Guide réalisé par Thierry Le Peut

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Crédits photos : (c) NBC/Universal

 

Saison 3

(1969-1970)

 

Avec Raymond Burr (Robert Ironside, VF Dacier).

Et avec Don Galloway (Sgt Ed Brown), Barbara Anderson (Officer Eve Whitfield), Don Mitchell (Mark Sanger).

Voix française : Jacques Berthier (Dacier).

 

Créé par Collier Young

Producteur exécutif Cy Chermak

Thème musical de Quincy Jones

Musique d’ Oliver Nelson (1 à 5, 8, 11 à 14, 16 à 18, 22, 23), Benny Carter (15)

 

3.01  Alias Mr. Braithwaite (Alias Mr. Braithwaite)

NBC, 18 septembre 1969

Produit par Douglas Benton

Adaptation : Frank Telford, histoire de Frank Telford & Robert Ward

Réalisé par Don Weis

Mark et sa tante Ruby (Beah Richards)

La tante de Mark, Ruby, est victime de deux escrocs. Se faisant passer pour un directeur de banque et un agent du FBI, ils l’ont convaincue de retirer tout son argent de la banque, en liquide, et de leur confier cette somme. Dacier décide de mener l’enquête et ne tarde pas à identifier celui qu’il pense être le coupable, un escroc connu sous plusieurs pseudonymes qui reprennent tous les mêmes initiales, ROB (vol !). Quand celui-ci s’envole pour Coronado Park, où il dépense son argent dans une résidence luxueuse, la Casa del Rey, Dacier le suit avec son équipe. Ed et Eve se font passer pour un couple riche, les Bixby, afin d’agiter une carotte que ROB (présentement Raymond Otis Baker) ne pourra pas s’empêcher de saisir. Il a tôt fait de leur proposer de petites arnaques avant de leur proposer un plus gros coup. L’affaire se complique lorsque le complice, Stark, débarque avec sa petite amie Goldie qui reconnaît Ed comme un policier de San Francisco, mais ce n’est finalement qu’une péripétie qui ne compromet pas le plan conçu par Dacier…

Joseph Campanella
Phillip Pine
Alan Reed, Jr

 

Beah Richards
Pat Priest
Stuart Thomas

 

Gene Lyons
Len Wayland
Gene Lyons & Joan Swift

 

Avec Joseph Campanella (Raymond Otis Baker), Beah Richards (Tante Ruby). Et avec Gene Lyons (the Commissioner), Len Wayland (Lieutenant Thomas) et Phillip Pine (Stark), Alan Reed, Jr (Edward Bixby), Pat Priest (Goldie), Stuart Thomas (Airport attendant), Joan Swift (police clerk), Hank Stohl (bank teller), Bob Harvey (bellboy), Mike Mahoney (pickpocket), Linda Sundahl (waitress), Steve Thomas (desk clerk), George Patton (cashier).

Vf Daniel Gall (Ed), Nicole Favart (Eve), Bachir Touré (Mark) et Jacques Deschamps (Stark)

De la tante Ruby, on retiendra son art du tricot et sa forte volonté (elle impose à Mark de porter un pull à rayures violettes, et en promet un identique à Dacier). Le scénario évoque un Mission : Impossible au ton léger (pas de réel danger dans cette enquête, dont l’issue est prévisible et qui donne l’occasion à Ed et Eve de jouer au couple pendant que Dacier tire les ficelles dans l’ombre) ou un épisode de Switch (où il s’agira de coincer des malfrats en montant des arnaques). Il sera repris dans la saison 3 de Sergent Anderson, avec peu de changements (3.21, en 1977, et curieusement sans que soient mentionnés les scénaristes Telford et Ward : le scénario sera signé Edward De Blasio et Douglas Benton, ce dernier étant producteur du présent épisode de L’Homme de fer).

Don Galloway, Barbara Anderson et Joseph Campanella

Don Mitchell et Raymond Burr

 

3.02  Goodbye to Yesterday (Adieu hier) – 96’

NBC, 25 septembre 1969

Produit par Douglas Benton

Ecrit par Sy Salkowitz

Réalisé par Barry Shear

Raymond Burr et Vera Miles

Dacier prend l’avion avec toute son équipe pour répondre à l’appel de détresse lancé par Barbara Richards (voir 1.23). L’une des deux filles de Barbara et Vic a été enlevée. Dacier prend immédiatement l’affaire en mains avec l’agent du FBI Torrence et le shérif Metcalf. Il n’a jamais cessé d’aimer Barbara et la situation est d’autant plus délicate que Vic et elle se sont récemment séparés. Barbara n’a jamais retrouvé les souvenirs de leur vie commune et l’amour qu’elle ressent toujours pour Dacier est plus fort que celui qu’elle devrait ressentir pour son mari. Le ravisseur ne tarde pas à appeler pour exiger une rançon et donner ses instructions. L’argent est déposé selon ses instructions et surveillé par Dacier et le FBI ; mais le shérif Metcalf, anxieux de rappeler qu’il prend les décisions dans sa juridiction, fait échouer la souricière et le ravisseur ne peut pas venir chercher l’argent.

Lorsqu’il rappelle, il exige que Barbara remette l’argent et fixe un autre rendez-vous, dans les montagnes cette fois. Barbara s’y rend seule mais ne peut tromper la vigilance de Dacier, qui la suit avec son équipe. Effrayée par la présence de la police parce qu’elle craint que le ravisseur ne se venge en tuant sa fille, Barbara fait une chute de plusieurs mètres. Elle est transportée à l’hôpital dans un état grave et Dacier se reproche l’accident. Une nouvelle fois, la rançon a échappé au ravisseur et il est urgent de le retrouver, avant qu’il ne fasse du mal à la petite Leslie. Des indices recueillis dans les montagnes permettent de retrouver celle-ci dans une mine abandonnée et le ravisseur est également identifié : il s’agit de Ben Ames, récemment libéré de prison, amant de Molly Strong, l’une des employées des Richards, dont le frère Carl Sutter, mécanicien, est le complice récalcitrant. Cerné par la police, Ben est prêt à faire sauter la station d’essence de Carl…

Vera Miles
George Murdock
Eddie Firestone

 

Philip Carey
Dane Clark
Murray MacLeod & S. Shayne

 

Slim Pickens
Cloris Leachman
S. Pickens & Michael Larrain

 

Avec Vera Miles (Barbara Richards), Philip Carey (Vic Richards), Cloris Leachman (Molly Strong), Michael Larrain (Dave Metcalf) et Dane Clark (Ben Ames), Slim Pickens (Sheriff Metcalf). Et avec Murray MacLeod (Josh Williams), George Murdock (Torrence), Eddie Firestone (Carl Sutter) et Stephanie Shayne (Freda), Charles Kuenstle (Virgil Nathan), Heather Harrison (Tracy Richards), Melody Thomas (Leslie Richards), John Zaremba (doctor), Olive Sturgess (nurse).

Vf Daniel Gall (Ed), Maïté Monceau (Eve), Pascal Renwick (Mark) et Régine Blaess (Barbara), Jacques Richard (Vic), Roger Rudel (Torrence), Georges Aubert (Carl)

Ce téléfilm exceptionnel rappelle le personnage de Barbara créé pour l’épisode 1.23 et incarné par Vera Miles, qui reste le grand amour de Robert Dacier. Intrigue policière et dilemme romantique sont traités en parallèle dans une histoire efficace où les sentiments contradictoires des personnages créent une toile nuancée et assure les péripéties d’usage. Il faut attendre la fin du téléfilm pour connaître le destin du grand amour de Dacier.

Diffusé originellement en une seule partie, le téléfilm fut ensuite découpé en deux parties égales (de 48’), chacune dotée de crédits d’ouverture.

Dans les scènes extraites de l’épisode 1.23, présentées pour résumer son intrigue, Slim Pickens est mis en scène dans le rôle du shérif, qu’il ne tenait pas encore à l’époque.

Dane Clark et Cloris Leachman

Raymond Burr en extérieur, une scène rare ! Ici entouré de George Murdock, Don Galloway et Slim Pickens.

 

3.03  Poole’s Paradise (Les péripéties du Sergent Brown)

NBC, 2 octobre 1969

Produit par Joel Rogosin

Ecrit par Richard Shapiro

Réalisé par Abner Biberman

Eve Whitfield face au shérif Poole

Ed Brown à la merci d'un évadé

 

Dacier et son équipe doivent traverser la petite ville de Griffin, dans le comté de Bernal, et s’y arrêtent pour déjeuner. La police locale est apparemment sur les dents et manifestement embarrassée par la présence de ces policiers de San Francisco. Ed ne tarde pas à découvrir le problème : un évadé du bagne, D.W. Donnelly, le prend en otage et l’oblige à l’emmener à bord du camion de Dacier pendant que celui-ci et le reste de l’équipe sont attablés au Wanda’s. Le shérif Harvey Poole ne tient pas à laisser Dacier s’immiscer dans les recherches ; Eve parvient tout de même à imposer sa présence dans la Jeep de l’adjoint Hoag. Elle voit Poole brûler une note retrouvée dans le camion immobilisé en pleine nature. Elle récupère discrètement les cendres de cette note, dont Dacier parviendra à tirer quelque chose : les mots « Hollinger a été assassiné ». Il comprend que la gestion du bagne par Poole ne s’embarrasse pas de légalités et que l’homme fait en fait ce qu’il veut dans sa ville. Donnelly, pendant ce temps, raconte à Ed qu’il a été emprisonné à la suite d’une forme de traquenard alors qu’il ne faisait que traverser la ville, et qu’il s’attend à être assassiné comme Hollinger ; le shérif et ses hommes ont d’ailleurs facilité son évasion afin de pouvoir ensuite l’abattre. Ed, d’abord sceptique, est convaincu lorsqu’un adjoint, le voyant s’approcher avec Donnelly qu’il a maîtrisé et menotté, leur tire dessus. A Griffin, Poole trouve bientôt un prétexte pour jeter Mark en cellule, après avoir fait en sorte de couper les communications avec l’extérieur de la ville. Et il se montre déterminé à régler les choses à sa manière, dût-il pour cela envoyer au bagne, ou au cimetière, toute l’équipe de Dacier…

Steve Forrest
William Smith

 

Clu Gulager
Med Flory

 

Louise Latham
Gail Bonney

 

Avec Steve Forrest (Sheriff Harvey Poole), Clu Gulager (D.W. Donnelly), William Smith (Deputy Jack Hoag) et Louise Latham (Wanda). Et avec Med Flory (Webster) et Frank Baxter (gas station owner), Gail Bonney (Emma), Stuart Nisbet (Deputy), Fred Lerner (Deputy).

