette Nolan (Olive Rand). Et avec Taylor Lacher (Arlo Pritchard), Victor Campos (Rudy Davillo), Kathie Browne (Amanda Gunnarson), Bart La Rue (Paul Sawyer), Peter Ford (Pete), Tracy Bogart (Beth) et Shelly Novack (Earl Grimes) et Lou Antonio (Frank Cameron).

Le producteur Charles Larson négocie dans cet épisode le passage d’une formule à une autre : la tonalité western cède la place à une tonalité citadine. Glenn Ford apparaît dans la première moitié de l’épisode vêtu de sa tenue marron clair, avec l’étoile épinglée sur la veste, et dans la seconde moitié en costume de ville, plus habillé donc, en version mondaine. Le passage se fait à la faveur d’un dîner avec Amanda Gunnarson, qui témoigné lui aussi d’une réorientation du personnage. Jusqu’ici en effet Sam Cade était tout dévoué à son travail et n’accordait guère de temps aux sentiments. A partir de cet épisode, il s’intéresse aux femmes : on lui connaît une autre relation dès la semaine suivante, avec la mère d’une fillette (jouée par la propre femme de Glenn Ford, Kathryn Hays), puis il retrouve un amour de jeunesse dans l’épisode suivant, avant de sortir avec une historienne de l’art en 1.22 et d’avouer des sentiments pour la fille d’un gangster en 1.23. Dans tous ces épisodes, il continue de paraître habillé (entendez : en version mondaine) et troque même sa Jeep contre une voiture citadine. Les intrigues évoluent de la même façon vers des enquêtes policières traditionnelles : la conclusion de l’épisode 1.21 prend même la forme « agathachristienne » d’une réunion de tous les suspects dans la même pièce afin de permettre au shérif de démasquer le coupable. Délaissant le désert, Cade passe plus de temps en intérieur, à questionner les personnages épisodiques qui prennent davantage d’importance. Même les adjoints se mettent à porter le costume : Rudy dans l’épisode 1.21, dans les épisodes suivants Arlo et Pete (même si c’est ponctuel). Le cadre change aussi, insensiblement : Madrid City n’est plus la ville modeste de type western, avec ranchs, petite bibliothèque publique, petite librairie, petit fleuriste, mais ressemble davantage à une ville comme Los Angeles, avec grandes entreprises, immeubles de bureaux, musée (en particulier dans l’épisode 1.22). Bref, Cade n’est plus tout à fait Cade et le comté de Cade (Cade’s county, le titre original de la série) n’est plus le comté de Cade.

 

1.20  Ragged Edge (L’enlèvement) 

CBS, 5 mars 1972

Production Number : F121

Ecrit par James Banning

Réalisé par George Marshall

Carole Jenks, une étudiante, garde la petite Martha Derman, six ans, tandis que sa mère sort avec le shérif Cade. Alors qu’elle vient d’envoyer la fillette se coucher, trois hommes masqués forcent la porte de la maison et se jettent sur Carole, la ligotant et la bâillonnant avant d’enlever la gamine. Sam Cade et Helen Derman découvrent la baby sitter en rentrant. Cade met aussitôt ses hommes sur l’enquête. Un voisin aurait vu une camionnette portant l’inscription Lucy’s Flower Shop. Bientôt, Sam reçoit un appel d’un homme qui se présente avec ces mots. Il déclare que la fillette est vivante et sera libérée en échange de la remise en liberté de Bennie Mitchell, que le shérif détient dans sa prison pour possession de drogue et qui est en attente de jugement, sa demande de liberté sous caution ayant été rejetée, malgré les protestations de son avocat Phil McGiver. Cade se trouve face à un dilemme : sauver la fillette en libérant un prisonnier, ce qui encouragerait tous les criminels du pays à exercer le même type de chantage, ou refuser de céder aux demandes des ravisseurs, condamnant la petite fille. Arlo et Rudy ne tardent pas à découvrir que la camionnette a changé de configuration grâce à la complicité d’un garagiste, Sims. Elle a désormais l’allure d’un camping car et Martha y est gardée par deux hommes, Brewster et Grant. Lorsque Cade accepte finalement de libérer Mitchell, s’étant assuré de placer un émetteur dans la boucle de ceinture de ce dernier, qui lui permettra de le suivre à distance avec Pete, McGiver demande à Brewster de libérer la petite Martha mais Grant, craignant qu’elle ne les identifie, veut la tuer. Pendant que Cade et Pete suivent Mitchell, Arlo réussit à localiser les kidnappeurs et les voit libérer Martha. Peu après, cependant, Grant tire sur Brewster et se lance à la poursuite de la fillette…

