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Guide réalisé par Thierry Le Peut
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Saison 3
(1978-1979)
3.01 The Last Six Hours
NBC, 21 septembre 1978
Producteur exécutif Peter J. Thompson
Ecrit par Steven Greenberg & Aubrey Solomon
Réalisé par Corey Allen
![]() Entre le travail et l'amour (Sharon Acker)... |
![]() ... il faut sauver aussi ses amis (Robert Ito) ! |
Quincy est en route pour les vacances avec Barbara, quand une Mercedes les double en faisant des embardées avant de quitter la route. La conductrice est morte et Quincy pratique lui-même l’autopsie, qui le laisse perplexe : il ne découvre aucune explication à la mort de cette femme, Julie. Elle vivait avec Justin DeWilde, propriétaire d’un vaste domaine peuplé d’animaux sauvages, et venait de subir un avortement après avoir rompu avec son précédent petit ami, le mécanicien Joe DiCenzio. C’est sur lui que se portent les soupçons de la police quand on découvre que les freins de la voiture avaient été sabotés : or, c’est lui qui venait de s’en occuper. Il avoue d’ailleurs dès son arrestation. Mais Quincy n’est pas satisfait pour autant, car selon lui ce n’est pas l’accident qui a tué Julie, mais une affection inconnue qui a causé son malaise au volant. Il examine en vain la voiture avec Sam, après la mort d’un policier qui l’avait lui aussi examinée.
Finalement, Quincy se résout à reprendre son congé interrompu. C’est sur la route qu’il apprend que Sam, à son tour, est victime de la même affection. Il est déjà à l’hôpital, mourant. Il faudra un nouvel examen minutieux de la voiture de Julie pour découvrir une substance sur le volant, qui conduit Quincy dans le laboratoire de DeWilde. La substance, en effet, est un venin, extrait de l’un des serpents dangereux que DeWilde possède…
L’énigme de la femme morte dans un accident mais pas de l’accident. Les recherches de Quincy occupent l’essentiel de l’intrigue, qui vaut aussi par la mise en danger de Sam, entre la vie et la mort durant le dernier acte. On retiendra les moqueries de Brill et d’un ami photographe au Danny’s, après que Quincy a prétendu que c’était la voiture qui avait tué sa conductrice, sans trouver de preuve étayant cette étonnante affirmation. Et l’étonnement de Monahan devant la capacité de Quincy à séduire : « Qu’est-ce que les femmes vous trouvent ? » Réponse de Quincy, en forme de constat ou d’incompréhension partagée : « Je suis irrésistible ? » Quoi qu’il en soit, Barbara, affrontée (comme d’autres avant elle) à l’incapacité de rivaliser avec le travail de son compagnon, elle finit par jeter l’éponge, non sans offrir à Quincy un dernier baiser : « Tu ne sais pas ce que tu perds ! »
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3.02 Speed Trap
NBC, 12 octobre 1978
Producteur exécutif Peter J. Thompson
Adaptation de Steve Greenberg & Aubrey Solomon, histoire de Pamela D. Glasser
Réalisé par Ronald Satlof
![]() Quincy et l'enquêtrice Judy Feldner |
![]() Quincy et Sam au labo |
Le coureur automobile Kevin Bannon meurt dans un accident de circuit. Accident ? En pratiquant l’autopsie, Quincy trouve des traces d’amphétamines dans son sang, or son chef mécanicien Chick Thomas affirme que Kevin ne se droguait pas et avait un régime sévère. Un régime qui, selon Quincy, révèle une hypoglycémie sérieuse ; or, hypoglycémie et amphétamines, c’était la mort assurée sur le circuit. Quincy cherche la vérité auprès des proches de la victime, notamment son épouse Sherry, avec laquelle il ne s’entendait plus et qui a pour amant un autre pilote, Mark Hellman, dont la carrière pourrait profiter de la mort de Bannon. Quand, dans son vestiaire, on découvre tout le matériel nécessaire pour introduire dans une orange consommée par Bannon – et dont Quincy a retrouvé les restes dans les poubelles – les amphétamines absorbées malgré lui par le défunt, Hellman apparaît évidemment comme le coupable idéal. Il s’en défend auprès de Quincy, quelques minutes avant d’avoir à son tour un accident mortel… qui a été provoqué par un sabotage, comme le découvre très vite le médecin légiste en autopsiant… les pneus de son véhicule. Hellman affirmait aussi être en mesure de désigner le vrai coupable. C’est donc à ses propres analyses et déductions que Quincy doit s’en remettre pour espérer confondre le ou les responsable(s) de la mort de Bannon et de Hellman…
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Un scénario cousu de gros fil blanc, construit comme une énigme mais sans finesse et avec une dose conséquente d’invraisemblance. Quincy assiste à la mort du coureur automobile à la télévision avant d’être désigné pour faire l’autopsie et de s’improviser lui-même détective pour traquer la vérité à partir d’indices succincts. A la fin de l’épisode, le Lt Monahan félicite d’ailleurs le médecin légiste pour son « excellent travail de détective », l’invitant à le rejoindre au département homicide de la police. On ne peut mieux souligner la frontière ambiguë entre le travail du médecin légiste et la violence que lui font les scénaristes pour donner vie à une enquête policière. En examinant aussi bien des épluchures d’orange recueillies dans les poubelles – qu’il a poursuivies en voiture -, des pneus de voiture de course et des cadavres (ce qui correspond mieux à sa fonction « normale »), Quincy sort complètement de ses attributions. Une grande part du scénario est donc consacrée à ses rapports parfois orageux avec son supérieur Asten, pour étoffer l’ensemble, et un personnage superflu est introduit pour créer quelques situations de conflit en la personne de l’enquêtrice d’assurances Judy Feldner. Un épisode très convenu et secondaire dans la série.
3.03 A Test for Living
NBC, 19 octobre 1978
Producteur exécutif Peter J. Thompson
Adaptation de Patrick Mathews et James Rosin & Jack Klugman, histoire de Jack Klugman
Réalisé par Ronald Satlof
![]() Quincy et le petit Timmy (David Hollander) |
![]() Timmy et ses parents (K. J. Peters et S. Groom) |
Quincy et Sam doivent pratiquer l’autopsie d’un enfant de huit ans retrouvé mort après s’être enfui d’un établissement pour handicapés mentaux. Ils sont surpris, ce faisant, de ne trouver chez cet enfant aucun signe de son retard mental, au point que Quincy demande l’avis d’expert du Dr Herb Schumann. Celui-ci estime que l’enfant n’était peut-être pas attardé mais autiste, et raconte à Quincy combien il est difficile de reconnaître et de faire admettre l’autisme, ce qui explique que bien des enfants autistes soient placés dans des institutions pour handicapés mentaux alors qu’ils auraient la capacité d’apprendre si seulement on les détectait. Il propose à Quincy de voir un petit garçon qu’il a eu l’occasion de rencontrer, Timmy Carson, que le Dr Elliot Phillips, directeur d’un centre pour les autistes, a rejeté de son programme annuel en estimant qu’il n’était pas autiste.