Vf Daniel Gall (Ed), Nicole Favart (Eve), Bachir Touré (Mark) et Georges Atlas (Webster), Claude Joseph (le garagiste), Marie Francey (Emma)

Un grand classique : la ville tenue par un shérif omnipotent et dans laquelle les héros ont du mal à trouver ne serait-ce qu’un allié. Richard Shapiro en offre une variation sans surprise mais bien menée, à la conclusion un peu facile (mais n’est-ce pas souvent le cas ?).

Le camion de Dacier est détruit dans cet épisode et remplacé, dans l’épilogue, par le van qui transportera désormais Dacier (un van Ford Ecconoline de 1969).

En haut : Eve, Mark et le chef Dacier. En bas : Mark et l'adjoint Webster (Med Flory).

 

3.04  Eye of the Hurricane (Fumez des Mirages)

NBC, 9 octobre 1969

Produit par Winston Miller

Ecrit par Donn Mullally

Réalisé par Don McDougall

Raymond Burr et Johnny Seven

Dacier et Mark se rendent en prison à la demande d’un détenu, Terry Wilson, qui voudrait que Dacier réouvre son dossier. Il n’y a pourtant aucune raison de le faire et Dacier, avant de repartir en ayant le sentiment d’avoir perdu son temps, passe par la maison du directeur Leydon, mandé par celui-ci. Il y tombe dans un guet-apens : deux prisonniers, Sims et Toby, ont pris en otages le directeur, son épouse et leur personnel de maison et comptent se servir de Dacier et de son camion pour quitter l’enceinte de la prison. Le directeur reçoit une balle en essayant de saisir une arme et Dacier fait appeler le Dr Ring ; la blessure n’est pas mortelle mais Dacier essaie de se servir de l’état du directeur pour retarder les preneurs d’otages, qui finalement sont trois : Wilson, en effet, est dans le coup et a fait venir Dacier pour les besoins du plan d’évasion. Mark, envoyé chercher du plasma à l’infirmerie, parvient à alerter le directeur adjoint Owen ainsi qu’Ed et Eve au commissariat. Quand les détenus quittent la prison dans le camion de Dacier en emmenant ce dernier, Mark et Grace Leydon avec eux, Dacier et Mark parviennent à se faire donner un émetteur dissimulé dans un paquet de cigarette (de la marque Mirages), grâce auquel Ed, qui les suit en hélicoptère, est informé de ce qui se passe dans le camion. Les détenus, cependant, profitent du passage dans un tunnel pour changer de véhicule ; alors qu’Ed continue de suivre le camion de Dacier, ce dernier a été emmené dans l’autre fourgon et, au lieu de se diriger vers l’aéroport où la police les attend, les truands filent vers la mer où les attend un bateau…

Johnny Seven
James McEachin

 

Jackie Coogan Jr & Dana Elcar
Myron Healey

 

Arthur Space & Virginia Gregg
John Ragin

 

Avec Johnny Seven (Sims), Dana Elcar (Toby). Et avec Virginia Gregg (Mrs Leydon) et Jackie Coogan, Jr (Terry Wilson), Arthur Space (warden Leydon), James McEachin (Dr Ring), John Ragin (Valk), Herb Robins (Brewster), Jimmy LaSane (C.R. Smith), Claire Brennen (Joy), Michael Bow (3rd guard), Gavin Mooney (1st guard), Will J. White (2nd guard), F. Russell Roach (gas station attendant), Gavin James (helicopter pilot) et Myron Healey (Asst. warden Owen).

Vf Daniel Gall (Ed), Nicole Favart (Eve), Bachir Touré (Mark) et Georges Atlas (Dr Ring), Roger Tréville (Owen), Paule Emanuèle (Grace Leydon)

Comme tous les scénarios à base de prise d’otages, celui-ci joue sur les péripéties destinées à étirer le temps et entraver les projets des méchants. Il évite néanmoins les dialogues et les situations trop invraisemblables et ménage un divertissement honnête. Johnny Seven fait ici sa troisième apparition dans la série, dans la peau de trois personnages différents ; à partir de l’épisode 4.02, il incarnera le Lt Carl Reese, jusqu’à la dernière saison. Il incarne ici le chef du trio de prisonniers, le plus posé et le plus malin. A ses côtés, Dana Elcar et Jackie Coogan Jr interprètent des détenus plus monolithiques et anodins.

Johnny Seven et Raymond Burr avec Dana Elcar et Jackie Coogan, Jr (au second plan).

Don Mitchell et Don Galloway en extérieurs (avec le pilote Gavin James).

Don Mitchell et Michael Bow

 

3.05  A Bullet for Mark (Une balle pour Mark)

NBC, 16 octobre 1969

Produit par Joel Rogosin

Ecrit par Richard Bluel

Réalisé par Richard Benedict

Mark en danger

Dacier en action

 

Alors qu’il accompagne Dacier à un concours culinaire auquel participe l’inspecteur, Mark est atteint par une balle. Tandis qu’il est entre la vie et la mort à l’hôpital, l’équipe de Dacier cherche du côté des gens qui pourraient en vouloir à l’inspecteur, sans grand succès. Le tireur est cependant identifié : il s’agit de Fred Murdock, un tueur à gages. Dacier finit par se dire que ce n’était pas lui qui était visé mais que la balle était bel et bien destinée à Mark. Et, de fait, alors que Mark a survécu et se remet de sa blessure à l’hôpital, Murdock essaie de nouveau de le tuer. Il est abattu par la police en s’enfuyant. Il s’agit donc maintenant de découvrir qui pouvait en vouloir à Mark au point d’engager un tueur pour se débarrasser de lui, et pourquoi ? En étudiant les pistes, Dacier et ses enquêteurs en arrivent à la conclusion qu’il a vu quelque chose de compromettant, sans même s’en rendre compte. Cela se serait passé dans un garage, alors qu’il dégustait une boisson. Il aurait vu un employé dissimuler un paquet sur une voiture, un geste apparemment anodin qui s’inscrit en fait dans un trafic de drogue impliquant des hommes puissants…

Robert Alda
Robert Donner
Lee Duncan

 

Gene Lyons
Felton Perry
Tracey Roberts

 

Donald Barry
Pat Renella
John Archer

 

Avec Robert Alda (Walter Thorne). Et avec Gene Lyons (the Commissioner), Donald Barry (Paul Farrell), Robert Donner (gas station owner [Mr Berns]) et Felton Perry (Charlie Tattersall), Toni Gilman (Cecily Forbes), Don Wilbanks (Lt Stanton), Lee Duncan (Steve Parkes), Tracey Roberts (head nurse), John Archer (Dr Evans), Richard Benedict (Sock), Howard Vann (policeman), Nicholas Benedict (driver) et Pat Renella (Jim Saunders).

Vf Daniel Gall (Ed), Nicole Favart (Eve), Bachir Touré (Mark) et Hubert Noël (Thorne), Yves Barsacq (Farrell), Claude Chantal (l’infirmière), Med Hondo (Charlie)

Mark mentionne sa tante Ruby dans une phrase.

Deux fauteuils roulants au lieu d'un : l'équipe célèbre le retour de Mark au bercail

 

3.06  Love My Enemy (Des négociations difficiles)

NBC, 23 octobre 1969

Produit par Douglas Benton

Ecrit par Irve Tunick

Réalisé par Don Weis

Raymond Burr face à Khigh Dhiegh

Le Professeur Halstead demande à Dacier d’assurer la sécurité lors de négociations entre une délégation chinoise et une délégation américaine dans un pays neutre, la Suède. Les Chinois ont en effet arrêté sept membres d’une mission scientifique qu’ils accusent d’être en réalité des agents de la CIA. Ils veulent les libérer mais tiennent aussi à profiter de la situation pour obtenir des concessions significatives de la part du bloc américain. Comme les représentants des deux camps doivent être « non officiels », Dacier emmène Mark. Ils rencontrent là-bas leurs homologues chinois, le policier Hsai Hsu Mak et la délicate Mei Noyen. Le responsable des négociations chinois est le Dr Nam Feng, assisté du Dr Soong, et l’arbitre des débats est le baron Von Gyllenskjold. Très vite, Halstead et Dacier constatent la santé fragile du Dr Feng. Lorsque sa vieille femme de chambre meurt d’une crise soudaine, Dacier exige une autopsie qui révèle un possible empoisonnement. Dacier fait alors venir des Etats-Unis un pathologiste réputé, le Dr Morton, qui diagnostique une atrophie jaune du foie. La même affection est détectée chez Mei Noyen et est bientôt fatale au Dr Feng. Dacier collabore avec Hsai, qui considère que le policier américain a plus de latitude pour enquêter mais reste néanmoins sur la défensive. Soong entend profiter de la mort de Feng pour diriger à sa place les négociations et son intention est clairement de les faire échouer. Il n’y a qu’un moyen de retourner la situation : trouver qui a empoisonné le Dr Feng, et comment…

Jeffrey Lynn
Bo Svenson
Frank Wilcox

 

James Shigeta
Philip Ahn
Zolya Talma

 

Khigh Dhiegh
Cecile Ozorio
Tom Basham

 

Avec James Shigeta (Il Pak Soong) et Jeffrey Lynn (Prof. Halstead). Et avec Khigh Dhiegh (Hsai Hsu Mak), Bo Svenson (Baron Lars Von Gyllenskjold), Philip Ahn (Nam Feng), Tom Basham (Baily) et Ottola Nesmith (charwoman), Zolya Talma (Hilda Strommsen), Frank Wilcox (Dr Franklin Morton) et Cecile Ozorio (Mei Noyen).

Vf Daniel Gall (Ed), Nicole Favart (Eve), Bachir Touré (Mark) et Marie Francey (Hilda), Georges Atlas (Baily)

Le propos du scénario est explicité par une remarque de Mark à la fin de l’épisode, commentant l’influence de Dacier sur les rapports entre l’Est et l’Ouest : « un peu de chaleur dans la guerre froide ». Le traitement est habile, dans les limites imposées par la série (il ne s’agit pas de réécrire ni d’analyser la guerre froide mais d’en raconter une péripétie mineure). Khigh Dhiegh (alias le machiavélique Wo Fat dans Hawaii Police d’Etat) incarne l’homologue chinois de Dacier, sorte de Charlie Chan pragmatique doté d’un certain sens critique à l’égard de ses camarades mais néanmoins dévoué à son camp politique. Philip Ahn est un professeur chinois dont on sent les sympathies à l’égard de l’Ouest mais qui est contraint par son devoir de représenter l’Est, tandis que James Shigeta est l’antagoniste radical, vicieux et sournois. Côté américain, il n’y a que des gens honnêtes que ne handicape aucune ambiguïté.