Kathryn Hays
Tom Falk
Lori Busk

 

Jack Carter
Harry Townes
Troy Melton

 

Russ Tamblyn
Suzanne Roth
Buck Young & Jim DeCloss

 

Avec Jack Carter (Bennie Mitchell), Kathryn Hays (Helen Derman). Et avec Taylor Lacher (Arlo Pritchard), Victor Campos (Rudy Davillo), Russ Tamblyn (Brewster), Tom Falk (Grant), Betty Ann Carr (Betty Ann Sundown), Peter Ford (Pete), Lori Busk (Martha Derman), Bob Hoy (Sgt Blane), Suzanne Roth (Carole Jenks), Troy Melton (Sims), Jim DeCloss (1st reporter), Buck Young (2nd reporter) et Harry Townes (Phil McGiver).

Transformation de Sam Cade, deuxième étape : Glenn Ford apparaît avec son costume de ville lorsqu’il ramène chez elle Helen Derman (jouée par Kathryn Hays, l'épouse de Glenn Ford de 1966 à 1969), et l’urgence de la situation justifie qu’il conserve ces vêtements ensuite. Ce n’est qu’au dernier acte qu’il revêt son manteau marron et reprend le volant de sa Jeep afin de traquer les ravisseurs. Il partage alors plusieurs scènes avec son fils Peter, monté avec lui. Arlo et Rudy, de leur côté, troquent leur uniforme beige contre des vêtements civils afin d’enquêter sous couverture, toujours dans la dernière partie de l’épisode.

A la fin de l’épisode, Helen annonce à Cade qu’elle a mis sa maison en vente. Elle est donc censée s’éloigner de Madrid City, même si Cade lui dit qu’il sera toujours là à son retour, laissant la porte ouverte à une reprise de leur relation sans la fermer à la présence de nouvelles partenaires féminines dans les épisodes suivants.

Buck Young apparaît aussi en reporter dans l’épisode 16, vêtu de la même manière.

 