En voyant ce garçon, en parlant avec ses parents Mary et David, qui l’aiment sincèrement mais sont parvenus à un tel degré d’impuissance et de désespoir qu’ils veulent le faire admettre dans un institut, Quincy décide de voir Elliot Phillips et de plaider pour qu’il fasse passer de nouveaux tests à l’enfant. Devant le refus, certes argumenté mais irritant, de Phillips, Quincy s’adresse à Austin Barnes, le conseiller responsable de l’institut médico-légal aussi bien que du programme dont s’occupe Phillips, et le persuade de faire pression sur Phillips. Il lui faut ensuite convaincre les Carson d’ouvrir encore une fois leur cœur à une lueur d’espoir.
Malheureusement, les tests, pratiqués par le Dr Green, ne sont pas concluants et Quincy, déprimé, se retrouve au Danny’s devant un verre avec le Dr Schumann. C’est en voyant Danny jouer avec des jetons et expliquer qu’il aime prendre son temps après la fermeture que Quincy a une illumination : et si Timmy, lui aussi, avait besoin de plus de temps que n’en prévoient les tests ? Il n’est pas facile, cette fois encore, de convaincre le Dr Green de revoir le garçon, à l’insu de Phillips ; Quincy insiste pour qu’elle oublie le chronomètre et laisse à Timmy le temps dont il a besoin. L’expérience semble aussi peu concluante que la première fois. Jusqu’à ce que, contre toute attente, alors qu’on s’est détourné de lui, Timmy se mette à faire rapidement ce qu’il a refusé de faire quand on le pressait. La preuve est faite qu’il est capable de réaliser les tests. Phillips admet volontiers son erreur de jugement et promet d’envisager l’admission de Timmy pour l’année suivante…
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Le premier acte est très didactique, donnant au spectateur les éléments médicaux nécessaires à la compréhension de la différence entre retard mental et autisme. La connaissance et la description de l’autisme étaient encore en construction à l’époque et il fallut attendre les années 1980 pour qu’elles progressent de façon significative. Le scénario souligne la méconnaissance des personnels soignants et des médecins non pour les accabler mais pour montrer le besoin d’information et de formation en la matière. Le Dr Schumann insiste sur le combat à mener contre les médecins eux-mêmes pour changer leur regard sur l’autisme (c’est, dit-il, pire que de se battre contre la Mairie – une phrase qui prend plus de sens encore si l’on se souvient que c’est précisément ce combat contre le City Hall qui constituait le cœur du tout premier épisode de Quincy M.E.). Le Dr Phillips, même s’il fait figure d’opposant à Quincy-le-croisé, est dépeint comme un homme sincère mais conduit par le manque de temps et de moyens notamment à camper sur ses positions, admettant de possibles erreurs de jugement mais les considérant comme inévitables. Même s’il montre du scepticisme et de l’irritation devant l’obstination de Quincy – dont on comprend aisément qu’elle puisse passer pour de l’arrogance -, il vient finalement à résipiscence et ouvre in fine la porte qu’il avait auparavant refermée.
L’épilogue démontre l’attention que porte Quincy à son entourage et notamment aux enfants : il offre un gâteau d’anniversaire confectionné tout exprès à la petite Lisa, la sœur de Timmy, qui avait dû renoncer à sa fête d’anniversaire à cause d’une crise soudaine de Timmy. La petite Lisa est interprétée par Tracey Gold, future Carol Seaver de Quoi de neuf docteur ?
3.04 Death by Good Intentions
NBC, 26 octobre 1978
Producteur exécutif Peter J. Thompson
Ecrit par Robert Crais, histoire de Howard Dimsdale et Michael Halperin
Réalisé par Ronald Satlof
![]() Le Dr Taylor (Roger Robinson) et le Dr Banning |
![]() Quincy face au Dr Banning (Pernell Roberts) |
Un patient du Pratt General Hospital, décédé quelques heures après une opération, finit sur la table d’autopsie de Quincy, qui pense déceler la responsabilité du médecin qui a traité le patient à son arrivée aux Urgences et lui a administré un médicament responsable de l’hémorragie qui a tué le malade. Aussi Quincy se rend-il au Pratt où il parle au chef du service chirurgie, Frank Matthews, qui fut l’un de ses maîtres vingt ans plus tôt, ainsi qu’au médecin mis en cause, Eric Taylor. Celui-ci est arrivé au Pratt grâce au programme de discrimination positive dont Matthews est l’un des plus ardents défenseurs, comme son collègue le Dr Moran, également employé au Pratt. Matthews soutient Taylor et demande à Quincy de procéder à de nouvelles analyses avant de délivrer ses conclusions. Mais le directeur du Pratt Hospital, Chester Banning, n’attend pas ; personnellement hostile à la discrimination positive, qu’il voit comme un privilège injuste, il estime que l’image de l’hôpital est en jeu et décide de suspendre le Dr Taylor. Quincy, à la lumière de nouvelles analyses, se range à l’avis de Matthews et pense que quelqu’un a délibérément administré à la victime le médicament qui a causé l’hémorragie puis l’arrêt du cœur. La difficulté, cependant, est de le prouver. Et Matthews, afin de sauver Taylor mais aussi le programme de discrimination positive, endosse publiquement la pleine responsabilité de la mort du patient. Taylor est réintégré mais Matthews suspendu. Quincy, lui, après la mort d’un autre patient, découvre l’identité de la personne qui, au sein du personnel soignant, a pris l’initiative de décider qui doit vivre et mourir, estimant que les lits de l’hôpital, débordé de patients, sont plus utiles à certains qu’à d’autres, dont les jours sont de toute façon comptés. Mais c’est une grande responsabilité que de l’accuser…
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Le programme de discrimination positive (affirmative action en anglais) a été créé dès 1961, durant les luttes pour les droits civiques, par le Président Kennedy. Il est au cœur de ce scénario où sont en jeu couleur de peau et compétences médicales, l’enquête de Quincy (qui une fois encore se transforme, bien au-delà de ses prérogatives, en détective) se déroulant sur fond de politique autant que de science. Pernell Roberts incarne un directeur d’hôpital lui-même hostile à la discrimination positive, qui a permis au Dr Taylor d’intégrer son établissement, estimant que la couleur de peau se substitue aux qualités réelles des candidats à l’embauche ; dans son discours à Quincy, le personnage réagit en fait à un avantage à ses yeux indu dont lui-même, blanc, n’a pas bénéficié dans sa carrière. Sans donner dans le manichéisme, le scénario donne la parole à cet adversaire autant qu’aux défenseurs de la discrimination positive. Ayant exercé plus de vingt ans, le Dr Matthews n’en a pas bénéficié lui-même mais il considère que c’est un programme nécessaire à la promotion des gens de couleur, dont les qualités autrement ne seront jamais mises en avant.