Dacier ironise en citant des pensées orientales : quand on lui demande s’il cite Confucius, il répond qu’il cite Charlie Chan, quand on lui demande s’il cite Charlie Chan il répond qu’il cite… le cuisinier du restaurant chinois du bout de la rue.

Mark esquisse une amitié avec son homologue chinoise, Mei. Celle-ci l’invite à venir en Chine, où les Noirs ne sont pas victimes de discrimination. Il lui répond que le jour où l’on verra en Chine l’un de ses « frères » brandir une arme au milieu de la rue pour revendiquer des droits égaux pour les siens, alors il viendra.

 

3.07  Seeing Is Believing (Le sergent sans alibi)

NBC, 30 octobre 1969

Produit par Winston Miller

Ecrit par Charles Nichols & Don Galloway

Réalisé par Barry Shear

Don Galloway remet sa plaque à Norman Fell. Derrière, Dacier fait face au Commissaire en présence de Mark et Eve.

Frankie Baum est battu presque à mort devant le bar de Mike, sous les yeux des clients. Le portrait-robot établi par la police ressemble tant à Ed Brown que le Lt Jack Haines, en charge de l’enquête, demande à celui-ci, sans le mettre dans la confidence, de figurer dans la brochette de suspects proposés aux témoins. Tous le reconnaissent formellement. Or, au moment de l’agression, Ed se trouvait dans une cabane isolée où il était allé chercher la paix dont il avait besoin pour écrire un article… sur Robert Dacier et l’« humanité » de la police. Il n’a aucun article à fournir, puisqu’il n’est pas parvenu à le rédiger, mais n’a pas non plus de témoins pouvant confirmer son alibi. Il songe bien à un pompiste qui lui a servi de l’essence à peu près à l’heure de l’agression, à une heure de San Francisco, mais le pompiste n’a aucun souvenir de lui. L’affaire devient plus grave lorsque Frankie Baum succombe à ses blessures. Ed, qui avait eu affaire à Baum auparavant, et avait été vu se querellant avec lui, est arrêté et l’équipe de Dacier mène l’enquête pour l’innocenter. Le meilleur moyen est de découvrir le véritable agresseur de Frankie Baum…

Norman Fell
Robert Ellenstein
Anne Whitfield (à g.)

 

Don Galloway
Beatrice Kay
Walter Reed

 

Audrey Totter
Tim Herbert
Maurice Warfield

 

Avec Norman Fell (Lt Jack Haines) et Audrey Totter (Norma Baum). Et avec Gene Lyons (the Commissioner), Robert Ellenstein (Mike), Beatrice Kay (Katie) et Tim Herbert (Gibbs), Anne Whitfield (Julie Willis), Walter Reed (Dr Freemont), Warren Hammack (Bobby Joe), Maurice Warfield (George).

Vf Daniel Gall (Ed), Nicole Favart (Eve), Bachir Touré (Mark) et Jacques Deschamps (Lt Haines), Jean Violette (Mike), Marie Francey (Katie), Hubert Noël (le dessinateur de la police), Michel Gudin (le docteur / un journaliste)

Le scénario pose l’intéressante question de la fiabilité des témoignages. Cinq témoins identifient formellement Ed comme l’agresseur. Questionnés et requestionnés, ils finissent par révéler des incertitudes, des contradictions, et sont finalement bien désolés de s’être trompés. Le pompiste offre aussi une réflexion sur la difficulté de prouver son innocence lorsque les gens que l’on croise ne prêtent pas assez attention pour s’en souvenir ensuite, situation finalement bien ordinaire mais qui prend une dimension effrayante lorsque l’on est sommé de fournir un alibi. Outre cette réflexion, le scénario souligne la solidarité et l’amitié qui existent au sein de l’équipe de Dacier, ainsi que le caractère « humain » que les producteurs donnent à leur policier en fauteuil roulant. L’intéressé considère la chose avec perplexité mais c’est précisément le créneau occupé par la série : râleur, mais si humain.

Raymond Burr et Warren Hammack

Maurice Warfield avec Don Mitchell

Don Mitchell et Raymond Burr

Don Mitchell, Don Galloway et Barbara Anderson : toast final

 

3.08  The Machismo Bag (Les bérets bleus)

NBC, 13 novembre 1969

Produit par Douglas Benton

Ecrit par William Douglas Lansford

Réalisé par Don Weis

L'un des premiers rôles d' A Martinez

Sur le campus, Mark assiste à un meeting improvisé des « Bérets bleus », des militants ayant formé la Ligue de Libération des Mexicains Américains, avec à leur tête le bouillant Manolo Rodriguez. Peu après, il les voit voler des livres dans une librairie et n’intervient pas pour les en empêcher ; en revanche, quand l’un d’eux tente de voler la caisse, il s’y oppose. Dacier lui reproche ensuite d’avoir laissé faire et lui dit qu’il devra choisir entre trois rôles : policier, défenseur de la loi ou travailleur social. Tourmenté par des convictions et des loyautés contradictoires, Mark retourne voir les militants et constate qu’ils sont trop obnubilés par la haine et la colère pour mener un combat véritablement utile, selon lui en tout cas. Lorsque le Lt Rambau saisit un stock d’armes dans le quartier général des Bérets bleus, Manolo est arrêté ; Dacier désapprouve cependant l’attitude intransigeante de son collègue Rambau et plaide auprès du Commissaire pour traiter avec clémence les provocations de Manolo. Mais ce dernier saisit l’occasion de son passage devant le juge pour prêcher contre l’impérialisme américain et se retrouve accusé d’outrage à magistrat. Peiné par l’obstination aveugle du jeune homme, Dacier essaie de lui faire entendre raison en faisant appel à son père, Manuel Rodriguez, mais il n’obtient qu’une scène pénible au cours de laquelle Manolo crache à la figure de son père le mépris qu’il lui inspire. Manuel, décoré pour acte de bravoure à Iwo Jima, est aux yeux de son fils un tio taco, l’équivalent d’un « Oncle Tom » pour les Noirs, c’est-à-dire un Mexicain qui a renoncé à son identité pour se soumettre à l’ennemi impérialiste. Allant jusqu’au bout de sa logique, Manolo saisit la première occasion de s’évader, en volant une voiture de police. Blessé, il se replie dans le quartier général de la Ligue de Libération, bientôt cerné par la police. Dacier s’oppose de nouveau à Rambau, qu’il accuse de favoriser la dérive de Manolo en y répondant par la force uniquement. Faisant évacuer la rue par les policiers, il laisse le père de Manolo rejoindre son fils. Contre toute attente, le père, ne parvenant pas à raisonner son fils, se range à ses côtés, mais en l’empêchant de verser le premier sang. Dacier, resté seul dans la rue, espère encore éviter une issue fatale…

A Martinez
Socorro Serrano

 

Vito Scotti
Jose DeVega (au centre)

 

Mort Mills
Angel Bojorquez (à g.)

 

Avec Vito Scotti (Manuel Rodriguez, Sr), Mort Mills (Lieutenant [Jack] Rambau), Gene Lyons (the Commissioner) et pour la première fois A Martinez (Manolo Rodriguez). Et Socorro Serrano (Dolores Sanchez), Mario Aniov (Liano), Jose DeVega (Joey), Angel Bojorquez (Bernie), Hank Reyes (Gabriel), Victor Quiroz (Mando).

Vf Daniel Gall (Ed), Nicole Favart (Eve), Bachir Touré (Mark) et Marie Francey (la libraire), Daniel Gall (un Béret bleu), Claude Joseph (Bernie)

Un excellent épisode, qui repose sur un dilemme de Mark bientôt repris à son compte par Dacier. A l’intérieur des limites imposées par une série télé, le discours de Manolo est convaincant et son odyssée rebelle tout à fait logique. Bien que sa filmographie contienne quelques titres antérieurs, en 1968 et 1969, A Martinez est crédité avec la mention « Introducing » (que l’on traduit souvent par « pour la première fois à l’écran »). Il trouve là un rôle farouche et émouvant et donne à Manolo une rage qui contraste avec la beauté séduisante de sa jeunesse. Vito Scotti trouve lui aussi un rôle insolite : alors qu’on le voit souvent dans des rôles d’Italiens inoffensifs et comiques, il incarne ici la fierté et la honte combinées d’un père qui essuie le mépris de son fils sans renier son amour d’une Amérique qu’il considère comme son pays. Manolo, au contraire, revendique des racines qui ne sont déjà plus les siennes, méprisant les tios tacos, ses aînés, se revendiquant « Indien » autant que « Mexicain », mais finalement bien seul dans son combat. Au terme de son parcours, ses frères militants ne l’entourent plus (ils ne l’ont pas renié, le scénario les a simplement écartés), seule reste sa petite amie Delores, qui l’aime sans pouvoir le suivre au bout de sa révolte. Le père, alors, choisit de se ranger à ses côtés, non parce qu’il approuve son combat mais parce qu’il est aime son fils et qu’il refuse de l’abandonner. L’amour est plus fort que le conflit de générations, plus fort même que la raison, lorsque celle-ci n’est plus audible. Le combat de Manolo fait écho au dilemme positionnel de Mark, déchiré entre des loyautés contradictoires, tandis que Dacier choisit lui-même un positionnement intermédiaire, entre une force policière assimilée à une oppression (Rambau) et une exigence d’humanité qui le pousse à vouloir sauver Manolo de sa propre déraison, convaincu qu’il est que le jeune homme est pris au piège de son désarroi mais désespérément sincère.

« Machismo » fait référence à l’idéal de virilité que revendique Manolo dans sa révolte : être un homme digne, c’est se dresser contre l’oppression, affirmer son identité, être un « mâle ». Avec un M majuscule et même, ajoute Mark, écrit entièrement en majuscules.  

