Guide réalisé par Thierry Le Peut

voir la fiche du téléfilm pilote et la saison 1, 1e partie

Avec Bill Bixby (Tony Blake, Le Magicien)

et avec Joe Sirola (Dominick), Jim Watkins (Jerry Anderson).

Créé par Bruce Lansbury

 

Saison 1

2e partie

 

Nouvelle formule

produite par Paul Playdon (sauf 14)

producteur associé Ralph Riskin

story consultant Arthur Weiss (12, 14)

story editor Marion Hargrove (14), Larry Brody (15 à 21)

staff writer David H. Chase (15 à 21)

 

11.  The Illusion of the Curious Counterfeit Part I (L’étrange imposture, 1e partie)

NBC, 14 janvier 1974

Produit par Paul Playdon

Ecrit par Laurence Heath

Réalisé par Sutton Roley

Carol Lynley, Bill Bixby et Camiey Gwyn Sebring

Carol Lynley et Bill Bixby

 

Dans une prison municipale désaffectée devenue propriété privée, un homme nommé Harry Oakland est interrogé par des gangsters. Leur chef, Paul Gunther, a conçu un plan pour lequel il a besoin de la participation de Charlie Keegan, ancien gangster officiellement « retraité », dont Oakland est un ami. Gunther charge deux de ses hommes, dont Johnny Kroll, de lui amener la fille de Keegan, Janet. Celle-ci, ancienne fiancée de Tony Blake le magicien, a coupé les ponts avec son père et s’est construit une nouvelle vie d’artiste. Pour échapper aux deux truands, elle se réfugie dans le Château de la Magie, la résidence de Tony. Le rez-de-chaussée accueille les clients qui peuvent assister aux tours de magie de divers artistes tandis que l’étage est le domicile de Tony. Celui-ci, se produisant sur scène, remarque vite qu’un homme patibulaire (Kroll) vient s’asseoir derrière Janet, aussi réagit-il en sollicitant la jeune femme pour un tour de disparition. Et voilà Janet et Tony disparus dans les coulisses, puis à l’étage. Elle lui raconte ce qui lui est arrivé et il l’accompagne chez son père ; non qu’elle ait envie de le revoir mais il est plus que probable qu’il sait de quoi il retourne. Il prétend pourtant le contraire et Tony et Janet repartent sans en savoir davantage. Tony laisse Janet parmi les clients du Château pour se produire de nouveau sur scène ; bien mal lui en prend car elle est enlevée, cette fois, par le lieutenant de Gunther, le sombre Johnson. Tony retourne voir Keegan et lui arrache cette fois le nom de Gunther, ce qui lui permet de retrouver Janet à l’ancienne prison. Entre-temps, on a retrouvé le corps d’Harry Oakland et Keegan reçoit bientôt des nouvelles de Gunther, qui se sert de Janet comme d’un moyen de pression pour obtenir la coopération de Keegan. Pendant que Gunther explique à ses associés les détails de son plan, Tony essaie de libérer Janet. Mais y parviendra-t-il ?

Lloyd Nolan
L. Q. Jones

 

Carol Lynley
Joe Maross

 

John Colicos
Joan Shawlee

 

Avec John Colicos (Paul Gunther), Carol Lynley (Janet Keegan), L. Q. Jones (Johnson) et Lloyd Nolan (Charles Keegan). Et avec Joe Maross (Burke), Joan Shawlee (Trudy) et Jack Perkins (Gilbert), Charles Picerni (Kroll), Eddy Donno (Lomas), Lassie Ahern (Emily), Dai Vernon (himself), Cherie Latimer (Sharon [Darnell]).

Premier épisode de la nouvelle formule. Joseph Sirola remplace Keene Curtis (dans un rôle différent), Jim Watkins est toujours mais n’apparaît pas dans cet épisode. Tony Blake habite désormais le Château de la Magie (Magic Castle), à la fois lieu de représentations accueillant du public (on entre dans la salle en disant « Ouvre-toi Sésame » à un panneau-bibliothèque qui coulisse alors pour ouvrir un passage près de l’hôtesse d’accueil) et demeure du magicien. On accède à ses appartements par un ascenseur. Blake possède un animal domestique original : un aigle-chouette barré (ou « de Malaisie »). Dominick (Sirola) est présenté comme l’hôte des clients du Château, le barman Gilbert offre son visage avenant (ça se discute) aux clients. Parmi les artistes invités du Château figurent Dai Vernon et Mark Wilson, qui jouent leur propre rôle.

Laurence Heath, qui avait écrit le pilote de la série, est l’auteur de cet épisode. L’intrigue n’y est pas très développée. On saluera la perspicacité du Magicien qui voit instantanément que la présence de Charles Picerni derrière Carol Lynley représente un danger… mais on s’expliquera d’autant moins qu’il la laisse ensuite au milieu des clients du Château, c’est-à-dire exactement là où Picerni et Donno n’ont eu précédemment aucun mal à atteindre la jeune femme pour tenter de l’enlever. Ce qui arrive effectivement, L.Q. Jones se montrant plus malin que Picerni ! Lloyd Nolan reprend un rôle de gangster qu’on lui a déjà connu (ne serait-ce que dans le premier épisode de Mannix, en 1967) et est confiné dans son bureau, où ont lieu toutes ses scènes. L’épisode s’achève sur un suspense un peu facile : sans vouloir vous le dévoiler si vous n’avez pas vu l’épisode, on dira juste que le grand magicien Tony Blake met un temps fou à crocheter une serrure.

L’esprit de Mannix s’insinue aussi par les décors : la scène où Carol Lynley échappe à Picerni et Donno est filmée précisément dans le décor qui accueille le 17 Paseo Verde où se trouve le bureau de Mannix. (L’intérieur de l’appartement de Mannix avait servi, au demeurant, pour l’épisode 1.05.)