Le scénario s’appuie sur un autre thème qui reste actuel presque cinquante ans après : l’assassinat de malades par un soignant qui s’arroge le droit de vie et de mort au nom de « priorités » personnelles. Le thème permet la résolution de l’intrigue mais porte sa propre résonance.
Réponse de Quincy à une remarque de Sam : « Si ce n’est pas le cas, Sam, j’embrasserai ta Tante Sally. »
L’année suivante, Pernell Roberts allait inaugurer le personnage de la série éponyme Trapper John M.D., devenant à son tour le héros d’une série médicale qui durerait sept saisons.
Monahan et Brill apparaissent dans la dernière scène et l’épilogue, Danny dans l’épilogue uniquement.
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3.05 Images
NBC, 2 novembre 1978
Producteur exécutif Peter J. Thompson
Adapté par Aubrey Solomon & Steve Greenberg, histoire de Ray Danton
Réalisé par Ray Danton
![]() Quincy confronte Jessica Ross (Jessica Walter) |
![]() Quincy demande l'aide d'une Soeur (Peggy McCay) |
Jessica Ross, célèbre présentatrice d’un show télévisée, s’est isolée dans un bungalow pour travailler, ce soir-là, quand quelqu’un frappe à sa porte. Elle ouvre et se retrouve face… à elle-même. Une femme en tout point identique à elle la regarde, avant de jeter un paquet dans la pièce et de s’enfuir. Le paquet est une bombe, qui explose et enflamme la pièce. Quincy est appelé par la police pour procéder au premier examen du corps calciné retrouvé après l’extinction du feu. Le producteur du show de Jessica Ross, Roy Gordon, le presse de confirmer l’identité de la morte : s’agit-il bien de Jessica Ross ? Quincy pratique l’autopsie et compare ses observations avec les dossiers médicaux de Jessica Ross. Il est bientôt en mesure de confirmer, lors d’une conférence de presse, que la défunte est bien Jessica Ross. Quelle n’est donc pas sa surprise, comme celle d’Astin et des journalistes présents, lorsque Roy Gordon fait son entrée avec… Jessica Ross, bien vivante !
Quincy ne peut croire à une erreur, bien que ce soit l’évidence pour tout le monde. La dentition, certaines spécificités osseuses, le groupe sanguin, tout concorde à l’identification de Jessica Ross. Mais comment nier que celle-ci se tient devant les caméras, pratiquant son métier comme tous ses collaborateurs l’ont toujours vue le faire ? L’improbabilité d’une imposture aussi parfaite incite Quincy à accepter de reconnaître son erreur devant les caméras, invité par Jessica elle-même dans son émission. Et pourtant… Ne parvenant pas à faire taire ses doutes, et contre les mises en garde d’Astin, Quincy insiste. Même mis à pied par le conseil d’administration du bureau du coroner, il persiste et se met à fouiller dans la vie de Jessica Ross et dans celle de Katherine Benton, sa secrétaire, soudainement disparue quelques mois plus tôt, sans aucune explication…
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Le scénario est aussi improbable que l’erreur médicale commise par Quincy. Mais il s’inscrit dans la tradition du récit à mystère mâtiné de conte noir (une religieuse invoque les auspices de Dashiell Hammett, Ellery Queen, Agatha Christie et Edgar Allan Poe), celui que racontera Quincy lui-même à Jessica Ross (est-ce bien elle ?) à la fin de l’épisode. « Il était une fois… deux sœurs jumelles monozygotes, séparées à la naissance, l’une gratifiée de tous les succès, l’autre au contraire en étant privée… » Et si, en découvrant la première, une fois devenue adulte, l’autre avait décidé de prendre sa revanche sur la vie ? C’est le réalisateur et acteur Ray Danton qui a conçu cette histoire ensuite développée par le tandem Greenberg & Solomon. Improbable sans doute, mais suffisamment intrigant pour soutenir l’intérêt.
L’occasion, aussi, de voir Astin presque supplier Quincy de ne pas faire de vagues, avant de lui annoncer, les larmes aux yeux, qu’il a été licencié.
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3.06 Even Odds
NBC, 9 novembre 1978
Producteur exécutif Peter J. Thompson
Ecrit par Pamela Glasser
Réalisé par Ray Danton
![]() Quincy est entre la vie et la mort |
![]() et Astin mène l'enquête avec Sam. |
Quincy et Sam sont sur une scène de crime : un barman, Peters, a été tué au cours d’une attaque à main armée. Holmes, le propriétaire du lieu, raconte comment l’agresseur a opéré, avant de s’enfuir en laissant son revolver, et les policiers ramènent bientôt l’assaillant. Celui-ci panique, saisit l’arme et se met à tirer au hasard ; les policiers répliquent et l’assaillant est abattu. Mais Quincy a lui aussi reçu une balle dans la poitrine et il est transporté à l’hôpital dans un état grave. Le Dr Richards demande à Astin de prendre une décision immédiate quant à l’opération, très risquée. Astin donne le feu vert. L’état de Quincy reste cependant critique, même après l’opération, car la balle s’est fragmentée en une quinzaine de morceaux à l’intérieur de son corps.
Astin et Sam se plongent dans le travail pour s’occuper et contenir leur inquiétude. L’autopsie de Peters donne des résultats qui donnent à réfléchir, et Sam se souvient que Quincy avait commencé à s’étonner, sur place, de la nature des blessures du barman, atteint deux fois. C’est la seconde blessure qui lui a été fatale, mais elle ne coïncide pas avec le récit qu’a fait Holmes des événements. Peters s’est effondré derrière le bar après le premier coup de feu et il est improbable que l’agresseur ait pu lui tirer dessus une seconde fois. C’est le souvenir d’affaires précédentes qui fournit à Astin et Sam des éléments pour comprendre ce que Quincy avait déjà commencé à comprendre, et ils en viennent à soupçonner Holmes d’être le véritable meurtrier de Peters, mais aussi l’auteur du coup de feu qui a placé Quincy entre la vie et la mort. Il faut cependant trouver les preuves qui donneront corps à l’intuition…
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Motif récurrent dans la plupart des séries, la mise en danger du héros donne l’occasion à son entourage, alliés comme antagonistes, de révéler la profonde amitié qui lie chacun au protagoniste menacé. Astin, Sam et Monahan portent chacun une part de culpabilité, le premier parce qu’il a autorisé l’opération dont l’issue sera peut-être la mort de Quincy, les deux autres parce qu’ils étaient présents au moment de la fusillade. On ne peut évidemment avoir aucun doute sur la survie finale du héros, ce qui rend la tension artificielle, mais la façon de confier l’enquête à Sam et Astin tout en la faisant diriger toujours par Quincy, indirectement, est une astuce qui rend le scénario efficace.