 

3.09  Programmed for Danger (Agression par programmation)

NBC, 20 novembre 1969

Produit par Winston Miller

Ecrit par True Boardman

Réalisé par John Florea

Veronica Keel, une amie d’Eve, a été agressée dans son immeuble par un homme que l’intervention d’un voisin a fait fuir. Comme deux autres victimes avant elle, elle est inscrite dans une agence de rencontres, IGX Computer Service. Dacier rend visite à la directrice de cette agence, Alice Flynn, qui a monté l’affaire avec son frère Roy. Elle ignore que ce dernier utilise les données recueillies pour cibler lui-même de jeunes femmes d’environ vingt-cinq ans, blondes et célibataires. Après que les inspecteurs ont questionné, sans succès, quatre hommes à qui l’agence avait communiqué les coordonnées de Veronica, Eve s’inscrit elle-même à IGX sous le nom d’emprunt de Carolyn Lane. Elle est aussitôt contactée par Roy, qu’elle accepte de rencontrer. L’homme est charmant et Eve ne voit pas d’objection à le revoir. Dacier et son équipe exercent une surveillance constante autour d’elle mais Roy parvient à la déjouer en donnant suffisamment confiance à Eve pour qu’elle accepte de changer le programme initialement prévu. Elle se retrouve coincée dans les bureaux d’IGX, où Roy révèle son vrai visage. Pendant ce temps, Dacier et Mark se rendent chez Alice Flynn, qui leur avoue ce qu’elle vient tout juste de découvrir : les postiches qu’utilise son frère pour agresser les jeunes femmes incognito. Ils se précipitent aux bureaux d’IGX…

Anne Baxter
Herbert Anderson
Philip Dietz

 

Roger Perry
Dick Latessa
Heath Jobes & Bobbi Jordan

 

Barbara Mattes
Adrienne Marden
Barbara Anderson

 

Avec Anne Baxter (Alice Flynn), Roger Perry (Roy Flynn). Et Herbert Anderson (Jim Saunders), Dick Latessa (Harry Kane), Bobbi Jordan (Cheryl Renner), Adrienne Marden (Mrs Hansen), Philip Dietz (Phil Hansen), Heath Jobes (Karl David), Cindy Wall (Janet) et Barbara Mattes (Veronica Keel).

Vf Daniel Gall (Ed), Nicole Favart (Eve), Bachir Touré (Mark) et Hubert Noël (Roy), Paule Emanuèle (Alice)

Roy Flynn est un homme charmant, aimable, d’une conversation agréable. Mais c’est aussi un homme traumatisé par les femmes, ou par l’une en particulier, au point de le pousser à agresser d’autres femmes qui ressemblent à ce modèle. La motivation de l’agresseur n’a rien d’original car le scénario s’attache surtout à mettre Eve en situation de danger, mais également de romance. On notera que Roy est aussi flanqué d’une sœur très protectrice, qui l’adore. Les quatre « célibataires » que rencontrent les inspecteurs après l’agression de Veronica Keel offrent une brochette de portraits dessinés avec humour : un séducteur, un pompier qui préfère que ses collègues n’en sachent rien (ils se moqueraient), un vieux garçon qui vit avec une mère possessive qui continue de le border le soir et un homme… déjà marié. Si Dacier est visiblement sceptique quant au principe même de l’agence de rencontres gérées par un ordinateur à base de fiches (on est en 1969), il évite de porter un jugement sur ceux qui y ont recours.

 

3.10  Five Miles High (Haute altitude)

NBC, 27 novembre 1969

Produit par Douglas Benton

Ecrit par Margaret & Paul Schneider

Réalisé par Don Weis

Raymond Burr et Barbara Anderson

Dacier et son équipe se sont rendus à Honolulu pour y quérir Jack Brady, comptable de Lou Koster, dont le procès a lieu à San Francisco. Ils embarquent sur un vol direct qui s’annonce délicat : Dacier est persuadé en effet que Koster ne laissera pas Brady témoigner. Tous les passagers du vol sont donc suspects et les policiers examinent les informations qu’on leur a communiquées sur chacun d’eux. Un journaliste, Frank Bolan, a embarqué dans l’espoir semble-t-il de recueillir lui aussi assez d’informations pour composer un article sur Jack Brady. Très vite, le comptable, qui voyage avec sa femme Linda et refuse de croire que Koster puisse attenter à sa vie, est victime d’une tentative d’empoisonnement, évitée grâce à la perspicacité de Dacier. Ce dernier a dans son collimateur plusieurs passagers susceptibles d’avoir des liens avec Koster : Sid Leppich, le manager du boxeur Jimmy Otis ; Irene Wilson, une femme que Dacier a déjà rencontrée quelques années plus tôt, et qui a curieusement pris l’avion au lendemain de son mariage à Honolulu, et sans son époux ; et Frank Bolan lui-même, qui est peut-être plus que ce qu’il paraît…

Frank Aletter
Robert Do Qui
Rege Cordic

 

Milton Selzer
Dorothy Green
George Cisar

 

Norma Crane
Joe Mantell
Raymond Burr

 

Avec Frank Aletter (Frank Bolan). Et avec Milton Selzer (Jack Brady), Robert Do Qui (Jimmy Otis), Dorothy Green (Mrs Irene Wilson), Joe Mantell (Sid Leppich) et Norma Crane (Linda Brady). Et Michael Sevareid (Donald Wilson), George Cisar (George Tubbs), Barbara Sanford (Miss Rossi), Lois Ursone (Miss Evans), Gavin James (first officer), Sandy Ward (pilot), Victor T. Toyota (bartender) et Rege Cordic (Capt. Lasker).

Vf Daniel Gall (Ed), Nicole Favart (Eve), Bachir Touré (Mark) et Jacques Thébault (Frank), Pierre Trabaud (Leppich), Jean-Henri Chambois (Lasker), Claude Bertrand (Tubbs), Jean Crémieux (pilote / co-pilote)

Enquête en huis clos entre Honolulu et San Francisco. Les plans de l’avion en vol sont désuets au possible (un peu plus transparent, l’avion pourrait avoir l’air du véhicule aérien de Wonder Woman) mais le scénario s’en tire honorablement en ménageant quelques péripéties et en lançant plusieurs pistes que Dacier, bien sûr, sait déjouer avant de démasquer le vrai coupable. Milton Selzer interprète une victime qui refuse de considérer sa vie comme menacée et qui doit, au fil de l’intrigue, admettre une réalité qui lui déplaît.

Une scène entre Dacier et Ed Brown propose une réflexion inattendue sur le métier de policier. « La protection des victimes impose le viol des consciences », résume (en substance) Dacier devant un certain malaise de son inspecteur. Tâche ingrate mais utile.

 

3.11  L’Chayim (L’Chayim)

NBC, 4 décembre 1969

Produit par Joel Rogosin

Ecrit par Mort Thaw

Réalisé par Tony Leader

Torah en bord de mer...

... et kippa pour tous.

 

La synagogue du rabbin Herschel Farber est vandalisée, le rabbin bousculé et la Torah volée. Dacier, qui éprouve de la gratitude envers le rabbin qui l’a aidé à surmonter sa paralysie trois ans plus tôt, veut lui rendre service en recherchant la Torah, aussi met-il son équipe sur le coup. Il rend visite à un gang noir du quartier, les Loyals, mais n’en tire rien. Le Révérend Hanley, qui connaît bien la communauté, pense que les Loyals ne sont pour rien dans l’acte de vandalisme mais propose son aide à Dacier, auprès de qui il plaide pour l’ouverture d’un gymnase et d’une école pour les enfants noirs. Digby, le chef du gang, finit par aller trouver Dacier et lui remettre trois lettres formant une partie de l’immatriculation d’une voiture aperçue près de la synagogue le soir du vol. L’information, couplée à celle d’un informateur, permet de retrouver le nom du propriétaire de la voiture, Clay Royce. Ce dernier ne tarde pas à contacter le rabbin : après avoir vainement tenté de vendre la Torah et s’être aperçu qu’elle n’avait de valeur que pour la congrégation à laquelle il l’a volée, il veut la rendre au rabbin contre rançon. Le complice de Royce, cependant, Jim Trannon, en désaccord avec lui sur le vol de la Torah, qui lui inspire du respect, s’oppose à son projet de prendre l’argent sans rendre l’objet. Royce l’assomme et se rend sur le bord de mer où il a exigé que l’argent lui soit porté par Allie, le petit-fils de Herschel et Lea Farber. Dacier et son équipe sont aux aguets…

David Opatoshu
Greg Mullavey
Stephen Liss

 

Shelly Novack
Lillian Adams
Bill Quinn

 

Hal Frederick
Hilly Hicks
M.J. Kane

 

Avec David Opatoshu (Rabbin Herschel Farber). Et avec Shelly Novack (Jim Trannon), Hal Frederick (Reverend Hanley), Greg Mullavey (Clay Royce), Lillian Adams (Mrs [Lea] Farber) et Hilly Hicks (Digby), Stephen Liss (Allie), Bill Quinn (Mr Royce), Stephen Coit (Packer), M.J. Kane (Benny the Fence).

Vf Daniel Gall (Ed), Nicole Favart (Eve), Bachir Touré (Mark) et Louis Arbessier (Farber), Lita Recio (Lea), Francis Lax (Royce), Jacques Deschamps (Benny)

Loyauté et dignité sont au centre de cette histoire où Dacier s’occupe d’une affaire qui ne retiendrait pas son attention en temps normal (Eve lui fait remarquer que le vol d’une Torah est un fait sans importance pour eux) par gratitude envers le rabbin Farber et où il contribue au rapprochement entre communauté juive et communauté noire, avec le concours du rabbin et d’un Révérend de couleur. La peinture du gang noir est assez naïve et met l’accent sur la nécessité de l’accès à l’éducation, dans une perspective humaniste. Dacier en est le promoteur et l’instrument, aidé par Mark.

« L’Chayim » est un toast porté avant de boire, « A la vie ». La formule est prononcée à la fin de l’épisode par le rabbin et Dacier.