 

12.  The Illusion of the Curious Counterfeit Part II (L’étrange imposture, 2e partie)

NBC, 21 janvier 1974

Produit par Paul Playdon

Ecrit par Laurence Heath

Réalisé par Sutton Roley

Bill Bixby et Jim Watkins

Bill Bixby et Charles Picerni

 

Tony n’a pas le temps de libérer Janet. Il doit l’abandonner aux mains des gangsters et a lui-même du mal à quitter les lieux sain et sauf. Quand il y revient avec la police, tout ce qui pouvait servir d’indice a été nettoyé. A son retour au Château, Tony y trouve Keegan inquiet et furieux ; il laisse son lieutenant Alan Burke avec Tony et Jerry afin de s’assurer qu’ils ne se mettront pas en travers de sa route. Il n’est pas difficile, cependant, de tromper sa vigilance et Tony a tôt fait de retrouver sa liberté de mouvement. Il reçoit un appel anonyme lui indiquant où se rendre pour obtenir des informations sur Janet ; il y trouve une femme dans un bain moussant, J.J. (pour Joy Joy), et n’a pas grand mal à deviner qu’elle ne lui veut pas du bien. Un petit tour pour démasquer ses véritables intentions et la voilà à la merci du magicien. Elle accepte alors de téléphoner à Johnson qu’elle a rempli sa mission, en lui indiquant où il trouvera le corps de Tony Blake. Un nouveau tour permet alors à Tony de faire croire à Johnson qu’il est bel et bien mort, tout en se glissant à son insu dans le coffre de sa voiture. Il est ainsi conduit jusqu’à Janet. Gunther a commencé à exécuter son plan et garde Janet avec lui. En s’invitant avec discrétion dans leur ombre, Tony découvre la nature du plan des gangsters : il s’agit de s’introduire dans une imprimerie de billets de banque et d’y imprimer de faux billets, avec lesquels les malfrats repartiront tout simplement. Pour Tony, il s’agit donc de les en empêcher mais avant tout de sauver Janet. Il y faudra encore quelques tours mais l’arrestation des malfrats implique, elle, que Charlie Keegan accepte de mêler la police à tout cela…

Carol Lynley
Jim Watkins
Barbara Rhoades

 

Lloyd Nolan
L. Q. Jones
Charles Picerni

 

John Colicos
Wesley Lau
John Devlin

 

Avec John Colicos (Paul Gunther), Carol Lynley (Janet Keegan), L. Q. Jones (Johnson) et Lloyd Nolan (Charles Keegan). Et avec Joe Maross (Burke), Wesley Lau (Gottschalk), Barbara Rhoades (J. J. Walters), John Devlin (Simmons) et Jack Perkins (Gilbert), Charles Picerni (Kroll), Eddy Donno (Lomas), Larry Watson (Kemp), Mark Wilson (himself), Greg Wilson (himself).

L’intrigue est à peu près aussi mince que dans la 1e partie. Si le plaisir consiste à voir Bill Bixby réaliser une série de tours pour finalement prendre au piège les méchants, alors cet épisode peut être distrayant. Si l’on recherche une histoire solide, en revanche, autant s’abstenir : le scénario n’est que prétexte à un enchaînement de situations sans véritable logique. Keegan révélait dans la 1e partie que Gunther avait voulu l’intéresser à son « coup » mais qu’il avait refusé ; c’est la seule motivation qui est donnée à l’enlèvement de Janet, qui est lui-même l’unique raison de l’implication de Tony Blake. Tout dans cette histoire n’est finalement que faux semblants et tours de passe-passe, où Tony joue à cache-cache avec les truands dans des scènes allongées par des bavardages et des effets faciles. Comme l’indique le titre de chacun des épisodes de cette nouvelle formule : « The illusion of… » Même la réconciliation simpliste de la fille du gangster avec son père, dans l’épilogue, montre qu’il n’est pas question d’autre chose, ici, que de jouer avec des ficelles.

Tony Blake dit à J.J. qu’il n’aime pas faire le même tour deux fois… mais le coup du billet qu’il fait apparaître dans sa main est reproduit plusieurs fois dans la deuxième mi-saison.

Jim Watkins apparaît dans cette 2e partie, où il apporte son concours à Tony Blake. L’aigle-chouette barré est également mis à contribution dans l’un des tours joués par Tony aux gangsters.

Mark Wilson apparaît sur la scène du Château avec son fils Greg. Wilson est le consultant magie de la série.

La version DVD de VEI fait 43’. Rien ne semble avoir été coupé sinon, sans doute, 6’ de résumé de la 1e partie. 

 

 

13.  The Illusion of the Stainless Steel Lady (La femme d’acier)

NBC, 28 janvier 1974

Produit par Paul Playdon

Adaptation de Richard Hesse et Paul Playdon, histoire de Richard Hesse

Réalisé par Alexander Singer

Face au serpent, Bill Bixby va-t-il se métamorphoser ?

Un photographe, John Booker, prend des photos volées de la luxueuse demeure d’Irene Denore, star du cinéma d’antan, aujourd’hui recluse dans son château. Il parvient à saisir l’idole derrière une fenêtre. Immobile, elle semble perdue dans des pensées insondables. Mais, brusquement, il avise dans son objectif un mouvement dans les hauteurs de la bâtisse ; des briques du mur sont repoussées depuis l’intérieur et, dans la brèche ainsi pratiquée, Booker aperçoit… Irene Denore. Celle-ci bouge bel et bien, et semble prisonnière. Puis un homme solidement bâti se plante devant l’objectif du photographe. Il s’agit de Hubbard, le garde, qui entraîne Booker dans la cave du château et le ligote. Un autre homme, informé, ordonne à Hubbard de faire disparaître l’intrus, en faisant passer sa mort pour un accident.