Pendant que Quincy est entre la vie et la mort, ce sont Astin et Sam qui enquêtent. Mais le coroner n’en reste pas moins présent car il apparaît dans les trois séquences de retour en arrière et ce sont ses déductions qui dirigent la progression de ses avatars. Les trois enquêtes antérieures, réduites à quelques minutes, sont des affaires inédites, non des extraits d’épisodes précédents.
Où l’on découvre que Joseph Roman, qui incarne le Sgt Brill, est un adepte de la musculation, ce que son invariable costume trois pièces ne montre pas la plupart du temps.
3.07 Dead and Alive
NBC, 16 novembre 1978
Producteur exécutif Peter J. Thompson
Ecrit par James Rosin
Réalisé par James Benson
![]() Une soeur inquiète (Ayn Ruymen) |
![]() et une mère en colère (Priscilla Pointer) |
Quincy essaie d’obtenir une identification positive d’un corps calciné qui pourrait être celui de Peter Neilson. Le jeune homme était censé conduire le van qui a explosé dans une station service. Sa sœur, Carol, est terriblement inquiète. Quand son collègue odontologue Fred Webber confirme, sur la base des examens dentaires, qu’il s’agit bien de Peter Neilson, Quincy en informe la sœur… qui lui répond qu’elle vient de parler à son frère au téléphone cinq minutes plus tôt ! Il demandait de l’aide et semblait très mal en point. Quincy, tout en continuant les examens, essaie de localiser le jeune homme. La relation avec Carol et sa mère n’est pas des plus faciles, cependant, car mère et fille se disputent et la mère, pleine de rancœur à l’égard de ses enfants, est surtout en attente d’une réponse définitive. Elle finit par déclarer que son fils est mort quand l’employeur de Peter, Stanton, lui dit que c’est la condition pour toucher les 20.000 $ de son assurance-vie. Stanton, cependant, a un intérêt dans la suspension de l’enquête de Quincy, qui empêche la police de classer le dossier : Peter en effet transportait de la drogue pour Stanton, qui a piégé le van du jeune homme car il devenait gênant pour son trafic.
Le Dr Webber arrive finalement à la conclusion que les fragments dentaires retrouvés dans la carcasse du véhicule n’appartiennent pas à Peter Neilson. Une autre personne conduisait le van et Peter était assis sur le siège passager, qui a été éjecté lors de l’explosion. Quincy recrute donc Sam et Danny pour explorer les environs de la station service, sans succès. Puis il recrute une psychiatre, le Dr Rivlin, et un médecin, le Dr Reisman, pour tenter de tirer quelque chose des paroles prononcées par Peter au téléphone. Cette fois, ils en arrivent à l’hypothèse qu’il pourrait s’être réfugié dans une décharge municipale. Et c’est là, en effet, que Quincy et Sam le découvrent, dans une carcasse automobile dont il a dû s’extraire pour utiliser le téléphone de la cabane de l’employé, en évitant d’être vu parce qu’il se croyait traqué par des hommes qui voulaient sa mort. De fait, deux employés de Stanton essaient d’empêcher le sauvetage du jeune homme…
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Le titre annonce le gimmick (Peter Neilson est à la fois mort et vivant) mais le scénario parvient à maintenir l’intérêt jusqu’au dénouement, notamment par le portrait en demi-teinte de la famille de la victime, qui prend le contre-pied de la détresse partagée et attendue en mettant en jeu des sentiments complexes. La résolution prend donc deux formes, le sauvetage du jeune Peter Neilson et la réconciliation de sa famille autour de lui.


En haut : Harry Townes et Jack Klugman. En bas : Jack Klugman et Garry Walberg.
3.08 No Way to Treat a Body
NBC, 30 novembre 1978
Producteur exécutif Peter J. Thompson
Ecrit par Robert Crais et Bill Seal
Réalisé par Ronald Satlof
![]() Quincy et son amie Ginny (Marj Dusay) |
![]() Bibi Osterwald et Malcolm Atterbury |
Quincy aide son amie, Ginny Drake, à emménager dans un appartement pour le moins insolite : une chambre sous les toits d’une maison antique tout droit sortie d’un film d’horreur Universal ! Le genre d’endroit où l’on s’attend volontiers à rencontrer un fantôme. Et pourquoi pas deux momies ? C’est bien ce que découvre un soir Ginny en suivant soln chat Harold dans un coin abandonné de la maison : là, autour d’une table, deux corps momifiés qui patientent depuis une vingtaine d’années. Comme ils ont encore sur eux leurs papiers, il est facille à la police d’identifier Esther Hardwicke et Bella Stranowski, deux des célèbres Sœurs Muldoon. Problème : si elles sont mortes depuis vingt ans, qui a touché leurs chèques de retraite jusqu’au mois dernier ? La réponse va presque de soi : Ruth Kaufman, la propriétaire de cette maison où cohabitent plusieurs locataires et l’amour de Ruth, Raymond. Ruth était la troisième sœur Muldoon, et la quatrième ne tarde pas à être retrouvée… en compagnie d’un quatrième corps momifié, celui d’Ethel Murphy, que Ruth ne portait pas dans son cœur. Si les sœurs Muldoon sont mortes de causes naturelles, ce n’est pas le cas d’Ethel, qui a été étranglée… mais aussi empoisonnée. Voyant Ruth accusée de meurtre, Raymond avoir tué Ethel, lors d’une dispute. Mais les observations de Quincy démentent ce que Raymond tient pour acquis : la dispute n’a pas tué Ethel, quelqu’un d’autre a terminé le travail. Tandis qu’Astin, fasciné par ces corps momifiés dans un grenier, négocie leur achat par un musée, Quincy mène l’enquête. Et si le véritable meurtrier d’Ethel Murphy était encore locataire de la maison ?…
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La maison des studios Universal se prête à un mystery qui ne se prend pas au sérieux et recourt joyeusement aux ficelles du genre. Chat noir et grenier « hanté » côtoient des momies et un meurtre vieux de vingt ans, le tout porté par de charmants vieillards.