Don Galloway et Greg Mullavey

Don Mitchell et Hilly Hicks

 

3.12  Beyond a Shadow (L’ombre d’un doute)

NBC, 11 décembre 1969

Produit par Albert Aley

Ecrit par Martha Wilkerson

Réalisé par Richard Benedict

Raymond Burr avec Dana Wynter

Dacier se rend à l’hôpital à l’annonce de la tentative de suicide de Tracy Oliver. Cette riche héritière vient de s’ouvrir les veines alors qu’elle venait d’apprendre qu’elle héritait de cinq millions de dollars. Crise de remords ? Tracy Oliver fut jugée trois ans plus tôt pour le meurtre de son mari Walter Oliver ; des indices concordants la désignaient comme la coupable mais elle fut finalement libérée car le jury n’était pas parvenu à un verdict unanime. Ni coupable ni innocente. L’héritage est resté bloqué trois années. Dacier prend à cœur la défense de Tracy, à qui il a sauvé la vie alors qu’il n’était qu’un bleu en uniforme, quinze ans plus tôt. Au moment du procès, il était lui-même à l’hôpital, après son agression. Aujourd’hui, il entend faire la vérité sur la mort de Walter Oliver, dans le but de libérer enfin Tracy du poids de la suspicion. Il doit composer avec le journaliste à sensation Len Leavitt qui rend publics les liens passés entre Tracy et lui afin de jeter le soupçon sur ses motivations actuelles. Le Commissaire est également sceptique et presse Dacier de boucler cette enquête. Dacier et son équipe reprennent donc tous les éléments du dossier jusqu’à ce qu’ils parviennent à une conclusion que Dacier livre devant la caméra de Leavitt, en présence de Tracy et de son père John Lovell, l’un des suspects. C’est la personnalité de Walter Oliver qui est aussi dévoilée, égocentrique cruel pour qui même sa femme n’était rien d’autre qu’un objet qu’il aimait posséder…

Dana Wynter
James McCallion
Harold Ayer

 

Mort Sahl
Russ Conway
Gene Lyons

 

Simon Scott
Michael Fox
?? (Det. Petrangelo)

 

Avec Dana Wynter (Tracy Oliver) et Mort Sahl (Len Leavitt). Et avec Simon Scott (John Lovell), Gene Lyons (the Commissioner) et James McCallion (Harrington), Russ Conway (Howard Wycoff), Harold Ayer (Clemmons), Michael Fox (Dr Leonard Marcus), Rita Garrison (nurse).

Vf Nicole Favart (Eve), Bachir Touré (Mark) mais pas Gall (D. Galloway est doublé par un autre comédien) et Evelyn Séléna (Tracy), Gérard Hernandez (Leavitt), Claude Joseph (Dr Marcus), Albert Augier (Det. Petrangelo)

L’ombre de sentiments tendres plane entre Dacier et Tracy Oliver, même si le mot d’amour n’est pas prononcé. Le scénario lève un autre coin de voile sur le passé de l’inspecteur (« cette grande gueule montée sur roulettes », selon l’expression de Len Leavitt), après l’épisode 2.09 qui revenait sur l’entrée d’Eve dans l’équipe, avant l’agression de Dacier. Les relations entre les personnages sont plus importantes ici que la résolution de l’énigme, étayée par des éléments finalement assez minces. Après avoir révélé sa vérité devant les caméras de télévision, Dacier se fend d’un sermon à destination des moutons qui jugent trop facilement en suivant les racontars colportés notamment par la presse. Len Leavitt est l’exemple même du reporter arriviste et dénué de scrupules.

 

3.13  Stolen on Demand (Vol à la demande)

NBC, 25 décembre 1969

Produit par Douglas Benton

Ecrit par Arthur Weingarten

Réalisé par Bill Foster

David Cassidy et Pamela McMyler

Mark consacre beaucoup de temps et d’énergie à un projet pour aider les jeunes à sortir du ghetto. Chaque mercredi, il entraîne une équipe de basketball. Mais tous ces efforts risquent d’être réduits à néant lorsqu’un bout déchiré d’un document qu’il a remis aux joueurs est retrouvé dans la main d’un vigile agressé lors d’un vol. Dacier accorde à Mark un temps d’avance afin de lui permettre d’identifier celui de ses garçons qui est impliqué. Il voit donc tous les joueurs et arrive finalement à Danny Goodson, fils d’un épicier et d’une mère perpétuellement malade et acariâtre. Danny s’est laissé embarquer avec les frères Fallese dans un réseau de vols à la demande dirigé par Arnold Cane, qui n’entend pas le laisser quitter une association qui, pour l’instant, lui rapporte. Danny entretient par ailleurs une relation avec Jamie Wagner, une adolescente internée dans un établissement psychiatrique (Bayside State Hospital), à laquelle il achète des cadeaux avec l’argent que lui rapportent les vols. Dacier, cependant, ne peut laisser davantage retarder l’enquête et presse Mark d’amener le garçon à se rendre à la police. Danny, contraint à un nouveau casse au cours duquel un homme est blessé, s’enfuit avec Jamie. L’équipe de Dacier est sur ses traces…

David Cassidy
Marion Brash
Victor Bozeman

 

Pamela McMyler
Allen Joseph
Gary Tigerman

 

Alan Oppenheimer
R. Sutton & M. Hardstark
A Martinez

 

Avec David Cassidy (Danny Goodson), Pamela McMyler (Jamie), Alan Oppenheimer (Arnold Cane), Marion Brash (Mrs [Sarah] Goodson) et Allen Joseph (Mr [Harry] Goodson), Michael Hardstark (Nick Fallese), Lee Clark (Willie Greene), Victor Bozeman (Det. Harry Waynar), Raymond Sutton (Manny Fallese), Gary Tigerman (Gene Secunda) et (non crédités) Norman Leavitt (le fermier), A Martinez (Bernie).

Vf Daniel Gall (Ed), Nicole Favart (Eve), Bachir Touré (Mark) et Med Hondo (Willy), Claude Joseph (infirmier / policier), Pierre Guillermo (Gene), Marie Francey (une cliente de l’épicerie), Brigitte Morisan ? (Jamie)

L’un des tout premiers rôles de David Cassidy, 19 ans à l’époque, qui allait devenir une jeune star en 1970 en tenant l’un des rôles principaux de The Partridge Family. Mark est à l’honneur et le scénario repose sur son engagement auprès des jeunes et sa volonté sincère de leur tendre la main.

Lee Clark et Don Mitchell

 

3.14  Dora (Dora)

NBC, 8 janvier 1970

Produit par Winston Miller

Ecrit par Frank Chase

Réalisé par John Florea

Dora Copeland est maraîchère depuis trente ans mais elle traverse des difficultés financières importantes. Lorsqu’un homme vient lui offrir le prêt que les banques lui refusent, au nom d’un Syndicat dont elle ne sait rien, elle consulte son ami Robert Dacier, qui l’a connue alors qu’il était encore jeune flic. Or, Dacier connaît l’homme, Del Laver, et surtout ses méthodes, extorsion, chantage, menaces, aussi Dora éconduit-elle immédiatement l’indésirable. Mais Laver, qui veut faire ses preuves auprès du Syndicat, ne se le tient pas pour dit. Il engage une actrice, Kathy Loring, pour monter une fausse accusation de tentative de viol contre le fils de Dora, l’avocat Paul Copeland. Hélas, ce dernier est honnête, comme sa mère, et au lieu de prendre peur et de céder aux menaces il avertit sa mère, dit la vérité à sa femme et se tourne lui aussi vers Dacier. L’inspecteur entreprend alors de les protéger et de mettre Laver hors d’état de nuire, en recherchant l’actrice et en l’éloignant de San Francisco, puis en tendant à Laver un piège pour le prendre en flagrant délit…

Ann Doran
Hank Brandt
Bruce Kirby

 

Barbara Rhoades
Walter Brooke
S. Moss & Shannon Farnon

 

Stewart Moss
Sidney Clute
Fabian Dean & Ann Doran

 

Avec Ann Doran (Dora Copeland), Barbara Rhoades (Kathy Loring), Stewart Moss (Paul Copeland), Hank Brandt (Del Laver), Walter Brooke (Roth) et Sidney Clute (Peck), Fabian Dean (Mario), Bruce Kirby (buyer), Lenore Kingston (Carol Turner), Margarita Garcia (Mexican woman), Marc Seaton (first man), Johnny Silver (director), Ian Carroll (actor), Dennis Hart (first workman) et Shannon Farnon (Karen Copeland).

Vf Daniel Gall (Ed), Nicole Favart (Eve), Bachir Touré (Mark) et Henry Djanick (le metteur en scène), Marie Francey (Mme Turner), Henri Poirier (Mario)

Dacier prouve une fois encore la valeur de son amitié en aidant une honnête entrepreneuse victime d’un maître-chanteur. L’amitié remonte (une fois encore) aux jeunes années de Dacier dans la police, alors qu’il était un policier en uniforme ; on apprend qu’il osa un jour prendre une pomme sur l’étal de Dora, estimant qu’il en avait bien le droit puisqu’il assurait sa protection en patrouillant chaque jour dans le coin. Mais elle lui factura la pomme, au prix du détail. Voilà qui prouve le caractère de la dame, qui tient son affaire depuis trente ans et ne s’en laisse pas davantage conter par les malandrins comme Del Laver. Le scénario, se détournant des chantages réussis qui sont légion dans les séries policières, s’appuie sur une brochette d’honnêtes gens (les Copeland) qui ont l’intelligence de s’en remettre à la police (ou, pour être exact, à Dacier qui a plus de latitude pour faire ce qu’il veut que la police officielle).

Le recours au tournage en studio plutôt qu’en extérieur a souvent des effets visuellement calamiteux : ici, John Florea filme Hank Brandt devant les entrepôts maraîchers de San Francisco en le mettant devant un écran sur lequel est projetée une image des lieux. Ce qui passait sur un écran de télévision de 1970 est résolument laid aujourd’hui !