1.21  Jessie (Jessie)

CBS, 12 mars 1972

Production Number : F122

Ecrit par Richard Nelson

Réalisé par Marvin Chomsky

Fred Irons, le majordome de Tom Braddock, propriétaire d’un ranch à Madrid County, surprend un intrus dans le bureau de son patron. L’inconnu s’enfuit après avoir tiré un coup de feu qui a éraflé la tête de l’employé. Celui-ci peut décrire un homme assez grand portant les cheveux longs mais guère davantage. En se rendant sur place, le shérif Cade a la surprise de reconnaître dans la femme de Braddock, Jessie, une femme qu’il a aimée jadis et à laquelle il a renoncé au moment de partir en Corée, durant la guerre. Elle lui en veut toujours de la façon dont il l’a renvoyée à l’époque et ils ne se sont ni vu ni parlé depuis lors. Lorsque Tom Braddock est abattu dans son propre bureau et que Jessie le découvre, voyant s’enfuir un homme, elle devient la principale suspecte : la porte par laquelle elle prétend que l’assassin s’est enfui était en fait fermée à clé et seul Irons avait la clé, la serrure ayant été changée l’après-midi précédant le meurtre. Le fils de Braddock, Nicky, accuse sa belle-mère et affirme que son père craignait pour sa vie. Il apporte bientôt à Sam Cade une vanity case de sa belle-mère contenant l’arme du crime, que la police n’avait pas retrouvée. Sam refuse de croire en la culpabilité de Jessie, en conséquence de quoi l’assistant du D.A., Paul Ross, décide de reprendre l’enquête, estimant, lui, qu’il y a suffisamment d’éléments pour incriminer la veuve. Cade n’en continue pas moins d’enquêter, d’autant qu’Arlo trouve la trace d’un autre suspect, Benny Lucas, qu’il est contraint d’abattre après l’avoir suivi dans un hangar de la société Arroyo. Cade se rend à San Francisco avec Rudy afin d’enquêter sur les sociétés que possédait Braddock ; Jessie dit ne pas savoir grand-chose sur les affaires de feu son mari, de même que Nicky, et le chargé d’affaires du mort, Mark Walters, n’est pas non plus d’un grand secours. La recherche permet de découvrir que la société Arroyo faisait partie des avoirs de Braddock. Elle met aussi Cade sur la piste du véritable coupable, insoupçonné jusque là…

Barbara Rush
Harold J. Stone
Kenneth Tobey

 

Bobby Sherman
Bill Hayes
William Bryant (à dr.)

 

Fredd Wayne
Bob Patten
Victor Campos

 

Avec Bobby Sherman (Nicky Braddock), Fredd Wayne (Mark Walters) et Barbara Rush (Jessie [Braddock]). Et avec Taylor Lacher (Arlo Pritchard), Victor Campos (Rudy Davillo), Bill Hayes (Paul Ross), Peter Ford (Pete), Betty Ann Carr (Betty Ann Sundown), William Bryant (Phil Torre), Bob Patten (Fred Irons), Kenneth Tobey (Arnold Lowell) et Harold J. Stone (Tom Braddock).

Vf Pierre Guillermo (Nicky), Claude Joseph (Walters), André Valmy (Tom Braddock), Henri Labussière (Irons), William Sabatier (Paul), Georges Atlas (Lowell)

 

1.22  The Fake (Le faux tableau)

CBS, 19 mars 1972 *

Production Number : F123

Ecrit par John Wilder

Réalisé par Leo Penn

Un cambrioleur s’introduit dans la maison de Tom Hilliard, un riche collectionneur de tableaux. Il va droit à l’un des tableaux exposés. Surpris par le propriétaire, il se bat avec celui-ci et le tue. Puis il emporte le tableau en accrochant à sa place une copie. Le premier constat de la police est que rien n’a été volé, ce qui est surprenant étant donné les richesses exposées aux murs. Puis l’examen attentif des tableaux révèle à Sam Cade que l’un d’eux est un faux : la peinture en est à peine sèche ! Cade se rend donc au musée pour consulter son amie Gail Hyland que l’auteur de cette peinture ; à sa grande surprise, le peintre est un illustre inconnu et ce tableau était le moins précieux de ceux d’Hilliard. Pourquoi un cambrioleur l’aurait-il emporté en ne touchant à rien d’autre ? Son enquête conduit Cade jusqu’à Jeff Hughes, un étudiant en art, faussaire génial qui a déjà copié, pour s’exercer, la plupart des peintres exposés au musée. Cade le connaît pour l’avoir déjà arrêté, et il s’étonne de l’hostilité que semble lui témoigner Jeff alors qu’ils étaient auparavant en bons termes. Dans le même temps, on retrouve mort Joe Pitts, qui était vraisemblablement le cambrioleur recherché. Jeff s’est retrouvé mêlé à cette affaire à son corps défendant : il a accepté de copier pour Martin Russell, le conservateur du musée, un Whistler qui doit être exposé prochainement, prêté par un autre musée. Mais Russell est en cheville avec Vic Winters, un mafieux, qui a fait assassiner Pitts devenu gourmand et dangereux. Winters copte d’ailleurs se débarrasser également de Jeff dès qu’il n’aura plus d’utilité. Le but est de remplacer le vrai Whistler par le faux. Mais Sam Cade s’invite au musée lors de la réception où le tableau doit être volé…