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3.09 A Night To Raise the Dead
NBC, 7 décembre 1978
Producteur exécutif Peter J. Thompson
Adaptation de Michael Halperin, histoire de Peter J. Thompson
Réalisé par Gene Nelson
![]() Quincy et Monahan par temps de pluie |
![]() Greg Morris et Robert Ito |
Une tempête provoque l’apparition d’un cadavre… et de plusieurs cercueils dans une rue pavillonnaire des hauteurs de Los Angeles. Plus inquiétant : le cadavre est porteur de la fièvre typhoïde et Quincy, mandé sur place par le Lt Monahan, craint une épidémie si des mesures ne sont pas prises très vite. Or, une fois la rue examinée et nettoyée, l’équipe médicale d’urgence reçoit l’ordre de quitter les lieux, sans chercher plus loin. Quincy refuse, lui, de s’en tenir là et découvre que les cercueils proviennent d’une partie affaissée d’un cimetière située au sommet d’une colline. Problème : le premier mort qu’il a examiné et qui était atteint de typhoïde est mort depuis une ou deux semaines et personne n’est censé avoir été enterré là dans cet intervalle. Quincy craint que d’autres corps ne soient encore en circulation et ne diffusent la maladie. Il découvre par ailleurs que le cimetière est géré par une association religieuse derrière laquelle se cache en fait David Brady, un politicien en vue, qui use de son influence pour couper court à toute enquête. Quincy doit donc lutter contre les résistances pour imposer des mesures d’urgence et découvrir lui-même qui était le malade de la typhoïde et pourquoi on n’a aucune trace de son inhumation. C’est dans les quartiers pauvres où vivent des immigrés sans papier qu’il trouve la réponse, et dans une entreprise qui les emploie. Quatre ouvriers sont en fait décédés dans la même période. Il faut donc retrouver les cadavres et éliminer le risque de contamination. Ensuite viendra le temps de régler le sort du politicien Brady…
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Tout commence par une tempête mémorable et une rue envahie par la boue… et les morts. Vision de film d’horreur, commente Monahan. Point de départ, surtout, d’une enquête qui fait de nouveau de Quincy un croisé en lutte contre les magouilles, la dissimulation et l’incurie. Le scénario est mené sans temps mort et sans recherche du sensationnel, avec une efficacité qui met en avant la corruption et l’exploitation des travailleurs immigrés. Asten se montre un auxiliaire efficace de la croisade de Quincy, ce qui mérite d’être noté.
Greg Morris fait quelques apparitions dans le rôle d’un autre auxiliaire de Quincy, nommé Cliff Collier (en hommage au Barney Collier que Morris incarnait dans Mission : Impossible ?). On croise également Kevin Hagen, qui s’autorise une escapade hors de Walnut Grove (La Petite maison dans la prairie).
3.10 A Question of Death
NBC, 4 janvier 1979
Producteur exécutif Peter J. Thompson
Adaptation de Aubrey Solomon & Steve Greenberg, histoire de Peter J. Thompson & Robert Crais et Aubrey Solomon & Steve Greenberg
Réalisé par Ray Danton
![]() De la salle d'opération... |
![]() ... au prétoire : Quincy en scène. |
Suivant la procédure légale, Quincy, en sa qualité d’officier de médecine légale, donne son accord pour prélever les organes de Jack Murphy, en mort cérébrale après un grave accident de moto. Le foie doit être transplanté à Andrew Corey. Mais un avocat, Raymond Morrison, encourage les parents de Murphy à attaquer Quincy en justice en l’accusant d’avoir indûment déclaré leur fils mort. Quincy apprend par ailleurs que le foie est finalement allé à un autre malade, un millionnaire, donateur de l’hôpital. Bien que le directeur de l’hôpital, Peterson, affirme que le millionnaire était tout aussi prioritaire que M. Corey, Quincy ne peut manquer de stigmatiser ce choix qui prive Corey d’une chance de survie. Se sentant responsable de la déception de Corey et de sa femme, qui ont une petite fille qui attend impatiemment la guérison de son père, Quincy recherche activement un autre donneur mais se heurte, d’une part aux craintes des services du coroner qui envisagent de se désengager du processus d’autorisation du prélèvement d’organes afin d’échapper aux poursuites judiciaires, d’autre part à la direction de l’hôpital qui refuse d’autoriser toute nouvelle transplantation avant que n’ait été jugée l’affaire Murphy. Quincy presse donc Asten d’accélérer la procédure afin d’être exonéré de tout soupçon et de pouvoir sauver Andrew Corey. Mais l’examen pratiqué par un médecin indépendant, le Dr Williams, en présence d’Asten, ne confirme pas la mort cérébrale que Quincy avait déclarée. L’issue du jugement dépend à présent des examens que supervise Sam Fujiyama, en jouant contre la montre…
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Le scénario entremêle plusieurs enjeux dont chacun est traité avec honnêteté. L’avocat Morrison, en effet, n’est pas dépeint comme un opportuniste cynique mais animé de la conviction sincère qu’il constitue un recours contre de possibles abus de la loi. Quant au directeur de l’hôpital, accusé par Quincy d’avoir donné un organe à un millionnaire plutôt qu’à un autre patient, il se défend par des arguments recevables que même Quincy ne peut se contenter de balayer d’une main en faisant valoir son indignation morale. Par cette façon de présenter les arguments contradictoires et par sa répartition entre hôpital et cour de justice, le scénario préfigure les séries de David E. Kelley, en laissant ici le soin de plaider à Quincy plutôt qu’aux avocats.
En apprenant que Jack Murphy ne portait pas de casque sur sa moto, Quincy déclare au Dr Monroe que le port du casque devrait être obligatoire. Il ne l’était pas, en effet, en Californie à l’époque de la diffusion, et ne le sera qu’à partir des années 1990 (California Vehicle Code Section 27803).