 

3.15  Beware the Wiles of the Stranger (Candy)

NBC, 22 janvier 1970

Musique de Benny Carter

Produit par Joel Rogosin

Ecrit par Robert Earll

Réalisé par Don Weis

Tina Louise et Don Mitchell sont dans une voiture et il leur arrive des tas d'aventures

Un homme portant un masque de clown vole 100.000 $ dans un tripot clandestin et s’enfuit en emmenant la serveuse en otage. La fille, Candy, est en réalité sa complice, et lui-même, Fred, est l’un des employés du responsable du tripot, Gordon. Avant de retourner auprès de ce dernier, il confie à Candy une mission : trouver un homme qu’ils pourront assassiner pour le faire passer pour le voler. L’intention de Fred est de brûler l’homme dans une voiture en prétendant que l’argent a brûlé avec lui. Candy fait donc de l’auto-stop et est prise par un conducteur généreux : Mark Sanger. Celui-ci revient de Los Angeles par cette nuit de tempête. La tempête, justement, les oblige, pour cause de route barrée, à passer la nuit dans un motel. Pendant ce temps, Gordon envoie Fred et Bryce sur la piste de l’argent et ils ne tardent pas à retrouver le couple. Entre-temps, Candy s’est prise de sympathie pour Mark et elle rechigne maintenant à suivre le plan initial. Mark, lui, comprend évidemment qu’il a été pris pour un pigeon et il lui faut se tirer d’affaire. Il parvient à contacter le bureau de Dacier, qui vole à son secours en sautant dans le premier avion. Pendant que Mark et Candy essaient d’échapper aux deux truands, Dacier récolte les indices qui vont lui permettre de retrouver Mark et de lui sauver la mise…

Tina Louise
Stacy Harris
Harry Harvey, Sr

 

Charles Aidman
Daniel Kemp
William Boyett

 

John Ericson
Byron Mabe
Don Mitchell

 

Avec Tina Louise (Candy), Charles Aidman (Bryce) et John Ericson (Fred). Et Stacy Harris (Gordon), Daniel Kemp (Police Lieutenant), Tyler McVey (first man), Harry Harvey, Sr (day clerk), Byron Mabe (night clerk) et William Boyett (le policier sur le barrage routier – non crédité).

Vf Daniel Gall (Ed), Nicole Favart (Eve), Bachir Touré (Mark) et Roger Rudel (Bryce), Yves-Marie Maurin (employé de nuit), René Bériard (le policier sur la route)

Aventure hors de San Francisco, qui donne à Mark l’occasion de briller en solo (Dacier et leurs compères n’apparaissent qu’à la fin du deuxième acte) et à Tina Louise l’opportunité d’une prestation sympathique en jeune femme libre d’esprit, dont la vêture vaguement hippie choque d’autant plus les bonnes gens qu’elle s’affiche avec un homme de couleur.

 

3.16  Eden Is the Place We Leave (Le paradis qu’il faut quitter)

NBC, 29 janvier 1970

Produit par Douglas Benton

Ecrit par John Kneubuhl

Réalisé par Daniel Petrie

Les tourments d'un boxeur samoan...

... et l'amour comme remède (P. Adiarte et J. Townsend)

 

Loi Tala, un boxeur samoan, met KO son adversaire Tony Shaw à l’issue d’un combat où il semblait animé par une rage irrépressible. Dacier, qui fut l’un des sponsors de Loi, pour lui permettre de venir à San Francisco et de mener une carrière dans la boxe, s’inquiète du tourment qu’il devine chez le jeune homme. Invité à une cérémonie organisée par la communauté samoane, il constate à quel point Loi est réticent à suivre les règles de son clan, concentrées dans la personne du Matai, qui exige de lui qu’il continue de boxer et de verser ses gains à la communauté. Or, Loi n’en peut plus de cette vie et son incapacité à s’en affranchir explique la rage qu’il ressent et qu’il ne sait comment écouler sinon sur le ring. Dacier parle au Matai mais celui-ci s’en tient aux règles des Samoans. La petite amie de Loi, Betty, Américaine, aimerait qu’il abandonne les combats pour l’épouser et elle est prête à le suivre sur son île. Mais, lorsque Loi se dresse contre le clan, le Matai l’en exclut. Il n’est désormais plus le bienvenu ni dans la communauté ni dans son pays. Dacier s’inquiète des conséquences de ce conflit sur Loi, qui disparaît avec Betty. S’il ne boxe plus et s’il est renié par les siens, Loi risque de tourner sa rage contre lui-même…

Patrick Adiarte
Sandy Kenyon

 

John Marley
Ruth McDevitt

 

Jill Townsend
Ella Edwards

 

Avec John Marley (Matai), Jill Townsend (Betty), Patrick Adiarte (Loi Tala). Et avec Sandy Kenyon (Bucky Crawford), Ruth McDevitt (landlady) et Ella Edwards (Sarah [Shaw]), Harold Fong (waiter), Jimmy Lennon (ring announcer), Morris Erby (Shaw’s father), Maidie Norman (Shaw’s mother).

Vf Daniel Gall (Ed), Nicole Favart (Eve), Bachir Touré (Mark) et Jean-Pierre Dorat (Loi)

Faire appel à la culture samoane constitue l’originalité de cet épisode, qui est intéressant par le conflit personnel qu’il explore. Ce n’est pas une enquête policière qui occupe Dacier et son équipe mais une problématique humaine.

 

3.17  The Wrong Time, the Wrong Place (Ni le lieu, ni l’heure)

NBC, 5 février 1970

Produit par Albert Aley

Ecrit par Sy Salkowitz et Norman Borisoff

Réalisé par John Florea

Le policier et la starlette : romance au pied du Golden Gate (Don Galloway et Tiffany Bolling)

Dacier, Ed et Mark attendent un certain Riker à sa descente d’avion. Membre d’un gang de quatre hommes, qui a trahi ses complices en s’enfuyant avec le butin d’un braquage, Riker a sur lui la clé du coffre où il a caché l’argent. Malheureusement, la jeune actrice Vivian Page est également dans l’avion et Riker profite de la présence d’une foule d’admirateurs et de journalistes pour s’enfuir, après avoir bousculé l’actrice. Il est renversé par un véhicule sur le tarmac et l’on ne trouve pas de clé sur lui. Ed se rend à l’hôtel de la star pour la questionner et examiner ses affaires, pour le cas où Riker aurait glissé la clé sur elle en la bousculant, mais il ne trouve rien. Rien, sinon une jeune personne charmante, pas du tout arrogante, qui se plaît en sa compagnie comme il se plaît dans la sienne. Ils se revoient donc et une idylle se noue entre eux, malgré l’hostilité que le métier de policier inspire à la jeune femme, car elle l’associe à la violence, sans tenir compte de celle à laquelle répond la force policière. Dacier identifie bientôt les complices de Riker, trois hommes qui l’attendaient à l’aéroport et qui expliquent sa fuite autant que la présence des policiers. Maxon, Walker et Ford. Ils mettent sens dessus dessous la suite de Vivian Page sans rien trouver, aussi Dacier veut-il utiliser l’actrice comme appât pour leur tendre un piège. L’instrument lui en est donné lorsque la clé est retrouvée dans une poche du producteur de l’actrice, Webber. En donnant cette clé à Vivian et en s’arrangeant pour que les voleurs le sachent, Dacier tend une souricière. Mais il n’est pas dit que la romance d’Ed avec Vivian survivra à cette aventure…

Tiffany Bolling
E. Blessington & F. Maxwell

 

George Petrie
Peggy Stewart

 

Paul Carr (au centre)
Ken Drake

 

Avec Tiffany Bolling (Vivian Page). Et avec George Petrie ([Michael] Webber), Frank Maxwell (Walker), Paul Carr (Maxon) et Edward Blessington (Ford), Peggy Stewart (Maggie Winstead), Stuart Thomas (bellman), Ken Drake (Riker).

Vf Daniel Gall (Ed), Nicole Favart (Eve), Bachir Touré (Mark) et Danièle Volle (Vivian Page), Hubert Noël (Maxon), Gérard Hernandez (Riker / chasseur)

Comme souvent, l’intérêt n’est pas dans l’intrigue policière mais dans l’autre histoire qu’elle permet de raconter, en l’occurrence la romance d’Ed Brown avec une jeune actrice naturelle et charmante qui n’aime pas les policiers… mais craque pour celui-ci. L’occasion de rappeler qu’il n’y a pas d’ambiguïté dans les rapports d’Ed et Eve, qui le considère comme un frère.

Vivian Page et Dacier : « Le sergent Brown dit qu’il ne faut pas vous en vouloir : que vous êtes parfois bourru mais que vous ne le faites pas exprès. – Le sergent Brown peut parfois se tromper : je suis toujours bourru et je le fais toujours exprès. »

Tiffany Bolling et Don Galloway

 

3.18  Fidji Story / Return to Fiji (Vacances aux Fidjis)

NBC, 12 février 1970

Produit par Douglas Benton

Ecrit par Sy Salkowitz

Réalisé par Don Weis

Don Galloway et Don Mitchell

Une escapade bienvenue on location

 

Des vacances : un mot magique qui remplit d’aise Dacier mais aussi son équipe, chacun se préparant à en profiter pendant que le chef s’envole pour les Fidji afin de rendre visite à son vieil ami Walter Branford. Mais Dacier, à peine arrivé, découvre que son ami a disparu : d’après son majordome Anthony, il viendrait de s’envoler pour… San Francisco. Pressentant quelque affaire plus complexe, Dacier sonne le rassemblement et fait venir Ed et Mark aux Fidji. Mais, à leur tour, ils découvrent… que leur patron a disparu. D’après sa nièce Marcia, qui occupe un poste ministériel, il serait parti pêcher avec Walter dans l’île de Vatulele. Ils s’y rendent donc et découvrent bien un fauteuil roulant abandonné sur une plage, avant que deux malfrats ne les menacent d’une arme. Grand mal leur en prend : Ed et Mark ont pris la précaution de prévenir les autorités locales et les deux gredins sont cueillis par le chef de la police, Devon. Dacier n’est pas retrouvé pour autant. Il a été enlevé en fait par John Barnesworth qui a enlevé Branford afin de contraindre sa nièce à se rendre complice du vol d’une cargaison d’or. Les deux hommes sont retenus dans un petit village où le Dr Stauffer leur administre des drogues pour les endormir…

Alan Napier
Bernard Fox
Anne Collings

 

Larry D. Mann
John Orchard
Betty Waldron

 

Alan Caillou
Ken Renard
Gerald S. Peters

 

Avec Bernard Fox (Dr Stauffer), Larry D. Mann (John Barnesworth), Alan Napier (Walter Branford), Alan Caillou (Devon), John Orchard (Wayne) et Ken Renard (Anthony), Gerald S. Peters (Hines), Betty Waldron (hotel clerk) et Anne Collings (Marcia Branford).

Vf Daniel Gall (Ed), Nicole Favart (Eve), Bachir Touré (Mark) et Albert Médina (Barnesworth), Georges Atlas (Anthony), Claude Joseph et Jean-Claude Ballard (les deux malfrats sur la plage), Med Hondo (l’homme à l’aéroport)

L’épisode bénéficie de scènes tournées en extérieurs, y compris avec Don Galloway et Don Mitchell. Eve n’a pas la chance de participer : l’excuse du chef est qu’il ne savait pas où la trouver, puisqu’elle hésitait encore sur le lieu de ses vacances, entre Cannes et la Costa Brava (on se souvient qu’Eve est issue de la bourgeoisie et ce sont là les destinations des amis qu’elle envisage de rejoindre).