O.J. Simpson
George Murdock

 

Rosemary Forsyth
Joe Turkel

 

Don Porter
Rayford Barnes

 

Avec O.J. Simpson (Jeff Hughes), Rosemary Forsyth (Gail Hyland). Et avec Taylor Lacher (Arlo Pritchard), Victor Campos (Rudy Davillo), George Murdock (Vic Winters), Joe Turkel (Joe Pitts), Rayford Barnes (Carl), Betty Ann Carr (Betty Ann Sundown), Peter Ford (Pete) et William Hansen (Barney) et Don Porter (Martin Russell).

Vf Med Hondo (Jeff), Jean-Claude Jemma ? (Vic), Philippe Dumat (Russell), Gérard Hernandez (Joe)

Sam Cade citadin, suite : cette histoire de tableaux introduit le shérif dans un milieu mondain qui jusqu’ici n’était pas le sien. On le découvre impliqué sentimentalement avec Gail Hyland, spécialiste du musée, que l’on n’avait jamais vue auparavant et qui ne reparaîtra pas. Ford porte toujours le costume et il n’y a pas trace de la Jeep. Le finale est expéditif et presque grotesque dans la façon dont il transforme Cade en super-flic au milieu d’un vol si mal réalisé qu’il en devient (presque ?) comique.

 

1.23  Blackout (La cible)

CBS, 26 mars 1972 *

Production Number : F124

Ecrit par Pat Fielder

Réalisé par Richard Donner

Arlo, Rudy et Pete arrêtent un dealer, Eddie Pine, en pleine transaction. Pine, qui craint d’être tué par ses associés, est prêt à donner des informations pour obtenir une réduction de peine. Il révèle ainsi qu’un contrat a été mis sur la tête de Nick Grainger, ancien parrain officiellement rangé et retiré dans sa villa de Madrid County transformée en forteresse. Sam Cade ne porte pas Grainger dans son cœur même s’il a par le passé éprouvé de tendres sentiments pour sa fille Stephanie, qui est justement de retour chez son père. Le shérif n’en a pas moins le devoir d’assurer la protection de Grainger, qui refuse de quitter sa villa dans laquelle il se sent suffisamment protégé. Nick n’a probablement jamais raccroché réellement et le contrat semble avoir été placé par un rival, qui a envoyé deux tueurs à gages, Tanner et Green, extrêmement méthodiques. Ils provoquent un blackout sur Madrid City en sabotant la centrale électrique, rendant inopérant le système de sécurité de Grainger et s’introduisant dans sa résidence. Ils y ont un complice, qui a déjà fait disparaître un témoin, Carla Ardmore, et qui facilite l’accès à la villa aux deux tueurs. Mais Sam Cade se trouve lui aussi dans la villa ce soir-là…

Edward Asner
Felice Orlandi

 

Shelley Fabares
W.H. Bassett & Larry Casey

 

Ed Flanders (à dr.)
Eddie Firestone (à g.)

 

Avec Edward Asner (Nick Grainger), Shelley Fabares (Stephanie Grainger), Ed Flanders (Ben Crawford). Et avec Taylor Lacher (Arlo Pritchard), Victor Campos (Rudy Davillo), Felice Orlandi (Eddie Pine), William H. Bassett (Howard Tanner), Larry Casey (Merle Green), Phil Kenneally (Harry), Anne Randall (Carla Ardmore), Betty Ann Carr (Betty Ann Sundown), Peter Ford (Pete), Gene Lebell (Wally) et Eddie Firestone (Hassett).