![]() Jack Klugman et Ed Grover |
![]() Robert Ito et Marc Scott Taylor |
3.11 House of No Return
NBC, 11 janvier 1979
Producteur exécutif Peter J. Thompson
Adaptation de Aubrey Solomon & Steve Greenberg, histoire de Deborah Klugman & Steve Greenberg
Réalisé par Harvey Laidman
![]() Quincy et le Dr Maxwell (James McEachin) |
![]() Alex Henteloff face à Joseph Ruskin |
Quincy et Sam pratiquent l’autopsie de Barlow, pensionnaire de l’hôpital psychiatrique de Willowdale, mort des suites d’une bagarre. Ils constatent de nombreuses fractures et marques attestant de combats fréquents, ce qui correspond à la description faite de Barlow, que le personnel soignant avait toutes les peines à empêcher de se battre. Mais sa mère, Emily Barlow, prétend, elle, que l’on forçait son fils à se battre dans des combats organisés par le personnel et qui faisaient l’objet de paris. Quincy promet d’enquêter sur ces accusations et se rend à Willowdale avec Astin. Le directeur de l’établissement, le Dr Hank Morris, leur fait visiter l’hôpital et se dit très surpris des accusations de Mrs Barlow, refusant de croire que de telles pratiques puissent avoir cours sans qu’il en ait jamais rien su. Quincy n’est qu’à demi convaincu et obtient de Morris l’autorisation de venir une fois par semaine prêter son concours au médecin de l’hôpital, le Dr Maxwell, curieux, dit-il, de découvrir un environnement inconnu pour lui. Il peut ainsi se rendre compte de la difficulté du travail de Maxwell mais aussi rencontrer un patient, Bill Carruthers, qu’une inadaptation chronique au monde extérieur a confiné à Willowdale durant dix-neuf années. Rien cependant ne permet à Quincy de confirmer les dires de Mrs Barlow. Jusqu’à ce qu’un second patient, Hal Benson, arrive sur sa table d’autopsie. Il semble avoir succombé à une crise cardiaque foudroyante mais rien, cette fois encore, ne permet de déterminer une autre cause à sa mort. A Willowdale, cependant, Bill Carruthers apprend que l’un des chefs du personnel, Rawlins, a découvert qu’il avait subtilisé plusieurs rouleaux de pellicule dans le laboratoire de photographie ; Carruthers s’en est servi pour prendre de nombreux clichés des exactions de Rawlins et d’autres membres du personnel, notamment les combats organisés. Effrayé par les menaces de Rawlins, Carruthers s’enfuit et se réfugie auprès de Quincy, à qui il remet les photographies qu’il a emmenées avec lui. Quincy, indigné, en réfère à Herb Saunders, un enquêteur de l’Etat, puis soumet les clichés à Morris. Ce dernier promet de faire la lumière sur les faits. En réalité, il est lui-même complice et fait disparaître les preuves, coupant court à toute enquête. Craignant pour la vie de Carruthers, que Morris a fait ramener à Willowdale, Quincy cherche désespérément à trouver de nouvelles preuves lui permettant d’entrer à nouveau dans l’établissement psychiatrique…
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Quincy se fait une nouvelle fois détective pour enquêter sur des accusations de mauvais traitements au sein d’un hôpital psychiatrique. Le scénario emprunte le motif classique des exactions commises derrière les murs de lieux fermés, hôpital ou prison, dans la foulée de Vol au-dessus d’un nid de coucous ou Brubaker. C’est l’occasion d’une séquence où Quincy découvre humblement le quotidien d’un médecin généraliste en hôpital psychiatrique, avant d’endosser sa cape de croisé pour ouvrir les yeux des autorités compétentes sur une réalité difficile à prouver, impliquant mensonges et meurtres de la part du personnel de l’hôpital.
Monahan et Brill ne font qu’une apparition, dans le dénouement, pour emmener les coupables.
3.12 A Small Circle of Friends
NBC, 18 janvier 1979
Producteur exécutif Peter J. Thompson
Adapté par Steve Greenberg & Aubrey Solomon, histoire de Jack Morton et Steve Greenberg & Aubrey Solomon
Réalisé par Peter J. Thompson
![]() Quincy et Marsha (Jo Ann Pflug) |
![]() Quincy et le Lt Monahan (Garry Walberg) |
Quincy et Sam pratiquent une autopsie sur une femme encore non identifiée, poignardée à plusieurs reprises à l’aide d’un objet incertain. Puis ils voient arriver le corps d’un footballeur célèbre, Joe Ramsey, mort d’une rupture d’anévrisme. Les examens révèlent cependant autre chose : il avait une maladie vénérienne. Il est essentiel de découvrir comment il l’a contractée et de rechercher les personnes qui pourraient en être atteintes. Sa veuve, Laura, n’ignorait pas les nombreuses aventures de son mari, ce qui oblige le Ministère de la Santé à inciter les prostituées de la ville à se faire examiner rapidement. Laura Ramsey elle-même consulte son médecin afin de vérifier qu’elle n’est pas atteinte. Quincy, qui enquête avec les agents du Ministère, parvient à retrouver Gabrielle Martin, la dernière prostituée avec laquelle Ramsey a passé du temps, et qui se révèle atteinte. Mais il apparaît que ce n’est pas elle qui a transmis la maladie ; c’est l’inverse. C’est alors que l’affaire Ramsey croise un autre dossier : la femme non identifiée autopsiée par Quincy avant le footballeur était elle-même prostituée, et porteuse de la maladie. Et si elle avait été assassinée par l’un de ses clients, furieux qu’elle la lui ait transmise ?…
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Un excellent épisode, qui laisse une large place à la procédure et montre par quels moyens une enquête peut progresser. Une séquence est dédiée au travail patient et assidu des fonctionnaires du Ministère de la Santé à la rencontre des citoyens, dans la rue.
Les maladies vénériennes sont à compter au nombre des sujets difficiles à aborder dans une série des années 1970. Le scénario montre à travers ses personnages la difficulté de seulement mentionner cette affection, à cause de la honte qu’elle véhicule mais aussi des drames personnels qu’elle met potentiellement en jeu. En l’occurrence, les clients de prostituées n’ont aucune envie d’être stigmatisés ou, pire, de risquer des déboires conjugaux si leurs écarts sont révélés.
Jo Ann Pflug incarne une hôtesse de l’air avec laquelle sort Quincy. Celle-ci se montre plus intéressée par les retransmissions sportives à la télévision que par les douceurs que voudrait lui prodiguer Quincy !
3.13 The Depth of Beauty
NBC, 25 janvier 1979
Producteur exécutif Peter J. Thompson
Adapté par Robert Crais, histoire de Robert Crais et Barbara Evans
Réalisé par Ray Danton
![]() Quincy et l'Asst. D.A. Baker (Rudy Solari) |
![]() Donald May et Louise Lewis Fitch |
L’autopsie de Sheila Connors, une femme de 47 ans qui s’est jetée du toit d’un immeuble de dix-huit étages, affecte particulièrement Quincy. Le visage de cette femme présente des cicatrices résultant visiblement d’une intervention chirurgicale qui, selon Quincy, n’aurait jamais dû être pratiquée. Il questionne lui-même le praticien qui a pourtant opéré Sheila Connors, le Dr Emile Green, dont les publicités promettent des résultats extraordinaires dans sa Clinique de la Beauté. Green a délibérément ignoré des spécificités de la peau de la patiente qui auraient dû le dissuader d’opérer. Consterné, Quincy s’adresse à l’assistant du D.A. Baker qui lui présente un chirurgien esthétique, le Dr Walt Mitchell. Celui-ci dispose de quatorze dossiers mettant en cause le Dr Green qui, apprend-il à Quincy, n’est pas spécialisé dans la chirurgie plastique mais dans la gynécologie. Malgré cela, il est autorisé à diriger la Clinique de la Beauté et aucune des plaintes ou des signalements enregistrés contre lui n’a jusqu’ici suffi à obtenir une autre décision de justice que 500$ d’amende. Baker se dit incapable de porter l’affaire Sheila Connors devant un tribunal. Quand la mère d’une autre patiente de Green, Sissy Rand, décédée de septicémie après une opération pratiquée par le charlatan, apporte son témoignage, Baker reste pessimiste car les preuves manquent. Le signalement effectué par le Dr Astin auprès du Conseil des médecins a bien été pris en compte mais ne sera sans doute pas traité avant une année, durant laquelle le Dr Green sera toujours autorisé à sévir. Révolté, Quincy croit trouver un atout en Dorrie Larkin, une actrice hier célèbre qui vit aujourd’hui en recluse : le Dr Green l’a opérée et l’a laissée défigurée. Mais elle refuse de paraître en public et d’exposer son cas. Jusqu’à ce que le procès finalement intenté par Baker, sur la promesse de Quincy d’une mobilisation publique exceptionnelle, se solde par un non-lieu. Le juge Sheldon Monroe explique lui-même à Quincy pourquoi les éléments du dossier ne l’autorisent pas à condamner le Dr Green. Quincy retourne alors voir Dorrie Larkin dans l’espoir de la convaincre qu’elle est l’unique espoir de donner suffisamment d’écho à cette affaire pour empêcher Green de nuire à d’autres femmes…
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Un épisode exemplaire dans la description de Quincy en croisade, remuant ciel et terre, de bureaux en administrations, pour réveiller les consciences et bousculer les lois elles-mêmes. Emporté par ses convictions et sa révolte sincère, Quincy peut se montrer injuste (envers l’assistant du procureur par exemple) et ne pas tenir ses propres promesses, mais capable aussi de faire amende honorable, comme de prendre des risques personnels en bravant un juge ou en risquant une condamnation en justice. Ses états d’âme entraînent un climat difficile pour ses collaborateurs au travail mais c’est aussi sa détermination qui emporte finalement le morceau et fait bouger les lignes ; with a little help of a friend (en l’occurrence l’actrice Dorrie Larkin). Dans ce combat, il reçoit le soutien inconditionnel du Dr Astin.
La séquence qui montre Dorrie Larkin (Jane Greer) dans ses grandes années, lors du late show d’Eddie Carlton (Joey Foreman), est issue de l’épisode de Bonanza « The Julia Bulette Story » (1959), où Jane Greer donne la réplique au jeune Michael Landon.
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Du premier à l'arrière-plan : Jack Klugman, Marc Scott Taylor et Robert Ito
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Robert Ito, Rudy Solari et John S. Ragin
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Joseph Roman et Jack Klugman
3.14-15 Walk Softly Through the Night
NBC, 1er février 1979
Producteur exécutif Peter J. Thompson
Ecrit par David Moessinger
Réalisé par Paul Krasny
![]() Jack Klugman et A Martinez |
![]() Michael Constantine et Jack Klugman |
Quincy reçoit un appel de son ami Brock Campbell, le clown Oncle Buddy d’une émission pour les enfants, qui lui apprend la mort de son fils de dix-neuf ans, Ted, et lui demande de pratiquer lui-même l’autopsie. Ted est mort des suites d’une chute dans les escaliers et a été laissé sans vie aux portes des Urgences. Mais il était également un drogué et les quantités de méthaqualone que Quincy a découvertes dans son corps sont proprement incroyables. Brock refuse d’abord de croire que son fils ait pu être un junkie sans qu’il se rende compte de rien, depuis des mois voire des années. Quincy, lui, veut découvrir comment l’adolescent a pu avoir accès à de telles quantités de méthaqualone, un médicament vendu légalement dans plusieurs pays du monde mais qui sert de drogue « récréative » et dont les effets mortels sont bien documentés. Il fait la connaissance d’un étudiant en médecine, Marty Herrera, un ami de Ted. C’est à la porte de Marty que Ted est venu frapper peu avant de mourir, et c’est Marty qui l’a laissé aux portes de l’hôpital, sans se faire connaître cependant, par crainte de donner à l’Université (Pacific Western College) un prétexte pour l’accuser. Marty en effet, issu des quartiers hispaniques, donne une partie de son temps pour aider les jeunes drogués et les inciter à décrocher. Mais l’Université n’apprécie pas son action et n’attend qu’une occasion pour le stigmatiser, voire le renvoyer. Quincy est témoin lui-même de l’action compétente et désintéressée de Marty mais la petite amie de Ted, Sandra, elle-même droguée, l’accuse d’avoir au contraire poussé Ted à se droguer. Brock Campbell, de son côté, accepte de regarder la réalité en face et d’aider Quincy à retrouver le médecin qui a prescrit la méthaqualone à son fils. Ils obtiennent son nom par un pharmacien : le Dr Mason Colella, qui tient une clinique dans les quartiers pauvres ; mais ils sont refoulés à l’entrée de la clinique…
Lorsqu’Anita, l’une des junkies qu’il aide, se trouve à court de comprimés, Marty en demande au Dr Colella. L’assistant de ce dernier, Cliff, est témoin d’une partie de leur discussion et voit Marty avec un revolver à la main ; une arme que Marty a prise à l’un des patients de Colella. La nuit suivante, le médecin est trouvé mort dans son cabinet. C’est ce revolver qui a servi à le tuer. La police découvre un lot de méthaqualone chez Marty et l’arrête. Tous les indices le désignent comme le coupable idéal. Il explique à Quincy qu’il s’adressait en effet à Colella pour avoir des comprimés, non pour en faire le trafic mais parce que c’était le seul moyen d’aider les junkies : au lieu d’un sevrage brutal, il les aidait à diminuer la dose progressivement. C’est ainsi qu’il procédait avec Ted, comme avec Anita. Mais c’est bien de trafic que l’accuse le procureur, outre le meurtre du Dr Colella. Quincy est probablement l’un des derniers secours que peut espérer Marty mais s’il accorde sa confiance au jeune homme, quelle preuve peut-il apporter au tribunal ? Quant à Brock, qui avait après tout de bonnes raisons de souhaiter la mort de Colella, il se dit las des ingérences de Quincy dans sa vie et continue de s’accrocher à sa conviction qu’il avait une excellente relation avec son fils alors qu’il était trop accaparé par son travail pour lui accorder une réelle attention…
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L’excellent David Moessinger écrit ce two-parter diffusé en une soirée le 1er février 1979. A Martinez (le futur Cruz Castillo de Santa Barbara, inspecteur dans Les Petits Génies et partenaire d’Ally Walker dans Profiler, à l’époque auréolé de son rôle auprès de John Wayne dans Les Cow-boys, suivi d’une courte série télévisée où il reprenait son rôle en 1974, ce qui explique qu’il soit crédité ici en qualité de Special Guest Star, en plus de ses nombreuses participations à des séries patrmi les plus célèbres de l’époque, comme L’Homme de fer et Hawai Police d’Etat) est le véritable héros de cette histoire, où il occupe une place aussi importante que celle de Quincy lui-même. Dans le rôle du père de la première victime, Michael Constantine trouve également matière à briller, notamment dans sa performance finale au tribunal.
L’addiction aux drogues, la manière d’y répondre (l’Université met un département médical à la disposition des étudiants mais ne traite que ceux qui en font la demande, Marty Herrera plaide pour un programme spécifiquement dévoué à l’addiction mais se heurte au refus des autorités administratives, mettant son propre avenir en jeu pour aider les étudiants en l’absence d’interlocuteurs capables de répondre à leurs besoins), la facilité pour les junkies d’obtenir des produits sur ordonnance qui les mettent à la merci d’un médecin comme Colella qui tire profit de leur désespoir, composent le thème de cette histoire.
Le générique de début et de fin est le même pour les deux parties de l’épisode, certains des acteurs crédités n’apparaissant toutefois que dans l’une des deux parties. Le générique ne mentionne ni « Part I » ni « Part II ». Robert Ito et John S. Ragin n’apparaissent que dans la première partie, Val Bisoglio pas du tout, Garry Walberg et Joseph Roman dans les deux.
Lorsqu’il reproche à Quincy de le harceler en mode détective privé, Brock Campbell fait une imitation de Columbo.
Immatriculation de la voiture conduite par A Martinez : 426 PCE.
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Quincy (Jack Klugman) est le dernier allié de Marty Herrera (A Martinez)
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Au premier plan : A Martinez et Morgan Paull. Au centre : Peggy Walton Walker et Jack Klugman.
3.16 Aftermath
NBC, 7 février 1979
Producteur exécutif Peter J. Thompson
Adapté par Steve Greenberg & Aubrey Solomon, histoire de Peter J. Thompson
Réalisé par Tony Mordente
![]() Quincy côtoie la mort même dans son sommeil |
![]() John Larch et Jack Klugman |
Un avion de la Columbia Airlines s’écrase en pleine campagne. Des 121 passagers, seuls deux ont survécu et leur état est si critique qu’ils s’ajouteront probablement à la liste des morts. Quincy et Sam sont envoyés sur place afin de superviser les opérations de médecine légale : des mesures extrêmement rigoureuses doivent être prises pour permettre l’identification d’un maximum de victimes en s’aidant de leur position, de leurs effets personnels, du moindre indice disponible. Chaque cadavre doit ensuite être autopsié car ces examens pourraient apporter des informations sur les causes de l’accident. Quincy et Sam relèvent des traces d’acétol, un gaz inflammable, et Quincy est stupéfait d’apprendre que ce produit très dangereux est couramment transporté dans des avions, de manière tout à fait légale. L’acétol n’est cependant que l’une des pistes explorées par Quincy. Outre l’identification d’un couple enregistré sous de fausses identités, l’importance d’identifications suffisamment assurées pour permettre aux familles d’être indemnisées, le médecin légiste s’entretient aussi avec la direction d’une entreprise de chimie dont trois employés présdents à bord étaient atteints du même cancer, au même stade de développement. La société refuse de révéler la nature de leurs recherches et c’est grâce à un de leurs collègues, George Myers, qui ne les accompagnait pas dans l’avion, que Quincy est à même d’affirmer que le nouveau produit sur lequel portaient leurs recherches est bel et bien responsable de leur cancer. Myers, d’ailleurs, en est atteint lui aussi. Pourtant, la société refuse de l’admettre et Quincy s’entend non seulement qualifier d’alatrmiste mais également défier de porter l’affaire en justice. C’est la découverte d’un dernier corps dans l’épave de l’avion qui met Quincy et Sam sur une autre piste que l’acétol : et si l’avion avait été frappé par la foudre qui, en dépit de la protection de l’appareil, aurait entraîné des conséquences fatales ?…
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Un épisode centré sur la procédure et la multiplicité des examens et enquêtes imputés aux médecins légistes à la suite d’une catastrophe aérienne. Méthodique, déterminé mais jamais hystérique, Quincy explore différentes pistes dévolues aux aspects divers de cette procédure, ce qui permet la prise en compte d’enjeux individuels et collectifs de différentes natures.
Val Bisoglio apparaît dans deux scènes, Garry Walberg et Joseph Roman dans l’épilogue uniquement.
3.23 The Eye of the Needle
NBC, 9 novembre 1978
Producteur exécutif Peter J. Thompson
Adaptation de A.L. Christopher et Robert Crais, histoire de A.L. Christopher
Réalisé par Ronald Satlof
![]() Quincy et le Dr Stoddard (Frances Lee McCain) |
![]() Le Dr Chase (Robert Webber) |
Quincy explose d’indignation en pratiquant l’autopsie de Helen Burnett, apparemment morte d’une exposition prolongée aux gaz d’échappement de sa voiture dans son garage. Il découvre une autre cause à sa mort : la perforation d’un ulcère dont la taille n’aurait jamais dû échapper à un médecin. Il déboule en fureur dans le bureau d’Astin au moment où celui-ci parle avec le mari de la victime, John Burnett, et traite de charlatan le praticien, quel qu’il soit, qui suivait la victime. Astin lui apprend ensuite que le praticien en question est quelqu’un qu’il admire beaucoup, le Dr Barrie Stoddard, qui pratique une médecine alternative fondée sur l’approche psychologique, l’holistique. Le Dr Stoddard affirme que Helen Burnett n’avait pas, deux jours plus tôt, un ulcère de cette taille, ce qui est impossible selon Quincy. En observant sa collègue, cependant, il revient sur sa colère et ses accusations, persuadé qu’elle est de bonne foi. Il se met alors en quête d’une explication scientifique crédible à l’état de Helen Burnett. Mais, dans le même temps, le Dr Steven Chase veut faire interdire par l’hôpital la médecine alternative de Stoddard et John Burnett compte la poursuivre pour faute professionnelle. Il faut à Quincy mener une véritable enquête policière pour finalement découvrir que Helen Burnett a été empoisonnée…
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Tout commence par un coup de gueule de Quincy, qui aura des conséquences dramatiques pour la collègue qu’il accuse d’incompétence. Il change d’avis et parvient à innocenter sa collègue mais il est néanmoins puni à la fin de l’épisode : il se fait voler la belle dame par un collègue, celui-là même qui voulait la faire bannir durant la majeure partie de l’épisode. Le champagne qu’il a fait préparer, c’est avec Danny qu’il le boit. Et c’est beaucoup moins savoureux !
27’38’’ et 28’14’’ : on entend les appels « Paging Dr Heinlein », « Paging Dr Ellison » pendant que les Drs Stoddard, Benson et Quincy parlent dans le couloir de l’hôpital. Robert Heinlein et Harlan Ellison sont deux auteurs de science-fiction. Un ajout personnel du scénariste Robert Crais, futur auteur de romans policiers (il créera en 1987 le tandem de détectives Elvis Cole et Joe Pike) et lecteur de SF.
Robert Webber, qui joue ici un médecin dénonçant le charlatanisme d’un autre, était dans l’épisode 1.16, « Valleyview », la victime des soupçons de Quincy (dans un autre rôle, similaire à celui du Dr Stoddard ici).
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