Alan Caillou, Raymond Burr et Don Galloway

Raymond Burr et Don Mitchell : l'exotisme de couleurs moins ternes

Dacier a-t-il parlé de vacances ? Le trio a quelques doutes...

 

3.19  Ransom (La rançon)

NBC, 19 février 1970

Produit par Douglas Benton

Ecrit par Arthur Weingarten

Réalisé par Abner Biberman

Barbara Anderson et Carla Borelli

John Saxon et Carla Borelli

Eve est enlevée avec une amie, Susan Saginor. Le mari de cette dernière, Eric, qui travaille dans une banque, reçoit un appel des ravisseurs exigeant une rançon de 50.000 $. Il ne prévient pas la police et va trouver son patron, Paul Friedland, en le suppliant de convaincre la banque de lui accorder un prêt pour payer la rançon. Dacier et son équipe découvrent vite la vérité en enquêtant sur la disparition d’Eve mais ne peuvent forcer Saginor à coopérer avec la police. Il est surveillé et des policiers le voient déposer la rançon ; l’homme qui s’en empare, cependant, Chris Courtland, est renversé par une voiture et Saginor, encore sur place, récupère la rançon avant de disparaître. La situation financière de Saginor le désigne comme suspect dans l’enlèvement : parce qu’il a des dettes à payer et parce qu’il doit trouver rapidement de l’argent pour réussir une transaction immobilière, il pourrait avoir monté le coup afin de voler sa propre banque…

John Saxon
Michael Walker
Richard Dillon

 

Carla Borelli
Art Metrano
Natividad Vacio (à g.)

 

Fritz Weaver
Miki McDonald
Walter J. Strauss ?

 

Avec John Saxon (Eric Saginor), Carla Borelli (Susan Saginor) et Fritz Weaver (Paul Friedland). Et avec Michael Walker (Chris), Art Metrano (Pucci) et Richard Dillon (parking attendant), Natividad Vacio (Israel Rivera), Miki McDonald (Nola), Walter J. Strauss (Detective).

Vf Daniel Gall (Ed), Nicole Favart (Eve), Bachir Touré (Mark) et Georges Aubert (Friedland), Monique Thierry (Susan), Jacques Ferrière (Pucci), Serge Lhorca (Rivera)

Histoire classique d’enlèvement suspect, avec un coupable idéal et d’autres suspects gardés dans l’ombre, plus la mise en danger d’Eve Whitfield (dont c’est l’anniversaire, que ses amis n’oublient pas de fêter à la fin de l’épisode).

Certaines scènes alternent des plans en extérieurs, avec une doublure dans le fauteuil roulant, de dos, et des plans de studio avec Burr de face.

 

3.20  One Hour to Kill (Une heure à tuer)

NBC, 26 février 1970

Produit par Joel Rogosin

Ecrit par Sandy Stern

Réalisé par Richard Benedict

Une heure à tuer ? Invitez donc un tueur chez vous et faites du bricolage, à la Dacier.

Robert Dacier est seul chez lui ce soir-là : Mark suit un cours à l’université et Ed accompagne Eve à l’opéra (non qu’il en ait très envie mais la place était à prendre). Il répond à un appel téléphonique et une voix d’homme lui annonce qu’il mourra dans 50 minutes. Il est 21 h 10, Robert Dacier mourra donc à 22 h. D’ici là, l’auteur du coup de téléphone a l’intention de le faire trembler. Quelqu’un en effet vient frapper des coups contre la porte de l’appartement et Dacier ne peut pas utiliser le téléphone car il n’a plus aucune tonalité. Il constate alors que des objets ont disparu de l’appartement : en fait, tout ce qui aurait pu servir d’arme. Il décide dès lors de tirer parti de tout ce qui est encore à sa disposition pour se préparer à recevoir la visite de son exécuteur, bricolant des pièges reliés à l’électricité ou une bombe artisanale à base de crème à raser. Au fil de la soirée, la Voix l’appelle plusieurs fois et un employé du téléphone venu réparer la ligne se voit gratifié d’une balle dans le dos. Pendant ce temps, à son cours, Mark est préoccupé par le sentiment d’avoir vu en déposant Dacier au Palais de Justice quelque chose d’anormal, qu’il n’arrive pas à identifier, et Ed et Eve s’inquiètent de ne pas réussir à le joindre…

Robert Lipton

 

Henry Corden

 

Ralph Manza

 

Avec Robert Lipton (Jimmy Chard). Et avec Gene Lyons (the Commissioner) et Henry Corden (lecturer), Ralph Manza (Pizza Maker [Alfie]), Lavelle Roby (Liz), Chuck Morell (telephone repairman), Nicholas Benedict (police driver).

Vf Daniel Gall (Ed), Nicole Favart (Eve), Bachir Touré (Mark)

Episode insolite puisqu’il confine Dacier seul chez lui, exposé à une menace en suspens, lui laissant comme seuls recours son ingéniosité et son sang froid. L’épisode se termine par la confrontation avec l’antagoniste qui est aussi le moment de vérité pour l’inspecteur.

Autre particularité de cet épisode : les crédits d’ouverture sont incrustés sur des scènes montrant Dacier chez lui et non, comme dans les autres épisodes, sur des plans de San Francisco.

Le principe de l’épisode (le héros en difficulté, ses amis occupés de leur côté mais sentant peu à peu que quelque chose ne va pas) sera repris par Donald Bellisario pour Magnum, « Record battu », notamment.

 

3.21  Warrior’s Return (Le trésor de l’Indien)

NBC, 5 mars 1970

Produit par Joel Rogosin

Adaptation : Irving Pearlberg, histoire de Joyce Perry

Réalisé par Don Weis

Raymond Burr avec Ned Romero

Un vol est commis chez Leavitt, joaillier, et le suspect numéro un est l’Indien Zuni John Walala, connu de la police et à qui Dacier avait trouvé un emploi de ciseleur dans cette joaillerie. Deux policiers l’ont rencontré devant la joaillerie la nuit du vol et l’ont laissé partir, le vol n’étant pas encore connu. A présent, il est introuvable. Leavitt témoigne de sa satisfaction à l’égard de Walala mais estime aussi qu’il est le suspect le plus évident. L’équipe de Dacier interroge néanmoins les employés de Leavitt, Fowler et Carew, qui offrent tous deux des raisons d’être également soupçonnés. Un ami de John, Tomas, apprend à Dacier que Walala, le soir du vol, cherchait Craig Sheppa, son cousin, un étudiant contestataire, récemment renvoyé de l’université, et qui est lui aussi introuvable. Dacier finit par retrouver Walala et le convainc de se rendre ; mais l’Indien garde le silence, sans rien avouer ou nier. Dacier pense qu’il protège Cheppa. Ce dernier est enfin retrouvé à son tour et sa confrontation avec Walala réserve quelque surprise. Le coupable, finalement, n’est peut-être pas là où les inspecteurs ont cherché…

DeForest Kelley
Dabbs Greer
Darwin Joston

 

Stephen McNally
George Keymas
Helen Baron

 

Ned Romero
Michael Conrad
Ron Foster

 

Avec Stephen McNally (Leavitt) et DeForest Kelley (Fowler). Et avec Ned Romero (John Walala), Dabbs Greer (Mr Carew), George Keymas (Tomas) et Michael Conrad (Frank O’Neill). Et Darwin Joston (Craig Cheppa), Don Wilbanks (Lt Milt Thayler), Helen Baron (Mrs Carew), Princess Lois Red Elk (Barbara Cheppa), Neal Nixon (Officer Martin), Peter Maximilian (Officer Lynch) et Ron Foster (Dr Griffith).

Vf Daniel Gall (Ed), Nicole Favart (Eve), Bachir Touré (Mark) et Jean Violette (Frank), Henry Djanick (John), Roger Rudel (Leavitt), Michel Gatineau (Fowler), Georges Atlas (Tomas)

 

3.22  Little Jerry Jessup (Le fils du prisonnier)

NBC, 12 mars 1970

Produit par Douglas Benton

Ecrit par Sy Salkowitz

Réalisé par Don Weis

Mitch Vogel et William Shatner

Fran Jessup a été assassinée chez elle et l’on a retrouvé son fils de treize ans, Jerry, prostré sur son cadavre. Dacier se charge de l’enquête car il connaissait les Jessup : c’est sur son conseil que Marty Jessup, le père du garçon, s’est rendu à la police après un braquage. Il purge toujours sa peine et peut espérer une libération sur parole dans un an au plus. C’est Dacier qui se charge de lui annoncer la nouvelle. Marty lui demande de se charger aussi de l’enfant en attendant qu’il puisse être placé dans une famille, et Dacier décide de le garder chez lui. Si Jerry en veut à l’inspecteur, qu’il rend responsable de l’incarcération de son père, Mark réussit à briser la glace en se montrant ouvert et amical avec lui. Les soupçons se portent sur l’un des complices de Marty, qui a jusqu’ici échappé à la police, Al Carter, et Dacier fait surveiller la maison de son amie Lydia Zorin. Il obtient aussi une permission pour Marty afin qu’il puisse passer quelques heures avec son fils et aider à l’enquête. Marty apprécie cette faveur mais il envisage aussi d’en profiter pour s’enfuir avec son fils. Dacier, qui s’en doute, veut néanmoins lui garder sa confiance…

William Shatner
Kenneth Tobey

 

Mitch Vogel
Rodolfo Hoyos

 

Michael Bell & Nancy Malone
Rita Conde

 

Avec William Shatner (Marty Jessup) et Nancy Malone (Lydia Zorin). Et avec Mitch Vogel (Jerry Jessup), Michael Bell (Al Carter), Kenneth Tobey (Lt Reynolds) et Rodolfo Hoyos (Mr Mendares), Rita Conde (Mrs Mendares), Byron Bradley (Officer Bolton).

Vf Daniel Gall (Ed), Nicole Favart (Eve), Bachir Touré (Mark) et Hubert Noël (Marty), Jean Violette (Reynolds), Marc Cassot (Carter), Henry Djanick (Mendares), Med Hondo (Bolton)

L’intérêt de l’épisode n’est pas l’intrigue policière mais l’aspect familial. Mitch Vogel et William Shatner forment un tandem fils-père attachant, auquel il est facile de s’identifier, et la complicité qui se noue entre l’adolescent et Mark est également crédible et touchante. Ajoutons à cela l’emploi de décors qui tranchent avec ceux que l’on retrouve trop souvent dans l’ordinaire de la série et l’on obtient un épisode qui se distingue.