Victoria Hunter se présente à Tony Blake au Château de la Magie et prétend être la petite-fille cachée d’Irene Denore, qu’elle sait être une amie de Tony. Celui-ci a des doutes mais la femme est charmante et l’inviter à déjeuner ne coûte rien. Il en profite pour téléphoner à Irene. Son chargé d’affaires Brad Nicholson prend la communication et Tony entend bientôt la voix d’Irene déclarant qu’elle ne veut parler à personne. Cette fin de non recevoir étonne le magicien, qui se rend chez Irene en compagnie de Victoria. Une fois passé le Cerbère de la grille (Hubbard), Tony et Victoria sont accueillis par le vieux majordome, Jacob, qui leur explique que même lui ne voit plus guère Irene, qui s’est enfermée dans sa chambre et ne la quitte plus, refusant de voir qui que ce soit. Seul Nicholson a encore accès à la maîtresse de maison. Il introduit Tony dans sa chambre où le magicien ne voit que le dos de son amie ; assise dans son fauteuil roulant, elle ne daigne pas le regarder et répète qu’elle veut être seule. Tony est donc raccompagné par Nicholson. Mais suffisamment intrigué pour prendre une chambre au Pinewood Inn, avec Victoria, dans l’intention d’éclaircir l’étrange attitude d’Irene Denore.

Il constate vite que ses communications téléphoniques sont surveillées. Il découvre aussi que Victoria Hunter est en réalité une journaliste qui voulait se servir de lui pour arriver jusqu’à Irene. Plus grave : il comprend que sa vie même est en danger lorsqu’un serpent à sonnettes est placé dans sa voiture. Il parvient à s’en débarrasser sans dommage et trouve bientôt le moyen d’entrer chez Irene Denore sans être vu. La maison comporte des couloirs cachés et des pièces dissimulées derrière des passages secrets. En les empruntant, il parvient jusqu’à la chambre d’Irene et découvre que la personne qu’il a vue est en réalité un robot au visage recouvert d’un masque en latex reproduisant les traits d’Irene. Tous les mots qu’elle prononce sont des enregistrements. La véritable Irene Denore est gardée prisonnière dans les combles, contrainte par Brad Nicholson à signer des documents, des chèques et des procurations qui permettent au chargé d’affaires de s’emparer de ses biens. La venue de Tony est le miracle en lequel elle n’espérait plus. Il reste, à présent, à la libérer et à sauver du même coup Victoria Hunter qui est elle aussi, entre-temps, tombée entre les mains de Nicholson, Hubbard et le troisième larron, Foley…

Nina Foch
Edward Winter
John Ragin

 

Anthony Zerbe
Ian Wolfe
Jim Burk

 

Beth Brickell
Mark Lenard
Biff Elliot

 

Avec Anthony Zerbe (Brad Nicholson), Beth Brickell (Victoria Hunter) et Nina Foch (Irene Denore). Et avec Edward Winter (Ted), Mark Lenard (Foley), Ian Wolfe (Jacob), John Ragin (John Booker) et Dolores Quinton (Miss Pitts), Penny Santon (Shirley), Biff Elliot (hotel manager), Jim Burk (Hubbard), Camiey Gwyn Sebring (Kathy).

Enfant, cette histoire de vieille dame recluse dans un château pourvu de passages secrets et de pièces cachées, aux murs couverts d’affiches de vieux films (La Clé de Verre, San Francisco…) et d’acteurs du noir et blanc, m’aurait sans doute marqué par son atmosphère de mystère. Adulte, il faut reconnaître que le mystère n’opère plus de la même façon : le « secret » de la maison Denore est en fait révélé dès la première séquence et l’on n’a plus ensuite qu’à regarder le Magicien s’en approcher et le découvrir au fil de péripéties attendues et qui n’ont plus de véritable enjeu, puisque le spectateur doit feindre de ne pas savoir ce qu’il sait déjà mais que le héros ignore encore. Même le magicien n’a guère d’occasions de mettre en œuvre sa magie, ce qui fait que l’histoire pourrait s’adapter à n’importe quel héros de série.

Penny Santon, souvent abonnée aux rôles de mama italienne ou de commère, est ici une standardiste indiscrète.

Joe Sirola et Bill BIxby

Je ne suis pas un robot

Jim Watkins

Bill Bixby

 

14.  The Illusion of the Queen’s Gambit (L’énigme du palace flottant)

NBC, 4 février 1974

Producteur exécutif Laurence Heath

Produit par Alan A. Armer

Ecrit par Edward J. Lakso

Réalisé par Don Weis

Le seul épisode à réunir (mais pas dans la même scène) Keene Curtis et Joe Sirola, Max et Dominick

Tony participe à un gala de bienfaisance dans le casino du Queen Mary, dont son ami Ed Cassidy est le directeur. Des hommes masqués volent la recette (un demi-million de dollars) et dépouillent les invités avant de s’enfuir en hélicoptère. Tony et Jerry suivent la trace de l’hélicoptère jusqu’à la plage de Paradise Cove où Tony fait la connaissance de Virginia Miles, qui habite la maison la plus proche de l’endroit où est posé l’hélicoptère. Le petit ami de la dame, Jack Taggert, est absent mais deux de ses compères sont manifestement mécontents de trouver un inconnu en compagnie de Virginia, à en juger par le revolver qu’ils pointent sur lui. Un petit tour de parapluie et Tony s’éclipse sans demander son reste. Une enquête sur Taggert révèle qu’il connaît Sandra, la femme d’Ed Cassidy, que Tony soupçonne d’être complice des voleurs. Taggert, cependant, s’il a bien orchestré le vol du casino avec ses deux complices, a découvert aussitôt après qu’ils n’avaient volé que du papier. Quelqu’un avait déjà subtilisé les fonds. Taggert soupçonne Ed mais Tony soupçonne Sandra, qui jouerait double jeu en trompant à la fois son mari et Taggert. Quand celui-ci apprend la chose, son amour pour Sandra continue de l’aveugler. Il est prêt à croire sa version de l’histoire. Il s’agit pour Tony de retrouver l’argent volé tout en faisant tomber les masques…

William Shatner
Paul Mantee

 

Katherine Justice
Byron Morrow

 

Brooke Bundy
Jack Rader & W. Vaughan

 

Avec William Shatner (Ed Cassidy), Katherine Justice (Sandra Cassidy), Brooke Bundy (Virginia Miles), Paul Mantee (Jack Taggert) et Byron Morrow (Lt Lund), William Vaughan (Cole), Jack Rader (Kobick), Heath Jobes (Hanson), Barry Brooks (security guard) et Mark Wilson (himself), Ron Wilson (himself), Peter Pit (himself), R. J. O’Hara (bartender), Sheila English (Magician’s assistant).