Vf Henri Djanick (Grainger), Nicole Favart (Stephanie), Jacques Thébault (Crawford), Marc de Georgi (Eddie), Philippe Ogouz (Tanner), Claude Joseph (Wally), Jean Berger (Hassett), Perrette Pradier (Carla)

Edward Asner et Shelley Fabares rendent intéressant cet épisode dont l’intrigue est par ailleurs banale. Ford y porte toujours costume et la Jeep reste garée au rayon des accessoires.

 

1.24  The Witness (Le témoin) 

CBS, 9 avril 1972

Production Number : F119 *

Ecrit par Cliff Gould

Réalisé par Michael O’Herlihy

Alors qu’il garde ses moutons dans les collines, Taxkahe, un Indien pueblo, voit un trappeur, Cleve Hatfield, courir comme s’il avait la mort à ses trousses, puis un autre homme, le chasseur Karl Verboeck, passer peu après sur ses traces avec ses trois chiens. En traquant Hatfield, Verboeck passe près de Baines Jackson occupé à réparer un engin, puis il poursuit sa course, rattrape Hatfield et le tue en lui brisant le cou.

Lorsque Hatfield est retrouvé mort, Sam Cade songe très vite à Taxkahe et lui rend visite afin de lui demander s’il a vu quelque chose. Taxkahe admet avoir vu Hatfield mais refuse de donner le nom de l’homme qui le poursuivait. Taxkahe, dernier survivant d’une tribu qui prônait la non-violence quelles que soient les circonstances, aujourd’hui encore consulté par de jeunes gens qui viennent chercher auprès de lui une sagesse ancienne, s’interdit de juger même un meurtrier et surtout d’ajouter de la violence à la violence en aidant la police à traquer le tueur. Comme le craignait Cade, ce dernier ne tarde pas à s’en prendre à Taxkahe afin de faire disparaître le témoin de son crime, mais le vieil Indien, frappé comme l’a été Hatfield, en réchappe. Pourtant, il refuse encore de nommer son agresseur, même lorsque Sam Cade lui donne un nom. Entre-temps, en effet, les soupçons de Sam se sont portés sur Verboeck, un homme qui montre le calme et la froideur d’un chasseur dénué d’émotions. Quand Baines Jackson est retrouvé écrasé par des caisses qu’a poussées contre lui un tracto-pelle, il est logique de penser que Verboeck a décidé de supprimer tous les témoins de son premier crime. Cade apprend bientôt que deux des cinq chiens du chasseur ont été, l’un empoisonné, l’autre tué par un piège à coyote, deux des moyens employés par Hatfield et qui l’ont fait détester des Indiens. Verboeck s’est donc vengé en tuant le trappeur. Hélas, le savoir est une chose, le prouver une autre. Devant le refus de Taxkahe de parler, Cade donne au journaliste Al Ortega une information selon laquelle il existe encore un témoin du meurtre de Hatfield, afin de pousser Verboeck à faire une nouvelle tentative. Lorsque, ce soir-là, Arlo dépose le vieil Indien dans sa cabane, Cade n’est pas loin et il a posté des hommes aux abords de la cabane. Bientôt, l’une des sentinelles ne répond plus. L’arrivée de Verboeck n’est qu’une question de minutes, voire de secondes…

Chief Dan George
E.J. Andre
Jennifer Kulik

 

Eric Braeden
Betty Ann Carr
Joe Renteria

 

Barney Phillips
Stewart Moss
Mario Machado

 

Avec Chief Dan George (Taxkahe), Eric Braeden (Karl Verboeck). Et avec Taylor Lacher (Arlo Pritchard), Victor Campos (Rudy Davillo), Stewart Moss (Jarvis), Peter Ford (Pete), Betty Ann Carr (Betty Ann Sundown), Barney Phillips (Dr Ganby), Jennifer Kulik (Linda), Joe Renteria (Buktashe), Len George (Na-Chi), Mario Machado (Al Ortega) et E.J. Andre (Jeter Wheeler). 