Dans la scène en extérieurs devant la maison de Lydia, une doublure occupe la place de Burr dans le fauteuil, de dos, tandis que les plans de Burr, de face, sont tournés en studio.

Don Mitchell avec Mitch Vogel

Don Mitchell et Barbara Anderson avec Byron Bradley

 

3.23  Good Will Tour (Eve et son prince charmant)

NBC, 26 mars 1970

Produit par Winston Miller

Ecrit par Norman Katkov

Réalisé par Robert F. Day

Barbara Anderson et Bradford Dillman

Le Prince Mikhail est en visite aux Etats-Unis. Son pays d’Europe de l’Est a de bonnes relations avec les Etats-Unis et Dacier est chargé de veiller à la sécurité du prince afin que rien ne soit entrepris par des esprits malintentionnés pour porter préjudice à cette amitié entre les deux pays. Dacier et ses inspecteurs assistent donc, en toute discrétion, à la dernière réception organisée au consulat, puis ils s’apprêtent à rentrer. Mais l’un des collaborateurs du prince, Boudaris, incite Mikhail à visiter la ville de nuit, après la réception, et Ed et Eve se retrouvent donc à les suivre. Lorsqu’un incident se produit dans une boutique de souvenirs, où un couple accuse de prince d’avoir voulu voler le sac à main de la dame, Eve intervient et prend la défense du prince, censé être là incognito. Il lui en est reconnaissant et elle s’offre à poursuivre avec lui la visite de San Francisco. L’incident, en vérité, a été provoqué délibérément par Boudaris, qui, dépité, médite un autre coup. En attendant, Eve et Mikhail déambulent dans la ville et goûtent des moments de tranquillité et de connivence ; Ed, qui les suit à distance, fait son rapport à Dacier resté éveillé chez lui. L’unique « incident » est le moment où le prince découvre qu’Eve est policière : en se portant à son secours, en effet, elle n’en avait pas fait état et a préféré ensuite ne rien dire, pour ne pas mettre le prince dans l’embarras. Le malentendu une fois levé, le prince accompagne Eve dans une boîte à la mode, le Lighthouse. Boudaris y a préparé un nouvel incident : un jeune homme est payé pour provoquer le prince et une journaliste prête à prendre en photo la scène, conçue pour embarrasser le prince. Mais Dacier est présent lui aussi, avec Mark, et rien ne lui échappe…

Bradford Dillman

 

Wesley Addy

 

Ben Wright

 

Avec Bradford Dillman (le prince Mikhail), Wesley Addy (Boudaris). Et Ben Wright (Peter Mysodon), Michael Bow (burly guy), Pitt Herbert (Victor), Claudia Bryar (Laura), Morgan Jones (Vince), Jimmy Allen (cab driver).

Vf Daniel Gall (Ed), Nicole Favart (Eve), Bachir Touré (Mark) et Jean-Louis Jemma (le prince), Emile Duard (Peter), Yves-Marie Maurin (Vince / le jeune importun)

Le scénario revisite Vacances romaines en contant la romance expresse d’Eve avec le prince Mikhail. Ils ne partageront qu’une nuit, en tout bien tout honneur, mais cette nuit fait tout l’objet de l’épisode, ponctué de péripéties mineures sous l’œil vigilant de Robert Dacier et de ses inspecteurs. Incidemment, le prince venant d’une monarchie d’Europe de l’Est, c’est aussi un épisode qui plaide pour la paix entre les deux blocs, comme pouvait l’être, sous un éclairage plus diplomatique, l’épisode 3.06.

 

3.24  Little Dog, Gone (Un métier de chien)

NBC, 2 avril 1970

Produit par Douglas Benton

Ecrit par Frank Telford

Réalisé par Don Weis

Perplexité chez Dacier (avec le concours du petit Miguel, sur la table)

Sissy Cardwell, relation mondaine et bienfaitrice de la police, insiste auprès du Commissaire Randall pour que Robert Dacier lui-même dirige l’enquête sur l’enlèvement… de son chien. Passé le moment d’irritation, Dacier et son équipe découvrent que le vol de chiens rendus contre « dédommagement » est un véritable business qui concerne plusieurs dizaines d’animaux. L’affaire se complique lorsque le dédommagement réclamé par le vieil homme qui rapporte les chiens se transforme en demandes de rançon assorties de menaces et adressées à plusieurs membres du cercle mondain dont fait partie Eve elle-même. Ainsi, le vieux Trevor Winthrop, un respectable monsieur aveugle, est privé de son compagnon canin et sommé de verser plusieurs milliers de dollars pour le récupérer. Plus ennuyeux encore, la jeune Marla Cardwell semble mêlée à ce chantage : nièce de Sissy Cardwell, elle est tombée amoureuse d’un homme plus âgé, Derek Brenner, qui a organisé ce business lucratif. Or, c’est elle qui est chargée de déposer l’argent de la rançon. Dacier la fait surveiller…

Belinda Montgomery
Martin West
Gene Lyons

 

Marsha Hunt
Abner Biberman
Frank Puglia

 

Leo G. Carroll
Darien Daniels
Lenore Shanewise

 

Avec Belinda Montgomery (Marla Cardwell), Marsha Hunt (Sissy Cardwell) et Leo G. Carroll (Trevor Winthrop). Et avec Martin West (Derek Brenner), Abner Biberman (Denby), Gene Lyons (the Commissioner) et Darien Daniels (Rachel), George Spell (Jerry), Frank Puglia (Jose Fuente), Lenore Shanewise (Abigail MacAdams), Squire Fridell (1st attendant), Jeanne Sorel (Gladys), Bobby Johnson (2nd waiter).

Vf Daniel Gall (Ed), Nicole Favart (Eve), Bachir Touré (Mark) et Marie Francey (Abigail)

Une enquête apparemment anodine peut se révéler plus criminelle qu’il n’y paraît lorsqu’un racket canin se transforme en mise en danger de vies animales et humaines. L’occasion de revisiter le milieu mondain auquel appartient Eve : on retiendra notamment les propos de la charmante vieille Abigail, tout attristée d’apprendre qu’Eve est « obligée » de travailler.

L’occasion, aussi, de découvrir le visage d’Abner Biberman, réalisateur de séries depuis les années 1950, entre autres La Quatrième dimension, Hawaii Police d’Etat ou L’Homme de fer, ici acteur.

Don Mitchell et George Spell

 

3.25  Tom Dayton Is Loose Among Us (Liberté surveillée)

NBC, 9 avril 1970

Produit par Winston Miller

Ecrit par Francine Carroll

Réalisé par Don McDougall

Bill Bixby et William Smithers

Ed est furieux de la remise en liberté de Tom Dayton, responsable de la mort de sa fiancée Anne Carson sept ans plus tôt. Dayton, socialement inadapté, sujet à des crises de paranoïa et de violence, n’a jamais pu supporter d’être placé sous l’autorité d’une femme ; renvoyé de l’hôpital où il travaillait parce qu’il était incapable de fournir un travail satisfaisant, il s’en était pris à l’infirmière en chef, Dorothy Barnes, et Anne, infirmière, avait été tuée en s’interposant. La commission de libération surveillée a estimé qu’il pouvait se réinsérer dans la société mais Ed est persuadé du contraire. Il accepte pourtant de laisser Dayton en paix, non sans inquiétude. Lorsque Patricia Kirk, qui avait remplacé une demi-journée seulement le supérieur direct de Dayton dans une bibliothèque publique, et qui déjà avait fait une remarque à Dayton sur la piètre qualité de son travail, est agressée un soir en quittant son travail, Dayton est immédiatement suspect. Pourtant, sa sœur Mary affirme qu’il était avec elle au moment des faits. L’avocat de Dayton, Ross Farley, qui avait mis en garde Ed à la libération de Dayton et l’avait menacé de porter plainte contre lui s’il harcelait son client, accepte de laisser Dacier et Ed l’interroger…

Bill Bixby
Gene Lyons
Amzie Strickland
Harry Lauter

 

William Smithers
William Bramley
Russell Thorson
Julie McCarthy

 

Lorraine Gary
Ross Elliott
Don & Linda Galloway
Don Galloway & Ron Pinkard

 

Avec Bill Bixby (Tom Dayton), William Smithers (Ross Farley). Et avec Lorraine Gary (Miss Kirk), Gene Lyons (the Commissioner), William Bramley (Ken Hansen), Ross Elliott (Dr Morton), Amzie Strickland (Mrs Dorothy Barnes) et Linda Galloway (Anne Carson), Harry Lauter (Detective), Russell Thorson (Mr Farr), Julie McCarthy (Mary Dayton), Robert Heinz (student), Ron Pinkard (officer), Paul Ehrmann (Jerry Gold).

Vf Daniel Gall (Ed), Nicole Favart (Eve), Bachir Touré (Mark) et Serge Lhorca (Tom Dayton), Michel Gatineau (Farley), Jacques Thébault (Morton), Marie Francey (Dorothy Barnes)

Comme l’épisode 2.09, celui-ci met en scène un Dacier marchant dans quelques scènes flashbacks qui content sa première collaboration avec Ed, au moment de la mort de la fiancée de ce dernier.

Bill Bixby incarne ici un homme sujet à un trouble mental, apparemment placide et inoffensif mais capable, selon Ed, d’une violence meurtrière. Le scénario prend la forme d’une démonstration qui épouse l’état d’esprit d’Ed : d’abord persuadé que Dayton est toujours dangereux, Ed accepte de mettre ses doutes entre parenthèses et de faire confiance au jugement de ses pairs (en l’occurrence, les membres de la commission des libérations sur parole), mais il suffit d’un incident pour réveiller la paranoïa meurtrière de Dayton. Le dénouement prend, lui, la forme d’un interrogatoire au cours duquel Dacier et Ed manipulent Dayton pour l’amener à révéler sa vraie nature, en présence d’un avocat sceptique mais complaisant. L’ensemble, didactique, ne s’embarrasse pas de finesse. Par le truchement de Tom Dayton, c’est aussi la misogynie qui est en procès : pour gagner la confiance de Dayton, Dacier et Ed s’en prennent à Eve (la seule femme de la pièce) avec une violence verbale répétée qui séduit Dayton parce que c’est exactement la manière dont il rêve de traiter les femmes.

 

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