Un épisode produit par Alan A. Armer et retravaillé pour s’intégrer à la nouvelle formule de la série : Keene Curtis est crédité au générique de début et apparaît dans le rôle de Max Pomeroy, Joseph Sirola est crédité après le générique en qualité de guest star et apparaît dans une scène ajoutée au début de l’épisode. Les scènes de Keene Curtis se limitent au Queen Mary. Jim Watkins a plusieurs scènes dans le décor du salon de Tony au Magic Castle (avec l’aigle-chouette).

Bill Bixby avec William Shatner et Katherine Justice

Bill Bixby et Jim Watkins

 

15.  The Illusion of Black Gold (L’or noir)

NBC, 11 février 1974

Produit par Paul Playdon

Ecrit par Edward J. Lakso

Réalisé par Arnold Laven

Bill Bixby et Lynda Day George

Le Magicien

 

Alex Pochek, un savant passé à l’Ouest, tient avec son frère Carl une conférence de presse au cours de laquelle il annonce qu’il va mettre au service du monde entier le procédé qu’il a inventé pour extraire du pétrole. Soudain, une balle traversant la baie vitrée derrière lui vient frapper le savant qui s’écroule. Il meurt quelques instants après. Sitôt les funérailles célébrées, son cercueil est incinéré à la vue des personnes ayant assisté à la cérémonie. Puis, les lieux s’étant vidés, on découvre que la mort de Pochek, comme son incinération, ont été orchestrés par les services secrets avec le concours de Tony Blake. Alex Pochek est bien vivant et l’illusion mise en scène par le magicien lui permet à présent de commencer une nouvelle vie, à l’insu de l’Est. Mais l’irruption de plusieurs personnes armées de pistolets tirant des fléchettes sédatives modifie la donne : Pochek est enlevé. Il est détenu par un nommé Malloy qui entend tout simplement… le vendre au plus offrant.

Carl Pochek accuse Nelson Paradine, un industriel du pétrole, d’être responsable de l’enlèvement de son frère, dont il convoite l’invention. Tony Blake approche donc la star de cinéma Stacey Hyatt, « créée » par Paradine qui a produit tous ses films, dans l’intention d’attirer l’attention du milliardaire. Il y parvient puisque Stacey le conduit bientôt jusqu’à Paradine, un homme difficile à approcher. Mais, surprise : Paradine ignore totalement où se trouve Pochek et compte en fait sur le magicien pour le lui révéler. Le malentendu étant levé, Paradine s’apprête à traiter avec Malloy, qui l’a informé de ses intentions. Il aura pour rivaux des représentants de plusieurs puissances mondiales qui ambitionnent soit de s’emparer du procédé de Pochek, soit de l’empêcher au contraire de la livrer à qui que ce soit. Avec l’aide de Jerry, Tony trouve l’endroit où est détenu Pochek et où auront lieu les enchères. Il a conçu un plan méticuleux pour libérer le savant mais devra composer avec le complice de Malloy, qui en sortant de l’ombre risque de faire échouer les efforts du magicien…

Lynda Day George
Normann Burton
Abraham Sofaer

 

Eric Braeden
Curt Lowens
Bob Okazaki

 

Milton Selzer
Michael Ivan Cristofer
Peter Hellmann

 

Avec Eric Braeden (Nelson Paradine), Lynda Day George (Stacey Hyatt). Et avec Milton Selzer (Alex Pochek), Normann Burton (Malloy), Curt Lowens (Carl Pochek), David Cryer (Taylor), Michael Ivan Cristofer (Webster) et Ben Andrews (Bateman), Abraham Sofaer (Hassid), Peter Hellmann (German man), Anthony Mason (Mike), Bob Okazaki (Oriental man) et Camiey Gwyn Sebring (Kathy), Michael St. Angel (minister), Bob Golden (Spencer), Ed Fury (Secret Service man), Wallace Earl (reporter #2), Richard Reed (Glen), George Jordan (reporter #3), Robert Beau-Geste (reporter #1), Glen Wilder (henchman), Alan Gibbs (Larry).

Un scénario parfaitement dosé, qui propose à la fois une intrigue habile, des péripéties pertinentes et une digression romantique attachante qui repose sur le trio Lynda Day George, Bill Bixby et Eric Braeden. Jerry Anderson et Dominick tiennent chacun un rôle bien défini, le premier utilisant l’audace et la force pour seconder le magicien, le second faisant preuve d’aménité et d’élégance avec les invités du Château de la Magie. La réalisation inspirée d’Arnold Laven donne une dynamique et une cohérence à l’ensemble. Enfin, les tours du magicien s’insèrent aisément dans l’intrigue. L’important n’est pas que ces tours soient vraisemblables mais qu’ils soient ingénieux et habilement mis en images.

C’est la dernière participation de Jim Watkins. Il reste crédité au générique mais n’apparaît plus. Joe Sirola se substitue donc à lui pour aider Tony Blake sur le terrain.

 

Jim Watkins et Bill Bixby

 

16.  The Illusion of the Lost Dragon (Le dragon perdu)

NBC, 18 février 1974

Produit par Paul Playdon

Ecrit par Howard Berk

Réalisé par Alexander Singer

Joseph Wiseman est Hon Chi Kai

Dawn, la petite-fille de Chao Liu, vient demander l’aide de Tony Blake au Château de la Magie. Tony est redevable au vieil homme, qui se sait mourant et voudrait retrouver le Dragon du Sichuan, une statuette d’une valeur inestimable pour la région de Chine dont il est originaire, qu’il venait de retrouver et d’acheter mais qu’on lui a volé. Son petit-fils Tom a tenté de retrouver la statuette mais a disparu. Sur les conseils de Chao Liu et de sa petite-fille, Tony consulte une voyante chinoise, Fleur de Sagesse, qui l’envoie vers Sheng, un expert en arts martiaux, lequel accepte de le conduire auprès de Hon Chi Kai lorsqu’il prétend détenir la statuette-sœur du Dragon. Hon Chi Kai, qui semble se prendre pour un seigneur de guerre du XVIe siècle, vit dans une maison aménagée comme un palais de cette époque, dont il porte aussi les costumes et adopte le mode de vie. Il détient le Dragon et sait que l’autre statuette a été détruite mais a néanmoins reçu le magicien par curiosité. Tony informe Chao Liu et Dawn de ce qu’il a découvert mais ajoute qu’il ne sera certes pas facile de reprendre le Dragon. Seule, Dawn décide alors de s’inscrire dans une agence qui met des femmes chinoises à disposition de riches clients, afin d’approcher Hon Chi Kai. De son côté, Tony conçoit un plan pour s’introduire chez Hon Chi Kai et voler la statuette. Il y parvient, sans effet de surprise cependant car Kai l’attendait. Il réussit toutefois à échapper au piège dans lequel Tom est tombé avant lui, un couloir que nul auparavant n’a réussi à franchir. Il trouve Dawn en présence de Hon Chi Kai, qui n’a guère tardé à démasquer la ruse de la jeune femme. Et Sheng a ordre de punir le magicien de sa témérité…

Joseph Wiseman
Soon-Taik Oh
Pat Li

 

France Nuyen
Nobu McCarthy
Lester Fletcher

 

Philip Ahn
Frank Michael Liu
Camiey Gwyn Sebring

 

Avec Joseph Wiseman (Hon Chi Kai), France Nuyen (Dawn Liu), Philip Ahn (Chao Liu). Et avec Soon-Taik Oh (Sheng), Nobu McCarthy (Mrs Ti), Frank Michael Liu (Tom [Liu]) et Pat Li (Flower of Wisdom), Lester Fletcher (importer [Cooper]) et Camiey Gwyn Sebring (Kathy), Adele Yoshioka (Oriental girl), Joycelyne Lew (girl #1), Ruth Ko (girl #2), Susan Ikeda (girl #3), Mark Wilson (himself), Greg Wilson (himself), Larry Anderson (Larry).

Joseph Wiseman, douze ans après Dr No et cinq ans avant d’être le roi Dracon dans le pilote de Buck Rogers au XVe siècle, joue de nouveau les mégalomanes asiatiques dans un épisode qui s’appuie sur les poncifs de « l’épisode asiatique » en usage dans beaucoup de séries. L’intrigue ne présente donc pas d’originalité, payant tribut à la dimension « magicienne » du show en mettant en scène quelques pièges en forme d’énigmes façon boîte chinoise. Le dénouement en revanche ne repose pas sur la magie mais sur un combat d’homme à homme, très inégal, entre Blake et un expert en arts martiaux.

Jim Watkins n’apparaît pas et Joe Sirola assiste Tony Blake, sous un déguisement dans la galerie Cooper (où il joue un amateur d’art yougoslave, M. Dubrovik), puis en pénétrant dans un entrepôt, enfin mettant sa vie en danger en suivant la voiture de Sheng.

 

 

17.  The Illusion of the Deadly Conglomerate

NBC, 25 février 1974

Produit par Paul Playdon

Ecrit par David Moessinger

Réalisé par David Moessinger

Bill Bixby et Michele Marsh

Russ Grieve et Jack Ging

 

Frank Denbo, un magicien qui a quitté la scène à cause de son alcoolisme, appelle à l’aide Tony Blake. Il a cessé de boire et travaille avec Sœur Janet dans un refuge pour sans abri. C’est la disparition de l’un d’entre eux, Johnny McVey, qui l’inquiète. Le dernier endroit qu’il ait fréquenté est une mission tenue dans Bendix Street par le Révérend Wally Snider, mais celui-ci prétend ne pas le connaître, même lorsque Tony se présente en se faisant passer pour le fils de McVey. Un employé de la mission, Joe Miggins, l’informe cependant que McVey a bien fréquenté la mission et qu’il en est parti à l’intérieur d’un fourgon d’exterminateurs de vermine. En enquêtant sur ce fourgon, Tony remonte jusqu’à Peter Hayden, directeur d’une corporation qui possède la société d’extermination, et découvre que Hayden est en cheville avec le Révérend Wally. Il songe d’abord à un trafic d’organes dont les sans abri seraient les victimes idéales, leur disparition ne faisant pas grand bruit. Mais c’est une autre vérité qui lui saute bientôt aux yeux, alors que Frank Denbo, qui a voulu enquêter lui-même à la mission de Bendix Street, est enlevé par le Révérend et transporté, comme McVey, dans les sous-sols d’un ancien restaurant où opère un certain Dr Wallenstein…

Eugene Roche
Michele Marsh

 

Jack Ging
Bill McLean

 

William Sylvester
Charles Wagenheim

 

Avec Eugene Roche (Reverend Wally), Jack Ging (Frank Denbo). Et avec William Sylvester (Peter Hayden), Michele Marsh (Sister Janet) et Peggy Rea (Emma), Bill McLean (Joe Miggins), Crane Jackson (Dr Reston), Russ Grieve (Dr Wallenstein) et Charles Wagenheim (Johnny McVey), Damon Douglas (hippie), Ralph Montgomery (Alex Land), Camiey Gwyn Sebring (Kathy), Larry Anderson (himself).

Tony Blake est un détective assez classique dans cette histoire : il réalise quelques tours de magie, certes, et c’est à l’aide d’un tour qu’il libère son ami Frank Denbo, mais il se bat aussi à mains nues contre plusieurs adversaires, en simili-Mannix (au hasard).

En l’absence de Jim Watkins, Joe Sirola assiste Bill Bixby comme dans l’épisode précédent, jouant à la fois son rôle d’hôte du Château, fasciné par les tours de Tony Blake qu’il essaie (vainement) de comprendre, et se déplaçant sur le terrain pour prêter main forte au magicien (en deus ex machina, c’est lui qui amène la police à la fin de l’épisode).

Le Château de la Magie

Camiey Gwyn Sebring et Bill Bixby

 

18.  The Illusion of the Fatal Arrow (La flèche fatale)

NBC, 4 mars 1974

Produit par Paul Playdon

Ecrit par Paul Playdon & David Chase

Réalisé par Leslie H. Martinson

Bill Bixby et Pamela Franklin

Tim Matheson et Jeremy Slate

 

Ross Hazlitt et Jerry Purcell forment un couple de tueurs à gages qui exécute ses victimes à l’aide d’un arc et de flèches. Armes parfaites, dira plus tard le magicien, silencieuse et mortelle. Mais une voyante, Linda Casey, une amie de Tony Blake, a la vision de leur dernier meurtre et s’en ouvre à Tony, en lui demandant de ne surtout pas prévenir la police, à qui elle refuse d’avoir affaire. Elle a vu autre chose : un camping car et le lieu où il était parqué. En suivant cette vision, Tony et Linda trouvent le camping car mais attirent aussi l’attention des tueurs. Quand elle a la vision d’un nouveau meurtre, les indices qu’elle a perçus permettent à Tony de trouver la cible, Walter Moran, et d’empêcher celle-ci d’être assassinée ; les tueurs avaient piégé son ascenseur particulier. Moran, cependant, est aussi le commanditaire des meurtres : se sachant condamné par la maladie, il a engagé Hazlitt et Purcell pour éliminer plusieurs jurés d’un procès auquel il avait lui-même participé, pour une raison bien triviale : il ne leur pardonne pas d’avoir condamné un homme à mort ! Selon le plan établi, il devait être la dernière victime, une façon comme une autre de ne pas laisser le dernier mot à la maladie. Hazlitt revient tuer Moran et tend un piège à Tony pour se débarrasser de lui par la même occasion. Pendant ce temps, Purcell s’arrange pour savoir où vit Linda. Mais leurs récentes aventures ayant démontré à Hazlitt que Purcell n’avait finalement pas l’étoffe du tueur méthodique qu’il souhaite former, Hazlitt décide de se débarrasser aussi de son associé. Avant de régler le compte de Linda Casey…

Pamela Franklin
Murray Matheson

 

Jeremy Slate
Fred Sadoff

 

Tim Matheson
Bill Bixby

 

Avec Jeremy Slate (Hazlitt), Tim Matheson (Purcell), Murray Matheson (Walter Moran) et Pamela Franklin (Linda). Et avec Fred Sadoff (Lt Gold) et Grace Gaynor (mother), James Victor (father), Mark Wilson (himself), Greg Wilson (himself), Sheila English (Magician’s assistant), Nino (Magician), Nani Darnell (Magician’s assistant), Larry Anderson (Magician’s assistant) et Robert Ruth (Sgt Pike), Ford Lile (lobby attendant), Billy Livingston (boy), Michele Livingston (girl).

Le scénario choisit le gimmick qui intrigue : l’arc et les flèches, bien sûr, mais aussi, dans la première scène, la vision incongrue d’un homme en combinaison de plongée portant lesdits arc et flèches. C’est sur ces images insolites que repose en partie l’histoire, où Hazlitt et Purcell sont un couple de tueurs tuant sans états d’âme. On les soupçonnerait volontiers d’être amants, aussi le dialogue veut-il nous en dissuader en les faisant parler de passer du bon temps avec un couple de femmes. Quoi qu’il en soit, l’épisode est une affaire de couples puisque Tony Blake travaille avec Linda Casey, alias Pamela Franklin. Les histoires de couple, on le sait, finissent parfois mal : l’un des tueurs tuera finalement l’autre en l’accusant de laisser ses angoisses personnelles parasiter son travail : une idée de David Chase ? Mystère. Le magicien pratique quelques tours, sur scène et dans le fil de l’intrigue, et c’est l’une de ses cartes truquées qui lui sauve la mise quand il devient cible à son tour. Pour le dénouement, en revanche, point de magie : c’est en chevauchant une aile volante que Tony Blake met le méchant au tapis.

Jim Watkins est absent de cet épisode. Cette fois, cependant, Joe Sirola n’assiste pas Bill Bixby hors du Château. Il est en revanche toujours obsédé par le désir de percer les secrets de ses tours.

 

19.  The Illusion of the Lethal Playthings

NBC, 18 mars 1974

Produit par Paul Playdon

Ecrit par Larry Brody

Réalisé par Jack Arnold

Joanna Miles et Bill Bixby

Scott Hylands et Louis Hayward

 

Jackson Wyndham est un homme riche et l’un de ses plaisirs est sa petite séance de cinéma privée, à 18 h. Ce soir-là, cependant, il n’a pas prévu le film qui apparaît sur son écran : une marionnette lui apprend que le téléphone qu’il a près de lui est piégé et explosera dans une poignée de secondes. La marionnette lui conseille finalement de jeter l’appareil, qui ne fait pas de victime en explosant, et elle réclame un demi-million de dollars, faute de quoi d’autres atteintes à la vie de Wyndham auront lieu. Dominick, qui est l’un des partenaires de poker de Wyndham, demande à Tony, également ami de Jackson, d’aider ce dernier. Tony est présent lorsqu’un homme appelle Jackson au téléphone pour exiger à nouveau un demi-million ; il actionne à distance une mitrailleuse Gatlin que Wyndham garde dans son salon. L’arme n’est évidemment pas supposée être chargée mais elle fait d’importants dégâts dans la pièce, heureusement aucune victime. Tony et Dominick font une petite enquête qui conduit Tony dans le magasin de jouets, farces et attrapes de Millotson. C’est bien ce dernier qui fait chanter Wyndham avec la complicité de son fils Hal, concepteur de jouets ingénieux et… dangereux. A l’aide d’un avion téléguidé, Hal et son père observent Tony parlant avec Wyndham et son assistante Maggie Jones, après quoi l’avion prend en chasse Tony au volant de sa Stingray. Il ne s’en débarrasse qu’en le faisant s’écraser contre un camion de carburant. Rien ne permet cependant de mettre en cause les Millotson. Jackson finit par céder et accepte de porter lui-même l’argent en suivant les instructions du maître-chanteur. Ce faisant, il tombe dans un piège : ligoté, il est contraint d’assister à une représentation de marionnettes qui lui révèle les raisons de la haine des Millotson, mais aussi la fourberie de l’avocat en qui il avait pleine confiance…

Louis Hayward
Simon Scott

 

Joanna Miles
Ivor Francis

 

Scott Hylands
S. Scott & Richard O'Brien

 

Avec Louis Hayward (Millotson), Joanna Miles (Maggie), Scott Hylands (Hal). Et avec Simon Scott (Jackson Wyndham), Richard O’Brien (Lt Hoyt), Ivor Francis (Thomas Donald), John Devlin (Howard Sherman) et Argentina Brunetti (landlady), Andy Albin (projectionist), Mark Wilson (himself), Peggy Doyle (nun) et R. J. O’Hara (bartender), Larry Anderson (himself), Sheila English (Magician’s assistant), Charles Picerni (truckdriver) et The Bob Baker Marionettes.

Les jouets mortels sont au cœur de cette histoire de chantage où Tony Blake joue évidemment les détectives et sauve la situation in fine. Jim Watkins toujours absent. Joe Sirola assiste Bixby en extérieur et lui prête main forte pour arrêter les coupables.

Tony appelle Dominick « beautiful Yugoslavian » (« beau Yougoslave »). Quelques instants auparavant, c’est cependant en italien que Dominick s’est querellé avec une femme, et c’est encore en italien qu’il porte un toast dans l’épilogue. Il se faisait cependant passer pour un amateur d’art yougoslave dans l’épisode 16.

Wyndham s’apprête à regarder Les Ailes (Wings) de William A. Wellman quand le film est interrompu par la marionnette qui lui délivre le premier message de menaces.

Les marionnettes de Bob Baker...

... et leur public, captif.

 

20.  The Illusion of the Cat’s Eye (L'oeil du chat)

NBC, 25 mars 1974

Produit par Paul Playdon

Ecrit par David Chase & Paul Playdon

Réalisé par Paul Stanley

Mariana Hill, féline

John Dehner, chasseur

 

La statue d’un dieu-chat égyptien est la pièce majeure de l’exposition organisée par le riche collectionneur Simon Russell. Pour se prémunir contre le vol, il a confié à Larry Ford la réalisation d’un système de sécurité offrant toutes les garanties, tout en assurant la statuette pour trois millions de dollars. Malgré cela, la précieuse relique disparaît. Suzanne Kelly, en charge du contrat pour la société d’assurances Trans-Republic, sollicite le concours de Tony Blake pour découvrir de quelle manière la statuette a été volée. Le voleur semble vouloir, en outre, faire croire à la réalité d’une « malédiction », puisque l’expert qui a authentifié la statuette, Derek Sheffield, est tué chez lui par… une panthère ! Tony, tout en examinant avec soin la salle du musée où était exposée la statuette et le socle sur lequel elle reposait, s’intéresse aux différentes personnes impliquées dans la protection de l’objet, de Simon Russell à Larry Ford, en passant par Leila, la charmante épouse de Russell, plus jeune que lui et d’une grâce toute… féline. Alors que le magicien en vient à penser que le vol n’a pu se faire qu’avec la complicité de Larry Ford, celui-ci est attaqué à son tour par une panthère, et tué. Puis c’est le magicien lui-même qui a affaire à l’animal, dont il se débarrasse in extremis grâce au secours providentiel d’une cabine téléphonique. Pendant ce temps, la dangereuse Leila, qui s’est débarrassée de son amant Ford et a lancé la panthère après le magicien, a contacté aussi l’émissaire égyptien Hassid pour lui vendre la statuette un million de dollars. En se glissant dans le coffre de la Rolls Royce de la belle intrigante, Tony assiste à la transaction et parvient à récupérer la statuette. Mais une dernière surprise l’attend encore…

John Dehner
Mariana Hill

 

Don Gordon
Joseph Ruskin (à dr.)

 

Claudette Nevins
David Frankham

 

Avec John Dehner (Simon Russell), Don Gordon (Larry Ford), Mariana Hill (Leila [Russell]) et Claudette Nevins (Suzanne [Kelly]) et Joseph Ruskin (Hassid), David Frankham (Derek [Sheffield]), Joseph Mell (guard [Hal]). Et avec J. Jay Saunders (Lt [Jack] Kendricks), Vic Vallaro (Mustufa), Mark Wilson (himself), Greg Wilson (himself), Camiey Gwyn Sebring (Kathy), Larry Anderson (himself), Philip David (Giorgio).

Le magicien se fait détective, de nouveau, pour faire la lumière sur le « truc » employé par les voleurs pour dérober une œuvre d’art protégée par un système d’alarme « absolument imparable ». S’il pratique quelques tours durant l’épisode, ce n’est pas la magie qui lui permet de résoudre l’énigme et de se tirer d’affaire mais l’ingéniosité. C’est, une nouvelle fois, avec une carte truquée qu’il surprend ses adversaires dans le dénouement. Quant au coup de la panthère, il est certes sympathique mais utilisé trois fois dans l’épisode.

Dominick mentionne son oncle Vito. Il se montre, par ailleurs, toujours aussi enthousiaste et curieux dès qu’il s’agit de comprendre les « trucs » de Tony Blake mais aussi, en l’occurrence, des voleurs de chat égyptien. C’est à la fin de l’épisode que Tony Blake explique en détails comment ont procédé ceux-ci.

 

21.  The Illusion of the Evil Spikes

NBC, 15 avril 1974

Produit par Paul Playdon

Ecrit par David Moessinger

Réalisé par Bill Bixby

Bill Bixby et Joe Sirola

Tony Blake assiste dans les studios de Braden International au tournage d’une séquence de Millennium 12, la dernière production de Max Braden, où son ami magicien Harry Ingram réalise un tour dangereux qu’il a conçu avec Tony. Appelé Table de la Mort, ce tour consiste à échapper à la chute d’un plateau garni de piques acérées qui s’abat sur le magicien attaché à une table, caché aux regards du public par un rideau noir. Entre le moment où le magicien disparaît aux regards et le moment où s’abattent les piques, vingt secondes seulement. Mais, devant l’équipe de tournage horrifiée, lorsque le plateau s’abat, du sang coule de la table. Harry est transporté à l’hôpital dans un état critique. Il succombera vite à ses blessures. Max Braden est effondré. Marian Tripp, responsable du budget, demande à Tony s’il serait prêt à remplacer Harry et à réaliser le tour devant les caméras. Il ne tarde pas à découvrir que la mort de Harry n’a rien d’accidentel : le mécanisme de libération du plateau mortel a été trafiqué pour que le plateau s’abatte cinq secondes trop tôt. Lorsqu’il réalise le numéro à son tour, il s’assure donc que le même sabotage est impossible. Pourtant, quelque chose tourne mal, et ce n’est que sa prévoyance qui permet à Tony de sortir indemne de la séquence. Ses soupçons portent sur Jack Quinn, le responsable des effets spéciaux. En enquêtant sur lui, il découvre avec qui il est de mèche, et pourquoi. Une découverte qui le bouleverse car elle implique une personne chère à son cœur. Mais il décide de proposer à la production une nouvelle illusion, afin de pousser les coupables à se démasquer, même s’il doit pour cela remettre sa propre vie en jeu…

Jessica Walter
Tom Rosqui

 

Lew Ayres
Richard Evans

 

Andre Kole
Robert Burr

 

Avec Jessica Walter (Marian Tripp), Lew Ayres (Max Braden) et Richard Evans ([Jack] Quinn), Robert Burr (Max Rosenthal), Tom Rosqui ([Neil E.] Houser). Et avec Herbert Anderson (John Fellows), Frederic Downs (projectionist), George Wyner (script supervisor), Virginia Hawkins (secretary), Dale Tarter (assistant director), Mel Allen (sound mixer) et Mark Wilson (himself), Camiey Gwyn Sebring (Kathy), Larry Anderson (himself), Denise DeMirjian (Miss King [Houser’s secretary]), Sheila English (Magician’s assistant), Andre Kole (Harry Ingram).

Bill Bixby et Robert Burr

Dale Tarter et Herbert Anderson

Lew Ayres et Jessica Walter

Dale Tarter, Robert Burr et George Wyner

 

La magie est centrale dans cette histoire qui met en scène Andre Kole, illusionniste véritable, concepteur du numéro de la Table de la Mort qu’il a réalisé devant les caméras de télévision. Il joue ici le rôle de Harry Ingram, qui succombe à son illusion. Le reste est une intrigue de sabotage et de complot tout à fait conventionnelle mais qui introduit un personnage lié à Tony Blake par une affection personnelle et profonde. Pas assez pour le dissuader de fermer les yeux sur une double atteinte à la vie de Tony, mais assez pour donner à Lew Ayres l’occasion d’une scène émouvante dans le dénouement.

Dominick assiste de nouveau Tony à l’extérieur du Château, en endossant un rôle pour approcher l’architecte Neil Houser. Tony lui demande de « ne pas en faire trop » (« Don’t overact ! »). Il participe aussi à l’illusion que conçoit le magicien pour démasquer les coupables, et dont l’explication est fournie ensuite dans une séquence où Tony Blake révèle les tenants et aboutissants de l’histoire.

L’affiche du film Gatsby le Magnifique de Jack Clayton, avec Robert Redford, une production Paramount, est visible au mur des studios de Braden International. Le film venait de sortir aux Etats-Unis, le 26 mars 1974 (5’).

Le gros plan sur le panneau de Bestway Construction (22’57’’) permet de lire les noms de plusieurs membres de la production, dont le décorateur et directeur artistique Charles (Chas.) Zacha Jr et l’assistant réalisateur John Benson. Les techniciens du film Millennium 12 sont aussi ceux de la série et les studios de tournage de Braden International sont évidemment ceux de Paramount, où a été tournée l’intégralité de l’épisode à l’exception de la dernière séquence de magie, le tour du coffre-fort immergé, filmée dans la piscine du Town House de Los Angeles.

Et le dernier plan de la série est… l’aigle-chouette, sur lequel s’éteint la lumière de l’appartement de Tony Blake.

 

 

 

Tag(s) : #Guide d'épisodes, #Guide d'épisodes 1970s
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