Diffusé en dernier mais tourné avant les épisodes 19 à 23, « The Witness » s’inscrit dans la première ligne de la série. Indiens, trappeur, chasseur, collines : nous sommes bien dans le western. Glenn Ford retrouve le Chef Dan George qu’il venait d’avoir pour partenaire dans le film Smith !, déjà sous la direction de Michael O’Herlihy, en 1969. On y croisait aussi Jay Silverheels et William Bryant, qui apparaissent respectivement dans les épisodes 6 et 21.

Len (Leonard) George était le fils de Chief Dan George. Il apparaît ici parmi les jeunes gens venus écouter les leçons de sagesse de Taxkahe.

Mario Machado apparaît déjà en reporter dans l’épisode 16, où il est également prénommé Al.

Les deux photos : Chief Dan George et Glenn Ford déjà réunis sous la direction de Michael O'Herlihy dans le film Smith! en 1969.

 

* N’ayant pas eu accès au générique de fin de cet épisode, je me fie à l’information mentionnée par le site Classic TV Archive, qui est logique : « The Witness » appartient à la première formule de la série, à tonalité western, avant les changements apportés par les épisodes 19 à 23 (F120 à F124). Si l’on considère que le numéro de production F117-2 compte pour un F118, il ne manque dans la liste des production numbers que ce F119. 

** Imdb inverse (à tort) les titres de ces deux épisodes.

 

FICHE TECHNIQUE

Executive story consultant Cliff Gould. Associate producer Robert Mintz. Production supervisor Jack Sonntag. Unit production manager Mark Evans. Assistant director Lloyd D. Allen (1, 4, 5, 7, 10), Mike Salamunovich (2), James Engle (3, 6, 9, 10, 11, 12, 14, 16, 17, 19, 21, 23), Robert Doudell (8, 13, 15, 20, 22). Director of photography Robert Hoffman. Art directors Jack Martin Smith, Jack Senter. Theme Henry Mancini. Music Henry Mancini (2), Duane Tatro (1, 4, 5, 6, 13, 14, 15, 16, 17), Tom Scott (3, 10, 20). Film editor Roland Gross, ACE (1, 3, 6, 8, 14, 17, 20, 23), Joseph Silver, ACE (2, 7, 9, 10, 11, 15, 21), Bill Lewis, ACE (4, 5, 10, 12, 13, 16, 19, 22). Post production supervisor Samuel E. Beetley, ACE. Music supervision Lionel Newman. Set decorators Walter M. Scott, Stuart Reiss. Jeep vehicles furnished by American Motors. Chrysler vehicles furnished by Chrysler Corp. Chevrolet vehicles furnished by Chevrolet Div. of General Motors. Color by DeLuxe. copyright © 1971-1972 Twentieth Century Fox Film Corporation. All rights reserved.

* Henry Mancini est crédité de la musique pour l’épisode 2, Tom Scott pour 3 épisodes et Duane Tatro pour 9. Pour les autres, ce sont les partitions antérieures qui sont reprises, avec la mention « Theme Henry Mancini ».

Remarque : l'épisode 24 est exclu de cette fiche technique puisque je n'ai eu accès qu'à une version disponible sur You Tube, dans laquelle le générique de fin est amputé et remplacé par une partie du générique de l'épisode 1 (F-106).

Ordre de production

(d’après les Production Numbers) :

1. Company Town

2. Crisscross

3. Safe Deposit

4. The Armageddon Contract

5. The Alien Land

6. Homecoming

7. Requiem for Miss Madrid

8. Violent Echo

9. Gray Wolf

10. Dead Past

11. A Gun for Billy

12. The Mustangers

13. Delegate at Large

14. Shakedown

15. One Small Acceptable Death

16. The Brothers

17. Slay Ride Part I

18. Slay Ride Part II

19. The Witness

20. Inferno

21. Ragged Edge

22. Jessie

23. The Fake

24. Blackout

Tag(s) : #Guide d'épisodes, #Guide d'épisodes 1970s
Partager cet article
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :